The Master
Note moyenne
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522 critiques spectateurs

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41 critiques
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115 critiques
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65 critiques
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53 critiques
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BabsyDriver
BabsyDriver

99 abonnés 995 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 août 2013
Se développant autour d'une fascinante relation de maître à esclave servie par deux acteurs prodigieux et complémentaires, "The Master" est un film de bout en bout ambigu et incertain, laissant le spectateur, tout comme ses personnages, sans voix face au trouble existentiel qui traverse ce nouveau chef-d'oeuvre de PT Anderson.
matt240490
matt240490

100 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2013
Pour réaliser un film du genre de The Master, il n'y a que Paul Thomas Anderson ou d'autres de cette trempe pour pouvoir tenir le coup. Les thèmes sont intelligents et complexes, les dialogues qui permettent de les retranscrire s'apparent à du Cronenberg, le jeu d'acteur de Joaquin Phoenix et de Philip Seymour Hoffman sont à la hauteur des expressions voulues. Un métrage lourd de sens, qui mélange philosophie, sociologie et interprétation des rêves. Sans doute l'une des productions les moins commerciales de l'année. Le pari est osé, il fallait tenter. Le résultat n'est pas spectaculaire, mais néanmoins correct.
Inglorious_Ben
Inglorious_Ben

92 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 mai 2017
Malgré une interprétation excellente, The Master peine à trouver son rythme. C'est longuet, poussif et souvent dénué d'intérêt. Le papa de There Will Be Blood ne parvient jamais à imposer la maestria présente dans son précédent long métrage. Le sujet est traité avec trop de légèreté et on a bien du mal à en comprendre le sens...
Seemleo
Seemleo

80 abonnés 888 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2013
The Master a le mérite de présenter une facette de la relation Maître-disciple et des liens qui peuvent s'y tisser. Les mécanismes psychologiques de la naissance d'une secte, de la fascination de l'entourage direct pour le gourou se transformant imperceptiblement en fanatisme, sont mis en évidence sans ostentation. La mise en scène et l'écriture du scénario tout en retenue et peu démonstratives, laissent une grande partie du travail de décryptage du coté du spectateur. Reste que la démonstration est bien spécifique et ne peut pas être généralisée à tous rapports Maître-gourou. D'ailleurs, Joaquin Phoenix, le disciple omniprésent à l'écran, surjoue en permanence sur un personnage finalement peu intéressant et plutôt décevant.
nestor13
nestor13

75 abonnés 1 222 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 janvier 2013
Au début des années 2000, une nouvelle secte a vu le jour : celle des adeptes de Paul Thomas Anderson. En effet, un film de ce gourou nous montrant une pluie de grenouilles provoqua une hypnose collective ainsi qu'un recrutement de masse dans cette société non secrète. Quoi de plus naturel, d'ailleurs ? Son personnage prinicpal étant lui-même un membre éminent d'une organisation de ce type peu recommandable. Depuis, cet Anderson toujours en pleine splendeur continue son entreprise de manipulation mentale (et il y a eu du sang) et arrive habilement à faire croire à une bonne partie du monde et de la presse que "The master" est un chef-d'oeuvre. Heureusement, des hommes courageux comme moi résistent et savent bien que cette histoire ne vaut absolument pas tripette. Certes, Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman y sont magnifiques. Mais toute cette entreprise semble vaine, pompeuse, vide. Non, Monsieur Anderson, jamais vous n'arriverez à m'enrôler. Vous m'entendez, jamais !
cris11
cris11

75 abonnés 970 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 novembre 2013
Ce film vaut essentiellement pour son lot d'acteurs superbes (Amy Adams, Philip Seymour Hoffman et Joaquin Phoenix) avec une préférence pour ce dernier qui est ici totalement bluffant dans son personnage d'homme brisé mentalement par la guerre et qui se retrouve influencer et totalement sous la coupe du maître. Le film vaut également pour sa façon de montrer comment un homme doté d'une capacité de persuasion au-dessus de la moyenne parvient à embobiner puis à enrôler des gens paumés. Certains plans sont aussi très bien filmés. En revanche, le rythme du film, beaucoup trop lent, le manque cruel de péripéties ainsi qu'un début de film assez laborieux (j'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce film) ne m'ont pas véritablement fait adhérer à ce film malgré des qualités évidentes.
David S.
David S.

