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svtlben
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2,0
Publiée le 21 avril 2013
Bien interprete par toute l équipe du film, mais le scénario est trop ennuyeux. Je me suis endormie. Il y à quelques scènes intéressantes, mais en ensemble ce n est pas un film de l année.
Un scénario fluide soutenu par une mise en scène sobre. Pauline Etienne tout en violence contenue montre ici l'étendue de son art. Isabelle Huppert,impeccable en mère supérieure frustrée. Seul bémol au casting: Louise Bourgoin, peu credible en nonne sadique.
Les pires salopes sont les religieuses , perverses et loin de la Bible elles mettent en avant toutes les faiblesses humaines et l'horreur de la religion.
"La Religieuse" de Guillaume Nicloux souffre d'un problème récurrent dans le genre du film d'époque : il se situe dans un entre-deux. Il n'ose aller ni vers l'excès ni vers l'épure et reste donc d'un classicisme affligeant. La précédant adaptation cinématographique du roman de Diderot, réalisée par Jacques Rivette (1967), avait le mérite d'être dans une sobriété qui confinait à l'épure. A l'autre extrémité, "Les diables" de Ken Russell (1971), film flamboyant, baroque voir même de mauvais goût. Dans la démarche de Rivette comme dans celle de Russell, ont retrouve la même radicalité sans concession qui ne peut qu'être applaudie. Nous ne sommes pas obligé d'aimer ces choix extrêmes mais c'est au moins la preuve d'un certain courage. Guillaume Nicloux n'ose aucune des deux possibilités et oscille entre les deux. Le film n'est ni vraiment dans la monstration (il n'en montre pas assez) ni vraiment dans la suggestion (il en montre trop) et c'est terriblement frustrant. Le jeu de Pauline Etienne est très terne, symbolisant donc parfaitement le film dans son ensemble. Car c'est bien ce qu'est "La Religieuse" : terne.
Mis à part les belles prestations de Pauline Etienne et surtout, je trouve, de Isabelle Huppert, il n'y a rien à tirer de ce film. La critique du cloître religieux apparaît dépassée, et la mise en scène est fade et sans relief. Le scénario souffre de quelques incohérences, et même si le rythme est plutôt soutenu, le spectateur se demande constamment où on l'emmène. La Religieuse est donc un film que je déconseille à tous ceux qui cherchent du cinéma. Ceux qui veulent d'une petite histoire intéressante sur l'Eglise chrétienne et la vie monacale, qui fait "vrai" et "authentique", y trouveront leur bonheur.
La rigidité est aussi dans les visages. L'interprétation est remarquable et l'histoire terrible. Un film soigné et déroutant sur le chemin de cette jeune femme vers la liberté contre tous.
C'est cette fois Guillaume Nicloux qui s'empare du roman éponyme de Diderot et c'est bien plus fade ou plutôt bien plus sage que la première version réalisée en 1967 par Jacques Rivette. Le film suit pourtant la même histoire, quoique la fin est fondamentalement différente, c'est-à-dire celle de Suzanne Simonin, forcée de rentrer les ordres, qui passe d'un couvent aux règles très dures à un couvent aux mœurs disons plus légères. Le premier déployait une telle violence physique et psychologique qu'il pouvait être comparé à la nunsploitation, genre de séries B toutes plus folles les unes que les autres - particulièrement populaires au Japon où le christianisme y occupe une place bien moins importante - qui s'amusent à mettre à mal la religion mais plus particulièrement les couvents, empruntant par ailleurs certains codes du WIP ; le Woman In Prison. Ah c'est tout un univers hein ! Bref, ici, on est bien loin de ces codes-là et d'un côté tant mieux puisque nous ne sommes plus dans les années 60/70 mais en revanche, le film ne fait jamais vraiment ressentir la brutalité que se prend Suzanne dans la tronche à longueur de temps. Le film adopte ce que j’appellerai le syndrome "Cris et Chuchotements" que les réalisateurs se sentent obligés d’appliquer dans le cinéma français dès qu'ils ont un sujet "sérieux" ou un drame sous la main. Et ça se traduit souvent par des dialogues à voix basse avec beaucoup de longueurs entre les répliques ou des cris lorsque les personnages sortent de leurs gongs. Il n'y a pas vraiment de juste milieu en fait. Et avec ça s'ajoute évidemment un jeu particulièrement théâtral où chaque syllabe est prononcée (parce-qu'on est dans un film d'époque alors on parle comme un vieux bouquin) ou alors apathique et, pour le coup, Isabelle Huppert est parfaite dans le personnage puisqu'elle excelle dans la discipline. Il en est de même pour la mise en scène d'ailleurs, là où le premier film donnait cette impression d'ambition avec ses plans construits comme des tableaux ; ici, c'est bien plus pauvre, la voix off étant d'ailleurs souvent privilégiée au profit des images. Même si notons que certains plans restent parlants en retranscrivant assez bien l'état d'esprit de Suzanne, notamment lorsqu'elle est sur le point de faire ses vœux. Alors évidemment, avec ce genre de film, le rythme est évidemment mou, ce qui donne à "La Religieuse" un caractère particulièrement ennuyant pour une histoire pourtant, à la base, captivante.
