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jean-marc D
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4,0
Publiée le 15 juin 2011
Voila un film qui sort des clasiques sur la mafia italienne , (Le parain etc ...) il place avec finesse le scénario dans ue italie trés populaire , parfois comique et dans son jus , ; sans pour autant nous égarer du vrai sujet dramatique de ce journaliste ! Beau parti pris de réalisation ,.., une réussite à tout point de vue ; du CINEMA du VRAI !!! A voir vite bien sur .
"Renger" après qui je m'exprime dit l'essentiel sur ce film, qui est parfaitement mené et interprété avec une formidable justesse par Lorenzo di Rienzo. Et quelle belle illustration de ce mot d'Hanna Arendt : "la liberté d'opinion est une farce si l'information sur les faits n'est pas garantie"... La séquence de la conférence aux étudiants dans le gymnase est un morceau superbe, comme une fleur de lotus dans un marécage !
Fortapàsc (2009) est une brillante reconstitution de l'Italie des années 80, Marco Risi y dresse un biopic se concentrant sur les derniers mois d'existence de Giancarlo Siani, journaliste napolitain connu pour avoir rédigé des articles sur la Camorra (qui fut assassiné par cette dernière à tout juste 26 ans.) Il est à ce jour le seul journaliste a avoir été assassiné par la Camorra). Dans la veine de Gomorra (2008), Marco Risi nous plonge de plein fouet au coeur d'une Italie corrompue et tiraillée par ses guerres de mafias qui ne cesse de s'amplifier au grès des assassinats perpétrés impunément, tuant à la fois mafiosos et innocents. Au milieu de ce bain de sang, Giancarlo Siani, jeune journaliste qui n'aspirait qu'à une chose, gravir les échelons afin d'obtenir un vrai poste au sein de son journal, pour cela il s'était lancé dans une chasse au scoop concernant la guerre des gangs, mais à trop vouloir en faire, il s'est retrouvé confronté à ses pires ennemis, d'où sa mise à mort brutale. Marco Risi, fils du célèbre cinéaste Dino Risi, dresse ici un portrait hyper réaliste de l'Italie ensanglantée et gangrénée par la corruption, étrangement, avec le poids du passé, on constate qu'à l'heure d'aujourd'hui, le pays n'a pas réellement tiré de leçon de son lourd passé.
Un grand film réaliste, sobre et efficace sur un journaliste au service de la vérité contre le crime organisé, la Camorra. Un film italien pour un message universel contre la corruption, mal universel qui ronge tous les régimes politiques des Etats du monde.
A force de dessiner à gros traits le portrait d’un jeune homme tout à fait ordinaire, d’abord dépassé puis accaparé par les événements sur lesquels il enquête, le réalisateur Marco Risi, qui n’est autre que le fils de Dino (Parfum de femme, Les Nouveaux Monstres et Fantôme d’amour constituant les œuvres émergentes d’une longue carrière), ne parvient pas à rendre crédible la vocation soudaine de ce grand adolescent, sorte de Tintin napolitain sympathique, mais sans relief. A l’inverse, les différents clans de la Camorra locale, qui s’entre-déchirent le pouvoir à coup d’éliminations brutales, apparaissent caricaturaux, joués par des comédiens donnant l’impression d’en faire des tonnes. La bêtise suintée par ces petits malfrats orgueilleux et vaniteux s’accorde au final assez mal avec leur sphère d’autorité despotique présumée. Autrement dit, compte tenu de l’image folklorique, à la violence, exagérée et complaisamment mise en scène, que le cinéaste donne des mafiosi, on finit par douter de leur capacité à exercer et conserver la mainmise sur la ville et ses édiles.
Giancarlo Siani, qui a le triste privilège d'avoir été à ce jour le seul journaliste exécuté par la Camorra, revit les quatre derniers mois de sa courte vie (il meurt à 26 ans) devant la caméra de Marco Risi - le fils du grand Dino (auquel il dédie son film) ne fait donc ici pas vraiment dans le même registre léger ! La "pieuvre" règne en maîtresse absolue dans cette petite ville de la banlieue napolitaine, "Torre Annunziata", aux allures de camp retranché, de zone de non-droit, de "Fortapàsc" : politiques corrompus, économie gangrénée, magistrats et policiers impuissants, sans oublier rivalités sanglantes entre clans, font le quotidien de citoyens vivant dans la crainte et la résignation. Le jeune pigiste de l'antenne locale du "Mattino", qui rêve d'un CDI au siège napolitain du quotidien, enquête et dénonce, s'enhardissant de plus en plus, durant son dernier été Il sera abattu de 10 balles de revolver devant chez lui le 23 septembre 1985, par deux hommes de main d'un parrain, pourtant déjà incarcéré. Cette chronique des derniers moments de Siani, si elle ne brille pas par l'originalité du sujet, si elle ne surprend pas non plus par l'audace de sa réalisation - les mafias ont déjà été dénoncées avec plus de force dans le récit et plus de maîtrise formelle - se laisse cependant regarder sans déplaisir, et même avec intérêt.
Film qui évoque la tradition du film italien "politique" et qui rejoint un peu le sujet de Gomorra. J'ai été captivé par l'histoire de ce jeune journaliste qui veut faire éclater la vérité mais qui se heurte en permanence à des murs. Le seul allié objectif qu'il trouve, c'est la capitaine des carabinieri qui au début se montre dur avec lui, mais qui le prend comme allié lorsqu'il juge que la situation de corruption se doit d'être révélée. Lorsque l'on sait que cela est tirée d'une histoire véridique, dans un pays frontalier avec le nôtre, on ne peut que se sentir concerné.
Film noir relatant l'histoire de Giancarlo Siani, 'Fortapàsc' a le mérite premier de ne pas tomber dans l'édification outrancière. Au milieu de la corruption, de la violence, des règlements de compte, de la relative impunité offerte aux "cammoristes", Giancarlo Siani cherchait la vérité et avait le souhait d'informer, d'énoncer des faits comme il le disait. Il était un journaliste-journaliste, un homme impartial, engagé totalement dans ce qu'il faisait. Mais dans les méandres d'un monde perverti, l'honnêteté et le courage ne sont pas des valeurs porteuse d'espoir ou de délivrance.. Le film pose également une question ; que faire contre cette mafia lorsque les plus hautes autorités pactisent avec ? Quel est le pouvoir d'un simple journaliste, d'un journal, des mots ? Y a t-il un autre pouvoir que celui de l'argent ? .. Le cinéma italien n'est donc pas mort !
Marco Risi, fils du célèbre Dino, rejoint la cohorte des cinéastes italiens qui dénoncent avec un réalisme sans compromis le pouvoir de la Mafia et la corruption passive des élus locaux. Moins écorché et provocateur que le Gomorra de Matteo Garrone, son film n’hésite pourtant pas à montrer la violence, mais édulcore trop les dommages collatéraux. En bon narrateur, il nous raconte les derniers jours d’un jeune journaliste dont la curiosité dérangeante lui vaudra une mort brutale sous les balles des mafiosi napolitains. Une mise en scène très conformiste et des acteurs peu convaincants viennent ternir une réalisation qui ne tient donc que par la force et l’efficacité d’un excellent scénario.