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Un visiteur
5,0
Publiée le 18 février 2012
Excellent film, les mauvaises critiques sur "les clichés" n'ont pas compris que le cinéma sert justement à confronter des personnages extrêmes, sinon on fait un documentaire. Oui aux clichés, les riches jouissent de leur fortune, et les pauvres en chient, je ne vois pas en quoi c'est mal de le montrer, il faut bien rappeler les fondamentaux. Le scénario est intelligent, le trader qui ramène une mannequin à Venise sur son jet, et alors ? Un femme qui fait ses courses à Lidl, et alors ? En quoi c'est cliché ? C'est la réalité. Bref, un scénario clair et précis, un jeu d'acteur efficace, une réalisation soignée. C'est un film Marxiste accécible à tous, et pas forcément socialiste: les ouvriers ne se plaignent pas, ils ont des indémnités et font quand même la fête, Karin Viard ne manifeste pas avec les autres, elle par toute seule sur Paris. Et puis la complicité des 2 protagonistes est assez amusante, Klapish mélange travail, famille et histoire de coeur (3 thèmes essentiels) avec beaucoup de brio. J'ai bien aimé la phrase d'un grand patron "tant qu'il y a de la musique, on danse". Je trouve jolie d'appeler le personnage principale :"France". Et puis un franco-magrébin qui trouve du boulot à une française de souche, SA C'EST PAS CLICHé !!!! La gentil maman qui fait un kidnaping, c'est pas cliché non plus, bref, film touchant. Bravo.
Bien que rempli de clichés, ce film me plaisait bien jusqu'aux 15 dernières minutes : il est rapide et bien construit, autour d'une histoire plutôt sympa. Les acteurs principaux sont excellents, notamment Gilles Lellouche qui incarne parfaitement le trader-requin. Par contre, la fin part totalement en vrille : mal tournée, bâclée, on dirait qu'un amateur incongru s'est saisi brusquement de la caméra et du script pour terminer le film !
En gros : c'est pas mal, mais la fin est pourrie. On ne sait pas pourquoi cette fin est aussi mal fignolée...mais bon. (Ce n'est pas que c'est une mauvaise fin...mais elle est juste mal réalisée).
"Ma part du gâteau" est une comédie dramatique gentillette empreinte de bons sentiments, emmenée par un duo d’acteurs sympathique. Poussé par le désir de parler d’un sujet de plus en plus d’actualité, Cédric Klapisch dénonce la course au profit au détriment de gens qui ne demandent rien d’autre que de gagner convenablement leur vie. Pour traiter de ces manipulations financières désastreuses pour les salariés et quelquefois pour les entreprises, le cinéaste s’est attardé sur deux portraits en grossissant leurs traits. Le choix d’en faire des clichés est honorable dans le sens qu’il équivaut à tirer le signal d’alarme et à attirer l’attention sur un phénomène de plus en plus présent. Le sujet est grave : disparition ou délocalisation des entreprises, augmentation du chômage et de la précarité. Pour autant, le réalisateur a choisi de ne pas verser dans le mélodrame. Au contraire, pour rendre le discours politiquement correct (ce qui peut être contestable), il aborde le thème avec légèreté, tout en s’évertuant à ancrer du mieux possible la fiction dans la réalité. Ainsi nous avons des scènes considérées par certains comme inutiles, comme celle où on voit les deux frangines saoules dont l’une se fera embarquer par son beau-frère lui aussi dans un triste état. Au contraire, ce genre de scène crédibilise le personnage en montrant qu’en période tout frais de licenciement, on est plus enclin à avoir un moment de faiblesse. Si Karin Viard fait une jolie mère courage qui réussit à toucher le spectateur par son jeu tout en finesse empli à la fois de tendresse et de détermination venu argumenter l’esprit de sacrifice pour subvenir aux besoins de sa petite famille, Gilles Lellouche rend son personnage détestable à souhait par son côté superficiel et trop centré sur lui-même et ses intérêts. Outre le fait que les deux personnages se rencontrent de façon improbable pour amener doucement mais sûrement la morale de l’histoire, le message de Klapisch ne dégage aucune puissance notable dans son propos, lequel reste somme toute simpliste et à peine démagogique. "Ma part du gâteau" se laisse regarder, mais ne laissera pas de souvenir impérissable. Dommage !
