Réalisé en 1955, ce film de chevalerie avait fait le bonheur des enfants de 10 à 15 ans…Tout y est et en plus il est constamment beau. Le scénario convenait parfaitement à chacun avec un héros idéal pour l’époque et une héroïne jolie, discrète et pas très futée comme l’était Jane la femme de Tarzan. Ce film n’a pas prit une ride, c’est nous qui avons vieilli et qui ne croyons plus au père Noël. Les adolescents de 2017 ne rêvant plus, se nourrissant d’informatiques, de SMS, d’appels video et d’effets spéciaux, je crains qu’il n’ait plus aucun public. En tous cas, ne le connaissant pas et aimant les vrais films pour enfants, j’ai adoré et apprécié tous les sous entendus cachés pour les adultes. Évidemment, la Columbia n’étant jamais riche, les grandes vedettes manquent ainsi que les grands accessoires. Les acteurs jouent mal en dehors de Peter Cushing car mal dirigés. De plus Garnett n’est pas richard Thorpe dans ses grands jours, il ne pouvait accéder au chef d’œuvre de genre… C’est égal, j’en redemande s’il en existe encore dans les tiroirs.
Alan Ladd est un roturier qui revêt l'armure de chevalier pour défendre le roi d'Angleterre, lequel est abusé par les fourberies d'un cruel et perfide sarrasin. Les services rendus par cette espèce de Zorro médiéval cavalant à n'en plus finir, pour les motifs les plus futiles, d'un château l'autre, seront finalement, on l'espère, récompensés et on autorisera peut-être le vilain à épouser la noble Linet. C'est le moins qu'on puisse faire. Avec son armure et son casque de chevalier noir qui, selon les moments, le font ressembler à un footballeur américain ou à Batman, Alan Ladd a l'air un rien grotesque. A sa décharge, les auteurs de ce drame shakespearien sans Shakespeare ne lui permettent guère de briller. Quelques chevauchées et escarmouches entretiennent mollement la flamme des récits de chevalerie dans un scénario dépourvu d'idées, d'originalité et d'intensité dramatique. Tous les personnages sont des stéréotypes hors d'âge. Dans ces conditions, on a bien du mal à prêter le moindre intérêt à une action si peu périlleuse, à des antagonismes si communs. Alan Ladd, constamment inexpressif, semble bien s'ennuyer.
Gamin, ce film m'a fait rêver : le preux chevalier qui venge une famille noble. J'aime revoir ce très bon film avec toujours autant de plaisir. Ce film demeure pour ma part, un film de référence, dans la filmographie relative à la chevalerie, dans le genre des films de Richard Thorpe, Les chevaliers de la table ronde et Ivanhoe. Alan Ladd était un excellent acteur (L'homme des vallées perdues). Il sombra dans l'alcool et mourut à 50 ans, tout comme Errol Flynn.
Ce film vieilli très mal...Alan ça sens le gros cachet pour jouer dans ce film ! Pas mal d’incohérences scénaristiques, les costumes piquent les yeux même en se replongeant dans le contexte de l’époque qui étaient marqué par plusieurs films chevaleresque on reste en dessous du Chevalier du Roi (1954) ou Les Chevaliers De La Table Ronde (1953) ou encore Prince Valiant (1954)