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« Police fédérale Los Angeles » est un polar urbain où Friedkin reprend le thème de la frontière floue entre le bien et le mal dans les méthodes de la police, thème qu’il avait déjà abordé, notamment, dans « French Connection ».
Le film n’eut pas un grand succès lors de sa sortie, mais il est considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, représentants du genre. Friedkin déclarait d’ailleurs à propos de ce film : « Je ne me suis jamais senti aussi confiant ou inventif que lorsque j’ai fait « Police fédérale Los Angeles » […] Tout semblait couler de source. » (Studio Ciné Live, n° 85, décembre 2016).
Son caractère de polar nerveux et musclé, avec notamment une course-poursuite d’anthologie (« La course-poursuite est la forme cinématographique la plus pure, c’est quelque chose qui ne peut être réalisé dans aucune autre forme d’art », disait Friedkin), n’exclut pas une réelle finesse, notamment dans son jeu sur les apparences. spoiler: Au début du film, lorsque Richard Chance (William Petersen) saute d’un pont, le spectateur croit d’abord qu’il se suicide. De même, lorsque Masters (Willem Dafoe) va voir sa compagne, qui est actrice, au théâtre où elle se produit et l’embrasse très sensuellement sur la bouche, la mise en scène laisse d’abord croire au spectateur qu’il s’agit d’un homme et que Masters est homosexuel.
Friedkin joue ainsi volontiers avec nos perceptions et nos certitudes, procédé qui fait écho à l’ambiguïté morale qui traverse tout le film.
Excellent polar, dont le « héros » est un flic frimeur et dangereux qui multiplie les bourdes, laisse échapper un témoin capital, imagine un plan foireux qui conduit à la mort d’un collègue infiltré et se fait constamment manipuler, « Police fédérale Los Angeles » prend surtout à rebours les conventions du genre. Chance connaît ainsi, peu avant la fin du film, un sort aussi inattendu qu’inhabituel, au point que les producteurs voulurent absolument que celui-ci soit changé. Friedkin tint bon.
« Police fédérale Los Angeles » est aussi un film d’une rare noirceur, comme le souligne son titre américain, beaucoup plus pertinent : « To Live and Die in . ». spoiler: La disparition brutale de Chance n’apporte en effet aucune résolution morale et ne semble même devoir rien changer. Voir, sur ce point, la remarquable séquence finale où Ruthie (Darlanne Fluegel) s’apprête à quitter la ville : Vukovich, jusque-là plus prudent et plus réservé que son partenaire, reprend à son compte l’attitude dominatrice de Chance et semble prêt à suivre le même chemin que lui. Comme si, chez Friedkin, les individus pouvaient disparaître tandis que le système, lui, continuait inexorablement à produire les mêmes comportements.
Le film n’eut pas un grand succès lors de sa sortie, mais il est considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, représentants du genre. Friedkin déclarait d’ailleurs à propos de ce film : « Je ne me suis jamais senti aussi confiant ou inventif que lorsque j’ai fait « Police fédérale Los Angeles » […] Tout semblait couler de source. » (Studio Ciné Live, n° 85, décembre 2016).
Son caractère de polar nerveux et musclé, avec notamment une course-poursuite d’anthologie (« La course-poursuite est la forme cinématographique la plus pure, c’est quelque chose qui ne peut être réalisé dans aucune autre forme d’art », disait Friedkin), n’exclut pas une réelle finesse, notamment dans son jeu sur les apparences. spoiler: Au début du film, lorsque Richard Chance (William Petersen) saute d’un pont, le spectateur croit d’abord qu’il se suicide. De même, lorsque Masters (Willem Dafoe) va voir sa compagne, qui est actrice, au théâtre où elle se produit et l’embrasse très sensuellement sur la bouche, la mise en scène laisse d’abord croire au spectateur qu’il s’agit d’un homme et que Masters est homosexuel.
