The Master
Note moyenne
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521 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2026
Avec The Master, Paul Thomas Anderson explore la relation de pouvoir comme une dépendance mutuelle, entre fascination et domination. La mise en scène, d’une précision hypnotique, privilégie les cadres serrés et les face-à-face pour faire surgir la tension psychologique. Joaquin Phoenix livre une performance habitée, corps disloqué et regard fuyant, face à l’assurance trouble de Philip Seymour Hoffman. Anderson évite toute explication univoque, laissant le film flotter dans une ambiguïté morale persistante. Une œuvre dense et troublante, où la quête de sens se heurte à l’irrationalité des croyances.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

4 abonnés 308 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2026
Dans les années 1950, Freddie Quell revient en Californie après avoir combattu dans le Pacifique. Alcoolique, il n'arrive pas à contrôler ses excès de violence. Dur le retour à la vie civile, se réinsérer dans la société qui elle a évoluée et ne vous à pas attendu pendant votre absence, surtout quand on a un penchant pour l'alcool. Jusqu'à ce que quelqu'un vous tende la main et vous fait comprendre que vous avez une existence. Freddie sera l'ami et le cobaye d'un prétendu idéologue, pseudo scientifique, qui par l'hypnose régressive fait croire qu'on peut rebâtir une vie en communauté plus saine en refusant de rabaisser l'homme à un animal. L'Homme cet être supérieur en tout puisqu'il est un esprit dans une enveloppe charnelle qui voyagerait dans le temps. Il se fait appeler Maître, et lui même finit par ne plus croire à ses sermons. C'est son entourage qui s'endoctrine pour sa Cause et fera prospérer les finances d'une secte en devenir. Deux hommes au milieu de tout ça qui se lient d'amitié et se perdent dans leur vie personnelle. Et nous, on s’ennuie dans le rythme lancinant de ce film qui nous traîne dans les décors d'une Amérique d'après guerre. Ma note sera de 2,71 sur 5. Parce que la complicité de ce gourou et de ce vétéran est aussi complexe que les méandres de ce scénario, trop lent.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2025
Un film hypnotique, dense et magnifiquement interprété. La mise en scène précise crée une tension sourde qui capte du début à la fin, et la relation au cœur du récit fascine par sa complexité. C’est exigeant mais profondément marquant, avec une puissance émotionnelle qui continue de résonner longtemps après.
LaFouine
LaFouine

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2025
Librement inspiré, sans le dire, de l'histoire de l'église de scientologie.
Les deux acteurs principaux sont au top. Philipe Seymour Hoffman dans la peau du "gourou" et Joaquin Phoenix méconnaissable dans le rôle d'un rescapé de la guerre, instable psychologiquement.
Tout est joué en finesse, et la relation entre les deux hommes est présentée de manière sensible et puissante à la fois. L'emprise du Maître sur son disciple le rend d'autant plus poignant et attachant (le disciple).
Nath Visuals
Nath Visuals

84 abonnés 279 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 novembre 2025
"Au moins dans les films de 1h10, je n'ai pas le temps de m'ennuyer". Qu'est-ce que j'ai pensé à cette phrase dite par Quentin Dupieux qui parle de son ennuie lorsqu'il voit un long film.
Cela ne veut pas dire que tous les longs films sont ennuyeux, mais que quand un film est ennuyeux, s'il ne dure que 1h10, ça va.

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais je n'ai rien compris à ce film. On parle de l'évolution mentale d'un homme qui va dans une secte et voilà, c'est tout ce que j'ai retenu. J'ai par contre bien aimé la scène dans la prison qui pour moi est la meilleure et la plus drôle du film et j'ai aussi aimé la scène de moto.
Voilà sinon Joaquin Phoenix joue extrêmement bien, comme d'habitude, d'ailleurs aucun acteur n'est mauvais mais juste l'histoire...
Tout est bon techniquement, au niveau du jeu... Mais quand l'histoire ne nous intéresse pas, ça ne sauve rien.

