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Un visiteur
2,0
Publiée le 30 mars 2013
DECEPTION, les premiers mots qui me viennent à l'esprit. En effet je partais plutôt serain pour aller me délecter de ce que je pensais être une fabuleuse interprétation du livre de Diderot, et je me suis heurté à 2h de vide où le message, pourtant fort, ne passe pas. En effet Nicloux à oublier quelque chose d'essentiel : si l'on veut faire durer un film, il faut pouvoir le justifier. Et ainsi malgré la bonne performance des actrices on ne peut que s'ennuyer d'une mise en scène aussi vide.
Bravo à l'actrice, elle joue merveilleusement bien. Le film est prenant et émouvant et nous montre très bien le royaume ecclesiastique de l'époque. Bravo a Isabelle pour son rôle de la supérieure, il lui va très bien.
Un excellent film, qui ne juge pas tant la religion, mais plutôt l'usage qu'en font les hommes, et son rôle dans la société. Une véritable réflexion sur la vocation. Au travers de 3 étapes différentes de la vie de la protagoniste : 3 rencontres différentes avec 3 mères supérieures, le film met le doigt sur tous les travers (mais aussi la sincérité de la Foi) qui résultent de cet usage arbitraire des Voeux.
Après celle de Jacques Rivette datant des années 1960, voici donc cette deuxième adaptation du célèbre roman de Diderot. Et autant dire que nous sommes en présence d’un bien joli film. Le scénario possède certes quelques temps faibles, mais on retiendra surtout la présence d’une réalisation très fluide et aussi une performance extrêmement convaincante de la part de l’ensemble des comédiennes. Difficile de ne pas être d’ailleurs admiratif de la prestation intense de Pauline Etienne dans le rôle principal, ainsi que celle d’Isabelle Huppert qui est bien poignante dans le rôle d’une mère supérieur qui dissimule un terrible secret. Une œuvre touchante et que l’on prend plaisir à visionner.
La Religieuse de Guillaume Nicloux, un bon film mais pas fabuleux... Le décor et l'atmosphère restent fidèles au XVIIIème siècle, quoi qu'on puisse reprocher les incohérences qui de toutes façons sont celles de l'auteur. Toutefois, la bande-annonce laisse à voir quelque chose de plus dramatique (et surtout, et plus en accord avec l'écriture de Diderot.), de plus dynamique. De nombreux clins d’œil à Tous les Matins du Monde d'Alain Corneau, toutefois, la petite Suzanne semblait plus belle dans l’œuvre de Diderot, et qu'il est décevant le parti de proposer une fin heureuse à La Religieuse... Alors que Diderot laisse une fin ouverte. Pauline Etienne est merveilleuse d'humilité et de pitié mais on attend du personnage un peu plus de rage. En revanche, Louise Bourgoin est dans son rôle éclatante de perfidie, de mépris et d'indifférence, et François Négret est particulièrement beau et tendre dans son rôle. Sur Isabelle Huppert, sa prestation est touchante, passionnée, mais maladroite ou peut-être forcée un peu trop... Il est dommage que La Religieuse de Nicloux ne transmette pas la passion de Diderot. Voir une charge anticléricale a ce film est pur fantasme de bigots. Quant aux usages du langage, il n'est pas question ici d'avoir ou non un Français parfaitement convenable, la spontanéité a aussi sa place dans une telle œuvre. Dans l'ensemble, à ce film, on mettrait une note de 13/20, c'est seulement triste que Madame de Moni ait une si petite place...
LA VIE CREVEE. L'enfer emmuré par une Pauline pleine de grâce. Le récit et l'écriture du corps par des mets et des maux. La croix et la manière d'une vie claustrale avec tout ce qui peut assombrir l'âme. Enfermé dans sa mise en scène, Nicloux ni souffrance. Alléluia.
Guillaume Nicloux quitte son ton décalé ainsi que son humour noir et grinçant pour un film austère et sombre. On assiste à la révolte d'une jeune femme voulant vivre sa vie, sans contrainte religieuse. De belles choses, mais un film tout de même trop lent et un peu bavard.
Après le polar bien noir – « Cette femme-là », « Le Concile de pierre », « La Clef » – Guillaume Nicloux, metteur en scène français, s'attaque à Diderot en transposant une nouvelle fois à l'écran son roman « La Religieuse », après une première adaptation cinématographique, en 1968, intitulée « Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot » et censurée à sa sortie.
Impact fort à la fin des années 60, le sujet de l'Eglise réglementaire, restrictive et inquisitrice avait de quoi fasciner. Thématique un peu désuète de nos jours, on se demande pourquoi Nicloux s'est amusé à « remaker » le bouquin de 1796.
