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2,5
Publiée le 20 janvier 2013
Le film de Paul Thomas Anderson reconstitue l'Amérique des années qui suivent la deuxième guerre mondiale, une Amérique en quête d'elle-même, à travers le personnage de Freddie Quell. Traumatisé par son enfance - père alcoolique et mère dans un asile et traumatisé aussi par les années de guerre il est devenu alcoolique, incroyablement violent, obsédé sexuel, asocial mais terriblement seul et vulnérable.
En quête de réinsertion, il tombe sur Lancaster Lodd, personnage charismatique à la tête d'une secte - évidemment on pense à Ron Hubbard et à la Scientologie.
Suivent deux heures et demi de voyage à travers l'Amérique, de lavage de cerveau et de quête entre le maître et son élève, parce qu'ils ont autant besoin l'un de l'autre. Toutes ces paroles vides et illogiques que Lodd distribue, il n'y croit pas ; il est un gourou certes, mais a ses faiblesses lui aussi, il est alcoolique et finalement, tout au long du film, on a l'impression que c'est sa femme la vraie tête pensante de cette entreprise... C'est elle qui domine, qui décide et qui le maintient sur les rails dans cette vie de "visionnaire".
Mais c'est long, trop long, c'est répétitif, pesant, il y a des moments où on s'ennuie...
Et pourtant !
L'esthétique est très soignée, la photo est magnifique dans la lignée d'un Stanley Kubrick - les images d'une Amérique des années 50, très bien reconstituée ici, semblent d'ailleurs être à la mode vu les nombreux feuilletons qui exploitent ce filon.
Et les acteurs ! Tout simplement époustouflants ! Joaquin Phoenix, habitué aux rôles forts, joue à la perfection ce personnage border-line ; très amaigri et vouté, à l'image des acteurs américains qui en se préparant même physiquement pour un rôle, font déjà une performance. Il est d'ailleurs forcément candidat dans la course aux Oscars, à juste titre ! Philip Seymour Hoffman en manipulateur et charlatan rend son personnage presque sympathique par ses propres faiblesses contrôlées par son épouse (Amy Adams).
Alors un bon film ? Tous les ingrédients sont pourtant rassemblés mais nous serions tentées de dire plutôt un film prétentieux...Peut-être faudrait-il le revoir parce que nous n'avons sûrement pas tout compris ! Mais la longueur nous effraie...
Voilà le style de film que le pékin lambda commentera de la sorte "c'est nul, ya pas d'histoire". Effectivement, c'est un film de ressenti psychologique qui explore les mécanismes de la fascination, de l'asservissement volontaire et de la manipulation. Quand deux des plus grands acteurs américains du moment donnent tout, habitent leur personnage à ce point, cela force l'admiration et donne ce film. Si la psychologie n'est pas votre truc, passez votre chemin, vous ne pourrez pas apprécier ce film.
Malgré l'extraordinaire performance d'acteur de Joaquin Phoenix, the master est le maître du navet... J'ai regretté d'avoir perdu 2 heures 17... Ou plutôt 2 heures car je me suis endormie au milieu du film... A la sortie : j'ai beau me torturer l'esprit, je dois bien avouer que je n'ai RIEN compris...
Très jolie maîtrise de la caméra et de la technique, sans doute, mais histoire ennuyeuse, décousue, et peu agréable à regarder. La performance des acteurs remonte ce film à 1/5...
Franchement j ai manqué sortir dix fois, cette histoire entre un déséquilibré et le grand dirigeant d une secte c est d un chiant et d un ridicule . Moi je déconseille a fond .
Une oeuvre brillante, un film imposant, terriblement éprouvant et porté par des acteurs totalement incarnés. Chronique de l'ascension d'un mouvement sectaire, le scénario raconte la rencontre entre un ex-militaire auto-destructeur et un gourou charismatique qui va essayer de le transformer pour prouver ses théories, un scénario très ambigu, très complexe a vraiment comprendre mais qui décrit avec beaucoup de puissance et de symboles la vie de Freddie Quell, ce soldat au fond du gouffre qui va essayer de trouver une solution avec ce gourou, incarnation d'un leader sectaire totalement convaincu par la folie de sa thèse. Exceptionnel, Joaquin Phoenix est explosif, éprouvant et souvent a la limite aussi bien physique que psychologique, une performance brute qui contraste avec le charisme presque animal d'un Philip Seymour Hoffman totalement convaincu et incarné par son personnage, et Amy Adams, qui devient très vite indispensable. Vraiment imposante, la mise en scène de Paul Thomas Anderson prend aux tripes, chaque échange devient un duel psychologique intense et la beauté de la photographie rend le tout sublime, et plongé dans l'ambiance agréable des années 50. Un drame imposant, éprouvant et brillant, autant dans la mise en scène que dans son casting.
Et dire que c'est ce réalisateur qui a fait "there will be blood"....!!! je suis donc allé plutôt sereinement voir ce "Master" et ce sera l'une de mes plus belles déceptions depuis longtemps! c'est incompréhensible!!! qu'est ce que ce film veut dire??? que veut-on nous faire penser??? je ne vois pas du tout là où Anderson a voulu nous amener mais sa manière de le faire avec des scènes qui n'ont aucun lien entre elles ne permettent pas de le savoir, de le comprendre aisément... Il n'y a que la performance de Phoenix et Seymour Hoffman qui vaut le coup d'oeil mais ça ne sauve pas le film d'un ennui bien bien profond!!!
