Absolument rien ne laissait présager qu'un jour nous verrions Joe Wright aux commandes d'un thriller fantastique. Le réalisateur de Orgueil et préjugés (2006) & Le Soliste (2009) prend un virage à 180°C et retrouve pour la seconde fois la rayonnante Saoirse Ronan après l'avoir dirigé dans Reviens-moi (2008). Avec Hanna (2011), on y fait la connaissance d'une adolescente de 16 ans élevée par son père en plein coeur de la Finlande polaire, reclus au fond d'une forêt pour échapper à la C.I.A (la jeune Hanna est en réalité le fruit d'une expérience, une véritable machine à tuer). Les 120 minutes qui composent le film se découpent en trois parties bien distinctes, avec un début très contemplatif (trop peu être), puis une partie road-movie, passant de la Finlande au Maroc (Essaouira) pour terminer en Allemagne et enfin, la dernière partie, une folle course-poursuite, mêlant chasse à l'homme et action. La seconde partie étant entachée par quelques éléments superflu. Mais ce qui frappe ici en premier lieu, c'est la prestation frappante de la jeune Saoirse Ronan (17 ans), entre émotions à fleur de peau et rage brute de décoffrage, aux côtés de Eric Bana & Cate Blanchett, elle en impose et force le respect, elle est décidément une actrice à suivre !
On suit le parcours explosif de la jeune héroïne avec des palpitations enfantines. Le rythme des Chemical Brothers, la poésie des plans, l'élégance de la mise en scène, le choix des décors, tout ici converge pour offrir aux spectateurs un conte admirable. Saoirse Roman fascine et illumine le film de bout en bout. Le panache déployé et le plaisir éprouvé, se défendent sans conteste.
Malgré un scénario assez convenu, le film est plutôt prenant, exploitant au mieux le contraste entre la douceur de Saoirse Ronan et la violence du personnage d'Hanna. La bande son est superbe.
Un Action thriller inattendu, un peu décalé et très rythmé au scénario pourtant classique. La jeune actrice est absolument envoutante. Un bon divertissement.
Hanna est sans aucun doute un conte pour adulte à la sauce Jason Bourne. Techniquement brillant, on y retrouvera une ressemblance avec le film "Running Scared". Tout le film est une chasse à l'homme contre une jeune fille cherchant ses origines. Rythmé, visuellement abouti, bien joué par tous les protagonistes, on ressort du film avec une sensation d'avoir enfin vu quelque chose d'original et de personnel, ça fait du bien en ces temps de remake à foison...
La moyenne mais le film est un peu tiré par les cheveux...Il n'est pas assez "fluide" !! Belles scènes d'action mais l'histoire en elle même est n'est pas terrible. Je me suis souvent ennuyée, je comprends pourquoi la sortie du film a été reposée deux ou trois fois...Le scénario devait être plus intéressant car la réalisation ne fut pas réussie !
Elle aura beaucoup marché dans le désert cette année, la mignonette Saoirse Ronan. Oui, la jeune actrice fait à nouveau de nombreux kilomètres à pied dans les terres arrides et sous un soleil de plomb ici après avoir pris "Les chemins de liberté" quelques mois auparavant. Celle dont le prenom signifie justement "liberté" en gaélique nous montre cependant dans ce film plus que musclé qu'elle est pugnace et extrêmement combative car elle affronte quand même d'affreux méchants, qu'ils soient en survêtement Tacchini ou portent un tailleur Armani. Cela nous donne une aventure détonnante et explosive, doublée d'une haletante course-poursuite à travers de nombreuses contrées et avec beaucoup de suspense. Le tout rythmé par une musique (qui est une combinaison de sons, rappelons-le) exécutée par The Chemical Brothers et dont l'air nous trotte dans la tête longtemps après la sortie de la salle. Expérience bien pêchue, "Hanna" nous frappe droit dans le coeur.
Le film démarre fort avec beaucoup de rythme, une bonne musique et une cette part de mystère que l’on souhaite éclaircir. Mais comme souvent on reste déçu des différentes révélations, ici autour du secret de cette jeune fille, de son origine, de son passé. Mêlant un peu d’humour à cette course contre la montre, "Hanna" divertit mais ne hisse pas le film parmi les meilleurs thrillers de l’année.
Hanna est totalement inattendu. Le film surprend d'entrée, pour vous happer dans une première demi-heure hallucinante de puissance. Le film souffle puis rebondit dans une veine plutôt surprenante (encore), dans son approche généreuse des personnages et des cultures pour se terminer en boulet de canon sur le même mode qu'au début.
Thriller puissant bien servi par une esthétique maniérée et une bande son tonitruante, qui n'étouffe ni le propos, ni les acteurs. Au contraire.
