The Master
Note moyenne
3,1
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521 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 janvier 2013
A voir en cas d'insomnies chroniques..............................
TheDarkKnight74
TheDarkKnight74

47 abonnés 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2013
Le premier chef d’œuvre de l'année 2013 est une œuvre accouchée dans la souffrance, dont la sortie en France fut longuement retardée. Devant un tel résultat, cela valait le coup de prendre tout son mal en patience. L'expression cinématographique trouve est ici à son comble. Lors de la séance de The Master, des émotions diffuses s'entremêlent, des idées confuses nous gagnent, une étrange sensation indescriptible à mi chemin entre le malaise, le lacrymal, le rire et la fascination s'en dégage. Je ne sais trop comment exprimer ce que j'ai ressenti en voyant The Master. A ma sortie de la salle, il me semblait presque que les lieux alentours avaient changés, ma démarche n'était plus la même, ma façon de saisir ce qui m'entourait non plus. Ces signes là caractérisent les grands films, les chef d’œuvres insaisissable, qui nous marquent personnellement, que les mots ne savent qu'effleurer, qu'on ne peut réussir à expliquer, tant les sentiments se mêlent au cérébral, tant est profonde la dernière œuvre de Paul Thomas Anderson. Cela vient en premier lieu de la retranscription écrasante de vérité de personnages, animé par des comédiens au diapason qui livrent des performances monstrueuses, Joaquim Phoenix pourtant phénoménal dans We own the night se surpasse, et Philip Seymour Hoffman dont je ne connais pas bien la carrière est épatant. Ils crèvent l'écran, et un être humain est un cube qui possède un nombre infini de facettes, donc quoi de plus pesant comme argument sur l'absence de limites analytiques que possède ce film. En second lieu vient une histoire qui en elle même pose comme une figure amorphe et en plus de cela, changeante. On peut l'interpréter comme une redondance cyclique, comme puzzle qui fait sans cesse apparaître de nouvelles pièces, comme une ligne droite sans début ni fin...et faire changer d'idées sur la nature de la structure de cet enchaînement de scènes et de dialogues à chaque vision. La première vision de The Master ne permet que d'en titiller la substance, d'être dépassé par les notions véhiculées, et de s'emplir les poumons d'air cinématographique, car la mise en scène est magnifique. La photographie lumineuse est à tomber, et certains plans de paysages immenses (du bleu insondable de la mer aux vastes déserts de terre craquelée) donnent une ampleur physique à l'âme inextricable de The Master. Et la musique achève de transposer en fresque émotionnelle cette fresque psychologique. Je ne peux pas en dire plus sans écrire une banale description du scénario qui signifierait ma totale incompréhension de ce film, car pour l'instant je n'en suis qu'au tâtonnement. Il est temps de retourner en salle.
Lechamoniard
Lechamoniard

2 abonnés 115 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 janvier 2013
Un film très bizarre. Critique de la religion ou au contraire apologie ? Devant ce film, j’ai eu assez souvent l’impression que le scénariste est Témoin de Jéhovah et qu’il cherche de nouveaux membres. Bon, sinon le scénario a un bon fil conducteur. Mais le gros problème, c’est que le film est beaucoup trop lent, et du coup les 2h20 paraissent interminables et au bout d’une demi-heure, on regarde sa montre toutes les cinq minutes. Les acteurs, par contre, sont excellents, Joaquin Phoenix en tête. L’acteur est génial. Philip Seymour Hoffman prouve qu’il est capable de jouer tous les rôles. Après l’animateur déjanté dans Good Morning England et l’amoureux simplet dans rendez-vous l’été prochain, le voici en gourou manipulateur, et il est très convaincant. Amy Adams est très convaincante.
poonkie
poonkie