74 abonnés 414 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 janvier 2013
Une déception que ce "Master".
Paul Thomas Anderson, ex-magnifique réalisateur, mais "Magnolia" et "Boogie Nights" semblent loin désormais, rate son film et plonge le spectateur dans un ennui profond. Péché d'orgueil ?
Seules quelques scènes intenses mais éparses rehaussent l'intérêt et nous font sentir que ce film aurait pu être grand. C'est d'autant plus cruel.
La faute peut être à un scénario en roue libre où chaque scène pourrait vivre en parfaite indépendance des autres mais dont la majorité est sans saveur, répétitive et sans substance.
En revanche, Joaquin Phoenix nous délivre une performance hallucinée et habitée dans le rôle de cet ancien marine perturbé par les souffrances psychologiques conjointes de son enfance et de la guerre du Pacifique qui vient de se terminer. Un retour au premier plan de cet brillant acteur brillant qui marque au fer sa présence dans chaque plan à tel point que l'ennui pointe dès qu'il n'apparait pas. Sa présence dévore l'écran.
1ère déception de l'année, d'autant plus frustrante de la part d'un tel réalisateur. 2/5
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2013
Sublime mais déconcertant, THE MASTER déçoit quelque peu, drame psychologique se cherchant trop dans une mise en forme excessivement recherchée et auto-satisfaite. Sans réel souffle, l'ennui pointe le bout de son nez, mais nous insuffle quelque part avec succès l’ambiguïté et le désarroi des personnages. Ses questions restent malgré tout cachées trop profondément, ou bien tout simplement sont-elles mal maîtrisées.
Kubrock68
Kubrock68

58 abonnés 1 349 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2020
Un jeune soldat de la seconde guerre mondiale rencontre un gourou en devenir. Le film imagine les débuts de la scientologie de Ron Hubbard avec ses expérimentations entre la psychanalyse et les sciences du comportement. Mais ce qui domine c’est l’excellence de la réalisation et le jeu des acteurs (phœnix et Philips sont extraordinaires). Les rapports entre les 2 principaux personnages sont complexes et torturés. Le film d’un très grand réalisateur.
Cadreum
Cadreum

63 abonnés 813 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2025
Qui est le film ?
Après l’ambition tragique et minérale de There Will Be Blood (2007), où l’Amérique se rêvait empire par l’extraction, PTA se tourne vers l’après-guerre, moment où un pays victorieux devait pourtant soigner ses fantômes. The Master suit Freddie Quell (Joaquin Phoenix), vétéran alcoolisé et errant, qui croise Lancaster Dodd (Philip Seymour Hoffman), chef d’un mouvement spirituel librement inspiré de la Scientologie naissante. En surface, c’est l’histoire d’une rencontre improbable entre un homme en ruine et un homme en pleine construction. Mais le film promet davantage : non pas une dénonciation simpliste d’un culte, mais une plongée dans la mécanique de l’emprise.

Que cherche-t-il à dire ?
Ce que filme Anderson, c’est autant une lutte entre vérité et mensonge qu’une science de l’attachement. Comment une parole, une voix, peuvent-ils capturer un être perdu ? Comment un sujet brisé trouve-t-il dans la dépendance la forme paradoxale d’un réconfort ? Le film met en tension deux forces : l’errance chaotique de Freddie, corps pur de pulsion, et la rhétorique de Dodd, maître d’une doctrine sans cesse révisée. Entre eux s’installe un lien qui ressemble à une cure, à une amitié, à un amour mais dont la véritable matière est le pouvoir.

Par quels moyens ?
Après-guerre, l’Amérique voit éclore une multitude de pratiques censées réparer les âmes brisées par la guerre : méthodes de self-help, hypnose, spiritualités alternatives. The Master inscrit The Cause au cœur de ce marché du soin de soi, où se mêlent promesses de guérison et stratégies de contrôle. Mais Anderson ne s’arrête pas au contenu de la doctrine : il met en scène la puissance de la forme, la ritualisation obsessionnelle de la relation maître-disciple. Questions répétées, tests du regard, gestes codifiés, tout devient une mécanique hypnotique où la cadence et la contrainte façonnent l’expérience autant, sinon plus, que les croyances elles-mêmes.

Quant aux personnages, Freddie (Phoenix) a un corps contracté, mâchoire en avant se frottant au corps de Dodd (Hoffman) au souffle ample, voix caressante, promesse d’un récit ordonné. Leur lien n’est pas « croyant/convertisseur » seulement : c’est une bourse d’échanges (alcool, protection, amour, récit) où chacun tire de l’autre sa fonction.

Amy Adams incarne la gardienne de la doctrine, celle qui fixe les bornes sexuelles et éditoriales. En toile de fond, elle montre que le charisme n’est rien sans organisation. Le lien entre Freddie et Dodd est triangulé, surveillé, jamais laissé en roue libre.

Tourné en 65 mm, le film agrandit visages et peaux en paysages physiologiques où la croyance se lit dans le souffle et les tics. Phoenix est modelé comme un animal à l’épreuve (épaules avant, bassin en fuite) ; Hoffman comme organe de voix et de sourire. Le pouvoir passe par la physiologie.