Un bon film agréable, même si le challenge est difficile a relever. Mêler du social/politique à une film traditionnel. Le sujet est ambitieux : parler de la mondialisation sur une intrigue classique.Il y a des moments très réussis car la mise en scène est brillante dynamique et d'autres moments un peu plus limite. Le final est par exemple assez lourd, peu crédible, et didactique; On se croirait dans le cinéma balourd des années 70, style Boisset; le peuple uni vaincra , et les "salauds " seront lynchés. C'est très militant , même si l'on reste dans l'allégorie.Viard ( sublime de fragilité et réalisme) et Lellouche tiennent le film a bout de bras et sont excellents ..La plupart du temps la mise en scène est excellente. A noter une bande son superbe. C'est quand même courageux de s'être engagé sur un sujet comme cela.
Je n'ai pas aimé ce film, rempli de clichés et très sombre. Une envie de donner des claques à Gilles Lelouche du début à la fin ! Karin Viard est très bien par contre. L'histoire était bien trouvée au départ, mais se transforme rapidement en une sorte de satyre sociale qui ne fonctionne pas. Aucune émotion, je déconseille ce film ! Marre de ces films qui se veulent intelligents et dénonceurs.
Heureusement qu'il y a Karine Viard comme toujours excellente parce que côté scénario, Klapisch nous a habitués à mieux. Ici, on a juste droit à une avalanche de clichés pas toujours nécessaires quand on veut faire un film social sans appuyer trop fort sur le trait. Rien de bien crédible dans tout cela et surtout pas la fin qui vient tout gâcher.
Dès le début, on s'ennuie. C'est long, beaucoup trop long. Plein de clichés accentués dans un sens ou dans l'autre. Seuls Gilles Lelouche et Zinedine Soualem jouent correctement. Karine Viard, à peine...Les seconds roles très mal interprétés. Et, la fin je n'en parle pas... Fuyez ce très mauvais KLAPISH!!!!!!!!!!!!!!
Une Karin Viard hilarante et juste, Gilles Lellouche en parfait égoïste, une histoire touchante, seul bémol : j'aurais voulu que ça dure plus longtemps.
Le monde, selon Klapisch est divisé en deux catégories de personnes (tiens, comme chez Sergio Leone…). D’un coté, il y a le monde ouvrier, solidaire et courageux, où règnent l’amour et la fraternité dans un Dunkerque de carte postale (!)… C’est-y pas beau, ça madame ? En face, se trouve le monde de la haute finance, où règnent en maîtres l’hypocrisie et l’égoïsme dans des bureaux glacés et des appartements impersonnels. Houlà, pas bien ça…
Klapisch film la rencontre des deux extrêmes, entre France (oh, le beau symbole), l’ouvrière licenciée devenue femme de ménage au service de Steve, le trader millionnaire qui a coulé sa boîte.
Une vision du monde hypocrite, caricaturale et manichéenne, tellement grotesque qu’elle ridiculise le pseudo-message social du film.
Quant à Klapisch, sa réalisation a perdu toute la poésie et le charme qui faisait apprécier ses films : ce ne sont plus qu’effets clippesques qui donnent la migraine et musique assourdissante. Sa direction d’acteur laisse tout autant à désirer : Karin Viard (surtout) et Gilles Lellouche (un peu moins) en font des tonnes et ne parviennent jamais à sauver leur personnages du naufrage annoncé.
Un film détestable, hypocrite et faux. Un navet pathétique à fuir absolument.
La fin est fort décevante et évidemment elle veut sa part du gâteau en fomotant sa vengeance disproportionnée malheureusement. L’histoire d’amour ne tenait pas de toutes façons. Préférez largement « Romuald et Juliette »