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 janvier 2013
Heu chef-d œuvre ? Vous avez dit chef d œuvre ? Sommes nous certains d avoir vu la même chose ? Un film lent , ennuyeux , s étirant en longueur dont aucune histoire ne se détache et bourré de répétition : même Sofia compila a fait mieux avec Somewhere pour filmer l ennui à mourir . Je me suis micro endormi 10 fois . Un film monstrueusement lourd, dont on ne sait même pas de quoi souffre J.p ( alcoolisme ? Certainement pas ! Pb de sexualité ? Oui une conséquence de sa maladie pas une cause ? Un stress post traumatique ( vétéran de guerre ) certainement mais allié a d autres choses qu on aurait voulu plus clairs . Quant aux scène de cul purement et vulgairement : elles ne servent à rien dans le film si ce n est messieurs à vous voir encore et toujours comme des bêtes sans tête mais avec juste une ( petite ) queue !!!! Bref , une daube que je vous invite à éviter ....
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2013
The master est un film étrange et envoûtant sur la manipulation mentale, la construction d'une science mystique et la domination psychique. Trop long, le film brille par l'interprétation des acteurs et la photographie. Il demeure quelque chose de vaguement ennuyeux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 janvier 2013
(...) Pas forcément puisque malgré sa vésanie, nous pouvons voir que Freddie est également une source de dépendance pour Lancaster. Nous ne sommes pas sûrs de toujours bien tout comprendre mais une chose est sûr : The Master est une relation sadomasochiste entre un pauvre fou et un manipulateur. Comme si depuis leur rencontre ils se font autant de mal que de bien. La scène dans la prison où chacun essaye de dire du mal de l’autre fait déjà partie des grandes scènes de Paul Thomas Anderson. Et puis surtout, la scène de la moto dans le désert est splendide, puisque rarement le cinéma aura aussi bien retranscrit la sensation de liberté.

The Master n’est pas un chef d’oeuvre mais certainement un grand film qui fait débuter 2013 sur les chapeaux de roue. Inquiétant, troublant, le film possède un charme fou et une beauté qui appliquera au spectateur le pouvoir d’attraction que possède chaque personnage sur l’autre.

Reste de la critique sur http://unionstreet.fr/the-master-a-physical-attraction/
danna2509
danna2509