C'est long, très long, beaucoup trop long, c'est vulgaire et c'est le deuxième film que je vois de Paul Thomas Anderson (après "One battle After another") et je sens que je ne vais vraiment pas aimer sa filmographie. D'ailleurs dès les 10 premières minutes du film, j'ai senti que la séance allait être très longue.
Taahz
Taahz

2 abonnés 305 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2025
La performance de Joaquin Phoenix est à saluer dans cette œuvre maîtrisée traitant entre autres de la relation d'une âme égarée avec un gourou interprété par nul autre que le grand Philip Seymour Hoffman.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2025
Le réalisateur Paul Thomas Anderson s’inspire librement de la vie du fondateur de la scientologie pour livrer cette œuvre étrange, aussi déroutante que fascinante sur la manipulation de l’esprit et la domination psychologique. Incarné par un casting composé notamment de Joaquim Phoenix et Philip Seymour Hoffman livrant chacun des prestations hors normes. D’une absolue maitrise technique « The Master » pêche parfois par le caractère alambiqué et opaque de son récit.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2025
Voilà quelque chose d'intéressant sur le papier. Paul Thomas Anderson s'essaie à un film plus intellectuel dans sa forme, variant les sujets via la scientologie. Avec le personnage de Joaquin Phoenix, traumatisé par la 2nde Guerre Mondiale, le réalisateur nous plonge dans ses doutes et la difficulté de revivre en société. C'est grâce au groupe "La Cause" que ce personnage va renaître et vivre une toute autre expérience. C'est un film réussi dans son ensemble, aidé par les performances de ces acteurs/actrices. Le film joue beaucoup sur ces personnages, les rendant crédibles aux yeux des spectateurs tout comme le personnage de Joaquin Phoenix ; C'est intéressant, fascinant et reflète un endoctrinement faillible. Surprenant
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2025
Très travaillée, la mise en scène cherche, par ses variations, à redoubler l'effet du maître sur son disciple: hermétique mais fascinant. A partir du parcours chaotique d'un être traumatisé, malmené, psychotique, l'intrigue illustre comment le discours optimiste, collectif, dynamique d'un mouvement sectaire (scientologie ou pas) peut attirer des gens perdus. Cependant le récit se centre autant sur les patients (Joaquin Phoenix sur le fil) que sur le gourou (Philip Seymour Hoffman parfaitement crédible) donnant l'illusion d'une vie de famille harmonieuse dans une rue pavillonnaire alors qu'un fils désabusé voit clair en lui et que son épouse tire certaines ficelles. Empruntant au thriller psychologique, ce drame distille un certain malaise par la rencontre entre la noirceur du héros et l'atmosphère (cal)feutrée de son asile où même le mentor souffre de ses propres angoisses (ce qui ajoute à l'ambiguïté du propos). Un écrin glacé qui ne laisse pas de marbre...
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2025
Qui est le film ?
Après l’ambition tragique et minérale de There Will Be Blood (2007), où l’Amérique se rêvait empire par l’extraction, PTA se tourne vers l’après-guerre, moment où un pays victorieux devait pourtant soigner ses fantômes. The Master suit Freddie Quell (Joaquin Phoenix), vétéran alcoolisé et errant, qui croise Lancaster Dodd (Philip Seymour Hoffman), chef d’un mouvement spirituel librement inspiré de la Scientologie naissante. En surface, c’est l’histoire d’une rencontre improbable entre un homme en ruine et un homme en pleine construction. Mais le film promet davantage : non pas une dénonciation simpliste d’un culte, mais une plongée dans la mécanique de l’emprise.

Que cherche-t-il à dire ?
Ce que filme Anderson, c’est autant une lutte entre vérité et mensonge qu’une science de l’attachement. Comment une parole, une voix, peuvent-ils capturer un être perdu ? Comment un sujet brisé trouve-t-il dans la dépendance la forme paradoxale d’un réconfort ? Le film met en tension deux forces : l’errance chaotique de Freddie, corps pur de pulsion, et la rhétorique de Dodd, maître d’une doctrine sans cesse révisée. Entre eux s’installe un lien qui ressemble à une cure, à une amitié, à un amour mais dont la véritable matière est le pouvoir.

