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afrr44
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2,0
Publiée le 14 mars 2013
La filmographie de P. T. Anderson me rend de plus en plus perplexe... Hormis une image superbe, je n'accroche pas du tout à son récit. Les acteurs ont beau y être parfait, ça ne décolle pas!
PT Anderson se perd dans sa magnifique mise en scène et n'arrive pas a crée l'intérêt malgré les prestations incroyables de ses acteurs . Pour moi vu le sujet , ça manque de prise de risque.
j adore day lewis mais franchement l oscar ils auraient du le donner a joachin phoenix sont role est tellement complexe et il le fait si remarquablement bien c est de l injustice de pasz lui avoir donne sinon bon film filme a la there will be blood sur la fondation de l eglise scientologique
The Master fait partie de ces films que je n'ai pas envie de descendre, car l'intention première est vraiment bonne à ne pas en douter. On sent chez Paul Thomas Anderson, réalisateur dont j'avais vraiment apprécié le There Will Be Blood que je surcôte par rapport à mes éclaireurs, une certaine rigueur cinématographique, la volonté d'élaborer un vrai scénario, d'installer une ambiance, de diriger des acteurs.
Le problème vient que ce dernier film est très académique. A tous les plans, ce film n'arrive pas à nous surprendre. C'est la dessus que je baserai principalement ma critique. The Master est très bien filmé : jolies mouvements de caméra, grain 65 mm qui rappel les vieilles photos, jeu subtil sur la lumière. Pour autant rien d'extraordinaire, pas une mise en scène intuitive qui aurait pu appuyer plus profondément la psychologie des personnages, nous faire entrer dans leurs cerveaux. C'est propre, c'est lisse, mais ca manque clairement de folie. La musique appuie bien les scènes, son utilisation est toujours pertinente. Encore une fois cependant, on peut trouver une bande sonore similaire dans nombre de films. Les acteurs sont convaincants, même très justes dans leurs rôles. Joaquin Phoenix est un bon alcolo tourmenté... Philip Seymour Hoffman l'exemple typique du tyran sympathique... bref, très bons dans ce que l'on attendait d'eux. Le scénario traite parfaitement son sujet, la secte, avec ses éléments principaux : humiliation de l'autre, omniprésence du sexe, flatter l'égo dans les moments propices, pousser à la folie, asseoir sa domination. Tout ce qu'on attendait, oui. Mais rien qu'on attendait pas.
Folie, folie, voila ce qu'il manque à Paul Thomas Anderson pour le coup. Le sujet est parfaitement traité, le cinéma parfaitement respecté, mais jamais rien n'est bousculé. Rien n'est en soit critiquable, parce que tout est maîtrisé. Pour lui rendre justice, disons que c'est un film fort agréable, plaisant et instructif, sans aucun défaut si ce n'est la fin foiré. Du bon cinéma qui ne s’avérera pas éprouvant pour ceux qui acceptent sans problème le rythme lent, les longs discours - ici essentiels pour montrer le pouvoir de fascination qu'exerce Hoffman par ses paroles incohérentes -, la belle photographie et l'image.
Le nouveau film de Paul Thomas Anderson est de loin son film son plus atypique: passé outre la beauté des plans, et le savoir faire indéniable du réalisateur, on peut trouver le temps long. On peut penser que certaines scènes sont véritablement interminables. Mais voilà: ces longueurs sont nécessaires et au final,le film démontre avec brio les méthodes de "la Cause",et on ressort de la salle véritablement impressionné. Les acteurs sont prodigieux: Amy Adams,parfaite, Philip Seymour Hoffman, l'un des plus grands acteurs américain actuel, livre ici une immense prestation,dans la rôle du très charismatique chef de la cause qui ne supporte pas qu'on remette sa vérité en question,et Joaquin Phoenix, habité,déchaîné,bestial, qui compose une prestation tétanisante et véritablement inoubliable.
Chacun des plans de the master sont une véritable splendeur, Paul Thomas Anderson réalise son film avec une maestria que bien peu de cinéastes n’atteindront jamais,même après des années passées derrière une camera. C'est incroyablement maitrisé mais ce n'est absolument pas figé,chaque intention fonctionne à la perfection. Paul Thomas Anderson fait parti de ces très rares cinéastes qui une fois l'excellence touchée arrivent encore à continué leur progression.
La perfection artistique réussie pour "The Master" réalisé par Paul Thomas Anderson. Cette rencontre formidable entre un ancien combattant en perte de repère dans la société américaine d'après guerre du pacifique et "Le maitre", un personnage se disant multifonctions dirigeant une secte (Même si ce terme n'est jamais utilisé) nous mène dans un univers poétique reposant faisant penser au spleen baudelairien. Le réalisateur réalise des cadrages parfaits, dans des décors magnifiques. Tous les acteurs usent d'un très bon jeu pour nous offrir ce très beau récit d'après guerre malgré quelques longueurs.