Friedkin joue ainsi volontiers avec nos perceptions et nos certitudes, procédé qui fait écho à l’ambiguïté morale qui traverse tout le film.
Excellent polar, dont le « héros » est un flic frimeur et dangereux qui multiplie les bourdes, laisse échapper un témoin capital, imagine un plan foireux qui conduit à la mort d’un collègue infiltré et se fait constamment manipuler, « Police fédérale Los Angeles » prend surtout à rebours les conventions du genre. Chance connaît ainsi, peu avant la fin du film, un sort aussi inattendu qu’inhabituel, au point que les producteurs voulurent absolument que celui-ci soit changé. Friedkin tint bon.
« Police fédérale Los Angeles » est aussi un film d’une rare noirceur, comme le souligne son titre américain, beaucoup plus pertinent : « To Live and Die in . ». spoiler: La disparition brutale de Chance n’apporte en effet aucune résolution morale et ne semble même devoir rien changer. Voir, sur ce point, la remarquable séquence finale où Ruthie (Darlanne Fluegel) s’apprête à quitter la ville : Vukovich, jusque-là plus prudent et plus réservé que son partenaire, reprend à son compte l’attitude dominatrice de Chance et semble prêt à suivre le même chemin que lui. Comme si, chez Friedkin, les individus pouvaient disparaître tandis que le système, lui, continuait inexorablement à produire les mêmes comportements.
Los Angeles, années 80. Richard fait partie de la Police Fédérale, aux trousses des faux-monnayeurs, et son coéquipier vient de se faire buter par un terrible bandit. Dès lors, Richard est prêt à tout pour se venger...
C'est un excellent polar, typique des années 80 (superbe bande-son, coiffures et looks d'époque, érotisme, frontière entre le bien et le mal très très poreuse, sang qui gicle) mais aussi original (avec les bas-fonds de Los Angeles, il y pleut chose rare). Friedkin est évidemment un excellent cinéaste et son savoir-faire transparaît à chaque scène, jouant avec l'attention du spectateur, l'accrochant aussi avec notamment une nouvelle spoiler: course-poursuite intense qui n'a rien à envier avec celle, mythique, de "French Connection"
.
Le casting est aussi excellent, avec les jeunes William Defoe (déjà terrifiant !) et John Turturro, quoique j'ai un peu plus de doutes concernant Petersen, trop habitué aux rôles de brute taciturne dans cette décennie.
Bref, un film à voir, comme tous ceux de Friedkin !
C'est un excellent polar, typique des années 80 (superbe bande-son, coiffures et looks d'époque, érotisme, frontière entre le bien et le mal très très poreuse, sang qui gicle) mais aussi original (avec les bas-fonds de Los Angeles, il y pleut chose rare). Friedkin est évidemment un excellent cinéaste et son savoir-faire transparaît à chaque scène, jouant avec l'attention du spectateur, l'accrochant aussi avec notamment une nouvelle spoiler: course-poursuite intense qui n'a rien à envier avec celle, mythique, de "French Connection"
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Le casting est aussi excellent, avec les jeunes William Defoe (déjà terrifiant !) et John Turturro, quoique j'ai un peu plus de doutes concernant Petersen, trop habitué aux rôles de brute taciturne dans cette décennie.
Bref, un film à voir, comme tous ceux de Friedkin !
William Friedkin signe un polar d’une sécheresse et d’une brutalité remarquables. Trahisons, flics corrompus et braquages s’enchaînent dans une atmosphère poisseuse, avec une mise en scène nerveuse.
Chef d’œuvre de son réalisateur qui après l’exorciste et sorcerer l’emmène vers les sommets du polar
Grosse surprise ce film avec une musique à la vice city , et une historie hyper prenante et un duo d’acteurs génial et une petite claque des films 80 s . Course poursuite mémorable à la bullitt ou gta
Très bon film d'action des années 80.