25 abonnés 231 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2013
Un film superbe et merveilleusement interprété. La première chose qui m'est venu à l'esprit c'est que P.T. Anderson a le don de faire cabotiner ses acteurs tout en faisant de ce cabotinage, qui chez d'autres serait insupportable, presque un élément de l'esthétique qui se dessine dans son oeuvre film après film. C'est très étrange, ça m'avait déjà frappé avec There Will be Blood et on dirait qu'il continue dans cette veine. Au delà de ça c'est un film extrêmement intéressant et je pense qu'il est encore plus passionnant quand on connait la biographie de Ron Hubbard, créateur de la Scientologie dont le film s'inspire allègrement jusque dans le physique de Seymour Hoffman. Mais cela rend aussi ce film ambigu dans son propos. Dans tous les cas, j'ai beaucoup aimé cette rencontre entre ses deux acteurs, et que dire d'Amy Adams qui tire parfaitement son épingle du jeu au milieu de ses deux fous!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 12 février 2014
L'histoire ne s'emballe jamais, on ne comprends pas le but du film, les scènes s'enchaînent sans qu'il y est vraiment de sens entre elles, les dialogues sont lassant, bref on s'ennuie ferme, ce qui est vraiment dommage car le reste est parfait, mais quand le principal n'y est pas ..
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 12 janvier 2013
The Master, le dernier film de Paul Thomas Anderson, le jeune prodige du cinéma-auteur américain, m’a laissé le sentiment d’un profond ennui, et pourtant je suis une grande admiratrice de son talent. Je n’ai même pas réussi le voir jusqu’au but, étant partie au bout de deux heures, en quittant une salle quasiment vide, un jeudi soir au Gaumont Parnasse. Mais ce film m’a tout de même apporté des choses : j’ai pu, sans être dérangée par le récit, étudier le découpage, imaginer les emplacements des caméras, les mouvements de travelling, décortiquer le mixage etc…J’avais tout mon temps pour, car ce qui se passait à l’écran, ne m’a embarqué, ni touché, ni accroché. Je suis restée à la porte de l’histoire qu’il a voulu nous raconter Paul Thomas Anderson, si il en avait une bien sûr, et je pense que je n’étais pas la seule, car je pense que Paul Thomas Anderson, lui aussi est passé à côté de son film, malgré l’adulation quasi unanime de la part de tous les critiques de la planète.
Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai pensé au film inachevée de George Henri Clouzot « L’enfer ». Au somment de son art, doté d’un caractère bien trempé et étant un perfectionniste peu commode, Clouzot obtient tous les moyens qu’il désire pour faire son film, mais il s’imbrique tellement avec lui-même que finit par saboter son propre film. Je me permets de faire un parallèle avec The Master. C’est comme si on s’est préparé dès le départ à produire un chef-œuvre : les procédés techniques laborieux (tournage en 70mm, pour une film presque intimiste ? Ce n’est pas « Laurence d’Arabie »), un casting recherché, un sujet qui aurait pu être pertinent, le décor, les costumes etc…Mais, hélas, la mayonnaise ne prend pas. On s’en merde dès les premières minutes, car tout est sous-dit, sous-entendu, sous-écrit. On glisse à la surface sans jamais comprendre ce qu’on nous raconte finalement. Le rapport du maitre-esclave ? La genèse de croyances occultes ? USA dans les années 50 ? La psychologie d’un gourou ? Comme si le réalisateur nous prenait un peu du haut en disant : « je ne fais pas de gros films, bien lourds où tout est raconté, tout est montré, tout est expliqué, je vous emmène dans le labyrinthe de mes suggestions et débrouillez vous. Bah, on s’est bien fait chier dans vos labyrinthes cher Paul Thomas, ne nous faites plus cela, s’il vous plait.
Le chef-œuvre ça ne s’est commande pas, comme l’amour…
Deux étoiles toute de même pour la photo et les comédiens
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 janvier 2013
Alcoolique invétéré, obsédé sexuel, vétéran du Pacifique et bagarreur Freddie QUELL (Joachim PHOENIX) a toutes les tares requises pour tomber aisément sous la coupe du « Maître » (Philip Seymour HOFFMAN), bonimenteur au rabais qui s’essai à la psychanalyse de comptoirs, s’aidant au passage d’un lavage de cerveau rhétorique des plus rude et efficace (sur les simples d’esprit bien sûr !).
Quand on voit le reste de la troupe, fidèles endimanchés de la haute, rassemblés au nom de la Cause (scientologie avançant masquée), on comprend vite qu’il suffit soit d’être un original, soit un peu paumé, voir carrément crédule pour avaler autant d’inepties avec si peu de recul. C’est ce qu’apprendra à ses dépends le pauvre Mr More qui après avoir osé contredire en public l’orateur du « groupe », recevra la correction qu’il mérite, non directement de celui-ci (tache bien trop avilissante) mais de la part d’un Quell toujours prompt au combat, véritable boule de nerfs, exécuteur inconscient des basses œuvres d’un mouvement déjà en ordre de marche.
Étonnamment, ce Lancaster DODD (pantin manipulé par sa femme, véritable éminence grise du culte), clown spirituel de pacotille n’est pas sans rappeler un certain professeur Marvel, bouffon navrant se faisant passer pour le fantastique magicien d’Oz aux yeux d’une Dorothy/Quell, définition parfaite d’une jeunesse ingénue et crédule. Je vous fait grâce des liens annexes comme le fait qu’ils soit tout les deux orphelins et été élevé par une tante peu regardante…
Cinéaste de l’incompréhension parents/enfants, de la cellule familiale de substitution, des êtres seuls et aliénés, Paul Thomas ANDERSON aidé d’une science maîtrisée de l’ellipse et d’un filmage toujours précis et élégant, insère depuis ses deux derniers films ces problématiques dans des thèmes sociologique emblématique du XXème siècle, le Capitalisme pour There Will Be Blood (son chef d’œuvre), la Secte pour The Master, comme une sorte d’Hanna ARENDT de la pellicule, il devient d’une certaine manière le metteur en scène appliqué des origines du mal…
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 janvier 2013
Joaquin Phoenix est juste énorme dans ce rôle d'alcoolique,un vrai chef-d'œuvre.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 12 janvier 2013
De bons acteurs, de belles images, un bel ennui, une belle sieste, un peu de bave sur le siège, et une impression de perte de temps !!
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2013
PTA a une ambition, celle d'être l'Orson Welles de son époque. Les trente premières minutes de The Master témoignent de cette volonté de briller de mille feux avec une mise en scène époustouflante et un montage elliptique qui frise le génie. Force est de s'incliner devant le talent du maître. Mais à partir de la rencontre dé l"ancien soldat sans repères de du gourou charlatan, Paul Thomas Anderson, tout en gardant sa virtuosité, se montre largement moins convaincant. Le film est riche mais il peine à développer un vrai sujet. Certes, les rapports troublants entre Hoffman et Phoenix (deux prestations de haut vol) constituent le coeur de The Master mais le rythme est inégal et les scènes se succèdent sans former une trame narrative suffisamment forte. Au point de se demander où PTA veut réellement en venir. Pas dans une dénonciation de l'embrigadement des cerveaux comme dans le magnifique Elmer Gantry de Richard Brooks, en tous cas. Le personnage du disciple est dans un sens plus intéressant que celui de chef de secte mais sa psychologie erratique nous laisse loin de toute empathie, voire de compréhension. Les personnages secondaires, féminins, en particulier, ont du relief, mais là encore une certaine frustration nait d'un développement insatisfaisant. A mi-chemin entre le réalisme et une certaine forme d'onirisme, Anderson signe ce que la critique appelait dans les années 60 un grand film malade. C'est à dire imparfait mais globalement impressionnant. Orson Welles, aussi, a raté quelques films qui en disent presque aussi longs que ses chefs d'oeuvre.
William Broc
William Broc

