The Master
Note moyenne
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521 critiques spectateurs

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Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2022
La relation entre un marin alcoolique et violent traumatisé par la seconde guerre mondiale et un penseur très charismatique, très inspiré par le fondateur de la scientologie.
Un film fascinant, servi par une réal virtuose avec certaines scènes folles, et porté par deux acteurs en état de grâce. 4,25
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 février 2014
J'avoue que les derniers films de Paul Thomas Anderson ont tendance à me laisser en rade mais ça passait tout de même car quelques véritables éclairs réussissaient toujours à me maintenir in-extremis à la surface. Mais là j'ai bu plusieurs fois la tasse avec "The Master"...
Qu'est que veut prouver ici Anderson ??? Qu'il sait diriger les acteurs comme personne ??? En effet, s'il y a bien une chose de positive à retenir ici ce sont les performances énormes de Joaquin Phoenix et du très regretté Philip Seymour Hoffman. Ici les vrais maîtres sont Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman.
Qu'il raconte les histoires d'une manière radicalement différente par rapport aux autres réalisateurs ??? Ben ça fait depuis son premier film qu'il l'a montré mais contrairement à ses premiers films (dont l'exemple le plus brillant est l'admirable "Boogie Nights" !!!) il veut tellement ici ne pas raconter une histoire comme les autres qu'il en oublie au final de raconter une histoire, ce qui est d'autant plus dommage que l'idée de départ était superbe. Au passage, les personnages secondaires sont désespérants inexistants (on est loin de la grande richesse à ce niveau-là de "Boogie Nights" et aussi de "Magnolia" !!!), pratiquement juste des figurants...
Qu'il filme comme personne ??? A part l'utilisation du 65 mm qui permet de mieux voir certains détails, rien de spécial par rapport au reste de son oeuvre.
Ce film n'apporte rien au réalisateur, au contraire, ni au spectateur qui s'ennuie devant ce qui apparaît comme une coquille vide... Je veux que le Paul Thomas Anderson des années 90 revienne.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 janvier 2014
Ébloui par le blanc immaculé du soleil au zénith dans le désert. Noyé par le bleu de l’océan à bord du yacht du Maitre. Transcendé par le vent lors du raid en moto de Freddie l’insolent vétéran meurtri dans sa chair en quête de bonheur … La photographie et les plans que nous propose Paul Thomas ANDERSON sont aussi envoutants et troublants que le thème de son œuvre la cause.

Dans ce paysage vaste et contemplatif des US qui contrastent avec l’intimité inquiétante du groupe sectaire, se dévoilent des personnalités à la fois attachantes, et écœurantes. A aucun moment le réalisateur ne juge, ils dirigent brillamment ce trio d’acteurs (X, R HOFFMAN, A. ADAMS ) en grâce nous offrant un instant du rire coupable teinté de pitié, un instant de l’évasion accompagné de bravoure.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 janvier 2014
Sur le papier, ce film avait toutes les cartes en mains pour devenir le nouveau chef d'œuvre de Paul Thomas Anderson. Malheureusement, après une première partie assez convaincante racontant la déchéance d'un homme brisé psychologiquement, The Master s'enlise dans une critique finalement assez vaine de l'église de scientologie. C'est superbement mis en scène et magnifiquement interprété, mais la narration erratique et le manque global d'enjeu finissent par lasser. Moins puissant et intéressant que les œuvres habituelles du cinéaste, The Master ressemble fort au premier faux pas d'un artiste jusqu'ici irréprochable.
Raphaël O
Raphaël O

184 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2014
Un très bon film traitant des adeptes d'une secte tombés sous la coupe du "Maître" et jusqu'où ils sont prêt à aller pour servir leur cause.
C'est un scénario assez difficile car on peut se sentir quelque peu perdu par moment...ce qui le rend encore plus étrange.
Joaquin Phoenix est excellent en vétéran de la guerre du Vietnam !
Vutib
Vutib

155 abonnés 701 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2014
Il aura fallu attendre 5 longues années afin que Paul Thomas Anderson donne suite à son mémorable « There Will Be Blood ». Proposant là encore une fresque historique, le réalisateur américain nous livre un travail une fois de plus remarquable, rempli de fines subtilités. « The Master » dresse le portrait d’un homme psychologiquement fragile (Joaquin Phoenix), accro à la gnôle, chassant son passé de vétéran afin de livrer ses sentiments écorchés à un grand gourou, « le maître » (Philip Seymour Hoffman), étrange meneur d’une secte illuminée. Derrière cette description grossière s’abrite un fleuve de contrastes tantôt délicats, osés, mais toujours pertinents et rendant cette œuvre extrêmement consistante, surprenante. Muni d’un maillage psychologique impressionnant et d’une réalisation très soignée, « The Master » conte avec poésie le parcours chaotique d’âmes blessées, égarées dans les âpres flots de la vie. Joaquin Phoenix délivre une prestation hallucinante (quel acteur formidable qui, comme les bons vins, se bonifie avec le temps !). Son personnage abrite une palette d’émotions stupéfiantes, orchestrées avec brio, constituant le pivot du film, l’épine dorsale de toute la magie vaporeuse et tenace que prodigue cette œuvre. Philip Seymour Hoffman est génial, transpirant un charisme emprunt de folie. Les seconds rôles ne sont pas de reste (Amy Adams…). Certaines séquences forcent le respect tant elles cumulent une charge émotionnelle puissante et impalpable (la scène expérimentale d’interrogatoire entre Freddie et Lancaster, le passage en moto etc.). « The Master » puise toute sa force dans une intrigue originale et psychologiquement très fournie, le tout servi par des acteurs d’exceptions, encadrés par une réalisation sans faille. Cette œuvre a de forts relents de chef d’œuvre, et est dotée d’une mélancolie et d’une intelligence que beaucoup de cinéphiles n’oublieront pas d’aussi tôt.
Legid
Legid

