La Religieuse
Note moyenne
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209 critiques spectateurs

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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2013
Au XVIIIème siècle, une jeune fille de 16 ans issue d’une famille déshéritée par le mariage onéreux de ses deux sœurs aînées est envoyée au convent. Couvert et hébergement assuré et comme elle est très pieuse, çà devrait faire. Mais la jeune fille refuse de vivre cloitrée. Elle aspire à vivre dans le monde ce qui lui est refusée par sa famille et les cléricaux. Elle décide de rentrer en résistance pour retrouver sa liberté.
Vive le siècle des Lumières et ses écrivains souhaitant révolutionner la société. Ici, Guillaume Nicloux met en image le roman non achevé de Diderot. Jacques Rivette avait fait scandale et avait vu son film censuré en 1967 pour position trop anti ecclésiastique. Autre temps autre mœurs, mais le constat de la place de l’Eglise à l’époque et de la condition de la femme sont toujours d’une justesse très documentée dans ce film. Profondément féministe, Diderot abordait frontalement l’autorité de l’Eglise décrite comme un lieu d’asservissement et de lavage de cerveaux. Tous les auteurs des Lumière avaient ce souci de permettre à chacun de se libérer des carcans sociétaux afin de vivre libre. Le message porté par ce film, sur les méfaits des religions ou sectes, est incroyablement d’actualité ; le dogme reste encore très fort dans certaines religions dans certaines parties du globe.
Revenons à Pauline, personnage incarnant les Lumière, elle n’a d’autres soucis de s’affranchir de sa famille et de l’institution religieuse. Elle ne rejette pas Dieu mais son enfermement, l’institution religieuse et les règles de vie rigides. Très lumineuse, Pauline Etienne affiche une sincérité à chaque plan. Dès les séances de chant au monastère elle se démarque des autres. Sa voix recouvre les autres et montre son désir d’indépendance ; ne pas faire corps avec l’institution. Toutes les comédiennes jouent non maquillées ce qui ajoute à l’austérité ambiante. Les deux mères supérieures marquantes sont Louise Bourgoin et Isabelle Huppert. La première est glaçante d’autorité et de perversité ; la seconde est grand guignolesque en lesbienne névrosée.
Un beau témoignage de ce que fût le combat des Lumière et des femmes et qui nous fait prendre conscience du temps nécessaire pour faire bouger les mentalités. Film utile et très pédagogique même si le propos fait moins polémique qu’il y a 50 ans… Tant mieux
A voir impérativement… Film fort
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 octobre 2013
La Religieuse nous plonge dans l'univers austère des couvents du 18ème siècle. Le froid des murs tout comme la froideur de celles qui les hantent, se fait ressentir. Pauline Etienne incarne la révolte à l'état pur, criant sa liberté. Trimbalée entre une Sœur supérieure effrayante et au cœur de pierre lui faisant subir de rudes sévices (Louise Bourgoin incroyable et bluffante comme à son habitude), et son opposée, Mère supérieure du couvent Saint Europe (Isabelle Huppert excellente) qui mène un jeu de domination plutôt ambigu avec elle... On se laisse ainsi emporter sans difficulté dans ce sombre monde ecclésiastique. Voilà donc un bon remake de l'oeuvre qui, entre autre, a fait le succès de son auteur, Diderot.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2013
Ce film se décompose en trois temps pour le spectateur, tout comme le personnage de Pauline Etienne : elle va successivement se voir aller dans trois couvents et on va voir les rapports du personnage avec la mère supérieure principalement. Le premier est celui de Françoise Lebrun, je trouve que toute cette première partie est assez intéressante en regardant la volonté de la jeune fille. Ce n'est même pas une question de volonté en fait, c'est surtout qu'aucune autre solution ne semble envisageable. La seconde, avec Louise Bourgoin, m'intéresse moins, déjà parce que l'actrice est assez moyenne, mais aussi car cette seconde partie est très convenue, les bassesses d'une supérieure contre une jeune sœur gentillette, mouais, disons que sur le rapport du dominé au dominant, on a déjà vu mieux. La troisième partie est celle avec Isabelle Huppert, elle incarne une mère supérieure lesbienne. Cette partie est la plus connue du roman en fait. Huppert en fait beaucoup trop et ne donne que trop peu de subtilité dans ces moments là qui, du coup, au lieu d'être troublants, deviennent embarrassants. Un film assez inégal mais qui se regarde sans déplaisir pour autant.
Aspro
Aspro