31 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 janvier 2013
De bons acteurs ne suffisent pas pour créer un intérêt. Les longueurs du film plongent le spectateur au mieux dans l'ennuie si ce n'est en sommeil ...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 janvier 2013
Nous baladant sur le fil périlleux du risque de connaître l'ennui, The Master ne possède pas un scénario aussi abouti et cohérent que les films précédents de PTA l'américain. Il s’appuie d'ailleurs pour une large part sur le jeu ébouriffant des acteurs, dont un Joaquin Phoenix qui fait l'effort (profond, où va-t-il pêcher tout ça?) d'aller chercher l'état de grâce dans quelques scènes. On dit souvent, chez les critiques consensuels du french cinoche, d'un film chiant, qu'il est exigeant... Pléonasme. Or ici, c'est le cas. Le film comme un chat retombe sur ses pattes après ses vrilles dans le vide. Le montage cimenté par les performances des comédiens nous conte une belle histoire de Folie, version F majuscule. Une belle bande de siphonnés du bocal s'agite sous nos yeux pendant + de 2H, en effet il s'agit d'une secte, dont le manipulateur number one est Hoffman, intense, creux, plein de manques, de doutes, souvent aussi dépourvus d'émotions que Phoenix, car en quête de sens à l'intérieur, fatigués, et marionnettes remuant leurs corps à l'extérieur pour ne pas crever de faim et d'inanité, version grassouillette pour l'un ou sec et noueux pour l'autre. Et le film colle tellement à ces glaciations internes, sans queues ni têtes, qu'il nous met au bord de la faille du désintérêt, mais on suit l'avancée de leur rencontre, faite d'une collection d' expériences initiatrices avortées, pourtant proches d'une vraie thérapie, mais qui, malheureusement, à trop fouiller dans les douleurs du passé vont sans doute boucher définitivement toute possibilité de thérapie ou d'expérience réellement cathartique pour Freddy Quell, alias J. Phoenix. Ce-dernier confiera une enfance dans une cellule familiale dysfonctionnelle comme on dit, puis il partira faire la guerre, armé et alourdi par tous ses manques affectifs, massacrer du japonais, et au bord du chaos qu'est cette vie, sa vie, il s'accroche à un vague souhait de retour à la vie normale, une tendresse de vie à deux, d'une femme rêvée, viscérale plus qu'idéale, passionnément comme une prière urgente. La réalité le fracasse contre ses propres turpitudes, dont la principale est l'alcoolisme. Sa folie rencontre celle du Master, lumière de points communs, et les deux se repoussent comme des aimants de même valeur, puis c'est le noir, l'acceptation de son état dépressif croit-il, à force de s'y être habitué, grâce au contact de celle du Master. Et même en se socialisant plus que pendant sa période d'errance semi clocharde, c'est fini, ce sera pour manipuler, traquer et fouiller les désespoirs des autres pour en faire son beurre, il ne rencontrera jamais la femme de ses rêves, manque d'amour maternel ou besoin des douceurs d'une âme soeur, peu importe, ce fut paradoxalement le chant du cygne de sa part saine, le temps qu'elle meurt, temps long suscitant l'ennui de certains spectateurs, mais dont la belle exigence à fleur de pellicule réussir le petit miracle de faire un film marquant qui ne fait pas que passer.
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