Par quels moyens ?
Après-guerre, l’Amérique voit éclore une multitude de pratiques censées réparer les âmes brisées par la guerre : méthodes de self-help, hypnose, spiritualités alternatives. The Master inscrit The Cause au cœur de ce marché du soin de soi, où se mêlent promesses de guérison et stratégies de contrôle. Mais Anderson ne s’arrête pas au contenu de la doctrine : il met en scène la puissance de la forme, la ritualisation obsessionnelle de la relation maître-disciple. Questions répétées, tests du regard, gestes codifiés, tout devient une mécanique hypnotique où la cadence et la contrainte façonnent l’expérience autant, sinon plus, que les croyances elles-mêmes.

Quant aux personnages, Freddie (Phoenix) a un corps contracté, mâchoire en avant se frottant au corps de Dodd (Hoffman) au souffle ample, voix caressante, promesse d’un récit ordonné. Leur lien n’est pas « croyant/convertisseur » seulement : c’est une bourse d’échanges (alcool, protection, amour, récit) où chacun tire de l’autre sa fonction.

Amy Adams incarne la gardienne de la doctrine, celle qui fixe les bornes sexuelles et éditoriales. En toile de fond, elle montre que le charisme n’est rien sans organisation. Le lien entre Freddie et Dodd est triangulé, surveillé, jamais laissé en roue libre.

Tourné en 65 mm, le film agrandit visages et peaux en paysages physiologiques où la croyance se lit dans le souffle et les tics. Phoenix est modelé comme un animal à l’épreuve (épaules avant, bassin en fuite) ; Hoffman comme organe de voix et de sourire. Le pouvoir passe par la physiologie.

Le film déploie trois espaces qui traduisent l’errance et la métamorphose de ses personnages : la mer, d’abord, assimilée à un liquide amniotique où se tisse le lien fondateur, lieu de plasticité où le moi encore informe peut être modelé ; la prison ensuite, théâtre d’un face-à-face symétrique entre cages séparées, où naît la première désidentification, Freddie explosant dans la violence brute tandis que Dodd s’arc-boute dans la maîtrise verbale ; puis enfin le désert et la moto, ligne de fuite infinie où s'exprime une possibilité d’une sortie, sans récit ni maître, juste une pulsion d’illimité.

Paul Thomas Anderson refuse toute ironie, car il filme l’emprise dans sa dimension la plus sincèrement consolante pour un sujet marqué par le traumatisme. Mais il souligne en même temps que ce réconfort ne peut exister qu’au prix d’une soumission et d’un déni de soi, plaçant ainsi le spectateur dans une position d’ambivalence durable, partagé entre la compréhension intime du besoin de se laisser prendre et la lucidité sur ce qu’une telle dépendance implique.

Dodd propose à Freddie une figure de Nom-du-Père de substitution, tandis que Peggy en incarne la loi. L’aboutissement n’est pas une guérison mais plutôt une aptitude renforcée à se dérober : Freddie reprend à son compte des fragments de langage, qu’il rejoue ensuite de manière creuse, comme dans la scène du lit en Angleterre.

Où me situer ?
J’ai adoré The Master parce qu’il m’a semblé inépuisable : chaque plan vibre et chaque relation déborde d’ambivalence. PTA refuse l’ironie facile pour explorer ce que l’emprise peut avoir de réconfortant et de destructeur à la fois. La rencontre entre Dodd et Freddie, entre quête de loi et impossibilité de l’habiter, compose un récit qui n’offre pas de guérison mais une errance magnifiquement filmée, où les personnages comme le spectateur se retrouvent suspendus entre désir de foi et irréductible solitude.

Quelle lecture en tirer ?
Situé entre There Will Be Blood (volonté et extraction) et Phantom Thread (amour et domestication), The Master en constitue le centre, où le pouvoir se déploie à travers l’emprise du récit. On peut alors lire la trilogie comme un triptyque du pouvoir : la ressource (le pétrole), le récit (la Cause), l'intime (le régime domestique). Trois dispositifs distincts mais convergents, tous conçus pour façonner et contraindre des existences. Et ce que propose ce film propose, c'est une expérience de pensée : que se passe-t-il quand nous nous laissons parler, toucher, cadrer par un maître ? Et qu’arrive-t-il, ensuite, si nous osons enfourcher la moto et disparaître au loin ?
Perdican54
Perdican54

