Police Fédérale, Los Angeles
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124 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 août 2018
Belles atmosphère, photographie, réalisation (je n’en dirai pas autant de la BO), mais ce scénario m’a ennuyé au possible pendant plus d’une heure. Le morceau de bravoure de la poursuite en voiture m’a bien réveillé, mais c’était un peu trop tard. On sent une volonté de faire un film de gangsters ayant une portée allégorique, un discours sur Los Angeles, la corruption, etc., surtout avec ce dénouement enflammé, mais ça ne prend pas vraiment à mon avis, trop mou et prévisible. C’est un peu comme un scénario de policier Nouvel Hollywood lifté à la sauce années 80, à voir seulement pour le plaisir des yeux (si on n’est pas allergique au kitsch).
Incertitudes
Incertitudes

269 abonnés 2 338 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 août 2018
Après les échecs de Sorcerer et La Chasse (Cruising), Friedkin cherche un succès commercial pour se remettre en selle et s'en va retourner un polar urbain pur jus très années 80 dans sa musique et sa photo. Avec d'un côté pour s'affronter : le feu (William Petersen) et la glace (l'androgyne Willem Dafoe). Petersen, quand on voit sa prestation, je ne comprends pas pourquoi il n'aura jamais percé au cinéma. Obsédé par la traque de ce faux-monnayeur dans les bas-fonds de Los Angeles (bars, voies de chemins de fer désaffectés, entrepôts) comme souvent chez Friedkin, la frontière entre le bien et le mal deviendra au fil de l'enquête de plus en plus tenue pour lui jusqu'à ce qu'il finisse par se brûler les ailes. Son passe-temps favori, le saut à l’élastique, je me suis demandé s'il n'y avait pas une forme de clin d’œil de son personnage de Gil Grissom dans Les Experts qui, lui, est fan de montagnes russes. Si l'enquête est prenante, Friedkin, son truc, c'est aussi les courses-poursuites en voiture. Pour lui, c'est la forme la plus pure du cinéma. Celle-ci est incroyable. A contre-sens, d'une durée de dix minutes, c'est là où on se rend compte qu'il était à l'époque aussi foufou que son flic puisqu'il déclare aujourd'hui que c'était horriblement dangereux et qu'il ne le referait pas comme celle de Sorcerer. Pour autant, il n'y a pas lieu d'être nostalgique de cette décennie. Même quand il est faux, voilà quels sont les effets de l'argent sur les hommes, eux-mêmes, complétement dénués de sentiments.
Cyril J.
Cyril J.

34 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mai 2018
Un officier de Police tête brulée, violent et irrésolu, pète un câble le jour où son partenaire et mentor se fait tuer à quelques jours de sa retraite. Obsédé par sa vengeance et l’arrestation du faussaire responsable, il bascule d’un cran supplémentaire dans l’illégalité et la sauvagerie.
Le mode un peu trop cow-boy des 80’ nous saute manifestement dessus, mais à l’instar du Convoi de la peur ou de French Connection, William Friedkin a l’intelligence de nous balader dans ce polar d’action de 1984 en restant à l’écart des manichéismes grossiers et du spectaculaire excessif. Bravo par exemple pour la relative sobriété de la poursuite sur autoroute à contresens. L’autre aspect dominant est de nous plonger dans le pragmatisme souvent laid mais nécessaire des circonstances extrêmes.
Avec un remarquable et tout jeune Willem Dafoe, ce policier bien ficelé, plein d’adrénaline, reste pourtant fin et intéressant dans ses parties d’échecs. L’enquête et la traque nous engage dans les sombres chemins détournés de l’illégalité, du braquage et du meurtre, à l’intérieur d’un magma de négoces de conditionnelles, de fémininement incorrect, de complicités, d’extrémités ou de compromis entre flics, criminels et avocats véreux ou infiltrés. Les écarts incontournables se moquent du politiquement correct et du prêt-à-penser hollywoodien, sans pour autant lâcher la carte de l’action coup de poing, dans un scenario qui dénonce en passant les travers d’une société corrompue, et qui ouvre la porte aux remakes en misant sur des enjeux et sujets intemporels.
Zipzap
Zipzap