Tout l'esprit des années 80 y est (les amateurs de films rétro seront ravis) : les décors, les scènes de fusillades, la musique, …. On se croirait dans un épisode de Miami Vice.
William Petersen est très convaincant en flic un peu voyou (un archétype de rôle qu'il aura l'occasion d'endosser à plusieurs reprises dans sa carrière). Mais c'est Willem Dafoe (encore relativement inconnu à l'époque car n'ayant pas encore joué dans Platoon) qui vole la vedette en antagoniste particulièrement dangereux et calculateur.
Un classique méconnu.
Tout l'esprit des années 80 y est (les amateurs de films rétro seront ravis) : les décors, les scènes de fusillades, la musique, …. On se croirait dans un épisode de Miami Vice.
William Petersen est très convaincant en flic un peu voyou (un archétype de rôle qu'il aura l'occasion d'endosser à plusieurs reprises dans sa carrière). Mais c'est Willem Dafoe (encore relativement inconnu à l'époque car n'ayant pas encore joué dans Platoon) qui vole la vedette en antagoniste particulièrement dangereux et calculateur.
Un classique méconnu.
To live and Die in et son style précurseur. Si sa noirceur peut aujourd'hui paraître désuète, ce polar a grandement inspiré sa suite, comme un avant et un après. Friedkin expérimente encore, déploie les nouveaux codes, impulse le futur style 80's, en réponse à Michael Mann et sa série Miami Vice, impulsant également son prochain Manhunter (1986) avec le même William Petersen, fidèle cowboys pour les deux réalisateurs en son début de carrière. A voir et à revoir.
Si sur le fond il n’a rien de très original, ce polar demeure d’une remarquable efficacité et ce en grande partie grâce à la mécanique bien huilée de la mise en scène de William Friedkin et à une intrigue bien ficelée sachant ménager ses rebondissements.
Dans une ambiance urbaine oppressante, un flic prêt à tout, use de méthodes radicales pour coffrer un faussaire. William Friedkin réussit le pari d’un film d’un froid réalisme porté par un rythme qui ne s'essouffle jamais, en intégrant des scènes d’actions mémorables.
Si jaime beaucoup la première partie qui transpire les années 80, je ne peux pas en dire autant de la seconde qui part dans le classique “flics ripoux et braquo”. La course poursuite est sans fin et pas très intéressante à suivre et le film a du mal à se dépatouiller de cette histoire qui tourne mal quand ils tentent de récupérer 50 plaques. Dafoe est un peu trop en retrait qui plus est alors que c’est un bon méchant ! Super BO par contre et Petersen est mega Miami Vice.
Film découvert en mai 2024 à la Cinémathèque française dans la rétrospective consacrée à William Friedkin. Copie restaurée en parfait état.
Dans son genre (policier survolté), le film tient la route.
On peut ne pas apprécier une bande-son envahie par une musique tonitruante qui martyrise quelque peu le tympan.
Le personnage principal, est incarné par un acteur assez médiocre (William Pedersen) et, en dehors, peut-être de W. Dafoe, aucun acteur ne fournit une prestation convaincante.
La mise en images de Friedkin, nerveuse et un peu tape à l’œil, déçoit quelque peu, si on la confronte au souvenir que l'on peut garder de "French Connection".
Friedkin essaie de refaire une scène marquante de ce film, qu'ici il dilate jusqu'à l'absurde, voire le grotesque.
Le film de 116 minutes aurait pu, sans doute être raccourci de plusieurs scènes d'action ou de dialogue, gratuites ou "décoratives".
Quelques touches d'humour (autocritiques ?) font sourire.
Dans son genre (policier survolté), le film tient la route.
On peut ne pas apprécier une bande-son envahie par une musique tonitruante qui martyrise quelque peu le tympan.
Le personnage principal, est incarné par un acteur assez médiocre (William Pedersen) et, en dehors, peut-être de W. Dafoe, aucun acteur ne fournit une prestation convaincante.