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 juillet 2025
Un film tellement boursouflé de prétention et si indigent formellement que je me souviens être sortie de la séance de ciné avec un mal d'estomac si fort qu'on a dû appeler le médecin (histoire absolument véridique ! Il m'a confirmé que c'était le stress... ). Quelle angoisse, ce film. J'avais envie de l'aimer: bons acteurs, bon sujet, bon réalisateur (a priori). Le résultat est d'une nullité infinie. Le pire, c'est ce real persuadé d'être en train de filmer un chef d'oeuvre alors qu'il ne sait jamais où poser sa caméra. Tout sonne faux. Tout est toc. Du carton pâte. Pas une once d'intelligence dans la mise en scène. Aux oubliettes, svp.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2025
Un film assez abrupt, esthétiquement très puissant, rempli de fulgurances, de moments de grâce, mais aussi comportant beaucoup de redondances et de longueurs. Le personnage du héros principal, Freddie, est de toute façon très complexe ; une sorte de paranoïaque, traumatisé par son expérience de la seconde guerre mondiale, et aussi un peu obsédé sexuel, mais qui n’arrive pas à assumer son penchant. Sa rencontre avec cette sorte de gourou, au tout début de la création de la secte, quand il avait encore très peu d’adepte, va changer sa vie. Tout d’abord attiré par ces séances d’hypnose, et d’introspection, il se prendra vite d’admiration puis de dévotion pour le gourou. Relation presque filiale, complexe car ils ne sont pas du même milieu social, the Master étant plutôt de la « high society »maitre de cérémonie d’exercice de psycho, d’analyses, de jeux de rôles .Dans la dernière partie le Master essaye de « domestiquer » Freddie, avec un exercice répétitif, d’aller- retour, fenêtre -mur de bois , dans une pièce, enfermé, c’est un peu long , mais puissant. Très belle scène aussi de « lâcher prise » dans un désert superbe, style « Vallée de la mort », ou chaque individu doit partir au loin en moto tout en fixant un point à l’horizon et revenir. Superbe séquence. Très belle scène aussi de séance de Psy collective où Freddie rêve toutes les femmes nues. Bien sûr les deux acteurs principaux sont exceptionnels, Joaquin Phoenix, habité , hystérique , parfois presque dément( certains diront qu’il joue toujours le même rôle , son propre personnage, mais moi j’admire la performance ), et Philip Seymour , excellent, un de ses meilleurs rôles en gourou machiavélique et charismatique. Amy Adams, toujours charmeuse est ici ensorceleuse, un peu perverse , qui accompagne et épaule son mari dans la construction de la secte. Un grand moment de cinéma , parfois un peu austère.
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 novembre 2024
Je suis passé à côté de The Master. Ca s'annonçait pourtant bien, Paul Thomas Anderson aux commandes et Philip Seymour Hoffman, Joaquin Phoenix, Amy Adams et Rami Malek au casting, le tout traitant de l'emprise sordide des sectes et des gourous sur les adeptes. Mais avec des dialogues vides, une mise en scène pas toujours percutante, un rythme un peu lent parfois et des scènes qui s'étirent, avec des personnages pas tous attachants et des idées avancées qui ne vont finalement nulle part... Le potentiel était présent mais au final, il n'en est rien.
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2024
Chef-d’œuvre absolu… C’est large et ambitieux comme un grand roman, porté par un souffle narratif mystérieux et historique. Cela commence à la fin de la Seconde Guerre mondiale et s’étale sur des années. C’est non-explicatif et puissant, parfois onirique. L'alcool est un thème important, comme les sectes, mais le film garde toujours son mystère.

Les immenses performances des acteurs élèvent le film. Phoenix, Hoffman, Amy Adams... C'est magique. La Parole est ici d’une importance primordiale. Les dialogues/scènes légèrement poétiques/cryptiques sont partout. La partition tendue de Jonny Greenwood est en phase avec la nervosité de l’interprétation de Phoenix et la force de la mise en scène d’Anderson.

Pas d'Oscar pour ça ? Ils ne savent pas ce qu’est le cinéma.
Théotimgo
Théotimgo

3 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 juin 2024
Le seul intérêt c'est le casting et la beauté des plans. Ennui total, le rythme est lent et l'histoire sans grand intérêt. Mais que font des acteurs de cet envergure sur un navet pareil?
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