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stillpop
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3,5
Publiée le 28 mars 2011
L'histoire d'un trader qui va engager une femme de ménage fraîchement reconvertie.
Le premier Klapisch sans Romain Duris pouvait-il tenir la route ? Et bien oui, Duris aurait eu trop d'intelligence ou d'humour ou de charme pour jouer ce rôle de trader. Et le réalisateur s'est vu contraint de travailler un peu plus l'histoire pour une fois.
La démonstration par l'exemple et parfois l'absurde est parfaite. Le film est rythmé et le côté social est bien tempéré avec de l'humour. Quant à la prestation et la vie d'un trader bien obéissant, Lellouche est proche de la perfection.
Sur un sujet aussi casse gueule, Cédric se permet presque d'égaler Ken Loach dans "Looking for Eric". Et c'est un grand compliment.
Mais il faut bien avouer que la vraie championne, c'est Karine Viard, elle réussit ce grand écart avec brio et charme. Vivement le nouveau Klapish avec le nouveau Duris. Le cinéma se porte bien en cette année 2011.
Mention spéciale à la bande son, comme toujours excellente, mais surtout les génériques, confiés à un autre réalisateur plutôt doué.
Dommage, Cédric sait filmer mais Klapisch ne sait plus écrire. Aussi, les portes s'ouvrent mais ne se referment pas, les clichés défilent les uns derrière les autres. On ne peut même pas parler de manque d'inspiration, on dirait juste un film buissonnant où le jardinier ne savait trop quelles branches couper, quelles tiges favoriser. Vraiment, dommage, entre le casting et le thème, il y avait de quoi faire. Peut-être qu'avec un peu plus de patience dans l'écriture...
Un film sans saveur, où l'humour atteint le niveau d'excellence de ceux qui n'en ont pas, où le drame marquera les petites natures les plus fragiles, où le thriller fera frissonner les malades de Parkinson, et où le message militant est aussi subtil que celui passé par un prolétaire communiste jaloux de la réussite des autres sous Lénine. Il n'y a rien à tirer de ce film. Klapisch veut jouer les Chatillez, opposer des catégories sociales, les gentils cas sociaux idiots et agressifs aux vilains traders en costumes ; il ne saura finalement satisfaire que les ratés qui auront envie de cracher sur du riche.
Quelle belle idée de faire rencontrer le trader qui a mené à la chute d'une entreprise avec une ouvrière qui a perdu son emploi de ce fait. Cédric Klapisch signe là un film militant, donc forcément caricaturale sur le pouvoir cynique de la finance face au désarroi du petit peuple. Gilles Lellouche et Karin Viard sont excellents. Leurs personnages, jouets d'un système qui les dépasse, cherchent chacun un sens à leur vie, s'entraidant sans le vouloir, et c'est probablement en ça que le film est le plus touchant.
Klapisch souffle sur les braises de la crise économique de 2007-2008 et ses ravages avec cette rencontre explosive entre une mère de famille au chômage et un trader ambitieux. Il le fait avec trop de manichéisme. D'un côté, il y a les gentils. Les petits. Ceux qui triment au quotidien. Les victimes de la mondialisation et de sa déshumanisation. Et de l'autre, les méchants jouant avec la vie des gentils et avec un argent virtuel qu'ils ne possèdent même pas. D'où les dérives auxquelles on a assisté. Il en convient lui-même. Quand rien n'est régulé...Un peu plus de nuance aurait été la bienvenue bien que je ne demandais pas non plus un cours d'économie. Après, on ne peut nier que Kapisch dépeint là une certaine réalité. Elle existe bel et bien. Cette crise aura provoqué des charretées de chômeur en plus donc autant de familles pour lesquelles le quotidien s'est sérieusement assombri. Car derrière, il y a des familles, des commerçants, des villages entiers qui dépérissent. Ce sont deux mondes qui s'affrontent. Celui des courses chez Lidl (comme si Karin Viard fréquentait ce genre de magasins d'ailleurs vu le montant de ses cachets) avec toute une ribambelle de gosses (je passerai sous silence la danse pathétique dans les rayons), de la baby-sitter à trouver, des grèves, des manifestations, de la fermeture des usines contre le monde de la finance et son argent coulant comme un robinet grand ouvert et permettant d'acheter un superbe appartement avec vue sur la Tour Eiffel, un voyage à Londres, d'organiser des soirées fastueuses avec traiteur à domicile et tout le tralala. Cette homme est-il heureux ? Sous son arrogance, clairement non. Il n'a pas de famille, pas d'amis. Un enfant qu'il ne comprend pas. Et ça, tout l'argent du monde ne pourra pas le lui acheter. Constat implacable de la part de Klapisch. Il joue directement ou indirectement avec la vie de smicards dont il n'a même aucune idée de la vie tellement son univers est différent, que tout lui est dû car c'est lui qui a l'argent. A un miment, Il faut payer l'addition. Deux camps irréconciliables. L'un en voulant toujours plus et l'autre réclamant de la justice sociale.
Cédric Klapisch est là où on ne l'attendait pas, à travers cette comédie dramatique acerbe sur le monde de la finance, où il est question de chômages, de délocalisations, d'acquisitions, le duo chômeuse/trader ne passe pas inaperçu et surprend mais contre toute attente, fini rapidement par séduire grâce à la prestation d'un formidable tandem incarné par Karin Viard & Gilles Lellouche (qui incarnait déjà un trader dans Krash - 2010). A tous ceux qui s'attendaient à du Klapisch risque fort d'être déçu, car ce film ne ressemble en rien à ce qu'il a réalisé auparavant. Ce qui n'empêche pas le film d'être sympathique, mais plombé par un scénario bancal et caricatural et (surtout) affligé d'un final qui laisse a désirer (a trop vouloir en faire, cela frise le ridicule).