17 abonnés 223 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2018
J'ai mis 30 ans à voir ce film. Je me souviens encore des critiques de l'époque, qui mettaient en avant une course poursuite d'anthologie… et, bonne nouvelle, 30 ans plus tard, la course est bien toujours d'anthologie ! Le reste l'est un peu moins car l'ensemble a pas mal vieilli. Mais il reste des vrais morceaux de cinéma, de mise en scène, de cadre, de style. Et rien que pour ça, il faut voir PFLA. En se remettant dans le contexte de l'époque, on peut imaginer que les spectateurs ont été marqués par le film : Violent, un peu sulfureux, avec un final sans concession et surprenant… Friedkin donne du relief à son récit. Pour oublier le poids des années, ce film est à regarder (et considérer) comme ce qu'il a sans doute été : une source d'inspiration pour beaucoup de réalisateurs ! Cela ne vous fera peut-être pas passer une soirée inoubliable, ressemblera un peu à une visite au musée mais il est bon parfois de se pencher sur les origines.
CH1218
CH1218

286 abonnés 3 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2018
Avec son esthétisme à la «Miami Vice» et sa bande son synthétique de Wang Chung, « Police Fédérale, Los Angeles » est clairement un polar des années 80. Et plutôt bon de surcroit. Entre le flic frimeur et vraie tête brulée (William L. Petersen totalement investi) et le faussaire ambigu et brutal (Willem Dafoe dans l'un de ses grands rôles), la partie est chaude et sans limite jusqu'au point de non-retour. Elle trouve son apogée lors d'une mémorable course poursuite, filmée avec virtuosité par William Friedklin.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 27 mars 2018
... Vraiment très mauvais, on est attiré par la renommée du réalisateur et quelques noms connus à l'affiche. En dehors de l'aspect 80's très daté, une bonne daube à regarder si on est d'humeur second degré
joevebulle
joevebulle

4 abonnés 538 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2018
Recette:
- Prendre une équipe d'agents secrets. Un, un peu empoté qui se dévoilera peu à peu. Le deuxième, beau gosse, sportif, ray-ban, jeans râpés ...
- Prendre un méchant et son acolyte. Bien méchant, n'hésitant pas pas à tuer si nécessaire, mais select quand même.
- Prendre un sac de billets (des vrais et des faux), et un meurtre ou deux.
- Mélanger le tout et monter la sauce avec une bonne poursuite de voiture.
- Rajouter quelques jolies filles pour la présentation.
Voilà la recette, mais c'est très prévisible et sans surprise. Le film semble avoir mal vieilli.
Shephard69

411 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2018
Un excellent film noir des années 80 qui, à l'instar de la série "Deux flics à Miami" ou de polars comme "Serpico" ou "Le sixième sens" de Michael Mann, brouille allègrement les limites du manichéisme et de la moralité avec son policier aux méthodes de voyou campé par un William Petersen plutôt bon face à un Willem Dafoe impeccable en criminel au charme vénéneux. Malgré une mise en scène qui a vieilli et un casting qui manque un peu de charisme, un film policier qui s'avère prenant, d'une violence réaliste viscérale. Encore une oeuvre méconnue de William Friedkin qui mérite de plus amples égards.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 décembre 2017
L'autre jour je discutais avec un pote en prenant notre café/clope en terrasse. Nous philosophions sur des sujets aussi importants que la vie, la mort, le sexe, l'amitié, le temps qui passe et l'actualité blu-ray. Sur ce dernier sujet, je l'amenais sur la parution de "Police fédérale Los Angeles" il y a quelques semaines. Là mon pote me lancait de but en blanc:
"Tu penses pas qu'on y trouve le ferment du néo-polar, à la Michael Mann?
-Ah ouais peut-être, vieux. Et puis c'est super bien dit ça, dis donc!
-Merci copain, soufflait-il nonchalamment dans une bouffée de cigarette. En revanche tu crois pas que ça a pris un petit coup de vieux?
-Naaan je crois pas, bro. Bon à part la musique, comme dans Scarface," affirmais-je avant de filer illico acquérir l'édition blu-ray simple (et non pas le coffret à 49,99 €, faut pas déconner quand même) de ce film de William Friedkin sorti en 1985 dont je gardais un excellent souvenir.
Et bien après visionnage de cette magnifique restauration HD, pas de regret: "To live and die in L.A.", le titre original - évidemment bien mieux - reste aujourd'hui un sacré polar, méchant et nerveux, qui nous souffle au visage la chaleur de la cité des anges, à moins que ça ne soit celle de la fournaise des démons.