La mise en images de Friedkin, nerveuse et un peu tape à l’œil, déçoit quelque peu, si on la confronte au souvenir que l'on peut garder de "French Connection".
Friedkin essaie de refaire une scène marquante de ce film, qu'ici il dilate jusqu'à l'absurde, voire le grotesque.
Le film de 116 minutes aurait pu, sans doute être raccourci de plusieurs scènes d'action ou de dialogue, gratuites ou "décoratives".
Quelques touches d'humour (autocritiques ?) font sourire.
Un modèle du genre, donc l'impact sur le polar est perceptible jusqu'à nos jours. Un policier tête brûlée, sans remords et antipathique, monte un coup pour venger son coéquipier, prenant tous les risques. Il evolue pour ce faire dans un Los Angeles dépeint avec une esthétique et un sens du détail remarquables. On pardonne les choix d'un scénario peu crédible, de personnages peu profonds, et d'une fin brutale, au profit de l'efficacité.
Sur une histoire qui aurait pu donner un film policier lambda, William Friedkin pose sa patte et en fait une œuvre ambiguë où les notions de bien et de mal s entremêlent. Dans sa manière de filmer Los Angeles il semble ouvrir la voie au cinéma de Michael Mann. Ceci en réalisant des scènes d action enlevées (une nouvelle course poursuite de très haute volée après celle de French Connection) le tout enrobé d une esthétique léchée. Très marqué années 80 il est aussi un marqueur intéressant de l esthétique visuelle et auditive de l époque. Derrière son enquête ce qui intéresse Friedkin c est de dépeindre un monde où tout est factice, de la fausse monnaie qui est fabriquée jusqu au relations humaines entre les personnages et dans cette univers trouble l ambiguïté et son sens de la nuance fait merveille.
Vu hier, et bien c'était pas terrible.
Quand je lis les critiques, j'ai l'impression d'être passé à coté du chef d'œuvre du siècle.
spoiler: Donc on résume, une enquête à la ramasse, un flic qui se la joue cool et qui baise son indic, qui saute d'un pont pour un pari mais qui ne servira à rien pour la suite, une course poursuite interminable, un méchant trafiquant de billets que personne arrive à attraper alors que tout le monde sait ce qu'il fait, un juge qui signe un mandat aprés s'être fait menacer, l'histoire de Turturro qui ne sert à rien, une musique omniprésente et atroce...
J'en passe et des meilleures mais si c'est ce qui se faisait de mieux dans les années 80, je ne comprends pas la nostalgie de certains.
Quand je lis les critiques, j'ai l'impression d'être passé à coté du chef d'œuvre du siècle.
spoiler: Donc on résume, une enquête à la ramasse, un flic qui se la joue cool et qui baise son indic, qui saute d'un pont pour un pari mais qui ne servira à rien pour la suite, une course poursuite interminable, un méchant trafiquant de billets que personne arrive à attraper alors que tout le monde sait ce qu'il fait, un juge qui signe un mandat aprés s'être fait menacer, l'histoire de Turturro qui ne sert à rien, une musique omniprésente et atroce...
J'en passe et des meilleures mais si c'est ce qui se faisait de mieux dans les années 80, je ne comprends pas la nostalgie de certains.
Sans temps mort ni dialogue superflu cette traque policière s'appuie sur un canevas classique aux diverses péripéties emblématiques du genre, traitées avec dynamisme grâce à une mise en scène efficace et déjouant parfois nos attentes. Quoi que les acteurs manquent d'envergure - à l'exception d'un Willem Dafoe inquiétant et charismatique - les personnages aux contours rapidement esquissés convainquent. Très ancré dans son contexte et sa décennie de réalisation, le récit s'inscrit dans ces ambiances interlopes où la ville devient un personnage individualisé tandis que policiers et malfrats semblent parfois agir symétriquement. Un polar rondement bien mené!
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