Nouvelle adaptation (après celle de Rivette) du roman anticlérical de Diderot, un drame pervers et douloureux mais assez caricatural et manquant d’intensité émotionnelle, sur le long chemin de croix vers la liberté d’une gamine entrant au couvent.
Un très "gros" film, peu connu , mal commercialisé qui demeure une adaptation remarquable de Diderot. Une profondeur, une densité , assez rare au cinéma, une qualité d'image , de cadrage , de couleur , qui démontre du grand cinéma. Les actrices sont toutes excellentes , l'actrice principale absolument formidable , qui alterne toutes les sensations positive: la tristesse, la transe , l'extase , la bonté, Isabelle Huppert formidable en mère supérieure , obsédée, perverse, obsessionnelle.. Une magnifique performance aussi de Louise Bourgoin, surprenante , énorme, probablement dans son meilleur rôle, dans la tragédie , comme on ne la voit jamais . Une très grande actrice.. Une sorte de suspens crée , et un twist final remarquable.Un ode à la liberté , à la tolérance, et l'épanouissement de la vie personnelle . Une pépite à découvrir . un grand film
En adaptant l’œuvre de Denis Diderot, Guillaume Nicloux dépeint la religion comme une prison. Prison des corps (tout le décors du couvent avec ses cellules, son parloir… ressemble à un centre de détention) et des esprits, l’obéissance servile étant le seul choix laissé à l’héroïne.
Pauline Etienne et son air poussin, dégage cette fragilité qui vous la fait suivre aveuglement dans ses (mes)aventures. Celle d’une jeune femme dont l’on décide du destin. Opposition frontale ou feutrée entre la liberté individuelle et le poids de la société, les relations entre les personnages à l’intérieur du couvent sont filmées comme des duels. Au sein d’un microcosme, les abus de pouvoir peuvent grandir à l’ombre des regards, même si l'y trouve aussi de la solidarité. Même si elles manquent de nuances, les interprétation de Louise Bourgoin et Isabelle Huppert incarnent la déraison qui nécessite le combat de l’héroine pour retrouver sa liberté bridée au sein d’un couvent ou la spiritualité est la grande absente. Plutôt que d’attaquer la seule religion, Guillaume Nicloux jette un pavé dans la mare des organisations humaines qui broient l’individu
La Religieuse de Guillaume Nicloux à dans le ventre, une colère, légitime, furieuse, quoiqu'un peu trop standardisé par les codes d'usages. Le début du film, clairement son meilleur tiers, laisse entrevoir ses références en matières de teintes, d'images, de coupe, proche des deux immenses cinéastes que sont Pialat et Bresson dont l'influence est une évidence flagrante. Bien trop ! A mon gout toujours.
Sous l'égide des figures tutélaires, le film s'embarque dans une dénonciation, une prise de position à charge contre une église que l'on houspille pour ses fautes et ses agressions. Il y'a évidemment de quoi dire, faire, tant le sujet est incroyable, l'histoire prenante, ses multiples exagérations et sa propension à ne vouloir distillé aucune nuance termine son entreprise d'en mettre plein la vue. Un excès qi génère de l'ennui ... On subit un gavage en la matière de sadisme, on n'a d'ailleurs le droit au fascicule de la brimade constante, de l'humiliation à la persécution qui tire vers un misérabilisme sous couverts de prestation pour mettre sa troupe sur une route jalonné d'attentes et de conventions.