43 abonnés 719 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 janvier 2014
The Master est le premier film de Paul Thomas Anderson qui ne fait pas l'unanimité après les très bons There will be blood, Magnolia ou Boogie Nights. Et force est de constater que cette non unanimité est méritée, le film étant assez décevant.
Si on retrouve toujours cette maitrise formelle de PT Anderson au travers d'une réalisation toujours inspirée et classe, bien aidée par une belle photographie (certains plans sont d'ailleurs magnifiques à l'image de celui ou Joaquin Phoenix cours dans le champ ou ceux à moto), on ne peut pas en dire autant du scénario.
Racontant comment après la 2e Guerre Mondiale, un homme perdu va se laisser embrigader par un gourou charismatique, Anderson cherche à raconter la montée en puissance d'une secte et en particulier la Scientologie. Cependant, on ne retrouve jamais les rouages et les coulisses de cette secte. Jamais on n'en apprendra sur cette secte hormis les séances de manipulation de l'esprit et les croyances associées.
Il est alors franchement frustrant de constater que l'on passe à côté d'un film qui aurait pu nous en apprendre beaucoup mais qui, au final, reste bien trop superficiel.
Quand aux personnages, leur évolution est semblable, ceux-ci restant à peu de chose près identiques du début à la fin.
Pourtant, l'interprétation de l'ensemble des acteurs est remarquable avec en tête Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman totalement impliqués et parfaitement dirigés.
The Master est donc un film qui au final ne raconte pas grand chose mais qui réussi cependant à retenir l'attention par sa réalisation et son interprétation de grande classe. Mais est-ce suffisant pour en faire un bon film ? Pas sur !
Comme disait un certain Jean Gabin, "Un bon film c'est une bonne histoire, une bonne histoire et encore une bonne histoire".
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 janvier 2014
Un film en guise de confirmations. La première : l’excellent Joaquin Phoenix est beaucoup trop rare au cinéma. La seconde : Paul Thomas Anderson est un metteur en scène très talentueux mais ses films risquent de laisser beaucoup de monde sur le côté. Si The master n’est – heureusement ! - pas aussi long que There will be blood, il est aussi moins prenant de par son sujet un peu moins intéressant. L’histoire se suit toutefois avec plaisir, en grande partie grâce à ses acteurs : Joaquin Phoenix donc, mais aussi Philip Seymour Hoffman et surtout une épatante Amy Adams.
lorenzo fly
lorenzo fly

32 abonnés 818 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 décembre 2013
On retrouve dans "The master" le style Anderson sans aucun doute avec de long scénario et une psychologie assez complexe. Néanmoins dans celui-ci on se demande quel est l’intérêt à faire ce film...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 décembre 2013
The Master confirme s'il en était besoin, le talent de Paul Thomas Anderson. La réalisation est sublime, la photo est proprement saisissante. Quels paysages sublimes nous sont offerts dans ce film tourné en 70 mm. Le sujet quand à lui est assez vaporeux, diffus, pas assez maîtrisé semble-t-il. On peine à comprendre où mène cette fuite en avant du héros incarné par Joachim Phoenix. Comme son précédent film, The Master offre à PTA l'occasion d'une critique violente envers la religion aux Etats-Unis. Mais s'il est un élément qui empêche The Master d'être un chef d'oeuvre, c'est surtout l'ennui que fait endurer le film sur 2h17. Ce ne sont pourtant pas les acteurs qui nous plongent dans cette léthargie, puisque Philip Seymour Hoffman et Joachim Phoenix sont absolument grandioses. Connaissant PTA, je dirais que son envie de grandeur l'a poussé à vouloir trop en faire dans le sublime, et à mener ses personnages à vivre dans le diffus. Dommage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 décembre 2013
Impressionnant de maîtrise technique, de direction d'acteurs, de qualité photographique, sur un sujet rare et intéressant. L'auteur de "There will be blood" nous offre un film de la même qualité, ce dont on doutait un peu.
Il y a du chimiste, du parfumeur, dans P.T. Anderson, avec son talent des dosages minutieux et ses choix très mûrement réfléchis. Son choix d'acteurs, notamment. Je peux dire que Phoenix m'a flanqué la trouille rien qu'en le regardant, avec cette violence contenue. Cela faisait quelques temps que j'avais repéré cet acteur. Dans Gladiator je l'avais trouvé étonnamment bon dans un rôle inintéressant. Anderson sait détecter les vrais talents et les trie d'entre les effets de modes.
Je cherche des raisons des raisons de dire que ce n'est pas un chef d'oeuvre et n'en vois pas.
WenJiaoBao
WenJiaoBao