Parce qu'ici, il ne faut pas se fier aux apparences. Le générique flashy aux énormes titrages rouges et verts fluos, sur un montage de type série TV rythmé par les synthés typiquement 80's de Wang Chung (dont on entendra plus tard dans une scène de boîte à striptease l'unique tube "Dance all days"), peut faire craindre le pire, d'autant plus qu'il est précédé d'un prologue un peu moisi mettant en scène une tentative d'attentat islamiste contre le président américain déjouée de façon ridicule. Et si je vous dis que le duo de flics se livre à un festival de l'inadvertance, enchaînant connerie sur connerie, ceux qui n'ont jamais vu le film vont se dire que je leur parle d'un banal buddy movie policier bien crétin, noyé dans la marmite à produits formatés touillés par la grande louche hollywoodienne. Bon vous l'aurez bien sûr compris, le truc étant signé Friedkin, c'est pas vraiment le genre de la maison. Son adaptation très libre du roman de Gerald Petievich, un ancien agent secret décrivant la frontière ténue entre un flic et un criminel, se situe bien au-dessus de la marmite, assumant une vision noire, violente et sans concession.

Ne pas se fier aux apparences donc, puisqu'ici on fait dans le trompe-l'oeil.
A commencer par les faux billets méticuleusement confectionnés par Rick Masters (William Dafoe), peintre exigeant et élégant fréquentant les lieux artistiques branchouilles de L.A., pourtant capable d'éclater froidement la tête d'un flic qui vient renifler un peu trop près. Pas de bol pour le flic qui était à trois jours de la retraite et qui venait de confier à son coéquipier, Richard Chance: "Gettin' too old for this shit…"- Richard Donner s'en souviendra sûrement pour "L'arme fatale". D'ailleurs, Chance incarné par William L. Petersen (que l'on retrouvera un an plus tard dans le "Manhunter" de Michael Mann), ressemble à un super-flic tête brûlée façon Mel Gibson, avec ses Ray-Ban Aviator, ses Santiags, sa démarche de cow-boy aux jambes tellement arquées qu'on a l'impression qu'il vient de traverser les Etats-Unis à cheval. Bref, il se la raconte et aime se jeter dans le vide, au propre comme au figuré. Mais derrière son allure et son assurance se cachent des failles. Une apparence aussi trompeuse que la relation qu'il entretient avec la jolie blonde Ruth. Leur première scène semble évoquer une relation amoureuse passionnée alors qu'elle n'est pour lui qu'une simple indic lui refilant des tuyaux pour éviter de retourner derrière les barreaux. Agent des services secrets luttant contre le trafic de faux billets, Chance se voit attribuer un nouveau coéquipier, John Vukovich, qui contrairement à lui, est pas vraiment le gars à aimer prendre des risques. Et encore moins quand il s'agit de basculer du côté de l'illégalité, la faute à un Chance ulcéré par la rigidité de sa hiérarchie et décidé à piéger Masters à tout prix. On le voit bien sur l'affiche: Chance est un type qui s'apprête à passer de la lumière à l'ombre. Il s'inscrit dans la lignée de ces personnages sur la corde raide, prêt à mettre leur vie dans la balance pour atteindre leur but, ce qui fait dangereusement pencher leur équilibre psychologique. Personnages un brin fracassés qu'on retrouve fréquemment dans la filmographie de Friedkin comme Popeye Doyle dans "French Connection", les deux prêtres dans "L'exorciste", les convoyeurs dans "The sorcerer", Steve Burns dans "Cruising", ou qui ont déjà basculé dans la folie, rongés par leur obsession comme la soif du sang de "Rampage", le délire parano de "Bug" ou l'assouvissement de pulsions malsaines de "Killer Joe".
Le film pianote sur les touches noires et blanches du dilemme moral, incarné par Vukovic, coéquipier sous influence entraîné dans un engrenage infernal, illustré par cette fantastique séquence dans laquelle il se retrouve embarqué, terrifié, à l'arrière d'une voiture conduite par Chance lors d'une poursuite automobile de quasiment dix minutes, rivalisant avec celle bien plus connue de "French Connection".

