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Paul F.
13 abonnés
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4,0
Publiée le 25 mars 2013
C’est superbement filmé et les acteurs sont tous impeccables. En effet la jeune Pauline Etienne (Suzanne Simonin dans le film) joue à merveille. Les dialogue quand à eux ont été soigneusement épurés afin de bien restitué l’atmosphère cléricale de l'époque. Ce film à l’esthétique soignée est une véritable leçon de cinéma. 4 étoiles
Elément important du film, son atmosphère glaciale créée par les lieux de tournage eux-mêmes ainsi que par les effets de lumière. Beauté esthétique donc mais aussi propos dénonciateur du monde ecclésiastique et notamment de sa hiérarchie. Interprétation sans faille de Pauline Etienne, celle de Louise Bourgoin étant sans intérêt, Isabelle Huppert surjouant un maximum.
J"ai lu le roman ( j'avais préféré le neveu de Rameau et Jacques leFataliste) j'ai vu la version de Rivette et bien c"est cette dernière que je préfère La mise en scène nnous met en situation de familarit& et dépaysement suffisants pour s"attacher au jeu de violoncelle de Pauline Etienne Ar ecommander surtout pour s'ouvrir au 18ème et à ce que nous lui devons.
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1,0
Publiée le 27 septembre 2020
Je suis fan de Diderot en passant par Rousseau. Et son roman était intéressant dans la structure basée sur la lettre. Il était plutôt avant-gardiste pour l'époque en ce sens que si les Lumières remettaient directement en question de nombreuses idées statistiques et institutionnelles très peu d'écrivains des Lumières incluaient les femmes dans leurs considérations. Cela dit les avis des utilisateurs ici et en particulier les avis professionnels sont un peu exagérés en raison de l'absence de contexte. Premièrement presque toutes les personnes étaient enfermées dans la vocation, pratiquement jamais de leur choix comme tout dans leur vie. Il est certain que les femmes mariées étaient soumises à un contrôle et à une violence ce qui fait pâlir quoi que ce soit dans La Religieuse en comparaison. Il en était de même pour n'importe qui d'autre pendant la majeure partie de l'histoire humaine. Soit ouvertement possédées ou liées à la terre et à leur poste et sujettes à la violence des seigneurs de guerre ou de l'État pour avoir dénigré cela. Certes au milieu à la fin du 18e siècle les nonnes mangeaient mieux étaient plus sûrs à presque a tous les égards que la plupart des autres personnes et certainement que la grande majorité des hommes qui étaient beaucoup plus susceptibles d'être intronisés dans l'armée comme chair à canon. Encore une fois la version de 1966 est meilleure et mieux encore est de lire le roman car avec ce film on a a faire a vrai un raté...
C'est bien la première fois que j'ai la sensation d'être monter dans un car de vieux parti au ciné... La salle en était pleine !!! Il n'empêche, la bande annonce m'attirait grave et je n'ai pas été déçu. Ce film est superbe ! L'histoire se passe, il est vrai, à une période qui m'intéresse déjà ; le XVIIIe siècle, et les mésaventures de Pauline Etienne ne sont pas du tout incroyable... Les allusions non plus, quand on voit ce qui se passe au XXIe siècle à propos du mariage gay, je suis tout à fait assuré que ces personnages auraient très bien pu exister en 1765...
Malgre un rythme assez lent et une mise en scene epuree, le film reste prenant de bout en bout et on suit sans ennui le destin de cette jeune fille qui veut echapper a l'enfermement de l'eglise qu'elle n'a pas choisie. Une tres belle image par la qualite de la photo et des eclairages et surtout 3 actrices remarquables. La heune Pauline Etienne apporte emotion et credibilite a son personnage sans jamais surjouer. Isabelle Huppert compose un role tourmente et Louise Bourgoin dans une partition assez inattendue renforcent la tension et l'interet du parcours de cette jeune fille. Au final un film assez austere mais qui se voit sans ennui et meme avec plaisir.
Le film est adapté du roman de Diderot, qui avait déjà inspiré Rivette en 1966. Le roman, par sa portée anticléricale, avait fait scandale au XVIIIème siècle. Deux siècles plus tard et deux ans avant mai 1968, le film de Rivette avait tout bonnement été censuré par les gaullistes au pouvoir. N’ayant ni lu le livre, ni vu le premier film, c’est tout ce que je dirai à leur sujet. On peut quand-même remarquer, avant de parler des qualités du film en lui-même, que sa réception est bien différente. Pas de censure, pas de scandale, plutôt une indifférence générale. Pourtant, les ultra catholiques et les extrêmes religieux n’ont jamais été aussi actifs qu’en cette période de loi sur le mariage pour tous. Peut-être sont-ils trop occupés à prier pour que les gays de ce pays n’aient pas les mêmes droits qu’eux. Bref. Pauline Etienne est parfaite de justesse. Elle n’en fait jamais trop, n’est jamais ni trop naïve, ni trop hystérique, ni trop désespérée. Louise Bourgoin arrive à donner la fragilité et l’ambiguïté nécessaire à son personnage de mère sadique. Isabelle Huppert est comme à son habitude excellente et arrive à faire basculer du côté de la comédie des scènes qui pourraient ne susciter que le malaise ou la gêne. La grande qualité du film est sa maîtrise du temps, qui s’étire, se prolonge, se répète. On se dit, voilà le rythme auquel les gens du XVIIIème siècle devaient vivre, qui n’a rien à voir avec les scènes rapides, les gros plans, les inserts et les cuts d’une grande partie des films actuels. Ce respect d’un rythme que j’allais dire ‘historique’ est donc l’un des points forts de la réalisation de Nicloux. Le film compte un grand nombre de scènes d’intérieur dans la pénombre et de plans fixes dans lesquels les personnages semblent enfermés comme Suzanne l’est à l’intérieur du couvent. L’esthétisme de Nicloux – fait de contrastes l’ombre et la lumière notamment) – reste toujours sobre, et c’est tant mieux.