Boursouflée d'un ennui mortel, sans profondeur, académique, besogneuse … autant de qualificatifs péjoratifs pour désigner cette nouvelle adaptation de l'œuvre du philosophe Diderot.
Sans compter que l'on assiste, sous nos yeux écarquillés, à la naissance d'une comédienne affligeante, la jeune actrice belge Pauline Etienne, qui interprète Suzanne Simonin de façon collégiale en récitant son texte à la manière d'une poésie. Affligeant on vous dit ! Isabelle Huppert s'enferme, quant à elle, dans le carcan des rôles extrêmes en incarnant une mère supérieure à l'homosexualité refoulée. Après ses passages remarqués dans « Un Heureux Evénement » puis « L'Amour dure trois ans », Louise Bourgoin confirme son talent, se révèle étonnante en ecclésiaste stricte et sauve un peu l'ensemble.
Bilan : Une adaptation poussiéreuse de « La Religieuse » de Diderot, avec une Pauline Etienne qui joue sans grâce aucune la nonne rebelle.
Une adaptation du roman des années 1750 de Diderot, son cortège de malheur commence avec une mauvaise Suzanne rejetée par ses parents et forcée à devenir une nonne. Elle est battue, affamée et harcelée par des lesbiennes, mais finalement réussit à fuir du couvent avec l'aide d'un prêtre violeur. Inintéressant visuellement, avec un motif «barres» qui est tellement redondant pour devenir irritant.2/5
Le rythme (pausé) colle bien au thème. Evidemment il n'est ici pas question de pâtisserie (encore que les soupirs de nonne...) mais de justice plus ou moins divine ! Bon film.
Déjà l’heure est à la confession, la religion est certainement un des thèmes qui me désintéressent le plus alors le film de Guillaume Nicloux partait déjà sur de mauvaises bases. Inspiré d’un roman de Denis Diderot, on y suite le parcours de la jeune Suzanne qui est par ailleurs magnifiquement interprété par Pauline Etienne rendant ainsi La religieuse un peu plus digeste. En dehors de cette petite lueur de lumière c’est un portrait qui, même s’il ne suscite pas l’ennui, a de quoi laisser indifférent même si les apparitions d’Isabelle Huppert & Louise Bourgoin viennent apporter un peu d’animation. Tout simplement un film qui m’échappe déjà par son sujet.
Rien de nouveau sous le soleil. Qu’est-ce que ce film apporte de plus, que ce qui a été dit maintes fois sur l’univers carcéral ? Les plans sont sobres, dépouillés, la beauté sans fard des murs nus du couvent, appelle le mystère, ça invite de toute façon à la contemplation, on s’y croirait, mais il ne faut pas imaginer une critique de la religion, c’est une critique de l’univers carcéral quel qu’il soit, et une ode à la liberté de penser, et ce même quand le corps est brimé. On devrait montrer ce film à certains dirigeants de pays enrégimentés, ils reconnaîtront dans l’héroïne principale, les objecteurs de conscience qui croupissent au fond de leurs geôles. J’ai aimé Louise Bourgoin en mère supérieure tortionnaire au visage d’ange, et à la voix de velours, et Isabelle Huppert en mère supérieure amoureuse. Mais elles ne sont que deux éléments du parcours de la jeune héroïne vers la liberté. Elles ne sont là que pour faire rebondir l’action. Partira ? Partira pas ? Quand on fait un truc aussi classique et sans trop de tension dramatique, il fau être un styliste hors pair, pour arriver à un très grand film, dommage. Là je trouve que c’est juste bon. Avec un surprenant happy end quand même. Sorti du contexte c’est pas très logique, mais resitué dans le temps présent, c’est peut être un message subliminal pour tous les dictateurs de la planète qui gardent les intellectuels au fond de leurs geôles.
Film incroyable !!! Eprouvant, inhumain et intense !!! La jeune actrice est prodigieuse et on souffre avec elle !! Une triste image de la religion...on ne décroche pas les yeux de l'écran !! Un choc !
La critique voire la dénonciation représentent sans doute l’une des libertés les plus chèrement arrachées au sable de la servitude mentale et à la gangue de tous les conformismes. Mais se faire critique exige une absolue honnêteté. Toute caricature prend nécessairement la face hideuse de la bétise « au front de taureau ». Ce film en est malheureusement une illustration. Je ne pense pas qu’aucun participant de cette fable ait jamais passé le porche d’un monastère. Il aurait fallu montrer ce qu’il y avait de grand dans la vie monastique pour en percevoir le terrible. On passe entièrement à côté du sujet.