Face aux critiques globalement négatives, j'étais très sceptique à l'idée de découvrir ce film réalisé par Simon Curtis relatant une idyllique qui aurait eu lieu entre Marilyn Monroe et un jeune assistant réalisateur plein d'ambitions durant le tournage du "Prince et la Danseuse". Eh oui, il est important de parler au conditionnel ici car nous sommes bien devant un fiction et non un biopic. Alors certes, le film est adapté du livre de Colin Clark relatant sa propre expérience mais même là, certains historiens la remette en question. Alors lorsqu'un autre regard vient se poser sur cette histoire pour la porter sur un autre médium, forcément, on s'éloigne de plus en plus de la réalité. C'est ainsi que j'ai abordé ce film non pas comme un biopic mais comme une pure fiction, même si certains éléments sont véridiques, notamment les relations très tendues entre Laurence Olivier et Marilyn Monroe, elle en parle d'ailleurs également dans le livre "Conversations avec Marilyn". Mais il est vrai que le film accumule pas mal de clichés sur la plus grosse star au monde, comme ses caprices, ses prises de médicaments et son côté "gentille idiote" même si le film la dépeint également comme une actrice talentueuse adepte de la Méthode, remettant toujours en question ses personnages qu'elle ne juge que peu crédibles. Parallèlement à ça, on a également la prise de médicaments, son côté très instable, sa relation assez chaotique avec Arthur Miller etc. Mais finalement, on ne saura jamais vraiment le vrai du faux, certes le film grossit le trait mais Monroe est avant tout entourée d'une aura de mystères qui n'existe qu'à travers un écran ou dans les inconscients collectifs ; la véritable Norma Jeane Mortenson restera toujours imprenable et c'est d'ailleurs un point abordé très brièvement mais avec beaucoup d'adresse lorsqu'elle sort de la bibliothèque, tombe sur des fans et dit "shall I be her ?" et se met à faire du Monroe. Mais autre problème du film, c'est qu'il montre Marilyn constamment vulnérable et dépendante de Colin comme si elle ne pouvait s'en sortir sans lui. C'est quelques-fois frustrant mais j'ai choisi de faire l'impasse pour, encore une fois, n'en voir que l'aspect fictionnel. Et ainsi, je dois dire que j'ai été happé par le film et cette amourette d'une semaine qui parvient malgré tout par moments à être émouvant. Il faut dire également que les acteurs sont très bons, notamment Eddie Redmayne, Kenneth Branagh et puis bien-sûr Michelle Williams qui parvient à garder son interprétation de Marilyn crédible malgré tous ces clichés. Ainsi, si "My Week with Marilyn" reste problématique à bien des niveaux quant à son caractère biographique, il reste très plaisant en tant que fiction.
My week with Marilyn est un biopic qui se concentre sur une période très restreinte de la vie de Marilyn Monroe, à savoir sa romance avec un assistant-réalisateur débutant. Malgré le bon casting (notamment Eddie Redmayne qu'on voit dans les Animaux fantastiques), le film manque d'enjeu, de tension dramatique, c'est à peine si on ressent la pression médiatique autour de Marilyn. The Last Dance, par exemple, montre bien les revers de la célébrité autour de Michael Jordan, mais ici tout est superficiel, il fallait creuser un peu plus, cette romance passagère n'est clairement pas ce que Marilyn a fait de plus édifiant dans sa vie !
J'ajoute que le manager de Marilyn est un méchant caricatural, en permanence impulsif et colérique, et qu'il crée un faux contraste sur la gentillesse de jeune assistant-réalisateur, c'est vraiment une faiblesse d'écriture.
Une évocation de la vie de Marilyn Monroe au travers le regard d’un troisième assistant réalisateur sur le tournage du film « Le prince et la danseuse » en 1956 en Angleterre. Sous la caméra de Simon Curtis, la vie de l’actrice n’est qu’effleurée, mais permet, grâce à la sublime interprétation de Michelle Williams plus proche du mimétisme que de l’incarnation mais qui a capté toute la subtilité et la fragilité de la star, d’évoquer en sorte la double personnalité de l’icône entre celle qui apparaît devant les projecteurs et la vraie Marilyn. Offrant un film digne de cette icône du cinéma, avec une mise en scène à la fois sensuelle, pleine de grâce. Il faut également remarquer l’excellent Kenneth Branagh dans la peau de Sir Laurence Olivier. Un biopic d’une grande élégance, qui se savoure avec délectation.