Je cherche dans ma mémoire mais j'ai du mal à trouver un film qui sonne aussi faux du début jusqu'à la fin que ce dernier opus de Cédric Klapisch, un réalisateur dont, pourtant, j'avais bien aimé les films précédents. D'autant plus dommage que le sujet est d'une importance capitale et mérite un traitement autrement plus abouti : la dictature qu'exercent depuis des années les marchés financiers sur l'industrie, sur l'économie, sur notre vie à tous. Cédric Klapisch a choisi d'aborder ce sujet sous la forme d'une comédie. Pourquoi pas : sujet sérieux ne signifie pas forcément prise de tête. Mais voilà, il faut que la comédie décolle et qu'elle fasse mouche, surtout quand on confie s'être inspiré de Ken Loach et Frank Capra. Ben dis-donc, on ne dirait pas ! Alors bien sûr, j'entends déjà des voix qui émettent l'hypothèse que la présence de Karin Viard, une actrice que je n'apprécie guère, a probablement joué un rôle important quant à mon jugement négatif. Que nenni ! Avec n'importe quelle autre comédienne, mon jugement eut probablement été le même. Cela étant, il est vrai que Karin Viard en fait des tonnes et qu'elle n'est absolument pas crédible dans ce rôle d'ouvrière/femme de ménage, ce qui n'arrange rien. Mais on peut dire la même chose de Gilles Lelouche, pas très à l'aise dans ce rôle de trader implacable. Finalement, le seul qui porte bien son rôle, c'est Xavier Mathieu, le syndicaliste de Continental, dans un (petit) rôle de ... syndicaliste. Les 2 meilleurs moments du film : quand on entend "Pretty Woman" chanté par Roy Orbison et "O Solitude" de Henry Purcell chanté par Alfred Deller. Je pouvais aussi bien rester à la maison pour me passer ces 2 CD's !
Parfois Klapisch trouve le ton juste ou l’air du temps et fait de vrais bons films. Par moment il se plante totalement, comme ici avec ma part du gâteau ou ses personnages bien trop caricaturaux et ses situations convenues finissent d’enfoncer un film de toute façon trop plat. Quelques seconds rôles font assez vrais mais ne parviennent pas à relever une comédie sociale ratée car elle n’est pas drôle et du point de vue de l’analyse sociétale c’est tellement superficiel que ça devient vite ridicule.
Cédric Klapish est un grand cinéaste, il nous le prouve encore une fois par la maîtrise dont il fait preuve ici sur le plan de l'art cinématographique. Le mouvement de la caméra, le montage, les plans sur les acteurs sont pratiquement tous sans défaut et même présentent parfois des marques de génie. Pourtant, on ne sort pas enthousiasmé de ce film qui, après un démarrage sur les chapeaux de roue, finit par s'enliser dans la facilité voire le n'importe quoi. Opposer le cynisme et l'égoisme du trader face à la grandeur d'âme et au bon sens populaire de la femme de ménage se traduit par un scénario par trop caricatural (mais quand même beaucoup de répliques et scènes bien vues) et une absence totale de suspens qui finit par annihiler les attentes du spectateur. On est passé pas loin du très bon film, on obtient au final un brouillon bâclé de film de moeurs. Il est toujours difficile de montrer au cinéma des milieux que l'on connait mal, que ce soit celui des requins de la finance, ou celui des ouvriers de Dunkerque. Témoigner de la sympathie pour les pauvres chômeurs (ah la grandeur d'âme) et critiquer les dents du requin (ah le salaud!) n'est pas très difficile ni original. Même raté dans un film récent (les femmes du 6ème). Klapish n'est pas Ken Loach...
Et bien moi, j'ai passé un bon moment. Et tant que les gens ne comprendront pas qu'une comédie est forcément un peu exagéré, ceux-ci trouveront le film plein de clichés, mais c'est normal, réveillez-vous, c'est pas un drame, c'est une comédie... enfin baste, moi j'ai passé un bon moment, Gilles Lellouche & Karin Viard sont excellents, seul la fin m'a laissé sur ma fin , si je puis dire. Dommage, mais c'était bien quand même.
En poussant à ce point jusqu'à la caricature ses personnages (le seul fait de prénommer France cette pauvre victime de l'économie de marché etait abusé) et en appuyant si lourdement leurs dialogues (heureusement que les interprètes étaient bons!), Klapisch doit vraiment prendre ses spectateurs pour des demeurés qui ne pourraient comprendre dès les dix premières minutes sa propagande anticapitaliste... Celles de Sergei Eisenstein étaient tellement plus subtiles! Ce face à face, qui est donc rendu ultra-manichéen, a une intrigue absolument prévisible, sauf sa fin qui surprendra tout le monde tant elle est peu crédible. Quelques (rares) répliques amusantes et de bonnes idées de mise en scène nous rappellent toutefois que ce réalisateur nous a habitué à de bonnes comédies.
Ma part du gâteau est une comédie dramatique malgrè un faible scénario, et beaucoup de cliché sur le système de la bourse ce film parvient à tirer ses marrons du feu surtout grace à Karin Viard émouvante, drôle.