Cet automne n'en finit pas de nous réconcilier avec le cinéma français. Voilà qu'après les films d'auteurs grand public Polisse, La guerre est déclarée et l'Apollonide, un nouveau film majeur sort sur les écrans, illustrant cette fois-ci un nouveau genre : le thriller politique.
Un duo d'acteur exceptionnel
Je n'avais jamais bien compris pourquoi Olivier Gourmet bénéficiait d'une sorte d'aura d'acteur culte. Et bien cette fois-ci, c'est clair. Il livre dans ce rôle de ministre des transports une composition sidérante de variété, tour à tour humain, détestable, ambitieux, réaliste, dur, touchant. Il incarne parfaitement ce qu'est un monstre politique, loin des clichés qui voudraient nous désigner les hommes politiques comme des pantins ou des Rastignac au petit pied. On voit ici qu'ils sont mûs par des forces peu accessibles au commun des mortels.
Michel Blanc est tout bonnement bouleversant, sans états d'âme - ou plutôt avec des états d'âme, mais sans sensiblerie, droit dans ses bottes mais s'adaptant aux évènements avec une souplesse extrême, il fait coexister sous son crâne chauve tous les ingrédients qui font un grand serviteur de l'Etat, en y ajoutant sa petite touche personnelle (la musique classique, le discours de Malraux, les oeufs au bacon).
Ce duo de choc qui joue la valse de l'amitié, de l'ambition et des valeurs est entouré d'un casting quatre étoiles que je ne vais pas détailler ici, mais sachez .... la suite ici : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/article-l-exercice-de-l-etat-87567913.html
Excerci parfaitement réussi pour le réalisateur, le scénario, et tous les acteurs qui sont criants de vérité et de justesse. Pourtant l'excercice n'était pas facile car le sujet pouvait vite tourner soit à la caricature soit au documentaire, ce qui n'est jamais le cas. Donc allez vite voir ce film pour toutes les raisons que sont énéoncées.
Un exercice surjoué, des images trop appuyées et parfois inutiles (accident de voiture), une fade caricature sans doute trop littéraire pour accrocher le spectateur. Les blagues et les bons mots ressemblent à des récitations. On a l'impression que les comédiens sont intimidés par leurs rôles. Un manque total de vie. La presse en a trop fait?
Un bon film, bien mise en scène et superbement interprété, mais l'ensemble manque de chaleur et de sentiments profonds pour que ça me touche vraiment. Du beau boulot, en particulier pour les acteurs.
Pédagogique ...à voir pour jeter un œil sur les hommes de pouvoir qui s y montrent dans un triste état ...le pire étant que ça se passe vraiment comme ça
Excellent film qui ne défend pas d'idées politiques mais montre ce que c'est d'en faire, et surtout de l'envie du pouvoir qui pervertit certains dirigeant politique.
Plongée dans l'univers fermé du pouvoir ; vase clos où les convictions pèsent peu à côté de la survie individuelle dans le milieu tant courtisé de la politique. Le film note intelligemment que les retournages de veste se font souvent avec tristesse. Seulement à un moment donné, la volonté initiale de faire le bien se heurte à des choix de la hiérarchie qui vont à contresens et qu'on ne saurait contrarier, sous peine d'exclusion. Très bons acteurs aussi.
L'exercice de l'état est un film intriguant sur le monde de la politique. Difficile de savoir à quel point le film est fidèle à la réalité, avec un regard trop incisif ou au contraire pas assez. Mais j'ai apprécié la façon dont Pierre Schöller arrivait à montrer que le ministre était, avant tout, un homme, bien souvent pris dans des engrenages qu'il a du mal à ne maitriser, voire qu'il ne maitrise plus du tout. Et sur ce domaine, je suis bien prêt à croire le film. Après, j'ai pas été plus emballé que ça.
Une réflexion sur l'action politique d'une grande intelligence. Olivier Gourmet et Michel Blanc sont parfaits. Le film nous assène sa vérité implacable et sa noirceur. A voir.