3 abonnés 111 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2016
Film étonnant, sortant largement des sentiers battus ! Le jeux d'acteurs est parfait notamment Joaquin Phoenix qui est plus que bluffant dans son rôle de déséquilibré.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 décembre 2013
The Master est un objet étrange. Cinq ans après l'excellent There Will Be Blood, on retrouve un Paul Thomas Anderson toujours plus ambitieux dans sa volonté de compléter ce grand tableau des États-Unis que constitue son oeuvre. Il développe ici un thème qu'il avait esquissé dans son précédent film et dans Magnolia, celui des croyances, des faux prophètes (Paul Dano dans There Will Be Blood), des vrais gourous (Tom Cruise dans Magnolia). On peut voir dans The Master une évocation des débuts de la scientologie et dans le personnage de Lancaster Dodd un ersatz de Ron Hubbard, même si le réalisateur s'en défend. Quoi qu'il en soit, Paul Thomas Anderson parvient à sonder, au début du film, le terreau fertile à l'éclosion de mouvements plus ou moins irrationnels, portés par des leaders charismatiques. Une Amérique d'après-guerre, blessée, déboussolée, ouverte à tous les vents. Une Amérique où se croisent paumés (de toutes classes sociales) et profiteurs. Les deux personnages principaux du film en sont des incarnations symboliques. Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman leur donnent corps et livrent des compositions hors du commun. Le premier, tout en maigreur et torsion, impressionne par sa gestuelle névrotique, son regard ravagé, sa diction "pâteuse", parfois à la limite de l'excès ; le second, formidable d'assurance et de prestance, est "hénaurme". La relation entre le disciple et le gourou, entre le serviteur et le maître, est complexe, trouble. Il y a là une matière intense, mais dans laquelle on peine cependant à s'absorber complètement, un peu perdu dans une évolution dramatique plutôt erratique. Le film avance en dégageant une impression assez contradictoire : mélange d'hypermaîtrise en termes de photo et de mise en scène (avec en prime un tournage en 70 mm, plus par coquetterie que par nécessité, semble-t-il, au vu de la dimension peu spectaculaire du film) et de flottement "ontologique". Le questionnement sur l'essence et la profondeur mystérieuses du film ne se défait jamais d'un doute sur la direction que prend le réalisateur-scénariste. Critique des dérives idéologiques et religieuses ? Fascination pour les personnages charismatiques ? Analyse sous-jacente d'un rapport de forces et d'amour qui ne dit pas son nom ? Il y a un peu de tout cela, probablement. Mais le sens du propos semble se dissoudre dans un nuage de symboles et d'implicite, vaguement autocomplaisant, au point de faire douter de sa réelle consistance...
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 décembre 2013
Quand je vois un film de Paul Thomas Anderson avec Joaquim Phoenix et Philip Seymour Hoffman, qui en plus est couvert d’éloges par les critiques et récompensé par de nombreux prix, je suis plutôt confiant. Force est de constater que le film ne démérite pas, la mise en scène est très belle et l’interprétation des deux principaux acteurs est superbe (mais je n’en attendais pas moins d’eux). Cependant, le film en lui-même ne m’a pas enthousiasmé je l’ai trouvé pas vraiment intéressant, pas ennuyeux, du fait de qualités précédemment citées, mais quand il a été fini j’avoue n’avoir été pas loin d’être soulagé. Je n’ai pas vraiment été intéressé par le sujet, qui sous le couvert de la relation entre ces deux hommes, ne développe jamais, à mes yeux, son sujet ou du moins le dilue trop dans ce duel. À la limite les poses et théories fumeuses de cette pseudo-philosophie m’ont carrément agacé. Bref le film est sûrement un très bon long-métrage si le sujet vous intéresse, pour ma part je suis resté étranger à ce spectacle où seul les prestations lumineuses de ces deux principaux acteurs et la belle mise en scène m’ont tenu éveillé. À voir pour se faire sa propre opinion.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 novembre 2013
Concernant les points essentiels qui devaient ressortir de ce film c'est à dire les acteurs, l'image, la mise en scène on peut difficilement faire mieux selon moi. L'image et les couleurs sont parfaites, les plans séquences très intéressants, très beaux... Les acteurs principaux JF et FSH sont vraiment au dessus de tout. Joaquin Phoenix est vraiment, vraiment très, très talentueux et ce rôle non seulement lui va à la perfection. Il écrase absolument tout le monde sur son passage aux regards de cette interprétation. En ce qui concerne le scénario, la trame du film, l'histoire, je n'ai pas aimé. L'histoire ne m'intéresse pas spécialement et de nombreux points sont assez étranges et pas évident à comprendre. Le film peut paraître un peu ennuyeux et pas si transcendant en fin de compte si l'on fini par regarder le scénario dans son intégralité. Peut-être faut-il se pencher d'avantage sur le sujet des sectes et des églises diverses...
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