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2,0
Publiée le 12 décembre 2012
Après la Libèration, quelques comèdiens interprètèrent le personnage de l'inspecteur Wens qu'avait immortalisè Pierre Fresnay dans "Le dernier des six" et surtout dans le mythique "L'assassin habite au 21" de Clouzot! Succède fadement Frank Villard dans le très moyen film de Maurice Cammage, "L'ennemi sans visage", et ici, Werner Degand, dans "Les atouts de M. Wens" mis en scène par Emile-Georges de Meyst, que l'on peut considèrer comme dècevant! Rien n'y fait, aucun ne parvient à effacer le souvenir de Fresnay et ce n'est les châteaux de cartes imaginaires de Werner Degand qui changeront la donne! Hormis un joli contrechamp sur un château où Claudine Dupuis lit un magazine et d'un dernier quart d'heure plutôt mouvementè sur un port, il n'y a pas grand chose à sauver! Et ce, malgrè la bonne volontè de Louis Salou dont la prestation laisse à dèsirer dans la première partie du film! Mais nettement meilleure dans sa seconde partie, avec un final inattendu mais vite expèdiè...
A Anvers, la discorde entre deux frères jumeaux, l'un bourgeois, l'autre débauché (Louis Salou dans les deux rôles), est arbitrée par l'impertinent inspecteur Wens. Dans cette production franco-belge, la Belgique prête son port d'Anvers, ses seconds rôles inconnus et, parfois, en tendant l'oreille, l'exotisme de son accent wallon. Un intrigue criminelle inattendue prend forme à mi-film, précisément au moment où on commence à se demander quel est le sujet du film. Parce que, franchement, il ne passe rien dans cette première partie, rien qui nous indique en tout cas où l'auteur, le romancier Steeman, créateur de Wens (dont Fresnay est un avatar bien plus intéressant dans "L'assassin habite au 21"), ou le scénariste Jacques Companeez veulent en venir, avec ces bavardages conjugaux d'un côté, chez le frère bourgeois, et les frasques de l'autre frère, Freddy, dans un cabaret pas très bien fréquenté. On n'avance pas. Le film s'anime autour d'un tueur à identifier, vrai-faux suspense, d'ailleurs, parce que gémellité des frères Dolo nous met sur la voie. La mise en scène n'est pas à la hauteur pour faire du sujet un polar surprenant et haletant.