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yannick R.
122 abonnés
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3,0
Publiée le 21 novembre 2011
Si Karin Viard, tantôt hilarante, tantôt émouvante, est d'une formidable efficacité, le film peine parfois à tenir son rythme. Mais il décrypte plutôt bien l'indécence et le cynisme d'un monde régi par la toute puissance de l'argent.
Film correct, sans plus. J'ai trouvé le film bien, sauf la fin. Cette fin ne colle pas avec le film. Il n'y a pas de conclusion. Je trouve la fin ridicule. Je serai curieux d'entendre une explication de Cédric Klapisch là-dessus. Gilles Lelouch joue très bien, Karin Viard aussi. Mais je suis un peu déçu.
La crise économique n’en finit pas de faire des victimes. Ici, c’est le cinéma qui s’en tire plutôt mal. Il faut dire que le programme était inquiétant : cinéaste léger, Klapisch est bon quand il traite de sujets drôles, mais il s’est toujours planté dès qu’il a tenté de sortir de la comédie. Et là, pour revenir sur mondialisation, les délocalisations et les dérèglements de la finance, le réalisateur fonce dans le tas avec la légèreté d’une charge de Panzer.
En faisant se rencontrer un requin de la finance et une mère courage licenciée, il prend le sujet par le petit bout de la lorgnette pour délivrer un message à la fois simpliste et démagogique. Un film où l’on va montrer à quel point les financiers sont des salauds sans cœur et combien les petites gens souffrent pour boucler leurs fins de mois. On va même souligner tout ça au Stabilo avec force symboles jusqu’à la nausée, juste pour être sur que le public aura bien compris, je ne me souviens pas avoir été aussi embarrassé dans une salle obscure depuis longtemps. Que ce soit quand Klapisch filme les pauvres en train de faire leurs courses à LIDL après la paye du mois sur la musique de Pretty Woman, ou quand Karin Viard explique à sa fille qu’il faut nourrir les petits canards plutôt que les gros, sinon les gros ne partagent pas. La vie, c’est facile, y a les gentils pauvres un peu cons et les méchants riches qui savent faire du pognon, mais pas aimer une femme, faire leur repassage ou s’occuper de leur gosse. Consternant.
Pour couronner le tout, c’est cinématographiquement assez mauvais. Histoire d’accentuer le pathos, les personnages sont écrits à la truelle, entre Karin Viard qui sort d’une tentative de suicide avec une pêche à tout casser (c’est bien connu) et Gilles Lelouche qui est très content de sa vie de trader jusqu’au jour où il se met à se poser des questions existentielles entre deux petits fours. Ce personnage de trader, sorte de Gordon Gekko français, n’est absolument pas crédible, étant à la fois un cliché sur pattes (vicieux, hautain, goujat, violent, bref, une vraie ordure), et complètement ahuri, limite débile profond, tant il ne semble jamais se rendre compte des conneries qu’il débite à longueur de journée. Perdu dans des dialogues absolument navrants, Gilles Lelouche fait beaucoup d’efforts mais passe totalement à côté de son contre-emploi, incapable de faire passer la moindre dureté ou méchanceté, coincé dans son registre de bon gars lambda. Sans compter que le rebondissement principal du film intervient quand il balance son fiel à un balcon…alors que Karin Viard est juste en dessous. Personne n’avait manifestement plus de dix secondes pour écrire une scène correcte, tant pis.
Et quand l’exutoire arrive, où le vilain se fait enfin péter la gueule sur un parking de Dunkerque par Xavier Matthieu ( !) à côté de son coupé Mercedes, on se dit qu’on a vraiment touché le fond du fond en terme de film politique. Si vous voulez une analyse profonde sur la crise, louez Inside Job. Et si vous voulez vibrer au son d’une revanche des petits sur les grands, drôle et intelligente, revoyez le merveilleux Looking for Eric
Je trouve que le film est long à démarrer, après, la partie où France est chez Steve, c'est bien, et la fin n'est pas une vraie fin. Gilles Lelouche est génial, on a envie de le baffer tout le long. Je ne trouve pas Karin Viard géniale. J'ai vraiment été déçue. Attention beaucoup de critiques laissent entendre que c'est une comédie romantique, ressemblant à Pretty Woman. On y croit.....jusqu'à la fin. Si vous voulez voir une vraie comédie romantique ne regardez pas ce film car ce n'en est, tout simplement pas une, et vous risquez d'être déçus.
c'est un film qui traite dans un registre dramatique, mêlé d'humour, la réalité quotidienne de ces travailleurs précaires et de la famille mono parentale. cette réalité socio-économique est très bien traitée à travers la situation typique de cette famille. le film est très prenant, on passe du rire aux larmes.
Plutôt surpris par la qualité de ce Klapish. En effet, les critiques étant assez négatives dans l'ensemble, je m'attendais à quelque chose de vraiment nul. Pourtant, bien qu'il y ait des aspects négatifs et une certaine caricature autant des traders que des ouvriers, n'est-ce pas finalement un peu le rôle de l'art? Exacerber et forcer les traits pour faire passer un message? Et bien c'est réussi, le message est passé et si la fin part un peu en live, on a bien envie de se retrouver à la place de ces ouvriers qui peuvent enfin mettre la main sur la raison de leur désespoir. J'ai adoré moi! Karin Viard est excellente, comme d'habitude. Pas le meilleur de Klapisch, mais loin d'être mauvais.
J'ai aimé et pas aimé. Le thème social pouvait être traité de manière moins invraisemblable. L'héroïne à la fois veut séduire le Tycoon cynique et se laisse séduire par lui. Détail amusant : la jupe de Karin Viard raccourcit à mesure qu'on avance dans l'histoire. Au début, elle est sage, elle s'arrête au-dessus du genou. Dans la séquence de Londres, où on pige qu'ils vont devenir amants son patron et elle, la jupe descend à mi-cuisses. Finalement le film traite cette femme à la fois en objet et en victime, pas tellement en héroïne. La fin est proprement aburde. On rêvait d'un tabassage en règle du Tycoon sur la plage de Dunkerke. On le voit s'enfuir vers le rivage après avoir seulement pris un pain. Songe t-il à regagner Londres à la nage ? On reste dans le politiquement correct, au final. Pas question de voir ce salaud de trader se faire lyncher par les prolos qu'il a mis au chomage d'un coup de clavier quelque part dans son open-space londonien. Non. Ils s'expliquent comme après un accident de la circulation, ça ne va pas plus loin, et on comprend que l'ex-ouvrière, aux prises avec la flicaille malgré le soutien de sa famille et de ses ex-collègues, va en prendre pour des années de taule pour avoir kidnappé le lardon du trader. La morale officielle est sauve. Je suis sorti de ce film plutôt déçu.
Un très bon film d'autant plus que CK a su éviter tous les pièges liés à ce type de comédie (dramatique). lLes deux acteurs principaux sont excellents (mais avec Karin Viard on a l'habitude) et je peux vous garantir que vous n'êtes pas prêts d'oublier la scène finale qui est carrément géniale.