Parmi les nombreux biopics, il était normal d’en réaliser un sur Marilyn Monroe. C’est chose fait avec ce film. Il zoom sur un tournage en particulier effectué par la belle, à Londres. Le spectateur suit un assistant fan de cinéma. Celui-ci s’éprend de l’actrice. Et alors, on va s’attarder sur ses contradictions tantôt séductrice et troublante, tantôt touchante et démunie. Si on perçoit bien la complexité du personnage, la mayonnaise a globalement du mal à prendre et les émotions ne sont pas toujours au rendez-vous.
Film sympathique, bluette sentimentale où un 3em assistant passe un week-end avec la super star et en tombe amoureux. Le film passe son temps à dire que Marilyn est une grande actrice alors qu'on la montre incapable de jouer, capricieuse et cinglé mais ce qui m'a le plus intéressé c'est le personnage de Lawrence Olivier,qui est lui un immense acteur, interprété par Kenneth Branagh lui aussi un très grand acteur. Ça se regarde sans déplaisir et ça s'oublie aussitôt
Ce film se base sur les journaux de Colin Clark, qui raconte la semaine qu’il a passé aux côtés de Marilyn, lors du tournage raté du film Le Prince et la Danseuse.
Je trouve l’idée extrêmement fascinante ; la recherche pour comprendre les personnages et les constituer a dû être captivante.
Le film commence très bien ; très doucement, écran noir sur lequel glissent des écritures blanches mécanisées, ensuite entrée en scène de Marilyn et superbe chorégraphie, etc.
On nous donne de suite le ton, entre les musiques et les mimiques ; ce long-métrage sera léger, presque enfantin. Je trouve ce choix un peu dommage d’ailleurs ; j’aurais aimé quelque chose de plus grave et dramatique pour évoquer une artiste aussi torturée que Marilyn Monroe. Tout le long du film, je me suis d’ailleurs fait la réflexion ; malgré le jeu époustouflant de Michelle Williams, qui interprète à la perfection le rôle de l’ingénue séductrice, tout manque de profondeur. Au final, on n’apprend pas grand-chose sur la souffrance de cette femme fascinante. Par ailleurs, c’est assez étrange parce qu’on oublie de vraiment mettre en valeur les passages où Marilyn Monroe est supposée être vraiment époustouflante. C’est dommage, parce que c’est vrai qu’en tant que spectateur, il est difficile de savoir en quoi elle a suscité autant d’admiration.
Il y a toutefois quelques passages à couper le souffle ; la vague d’hommes qui fondent sur elle, les flashs qui crépitent et qui oppressent. On peut ressentir dans ces moments-là comme une main qui écrase la gorge et la poitrine ; ces extraits représentent à mon sens le talent du réalisateur, trop peu exploité malheureusement le reste du film.
J’ai aussi apprécié les danses, les costumes, les déplacés. Tout est très délicat ; c’est jouissif à regarder.
Pour conclure, un film avec beaucoup de potentiel, mais qui à mon avis manque cruellement de travail. Le creuser plus, nous présenter plus de contenu et de matière n’aurait pas été de trop ; là, on ressort sans connaître plus que cela la grande Marilyn Monroe.
Un film qui retrace la bluette supposée entre un troisième assistant de plateau et la star mondiale Marilyn Monroe durant le tournage du film « Le Prince et la Danseuse » en Angleterre. Michelle Williams est crédible dans le rôle phare et est joliment entourée par un casting « british » de qualité. Ce biopic souffre d’un intérêt limité (une semaine de la vie de Marilyn Monroe où l’on découvre rien que l’on ne sache déjà sur la star américaine) mais jouit néanmoins d’un charme indéniable grâce notamment à ses beaux rôles secondaires. Charmant donc à défaut d’être instructif.
Adapté du récit de tournage d’un jeune assistant sur sa relation avec Marilyn, un biopic ambitieux et intéressant mais qui ne décolle pas, malgré l'interprétation convaincante de Michelle Williams en Norma fragile, mais pas à la hauteur de l'iconique et solaire Marilyn.
Pas trop pire et Michelle est aussi une beauté. Malheureusement, et c'est peut-être impossible, Michelle n'a pas le je ne sais quoi qui rendait Marilyn si séduisante. Michelle fait assez bien son impression dans le genre troublée de Marilyn, puisque nous n'avons pas vraiment d'idée là-dessus. Eddie semble épris et ses scènes fonctionnent.