Le film déploie trois espaces qui traduisent l’errance et la métamorphose de ses personnages : la mer, d’abord, assimilée à un liquide amniotique où se tisse le lien fondateur, lieu de plasticité où le moi encore informe peut être modelé ; la prison ensuite, théâtre d’un face-à-face symétrique entre cages séparées, où naît la première désidentification, Freddie explosant dans la violence brute tandis que Dodd s’arc-boute dans la maîtrise verbale ; puis enfin le désert et la moto, ligne de fuite infinie où s'exprime une possibilité d’une sortie, sans récit ni maître, juste une pulsion d’illimité.

Paul Thomas Anderson refuse toute ironie, car il filme l’emprise dans sa dimension la plus sincèrement consolante pour un sujet marqué par le traumatisme. Mais il souligne en même temps que ce réconfort ne peut exister qu’au prix d’une soumission et d’un déni de soi, plaçant ainsi le spectateur dans une position d’ambivalence durable, partagé entre la compréhension intime du besoin de se laisser prendre et la lucidité sur ce qu’une telle dépendance implique.

Dodd propose à Freddie une figure de Nom-du-Père de substitution, tandis que Peggy en incarne la loi. L’aboutissement n’est pas une guérison mais plutôt une aptitude renforcée à se dérober : Freddie reprend à son compte des fragments de langage, qu’il rejoue ensuite de manière creuse, comme dans la scène du lit en Angleterre.

Où me situer ?
J’ai adoré The Master parce qu’il m’a semblé inépuisable : chaque plan vibre et chaque relation déborde d’ambivalence. PTA refuse l’ironie facile pour explorer ce que l’emprise peut avoir de réconfortant et de destructeur à la fois. La rencontre entre Dodd et Freddie, entre quête de loi et impossibilité de l’habiter, compose un récit qui n’offre pas de guérison mais une errance magnifiquement filmée, où les personnages comme le spectateur se retrouvent suspendus entre désir de foi et irréductible solitude.

Quelle lecture en tirer ?
Situé entre There Will Be Blood (volonté et extraction) et Phantom Thread (amour et domestication), The Master en constitue le centre, où le pouvoir se déploie à travers l’emprise du récit. On peut alors lire la trilogie comme un triptyque du pouvoir : la ressource (le pétrole), le récit (la Cause), l'intime (le régime domestique). Trois dispositifs distincts mais convergents, tous conçus pour façonner et contraindre des existences. Et ce que propose ce film propose, c'est une expérience de pensée : que se passe-t-il quand nous nous laissons parler, toucher, cadrer par un maître ? Et qu’arrive-t-il, ensuite, si nous osons enfourcher la moto et disparaître au loin ?
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 142 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 février 2020
Le jeu de Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman est remarquable mais l'ensemble du film manque de liant.
Tendax_montpel
Tendax_montpel

42 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2013
Avec Paul Thomas Anderson, je m'attendais à un film singulier, voire bizarroïde... Je n'ai pas été déçu, on est bien dans ce registre... J'aurai probablement besoin de plusieurs visionnages pour saisir le sens profond de cette histoire... Reste que le soin consacré à chaque plan, comme les talents de Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman, suffisent à faire un grand film...
guillermo_go
guillermo_go

40 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2013
Qui est le plus fou des deux? Qui à le contrôle? Une réflexion prenante sur le cinéma et sur l'amérique. Incarnés par deux acteurs à la précision chirurgicale et hyper créatifs, ces personnages habités nous tiennent à chaque plan dans une violente quête existentielle vers leur liberation.
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2013
Peut-être un manque de colonne vertébrale pour ce film qui aurait pu être un bon thriller psychologique. L'arrière goût n'ai pas mauvais mais Philip Seymour Hoffman surjoue (ce n'est pas la première fois). L'ensemble manque de structure et donc génère l'ennui. Dommage pour Joaquin Phoenix qui ne peut sauver le film à lui tout seul.
bedsouin
bedsouin

36 abonnés 177 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 janvier 2013
Paul Thomas Anderson s'affranchit définitivement de tous ses modèles avec son premier chef d'oeuvre, film dense, émouvant, dérageant. La concurrence est rude cette année aux oscars, et Phoenix aura sûrement eu la malchance de croiser la route de Denzel Washington cette année. Mais concernant l'absence de ce film dans les catégories maîtresses (film et réalisateur), j'avoue que j'ai du mal à comprendre. Il est rare qu'on se dise, après avoir vu un film, qu'il n'y a pas assez d'étoiles pour le noter. "The master" en fait partie.
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