Ce film n'a ni queue ni tête. On ne comprend pas où le réalisateur a voulu en venir. Trop de messages inachevés, rien n'aboutit... Bref, une perte de temps ! Le jeu d'acteurs reste bon mais c'est vraiment dommage que de tels maîtres du cinéma aient joué dans un film au scénario si inexistant !
The Master : l'art de perdre son temps. Un scénario inexistant, un film incompréhensible, sans intérêt, un enchaînement de scènes qui n'ont aucun rapport les unes entre les autres. Un film à éviter absolument, même si le jeu d'acteur est bon et de belles images.
J'ai mis deux étoiles uniquement à cause de la prestation de Joachim Phoenix qui est étonnant. Tout le reste est long, ennuyeux, incompréhensible et sans direction. Le tout exprime une philosophie de bazar ne reposant sur rien ou pas grand chose. Le film est gratuit : il ne dit rien, n'apporte rien et ne résoud rien. J'ai remarque qu'une demi-douzaine de spectateur à quitté la séance : j'avoue que si je n'avais pas eu de temps à tuer, j'aurais également quitté ce film fade et parfois prétentieux.
Comment évoquer cette sensation que m'a inspiré le simple fait d'avoir perdu 2h30 de ma vie!! Film incompréhensible au demeurant (et ceux qui prétendront le contraire sont une aberration pour cette Terre!). 1heure après, je suis encore sous le choc d'une telle honte. Honte de ne pas avoir quitté la salle avant la fin? Honte d'assister à un tel désastre? Honte de voir de si grands acteurs réunis dans un Trou temporel? Non, un trou noir, d'une profondeur sans fin! Comment est-il possible que cela puisse exister? Le scénario... Quel scénario?? Une apologie des sectes pour les dénoncer... Où ça???
Un de ces rares moments où j'aurais préféré être plongée dans un profond coma.
A jamais dans mon Top 3 des films les plus insignifiants, inutiles, invalides, lamentables, stériles, zéro pointé!
The Master est un grand film. Indéniablement. Mais, pour être le chef-d'oeuvre dont semble rêver son auteur, peut-être aurait-il fallu estomper cette cérébralité envahissante et ce côté performance formelle un rien solennel pour céder la place à un soupçon de doute et de fragilité. Et faire écho à la psyché fiévreuse de son héros. A voir !
Comment décrire le dernier film de Paul Thomas Anderson en un seul mot... Mmmh... C’est dur... Ou plutôt non ! Je dirais même au contraire qu'il y un mot qui s'impose parmi tous les autres : l'ennui. OK, c'est beau plastiquement, comme souvent avec l'ami Anderson, mais là, franchement, au niveau de la narration, ce n'est juste pas possible du tout. Dans le principe pourtant, cela ne me dérange pas que certains auteurs se plaisent à poser une ambiance lancinante ou contemplative, mais là ce n'est ni l’un ni l'autre. La réalisation est trop portée sur l'image pour être lancinante et l'intrigue débite trop vite pour être contemplative. Et encore, parler d'intrigue expéditive pour ce "Master" c'est y aller bien fort ! C'est qu'il faut attendre une demi-heure pour qu'enfin la rencontre entre Phoenix et Hoffman se passe. Une éternité... Et une éternité pour quoi ? Pour poser le personnage ? Mais en deux minutes tout est dit ! Pourquoi s'étendre à ce point ? Pourquoi s'étaler dans un récit d'une linéarité paresseuse avant de rentrer dans le vif du sujet ? Je me doute que certains se diront en lisant cela : « Visiblement un gars qui n'a rien compris au génie de l’artiste... » Eh bien, d'accord ; j'accepte. En fait, c'est sûrement cela. Depuis le départ que je ne comprends rien à la démarche de cinéaste de Paul Thomas Anderson. Seulement voilà, je ne vois pas pourquoi cela devrait être exclusivement de ma faute. Je ne vois pas pourquoi c'est au spectateur de fournir tous les efforts au cinéma, le réalisateur doit avoir à sa part. Parce qu'au fond, le problème pour moi est là. Ce "Master" pourra gloser autant qu'il voudra sur sa "Cause" ou sur autre chose : à partir du moment où il me prend de haut avec son style très verbeux et aseptisé, pour moi ça ne restera que du discours, qu'une dissertation pompeuse qui me barbe plutôt qu'elle ne m’envoûte... Alors je suis désolé pour lui, désolé pour ses supporters, mais moi, au bout d'une demi-heure de film, c'est tout sauf la grâce qui m'a touché, mais bien un profond mal de crâne et surtout une urgente envie de partir. Mon avantage d'ailleurs, c'est que contrairement au cinéma de Paul Thomas, je fais et je n'attends pas. Au bout d'une heure, j'ai quitté le navire où j'avais rencontré ce "Master" et - le pire ! - c'est que j'ai eu l'impression de ne rien avoir raté...