Friedkin au sommet de son art pour ce polar crasseux au scénario très bien ficelé. La mise en scène est efficace et la musique est excellente. L'interprétation est de qualité notamment Willem Dafoe en méchant. Le meilleur Friedkin, un sommet du genre.
Ce film a beau mettre en scène de bons acteurs, à savoir Willem Dafoe et William Petersen, je le trouve brouillon à de multiples moments. Le scénario aurait pu être mieux travaillé.
Friedkin n'est plus au summum des seventies mais il sait encore filmé... Car le première qualité du film est bien sa mise en scène qui n'ets pas sans rappeler le réalisme de "French Connection". L'enquête est menée tambour battant avec une course poursuite mémorable. Le soucis vient surtout de la BO (peu marquante et peu adéquate) et surtout le casting avec un William L.Petersen peu charismatique. Par contre ce polar nerveux évite l'écueil du héro incorruptible pour une fin qui sort des sentiers battus. Pas un chef d'oeuvre mais bien meilleur que "Cruising" réalisé un peu plus tôt.
Autant ancré dans son époque que l'était "French Connection" en son temps, "To live and die in L.A." (titre original bien plus excitant que sa traduction française) est une véritable perle que l'on a malheureusement tendance à oublier dans l'oeuvre de William Friedkin, totalement camouflée par l'ombre imposante du classique avec Gene Hackman déjà cité et par celle du mythique "Exorciste". Dommage, tant cet opus est habité par une force graphique et thématique incroyable, polar crépusculaire et ultra-violent au jusqu'auboutisme sidérant (tout le monde peut y passer à n'importe quel moment), porté par les interprétations d'un William Petersen excellent en flic accro à l'adrénaline et de Willem Dafoe, foutrement flippant en psychotique, l'ensemble posant les bases de ce que sera le genre dans les années à venir, en commencant par "L'arme fatale", en beaucoup plus aseptisé cela va sans dire. Le film de Friedkin peut être vu également comme la fin d'un cycle débuté par "French Connection" et poursuivit avec le magnifiquement pervers "Cruising". Du premier, on retrouve une intrigue quasiment identique ainsi que la description clinique d'une ville. Du second, un côté décadent et troublant, Friedkin poursuivant ses réflexions sur la frontière ténue qui sépare le flic du criminel, ainsi que sur les troubles de l'identité. Sublime.
Quinze ans après French Connection, on quitte la morosité new-yorkaise pour la clinquante Californie, tout en remettant les choses au goût des 80's, façon Miami Vice avec une pointe de violence graphique en bonus. Plaisant à regarder par sa mise en images nerveuse et son ton "borderline", le film accuse néanmoins plusieurs faiblesses: intrigue embrouillée, interprétation sans saveur (William Petersen, plus mou et transparent que jamais) et bande originale envahie d'immondes synthé qui ont depuis longtemps dépassé la date de fraîcheur. Un honnête polar, pas forcément à la hauteur des dithyrambes dont certains cinéphiles le couvrent et au demeurant loin des chefs-d'œuvre signés Friedkin dans les années 70 (French Connection et L'Exorciste bien sûr, mais aussi et surtout Le Convoi de la Peur, remake en état de grâce du Salaire de la Peur).
Le choix vomitif de Wang Chung pour la bande-son a dû jouer plus d’un mauvais tour à ce film que beaucoup ont certainement jugé irregardable car… inécoutable. Mais passons outre la répugnante soupe de ce groupe royalement ignoré dans son pays d’origine, l’Angleterre (où on s’y connaît un peu en musique…). Le début de Police fédérale Los Angeles est certes extrêmement poussif (dialogues nuls et jeux d’acteurs minables), mais au bout d’un demi-heure grosso modo, le film trouve ses marques et l’ensemble est au final plus que raisonnable. Willem Dafoe est un faux monnayeur joliment inquiétant, William Petersen un flic pas spécialement sympathique – on échappe au manichéisme, c’est toujours ça de pris – et la traque du premier par le second nous tient bien en haleine.