Superbement éclairé par le néerlandais Robbie Müller, directeur photo de Wim Wenders et Jim Jarmusch entre autres, Friedkin exploite formidablement les décors offerts par Los Angeles comme le fera Mann dans "Heat" et "Collateral". Le réalisateur situe l'action au coeur des bas-fonds crasseux de la mégalopole. Voies de chemin de fer et canaux désaffectés, passerelles, docks, quartiers des gangs, entrepôts et usines crachant leur fumée âcre contrastent avec ces plans crépusculaires de palmiers se détachant sur le soleil couchant californien.

Tournant ses scènes en une ou deux prises afin de conserver le maximum de spontanéité chez ses comédiens, Friedkin brosse là un film d'action hyper-réaliste autant qu'une peinture sombre d'un monde de faux-semblants voué à s'auto-détruire, oeuvre qui s'imposera avec le temps comme un véritable classique du polar des années 80, malgré un résultat au box office américain décevant et une indifférence totale dans les salles françaises. Un échec finalement pas si étonnant, considérant le choix de travailler avec des acteurs inconnus à l'époque (notons la présence de John Turturro dans son premier rôle important) et cette fin bousculant méchamment le spectateur. Contraint par sa production à tourner une deuxième fin (que l'on peut découvrir dans les bonus) qu'il jugera à juste titre pourrie, Friedkin réussira à conserver dans le montage final ce dénouement rarement vu à l'écran, aussi brutal qu'inattendu.
La marque d'un grand réalisateur et d'un type sacrément couillu.
Legid
Legid

45 abonnés 784 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2017
Polar des années 80 moins connu et moins culte que d'autres oeuvres comme L'Arme Fatale, To Live and Die in LA bénéfice pourtant d'une solide réputation voir même d'un statut de chef d'oeuvre. Si je modérerai ce dernier point, il fait reconnaître que le film de William Friedkin est un bon polar.
Déjà auteur de film culte comme l'Exorciste ou French Connection, le réalisateur fait un fois de plus preuve de son talent avec ce polar. Très ancré dans l'époque des 80ies (ah quelle musique !), le scénario suit un duo de flic, dont l'un des deux est prêt à tout, pour arrêter un faux-monnayeur responsable spoiler: de la mort de son coéquipier
.
Le scénario peut paraître à première vu assez classique (duo de flic, vengeance...) mais c'est son approche très premier degré qui le fait se démarquer. Violent, sec et réaliste, le film se permet quelques scènes inattendues ( spoiler: la mort de William Petersen à 10 minutes de la fin est un sacré uppercut
)
Friedkin est toujours aussi bon derrière sa caméra et propose certaines scènes d'actions qui auront marquées à l'époque et qui rendent toujours aussi bien. La course poursuite en voiture de la dernière partie du film est un exemple en la matière. Si certains effets ont un peu vieillis quand même, le film reste quand même dans l'ensemble vraiment efficace.
Un bon polar bien réalisé et n'ayant pas trop subi l'épreuve du temps, voilà ce qu'est To Live and Die in LA.
Une belle réussite encore à ce jour !
Davynch Lid
Davynch Lid

