1917, 1963 et là 1999, tous ont retracer la vie de cette reine s’offrant d’une certaine manière à César, en le charmant, le « manipulant » (pour certains du moins) et voulant s’accaparer une partie du pouvoir sur le monde. Ici nous avons une mini-série ou film, il est vrai que les coupures entre chaque grande séquence puissent allées en ce sens.
Malgré sa qualité de téléfilm avec un ensemble numérique paresseux mais des décors grandioses, costumes et accessoires sublimes, c’est avant tout le jeu global de tous le cast qui à fait rayonner cette œuvre. Bien loin de la saga bas de gamme précédente qui n’à fait qu’empirer, ici c’est la sincérité, l’élégance et une certaine puissance scénaristique qui l’emporte largement. Leonor Varela joue sans conteste la meilleure reine depuis Elizabeth Taylor et bien avant la sculpturale Monica Belluci. Un jeu de sensualité, d’attirance, des faces à face fascinant et profond avec le second meilleur César en la personne de Timothy Dalton. Le comparer à Harisson serait une erreur puisque les époques sont opposées, les jeux et styles aussi mais la sincérité elle, est intacte. Billy Zane (« Titanic », « Roi Scorpion 3 »…) met un temp à arriver mais là aussi, son jeu est sincère et percutant et sa place n’est pas volée. La plus grande différence entre les 2 récits restera la 2ème partie qui développe nettement plus la relation entre Cléo et Marc, l’après César aux conséquences morale profondes, l’enfance de Césarion et continuité de conquêtes de Marc. Sean Pertwee (« Gotham »…) du côté de « l’opposition » directe, un Brutus percutant et manipulateur (comme tous les autres d’ailleurs). Niveau action rien à dire tant la réal est présente, c’est vrai que certains figurants sont en roue libre par instant mais rien de gravissime en soit. Visuellement chaque bataille est respectée et chaque préparatif aussi, discours et entrevu, tout est présent pour que tous soient solennel. En conclusion, la suicide de la reine et ses dames fut tellement plus concrets et réussis que le premier mais encore une fois, peut pas comparer « le théâtre »
. Globalement cette fresque reste la meilleure depuis 63 sur la divinité et l’aigle et pour une qualité téléfilm, c’est bien rare.