L'immense, que dis-je, le prodigieux Paul Thomas Anderson est de retour. 5 ans après le somptueux There Will Be Blood, voilà le cinéaste génial de retour avec ce The Master. Récit d'un déglingué de la vie et de son mentor, pour ne pas dire gourou, The Master n'est pas anodin. Drame de l'existence, métaphore filée de l'assujettissement moral et physique, ce long-métrage très austère parvient, grâce à une mise en scène sublime, à tutoyer la perfection formelle.
La seconde guerre mondiale vient de se terminer, laissant le pays exsangue. Freddie est un homme cassé, alcoolique et en proie à une folie qui le pousse dans ses derniers retranchements. Bientôt, il fait une étrange rencontre, Lancaster Dodd, appelé Le Maître, sorte de gourou qui va devenir son mentor...
The Master est-il, à l'image de Paul Thomas Anderson, destiné à n'être apprécié que par la presse élitiste ? Il est vrai que ses choix artistiques sont déstabilisants mais quand on fait fi de cette contemplation statique, on perçoit la grandeur, le génie qui affleure dans chaque plan de son film, dans chaque oeuvre qu'il nous a donnée. The Master n'est pas le simple récit d'un pays qui se reconstruit difficilement, c'est surtout l'histoire d'une rencontre improbable et d'une recherche intérieure. Ce film bénéficie de tout le talent de son auteur : reconstitution élégante, esthétisme superbe, un 70 mm parfait et une direction d'acteurs inspirée. Joaquin Phoenix, il y a du Daniel Day-Lewis en toi. Sa performance est juste énorme. Entre des plans séquences magnifiques, une bo grandiose et une photographie exceptionnelle, The Master est un film digne de louanges. Attention, c'est très lent. 4,5/5
Je n'aime décidément pas le travail de ce réalisateur. Ses films sont d'un nombrilisme tordu et il nous a déjà fait le coup dans "There will be blood". D'ailleurs pour sa musique, il s'est pas trop fatigué et n'a fait que reprendre les mêmes accords insupportables qui peinent à donner une dimension de folie à des scènes bien vides. The Master, encensé par les critiques, est d'un prétentieux rare et d'un ennui mortel. Même Phoenix, que je trouve portant brillant, reste bien lisse malgré ses nombreuses mimiques et son regard ankylosé. Je n'ai pas voulu subir plus de 20 minutes car non seulement l'émotion est absente, tout comme l'intrigue d'ailleurs, mais en plus les personnages sont impénétrables. Leréalisateur a dû se faire plaisir tout seul (ainsi qu'à une poignée de critiques) en pensant exploiter son thème de manière originale. C'est vraiment épuré (et oh! grand paradoxe) mais néanmoins bien lourd et d'un narcissisme assez écœurant. Une belle photo pour une vraie daube faussement psychologique.
Après une première partie tout simplement grandiose, le film s’essouffle un peu pour retomber dans une forme plus classique. Anderson prend son temps pour filmer, le rythme est posé et les plans méticuleusement cadré ce qui provoque une ambiance étrangement oppressante. Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman sont tous les deux incroyables de justesses. On est pas passé loin du chef-d'oeuvre...
D'accord, c'est un peu long. Mais voir J. Phoenix dans tous ces (ses) états ; c'est sublime! Il est simplement monstrueux : les attitudes, les regards, le travail de posture...top! Un acteur atypique et n'est ce pas là la définition même d'un bon acteur?
Je continue de dire non à Paul Thomas Anderson. Le soit disant prodige du nouveau cinéma américain est - pour moi - un imposteur qui n'a fait qu'un bon film : Punch Drunk Love. Avec The Master, il s'enfonce dans une veine de son cinéma que je n'aime pas. Ca se veut faire du grand cinéma (après tout, peut-on le lui reprocher ?) mais ça ne l'est pas. Son film ne raconte absolument rien et sa mise en scène empêche complètement de faire passer la folie qu'il voudrait faire incarner par ses personnages. Pire, il s'est entouré de trois bons acteurs (Phoenix, Seymour Hoffman et Adams) et trouve le moyen d'en rendre certains franchement mauvais (Phoenix qui cabotine tellement qu'il est impensable de ne pas croire que ce n'est pas là le désir de Paul Thomas Anderson). The Master ne va jamais nul part et confirme que Paul Thomas Anderson oublie que maîtrise totale ne garantit pas forcément de faire un film réussi.
Je comprends soudain pourquoi Joaquin Phoenix avait l'air si dépité lors de la remise des oscars!!... Son interprétation remarquable aurait du lui valoir effectivement quelque chose... Quand au travail d'Anderson, il est toujours aussi surprenant et déconcertant, mais franchement réussi encore une fois... Peut être même encore plus ici qu'avant! Une vraie réflexion, une analyse personnelle mais passionnante... Bref, du très bon travail à tous niveaux... Merci;-