Rendre compte est ici dépourvu d'idée de mise en scène. Même, lorsqu'une séquence fait son petit effet, je pense à la spoiler: ]douloureuse peur dans le repli pour fuir l'abus de la mère supérieure qui se glisse sous les draps de sa " protégé " pour enfin assouvir ses désirs, et bien même à cet instant son surplus précèdent contrarie cette scène pourtant forte de sens ...
Ce procès dans les règles de l'art manque de subjectivité, fait preuve d'un académisme qui noie son message car trop téléphoner, qui se brouille pour décrire sa torture, physique et psychologique dans un cahier des charges vues maintes et maintes fois. La Religieuse se cloisonne car trop au pied de la lettre, trop en grande pompe de surcroit pour tenir une cadence et un rythme ! A ce jeu, Pauline Etienne s'en sort, surtout au vue de la couche tartiné qu'elle se colle ... Les autres sont moins en veine.
Je suis un peu dur, à la hauteur de la déception ...
Guillaume Nicloux s'attaque à l'adaptation de l'oeuvre anticléricale de Denis Diderot, La Religieuse. Jacques Rivette l'avait fait avant lui en 1967 s'attirant l'ire des autorités religieuses aboutissant à la censure drastique du film. 40 années plus tard, les moeurs ayant évolué, cette nouvelle adaptation peut voir le jour sans crainte.
Une chose frappe dès les premiers plans de La Religieuse, le soin apporté aux images. Le grain rend les couleurs chatoyantes et certaines scènes éclairées à la bougie rappellent la beauté austère de Barry Lyndon, la fresque historique de Stanley Kubrick. Bien sûr, Guillaume Nicloux n’a pas la prétention d’imiter le cinéaste britannique et parvient à éviter l’écueil qui consisterait à nous étouffer dans la froideur du couvent. Au contraire, le travail sur la photographie met en avant les couleurs et magnifie les décors épurés du film sans tomber dans le piège facile du portrait froid d’un milieu monacal. Au-delà de ça, le metteur en scène ne multiplie pas les effets de style mais opte pour une mise en scène sobre, peut-être trop descriptive parfois mais qui convient à la tonalité du film qui s’éloigne du pamphlet anticléricale de Diderot pour pencher vers une plaidoirie pour la liberté.
La jeune actrice belge Pauline Etienne campe Suzanne, la religieuse qui se rebelle contre l’autorité. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la comédienne est totalement habitée par le rôle ; son physique gracile et frêle contraste avec son mental, robuste et dur comme de la pierre. On ressent toute sa fragilité et toute sa force à travers les yeux malicieux de Pauline Etienne. Les moments les plus marquants restent notamment les affrontements entre Suzanne et Sœur Christine, la Mère Supérieure, incarnée par une étonnante Louise Bourgoin. Les deux femmes se livrent à un numéro hallucinant de victime et de bourreau qui accroche le cœur et prend aux tripes. L’ex-miss météo de Canal+ n’est pas loin de nous rappeler nos « bons souvenirs » de la glaçante infirmière Ratched de Vol au-dessus d’un nid de coucou. Isabelle Huppert livre également une performante très dérangeante dans la peau d’une Mère supérieure un peu trop tactile malgré son peu de présence à l’écran. Frôlant parfois avec le burlesque, l’actrice reste toujours sur la brèche mais convainc tout de même, grâce notamment à sa relation troublée avec Suzanne.
Guillaume Nicloux n’a pas fait ce film dans le but d’en faire une charge contre l’Eglise et une fausse œuvre subversive stipendiée. Il s’élève plutôt contre le dogme que contre la Foi en elle-même. Suzanne, malgré sa rébellion contre le système ecclésiastique, ne renonce pas à sa Foi qui est ancrée en elle. Elle revendique seulement son droit à la liberté de choix face à un système inique, ce qui est d’une actualité brûlante en ces temps troublés où l’aliénation religieuse a été remplacée par l’idéologie dominante de la société de consommation qui enferme les gens dans un système de pensée unique encore plus aliénant que ne l’était l’Eglise en ces temps obscurantistes.
La religieuse, loin de l’œuvre austère et froide que l’on pourrait subodorer, se révèle être un film à la fois subversif et dérangeant et une véritable ode au libre-arbitre et à la liberté de choix, surtout celui de croire en Dieu ou non.