18 abonnés 409 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2013
Une adaptation du roman des années 1750 de Diderot, son cortège de malheur commence avec une mauvaise Suzanne rejetée par ses parents et forcée à devenir une nonne. Elle est battue, affamée et harcelée par des lesbiennes, mais finalement réussit à fuir du couvent avec l'aide d'un prêtre violeur. Inintéressant visuellement, avec un motif «barres» qui est tellement redondant pour devenir irritant.2/5
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2013
une merveille , tres belle mise en scène et ke casting magnifique Pauline , louise et Isabelle de sacré drôle de dame:-)
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 27 août 2013
Malgré des mères supérieures huppert et Bourgoin plutôt rock n' roll voilà une réalisation bien plate et académique qui peine à maintenir notre intérêt.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 août 2013
Moi j'ai bien aimé.
Bien joué, pas ennuyeux.
Parfois le film est dur.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 août 2013
Pauline Etienne est époustouflante. C'est la chose a retenir pour moi. Formellement pas mal aussi , l'utilisation de la lumière vraiment pas mal . Après j'ai des réserves sur le scénario et sur l'intensité du film.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 août 2013
Pas mal ! Malgré quelques longueurs sur la fin, un sujet maitrisé, intéressant et prenant, sur les dérives de la religion d'une époque ancienne, ici très bien porté à l'écran, par de superbes actrices, dans de beaux décors !
Arlette et les mécanos
Arlette et les mécanos

91 abonnés 574 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2013
Magnifique. Je ne suis laissée porter par ce film jusqu'à la fin. Très belle photo, très belle lumière, costumes et décors somptueux et mise en scène impeccable. Pauline Etienne est poignante. Je n'ai ni lu le livre ni vu la version de Rivette et je vais m'empresser d'y remédier. Seul bémol: le choix de Louise Bourgoin en mère supérieur. J'ai cru halluciner...! On n'y crois pas ne serait-ce qu'une fraction de seconde d'où ma note, 4,5 étoiles car sans cette "hérésie" l'ensemble aurait mérité plus.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 août 2013
Déja vu mille fois!

On met un vieux prêtre obscurantiste, une belle religieuse qui veux s'échapper et une mère supérieur horrible tout ca pour essayer de recréer le contexte de l'époque!

La vision de la religion selon Diderot était d'ailleurs bien plus belle et loin d'être partagé à l'époque...
chrischambers86

16 165 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2014
Vèritable ode à la libertè qui n'hèsite pas à dènoncer certains abus, Guillaume Nicloux retourne aux sources du roman de Diderot avec cette version contemporaine de "La religieuse" où le destin d'une jeune fille passe finalement par tous les stades! Du coup, on parvient à dègager de l'oeuvre quelque chose de rèsolument moderne dans la mesure où ce n'est pas un film qui est contre la religion mais plutôt contre l'excès de cette dernière! Clinique, la camèra de Nicloux suit le quotidien des soeurs et dènonce avec pas mal de force l'intègrisme religieux! Sans maquillage, Louise Bourgoin y est mèconnaissable sous l'habit, Isabelle Huppert, surprenante, campe une mère supèrieure dèlicieusement ambivalente et la très prometteuse Pauline Etienne vient complèter ce trio d'actrices au jeu intense qui prennent le voile avec crèdibilitè! L'utilisation des intèrieurs (le cinèaste joue dans la première partie sur l'enfermement) parfois èclairès à la bougie et des extèrieurs (notamment dans la seconde partie avec des espaces où l'on peut circuler) traduit avec une sobre maîtrise les malheurs infligès de l'hèroïne! Adaptation du roman de Diderot dèjà portè à l'ècran par Jacques Rivette en 1966, cette version 2013 de "La religieuse" est une description èmouvante de la vie monacle, aidè il faut le dire par une Pauline Etienne qui a su aider son metteur en scène à concrètiser ses intentions à tous les stades de son travail! Nicloux rèussit à se dèdouaner de cette fausse image anticlèricale qu'on a posè sur l'oeuvre et du coup s'est vraiment concentrè sur le destin fèminin de cette jeune fille qui allait seule et contre toute surpasser, surmonter les èpreuves pour sortir grandi de cette aventure...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mai 2013
Bon film qui aborde le sujet sensible de la soumission au monde de l'église.
Trés bonnes actrices.
A voir
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 mai 2013
Une lente descente aux enfers

Interprétation impeccable, réalisation esthétique et adaptation sans faille, rien ne manque à ce film y compris et surtout son actualité : l'exigence de la raison et de la ténacité à se révolter contre toutes velléités de perdre sa liberté à vouloir vivre tout simplement.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mai 2013
Je me souviens m'être copieusement rasé devant "La religieuse" de Rivette.
Sans guère de surprise, je n'ai pas trouvé grand intérêt à cette nouvelle adaptation du brûlot anticlérical de Diderot
Guillaume Nicloux, qu'on avait connu plus audacieux, livre un film très académique, que des professeurs de français parresseux diffuseront à leurs élèves de 1ère à la veille des vacances.
Pauline Etienne, déjà remarquée dans le remarquable "Qu'un seul tienne et les autres suivront", prête son minois angélique a la figure christique de Suzanne Simonin.
Sa prestation éclipse celle de Louise Bourgoin - dans un contre-emploi raté de mère supérieure intégriste - et d'Isabelle Huppert - en cougar passablement risible.
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