1 abonné 84 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 août 2017
Réalisé avec maestria par William Friedkin, Police Fédérale Los Angeles (To live and die in L.A) est sans doute un des meilleurs polars des années 80. A quelques jours d'une retraite bien méritée, Jim Hart, agent des services secrets, est abattu par Eric Masters, un faux-monnayeur de génie. Richard Chance, son co-équipier, poursuit le criminel en compagnie de John Vukovitch, un débutant mal dans ses pompes et carrément zélé. Ensemble, et motivé par le désir de mettre Masters derrière les barreaux, les deux nouveaux collègues vont tout faire pour arriver à leur fin, quitte à transgresser les lois. Film tendu et hyper nerveux, PFLA déploie une efficacité redoutable qui ne laisse aucun répit au spectateur. Doté d'un solide scénario et d'une interprétation "actors studio", le film de Friedkin est un rouleau compresseur qui carbure à l'adrénaline et à l'hémoglobine. Quatorze ans après French Connection, Friedkin remet le couvert avec une course poursuite AN-THO-LO-GIQUE! Quinze minutes de folie pure où le cinéaste convoque tout son talent . Basculant souvent dans le politiquement incorrect, Friedkin, durant le tournage, se faisait souvent redresser les bretelles par les producteurs qui exigeaient un peu plus de consensualité. A la vue du film, on se dit que le cinéaste est resté sourd aux remontrances de la MGM. Les toutes dernières minutes du film vous laisseront sur le c...Une fin couillue qui mérite le respect. William L.Petersen est assez bluffant dans le rôle de Richard Chance, un flic à la limite du nervous breakdown qui n'hésite jamais à utiliser des méthodes de voyou pour avancer dans son enquête. Petersen mouille le maillot pendant les deux heures du métrage. La palme de l'interprétation revient au grand Willem Dafoe qui campe un trafiquant de faux billets au charme vénéneux. Dafoe flirte avec le malsain en donnant à son personnage une attitude hyper-sexuée. Etrange prestation qui ne laisse pas indifférent. Police Fédérale Los Angeles est un petit classique des années 80, film indispensable pour toute DVDthèque qui se respecte. Un de mes nombreux films cultes.
Acidus

881 abonnés 3 974 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2017
De William Friedkin, le grand public connait surtout son fameux "L'exorciste" sorti en 1973. Une douzaine d'années plus tard, c'est dans un tout autre registre que le cinéaste revient avec "Police fédérale, Los Angeles".
Le scénario de ce film policier peut paraître classique et banal aux premiers abords mais il présente néanmoins son lot de surprises. Même constat pour la mise en scène qui alterne éclats de génie et réalisation plus académique. On se laisse facilement prendre d'un bout à l'autre de cette histoire dont on peut apprécier son atmosphère sombre et violente ainsi que l'efficacité de ses scènes d'action comme cette longue course poursuite en voitures. On retrouve donc certains éléments qui ont fit le succès de son "French Connection" de 1971.
Si vous souhaitez voir un long métrage qui sent bon les années 80 (Mmmmm cette musique...) et qui se démarque toutefois de la masse des films d'action de l'époque, "Police Fédérale, Los Angeles" devrait vous séduire.
Yetcha

1 095 abonnés 4 772 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2017
Un policier fort, brut et cruel qui sent les années 80 dans le bon sens du terme, des années où les bandits étaient encore traqués à l'ancienne, les flics infiltrés à leur manière et à la limite de la légalité. Un pur moment de cinéma qui reflète l'ambiance de son époque. Les acteurs sont puissants et la mise en scène d'une efficacité tonitruante. C'est un très grand film que je viens de découvrir presque par hasard. Un vrai plaisir de trouver des pépites comme celle-là.
Joëlle Roubine
Joëlle Roubine

6 abonnés 30 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2017
Il est revenu à ma mémoire le souvenir familier de la scène finale et le sentiment d'horreur qui m'avait envahie tant la nature humaine décrite dans le film m'avait désespérée. Et si je m'étais souvenue que j'avais déjà vu, voilà trente ans, "Police fédérale, Los Angeles", je me serais passée de le revoir.
Mais les hasards ou amnésies peuvent avoir du bon... Outre les stéréotypes du film policier/d'action certes très bien menés, il est une scène tout à fait intéressante qui m'avait totalement échappée à l'époque.
"I'm too old for these sh.t man", dit le policier après avoir déjoué un attentat terroriste islamiste in extremis. Une scène qui semble conçue uniquement pour servir la réplique. Aujourd'hui, c'est celle-là qui m'a glacée.
Comme quoi, le cru Friedkin 1986 s'est bien conservé !
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2017
Avec son final apocalyptique et sa fameuse course de voiture, le film très emblématique d'une époque est une excellente manière de se réconcilier avec les films policiers où la moiteur n'est pas l'ambiance principale du film. Point n'est besoin d'appuyer le trait avec des caves glauques ou des rendez-vous dans les parkings. La lumière de Los Angeles est très présente. L'action est franchement efficace et la musique pop canon!!!!
Excellent policier.
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