Une autopsie de la fonction ministérielle, crue, cruelle, mais lucide et sans manichéisme. Le film montre, et très bien, mais ne juge pas. À nous de le faire, et il y a matière. Mais la force de Pierre Schoeller est de montrer une situation probablement courante, mais sans affaires délictueuses (ce qui est difficile à trouver en ce moment !). Une situation où règnent l’urgence de la comm., le jeu de l’émotion, les trahisons, les compromis, les couleuvres à avaler, le cynisme et qui affiche la rupture complète du pouvoir avec le monde extérieur. Voici donc un film salvateur pour tout citoyen. Le film est superbement interprété par tous et Olivier Gourmet survole son rôle admirablement. Les dialogues sont des bijoux de cynisme., le rythme est soutenu (sauf quelques lenteurs: accident, hôpital) et le montage très nerveux. Un excellent film qui va en décourager quelques uns à faire Sciences Po et l’ENA !
Un film prenant, et qui donne à réfléchir. Pas de vision manichéenne, ni de parti pris, mais un film qui montre un homme politique au travail jours et nuits, pour la France, et pour lui même.
Je voulais mettre un bon 4 étoiles mais finalement je passe au 4,5 afin de le distinguer de "La conquète" car cet exercice de l'état est quand même meilleur. Il tient tout d'abord toutes ses promesses avec un scénario qui rentre vraiment dans les coulisses du pouvoir et plus encore dans l'intimité d'un ministre des transports, parfois gênante et dont on aurait pu être dispenser. Une immersion et une proximité qui aide malgré tout à bien comprendre la psychologie du personnage, ce qui l'anime, ce qu'il ressent, ce qui l'agace et qui nous montre tout simplement que les grands responsables politiques ne sont pas des machines indestructibles mais des hommes et des femmes avec des faiblesses et des doutes. Une idée parfaitement mise en scène par le réalisateur Pierre Schoeller qui signe également le scénario, nous proposant ainsi un envers du décor des plus passionnants. Car pourquoi ce film marche si bien, c'est parce que l'on est captivé, intrigué et curieux vis à vis des arcanes du pouvoir, de tout ce qu'il se décide dans ces palais dorés, à l'intérieur de ces bureaux austères, au cœur des cabinets ministériels (les deux !) Pierre Schoeller réussi complétement son projet de ce point de vue là et amène en plus beaucoup d'humanité à ces personnages et notamment à Bertrand Saint-Jean, dans son quotidien à 100 à l'heure que rythme un agenda de fou entre la gronde du peuple et les coups bas politique. Olivier Gourmet est parfait et saisissant en ministre des transports tout comme Michel Blanc et Zabou Breitman interprétant respectivement son fidèle directeur de cabinet et sa proche conseillère en communication. On comprends à la sortie pourquoi le film est si encensé par la critique et je conseille vivement à ceux qui aime la politique et aux autres d'aller voir cet "Exercice de l'état" qui risque de ne pas rester très longtemps à l'affiche tant les blockbusters US inondent les salles en ce moment. Ne soyez pas effrayés par les presque 2H00 de films, malgré quelques petites longueurs, on se laisse happer jusqu'à la fin sans voir le temps passer.
Palpitant et fascinant ! Olivier Gourmet explose de justesse et d'humanité, les seconds rôles sont à l 'avenant. Chaque scène se révèle cruciale, au sein d'un scénario ciselé, autour d'une intrigue et de personnages qui résonnent violemment avec la réalité actuelle. La musique est plus qu'efficace, tout sauf illustrative, elle fait partie de la narration ; le découpage est invisible, efficace, sec, au service du récit. Un véritable film d'action, on en ressort pantelant. A côté, "Polisse" est fade. Il faut faire vivre ce film face aux monstres qui sortent en même temps !
hou la la !!! si c'est ça la politique, et malheureusement c'est ça, on a vraiment pas envie de voter pour quiconque. tous les partis se valent et nous traitent comme des moins que rien, si des objets pour leur égo. quoique entre eux ce n'est pas non plus de la tarte