My week with marilyn sorti en 2011 est un film soit disant inspiré de faits réels.
Le film avait pourtant bien commencé avec en protagoniste principal Colin Clark interprété par Eddie Redmayne (les animaux fantastiques), on découvre alors une personnalité extrêmement déterminée et courageux afin de réaliser son rêve, produire un film.
Puis arrive le problème principal qui est Marilyn Monroe. Effectivement, malgré une excellente interprétation par Michelle Williams, Marilyn manque cruellement de profondeur. En tant que meilleure actrice du cinéma, sa personnalité reste trop plate et peint spoiler: (sauf à la fin) un portrait très critique de cette actrice.
Ce long-métrage dispose d’un ventre mou au milieu du film qui fait ressortir la spectateur du film.
Emma Watson joue un rôle insignifiant dans ce film avec le rôle de Lucy. Il ne fallait pas s’attendre à voir l’actrice au centre du film étant donné qu’elle avait un film bien plus important à tourné à cette époque : Harry Potter et les reliques de la mort. spoiler: Cependant ce rôle de Lucy est assez minable, elle joue le rôle de la jolie copine cocu par Colin et c’est tout.
L’histoire d’amour présentée est assez particulière avec un goût plutôt amer.
Il faut tout de même reconnaître que les musiques du film sont plaisantes et que les acteurs jouent très bien.
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1,0
Publiée le 7 juillet 2021
Quel film ennuyeux sommes-nous censés croire qu'un jeune homme de 23 ans trouve son premier emploi chez Laurence Olivier Productions puis grâce à son physique et à sa détermination se hisse au rang de troisième assistant-réalisateur après quoi il s'immisce dans la vie professionnelle de Marilyn Monroe c'est l'histoire douteuse de ce film. My Week With Marilyn dépeint Monroe comme un cas désespéré ce qu'elle toujours était. Notre aspirant Roméo de 23 ans la console et tous deux comme dans un conte de fées célèbrent quelques jours merveilleux ensemble. De plus, le film suinte véritablement d'une adulation huileuse pour Marilyn Monroe. Un personnage tombe même aux pieds de Monroe littéralement et proclame que Marilyn est la plus grande actrice qui ait jamais vécu. Notre protagoniste de 23 ans n'est guère sain d'esprit puisqu'il la suit partout comme un petit chien. Quant a moi passer une semaine en compagnie de Marilyn Monroe serait le plus grand cauchemar de ma vie...
"My week with Marilyn" n'est pas une référence du biopic, car si ses points positifs sont nombreux ils sont contre-balancés par des points noirs assez persistants. Michelle Williams interprète parfaitement une Marilyn Monroe que l'on savait candide, pas forcément très bonne actrice mais dotée d'un second degré qui n'explique pas pourquoi elle est aussi à l'aise devant une caméra en interview mais complètement perdue quand il s'agit de retenir son texte. Ce besoin d'interpréter des personnages fictifs mais qui lui semblent vraiment réels en fait une actrice avec une réelle méthode, malheureusement pas forcément adaptée à ce tournage. A force de se prendre pour le nouveau Laurence Olivier, Kenneth Branagh devait nécessairement en arriver à l'interpréter et nul doute que sa relation tendue avec Marilyn sur le plateau est justifiée. La quasi-absence d'Arthur Miller en revanche est assez dommageable. Pour moi, le principal point noir a été d'adapter un roman pseudo-autobiographique mais qui ressemble plus à la version fictive de ce que Colin Clark aurait voulu vivre sur le tournage, à savoir une "romance" avec l'actrice au détriment de celle avec une costumière incarnée par Emma Watson, ça va il y a pire... C'est bien pratique de sortir ce genre de roman avec forcément une part de vérité (Clark ayant bien travaillé sur le film) mais longtemps après la mort de chacun des protagonistes au point que sa version devient la seule référence. On retiendra donc l'interprétation et les reconstitutions qui sont très bonnes, pour le reste je trouve dommage d'avoir centré un film sur une aussi petite part de la vie de Marilyn et d'avoir choisi d'adapter une fiction, autant l'appeler ce que c'est. A ce niveau-là je pourrais très bien écrire un livre sur l'histoire que mon grand-père me racontait de sa rencontre avec Mitterrand et personne n'y trouverait rien à redire...