Je n'ai pas lu le livre de Diderot donc je ne suis pas dans la comparaison. J'ai bien aimé ce film à l'atmosphere sombre et rude . Les derives et les duretés de l'eglise nous sont présentés à cette epoque. Pauline Etienne joue parfaitement son personnage. On prend fait et cause pour elle pendant tout le film et bien entendu on attend sa liberation ...
1765, Suzanne Simonin, 16 ans, est envoyée au couvent par ses parents. Au moment où ses deux sœurs vont se marier, elle serait une charge trop lourde… Bien que fort dévote, Suzanne refuse de prononcer ses vœux car elle préfère vivre sa foi « dans le monde » plutôt que coupée du monde :« mon corps est au couvent, mais mon cœur est à Dieu », dit-elle. Et comme elle a du caractère, jamais elle ne se soumettra à la rigidité des règles du cloître. Y compris en en changeant. Il faut dire que deux des trois mères supérieures rencontrées la confortent dans son obstination. L’une, belle garce sadique, n’a de cesse de l’humilier et l’autre, lesbienne enamourée, lui fait du rentre-dedans à peine arrivée. Deux sœurs trop caricaturales pour que l’église paraisse accueillante. Du coup, le débat entre une foi ouverte et un sacerdoce monacal est escamoté. Reste qu’au-delà de ce parti pris, le film reste honorable. Et Pauline Etienne, une convaincante Suzanne.
...ou le destin de Suzanne Simonin, jeune fille issue de la bourgeoisie au 18ème siècle. Très belle nouvelle adaptation du roman éponyme de Diderot, racontée tout en finesse, rien à voir avec les traditionnelles "pleurnicheries" franchouillardes sur le thème. Comme d'habitude, Isabelle Huppert est magistrale ! Quant à Pauline Etienne... ils attendent quoi pour lui décerner le César du Meilleur Espoir Féminin ?? Techniquement parlant, c'est juste parfait ! la photo, la mise en scène... bref, on est pris dans le film aussi grâce à cette réalisation superbe. (Le seul petit bémol, à mon humble avis ? je me suis demandée pourquoi ils ont absolument tenu à embarquer Louise Bourgoin dans ce cloître. Elle joue très bien, mais elle fait trop jeune pour son rôle !)
La religieuse joue bien le personnage les prises de vue et les décors sont parfois très bon, mais le film manque de poigne, de peine, de ..... tristesse. Concernant Mme Huppert je préfère ne pas en dire de trop, mauvais rôle, mal interprété, à oublié de toute urgence. L'histoire manque de lien.
C est un film que je n ai pas adoré, mais qui reste remarquable, Suzanne est magnifique. Une grosse fausse note dans la première scène au clavecin ou joue suzanne, des figurants l écoute et l un d entre eux mâche un chewing gum. Je ne le recommanderais pas.
Ce film est une très belle oeuvre cinématographique, intense et émouvante. Une remarquable qualité de réalisation et une interprétation forte et juste.
Donne envie de relire Diderot et de revoir la version de Rivette (1966) pour débattre de la liberté individuelle. Une fois passée la cérémonie à plat ventre avec "bâche" qui peut faire croire à un regard empesé du cinéaste, on découvre qu'il n'en est rien ! Que le sort de la jeune fille dépend étroitement des mères supérieures, la première bienveillante, chloroformante, la seconde narcissique perverse, la troisième bouleversante bien qu'à force de se répandre elle en devienne aussi frappée (Isabelle Huppert !). Bien sûr, Pauline Etienne a l'innocence requise, le refus des compromissions, lui manquerait peut-être un brin de sensualité ?... En parallèle il y a cet appel au secours, cet homme reçu comme devant un confessionnal et retrouvé dans la diligence (pour aller où, le spectateur peut tout imaginer là encore, qui sait ce qu'il peut advenir même sous protection masculine :-) !). J'ai bien aimé le soin apporté aux lieux, ce maquillage et cet éclairage a minima, le tissu des costumes m'a parfois surprise (ces carrés blanc bien repassés sur la poitrine, ce tissu bleu de robe de chambre et... on voit les épingles !). Bien qu'attachée au calvaire que vit La Religieuse en question, je trouve qu'il y a un fort écho avec aujourd'hui, le monde entrepreneurial, sa brutalité lorsqu'on le découvre après le cocon familial, les études qui illusionnent. Ainsi malgré moi, bien davantage que le sort de ces pauvres filles au 18ème siècle, j'ai surtout senti le défi que les jeunes générations ont à relever face à l'ultra-libéralisme contemporain toujours plus dévastateur !