Ce film de William Friedkin aurait pu rester génial, chef d'oeuvre et rester moderne pour bien longtemps mais c'est la faute aux années 80 qui pourrissent tous ce qu'elles touchent (pas tous le temps c'est vrai Retour vers le futur ne subira jamais la dureté du temps qui passe). Automatiquement c'est un peu kitsh mais pas désagréable car l'histoire est bonne, la tension est à son comble et Willem Dafoe agréable. En plus c'est un film de William Friedkin, quand même!
J'appréhende chaque film de Friedkin comme une claque potentielle, comme un grand film où son style si caractéristique pourra transpirer dans chaque scène. Police fédérale Los Angeles ne déroge pas à la règle. Magnifique polar crépusculaire, où la mise en scène de Friedkin explose un peu partout comme une œuvre d'art. Alternant souvent entre approche posée/léchée envoutante et style documentaire nerveux, la maitrise du réalisateur est remarquable. Si une séquence devait absolument ressortir de ce film, ce serait incontestablement la poursuite en voiture, d'une rare intensité, brillamment filmée, où l'on se trouve en totale immersion et constamment sous pression. Une poursuite de voitures comme rarement on a vu. Et puis c'est aussi sa façon de ne jamais exposé ses personnages en figure de héros et de ne jamais approcher le manichéisme, mais plutôt de leur apporter une ambiguïté toute relative, presque légitime, qui ne cesse de nous troubler. La fin est en soi une décharge assez impressionnante. Grand film.
ayant vu par hasard ce film à sa sortie(juin 1986), je ne m'attendais pas à un tel choc!Voila un polar comme on en a rarement vu : ambiguïté des principaux personnages et leur revirement de situation,réalisation nerveuse, musique incroyable, ça change des BOF(le talent de WANG CHUNG,groupe phare des 80's malheureusement dissout), LA poursuite en voiture(montage image et son), une autre vision de Los Angeles et bien sur les acteurs(certains presque méconnu: Dafoe, Turturro).Un grand role pour William L.Petersen(ainsi que pour MANHUNTER sorti la même année-un grand Michael Mann).je vous recommande le CD de la BO qui vous replonge bien dans le rythme du film et évidemment le DVD (sorti il y a juste 2 ans dans,malheureusement,une édition pas à la hauteur du potentiel du film ).Un des films préférés de Albert Dupontel,Dominique Farrugia,Alain Chabat, (et ils ont raison).Ces deux derniers l'avaient justement parodié dans un sketche de "Deux flics amis-amis"(musique et réal à l'américaine).UN PUR CHEF D'OEUVRE
A partir d’un scénario pourtant relativement classique, William Friedkin a réussit à faire de ce polar urbain un pas de plus dans sa réflexion récurrente dans sa filmographie sur la noirceur humaine. Dans une ambiance crépusculaire et menaçante, l’intrigue suit son cours sur un rythme sans baisse de régime lui-même porté par une musique électronique explosive. Cette mise en scène nerveuse trouvera son paroxysme lors d’une course poursuite en voiture effrénée restée culte qui n’est pas sans rappeler le coup de force que fit déjà le réalisateur dans son French Connection douze ans plus tôt. Pour ce qui est du casting, William Peterson a obtenu ici le rôle le plus célèbre de sa carrière tandis que les autres acteurs, à commencer par Willem Dafoe et John Turturro, sont eux aussi excellents. La violence inhérente à chacun de leurs personnages fait du film une œuvre à la finalité d’un fatalisme détonnant ainsi qu'une référence du genre, voir même du cinéma américain des années 80.
Un des plus grands films policiers réalisés à ce jour, sous la direction du grand WILLIAM FRIEDKIN. Les acteurs sont parfaits, l'histoire est brillante et la course-poursuite est magistrale... MAJESTUEUX!
Moins abouti à mes yeux que French Connection, ce Police Fédérale Los Angeles n'en demeure pas moins un grand polar froid et brut où la différence entre le bien et le mal, le flic et le voyou, n'existe plus. Le talent de William Friedkin n'est plus à démontrer et on retrouve indéniablement sa patte dans cette vision crépusculaire de Los Angeles (les couleurs, l'importance de la musique). Le scénario est très efficace (nous réservant une excellente course-poursuite) et William Petersen est convaincant en flic entraîné dans une spirale de violence dont personne ne sortira indemne. Prenant et désabusé.