Un sous-Nikita (qui est deja du '-sous'), qui commence avec le nom de l'heroine en caracteres de console Atari. 16 ans, polyglotte (anglais, italien, espagnol, arabe, japonais, russe, breton, bantou, javanais), Hanna chasse le renne sur la banquise entre deux seances d'ingurgitation d'articles de l'encyclopedia Britannica (la germination des framboises, les transports maritimes en Nouvelle-Guinee, la reproduction des fourmilliers) menees par son pere, un dictateur barbu, tous deux refugies dans un chalet en bois, chauffe durant l'hiver polaire a la graisse de grizzly. Un matin, son pere, qui a l'esprit complique, decide de retourner dans la civilisation (Berlin), siege de ses ennuis passes, et d'y envoyer Hanna, celle-ci ne supportant plus les frimas arctiques. En chemin, Hanna est enlevee par un agent de la CIA psychopathe, melange d'Eva Braun et de Fifi Brindacier. Hannah, 40 kilos toute mouillee en T-shirt XS flottant, eclate les gros malabars des forces speciales et s'echappe de la base americaine secrete enfouie dans les couches geologiques dures d'un desert marocain caillouteux (!) en s'accrochant au pot d'echappement d'un Hummer. Refugiee chez un indigene, elle decouvre avec effarement le monde moderne et ses appareils electromenagers (televiseur, cafetiere, refrigerateur, brosse a dent electrique) avec les yeux d'une poule electrocutee sur une ligne a haute tension, puis rencontre une famille britannique baba cool en road trip nostalgique sur les traces du Paris Dakar. Elle se cache dans le coffre a jouets du camping-car. Sur la route de Berlin, interminable, au son de la B.O. des Chemicals Brothers oscillant entre electro-bruitisme et generique des Tele-Tubbies, Hanna manque plusieurs fois d'etre echarpee par une bande de skin heads, droit sortie d'un cortege 'off' de la fete de Jeanne D'Arc, menee par un petit gros nazillon, patron d'un bar trans' en Allemagne de l'Est, ex-agent de la Stasi a la solde des Yankees, melange paradoxal d'Adolf Hitler et de Goldmember. Elle fait aussi la decouverte, par un truchement pseudo-subversif, de son orientation sexuelle (lesbienne touche-pipi nunuche tendance Dora l'exploratrice, ou Jean-Marc Barr dans Le Grand Bleu decouvrant ingenu qu'il possede un zizi). Finalement, Hanna se refugie a Berlin dans la ferme d'Hansel et Gretel, ou un clown a la retraite est trucide par les skinheads qui le pendent par le gros orteil a une branche de bananier. Hanna zigouille ensuite Fifi Brindacier sur le grand huit pres de la ferme. Et le film se clot. Hannah en caracteres Atari. Ouf! Adaptation et mix post-moderne, tendance blockbuster lourd, de contes populaires, Hanna est en marocain l'anagramme de 'nanar'.
Mis à part le fait que ce soit une jolie adolescente qui soit entraînée pour tuer, ce film ne présente guère d'originalité dans sa trame (quête d'identité, vengeance). Cependant il reste divertissant par ses scènes d'actions très bien filmées et parfaitement mises en musique et par la qualité de son casting notamment Tom Hollander, irrésistible en tueur raffiné.
En un mot : magnifique! Différent, touchant, et TRÈS bien réalisé par Joe Wright ( un grand merci) ce film est excellent. Malgré quelques légères longueurs on ne s'ennuie pas une seule seconde, à voir!
On pouvait s’étonner de voir Joe Wright (Reviens moi, Le soliste) à la « tête » (plutôt « en mains » d’ailleurs) d’un tel projet. Ainsi lors de la première demi-heure ce dernier réussit à nous séduire d’une manière classique et conventionnelle mais inscrivant son film dans un univers prédéfinie et énigmatique. Le film se veut attractif, bien mis en scène et les comédiens trouvent leur place. Arrive ensuite l’étape de la relâche, non à défaut d’un scénario basique mais plutôt d’un virage pris par Wright dans sa réalisation, soporifique, flirtant avec les meilleurs épisodes télévisés de « Hollywood night ». Wright délaisse tout en même temps, ses personnages, son histoire, on arrive même à ressentir un total désintérêt du réalisateur. On le savait paresseux et proche de la collection Arlequin (Reviens moi) mais là c’est une balle dans le pied qu’on se tire en donnant un film de ce genre à un réalisateur n’ayant décidément plus rien à montrer. Wright où le faiseur Hollywoodien dont un accident de parcours nous avait donné une réussite, Orgueil et Préjugés. Restons en là.