Un Coeur pris au piège
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Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2016
On se prend à  rêver de ce que Lubitsch aurait pu faire de ce scénario s'il l'avait eu en main. Car si le film reste sympathique, de Lubitsch on est assez loin ! Les dialogues amoureux sont trop longs, figés et ennuyeux et les gags bien lourds. De plus le scénario souffre d'incohérences : comment Fonda fait-il pour ne pas spoiler: reconnaitre Stanwyck dans la seconde partie ? Le faux chantage au divorce n'a aucun sens puisque Stanwyck s'est marié sous un faux nom
. Pourtant tout cela n'est pas sans charme, Fonda joue très bien les grand benêts et Stanwyck pétille de beauté, de malice et de talent. On sent toute la pesanteur du Code Hays (on ne couche jamais ensemble avant le mariage), pourtant Sturges berne les censeurs avec la très belle dernière scène puisque Stanwyck se déclare spoiler: mariée alors que son mariage n'a aucune valeur
. A voir malgré ses imperfections.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 septembre 2016
Sans grande ambition formelle, "The Lady Eve" se regarde avec une certaine distance mais sans déplaisir. On apprécie le charme du couple Fonda-Stanwyck et quelques scènes savoureuses (la partie de carte, la scène du serpent, etc.) même si l'on regrette que les personnages ne deviennent jamais véritablement attachants, écrits de façon trop générale et enfermés dans des schémas comiques répétitifs (le running gag de la chute en devient lourd), pour finalement être menés à un happy end prévisible qui dissone nettement avec ce que le film avait proposé auparavant, autour notamment de la perversité de Jean (Barbara Stanwyck) qui se révèle finalement incapable de transgresser les conventions scénaristiques hollywoodiennes. Un film que l'on pourrait qualifier d'aimable, poli ou même élégant mais en aucun cas audacieux et sans doute pas mémorable.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 septembre 2018
Une comédie romantique bien de son temps, donc plutôt pour amateur de traits d’esprit que de romance à l'eau de rose. Fonda et Stanwyck sont géniaux, lui en héritier benêt et maladroit, elle en escroc qui surjoue la sincérité. Certains dialogues et situations sont hilarants, tout comme la plupart des personnages secondaires. Le scénario perd un peu en vraisemblance et en qualité dans la deuxième partie, jusqu’à un final un peu bâclé à mon goût, mais l’ensemble a très bien vieilli, l’alchimie des deux acteurs est évidente et on passe un excellent moment.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 avril 2015
À rapprocher de "Désir" de Borzage pour le côté escroquerie sauf qu'ici c'est moins glamour et moins fin. Une comédie sentimentale assez poussive. Quelquefois drôle mais dans l'ensemble assez inégale. Décevant pour ma part
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juillet 2018
Ce n'est pas le meilleur classique à voir de la filmographie d'Henry Fonda.
L'histoire est originale, mais au final peu passionnante et on s'attache peu aux personnages. C'est tout de même intéressant de voir un personnage féminin mener la séduction dans un vieux film.
Barbara Stanwyck est excellente. En revanche, je suis plus sceptique sur le choix d'Henry Fonda, certes bon, mais pas forcément extraordinaire dans le registre comique.
Beaucoup de gags tout de même tombent à l'eau (comme les multiples chutes d'Henry Fonda).
Ça peut s'apprécier tout de même, mais ça n'est pas mémorable.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

61 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2017
Une comédie américaine assez classique ou l'arnaqueuse professionnelle tombe amoureuse de sa proie puis cherche a se venger lorsque ce dernier decouvre la verité mais rassurez vous tout fini bien ,comme souvent nous avons droit au happy end sorte de tradition hollywoodienne .Pour l’interprétation par contre rien a dire car autant Fonda en jeune héritier distrait que la belle Stanwyck en vamp manipulatrice sont parfait.Disons que c'est pas le chef d'oeuvre du siècle mais ça se laisse regardé gentillement même si certains gags style chutes ou tartes a la crème sont un peu trop facile a mon gout.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2012
Réjouissante comédie ou la sensualité côtoie le burlesque . On pense bien sur à Capra dans l'esquisse des personnages secondaires. et évidemment à Lubitsch dans la belle confiance que témoigne le film à son récit ,n'hésitant pas à bousculer les frontières du vraisemblable . Quand à Barbara Stanwyck Lady Eve , elle est tout simplement hallucinante de modernité et de présence et n'est pas sans rappeler une certaine Bette Davis dans ... All about Eve.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 398 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2021
On a du mal aujourd'hui à croire à l'importance qu'eut Preston Strurges auprès de la critique française d'après-guerre. Rappelons qu'André Bazin écrivait alors que Preston Sturges et Orson Welles étaient les deux seuls réalisateurs exceptionnels dont l'oeuvre étaient nées pendant la guerre et dont les films, n'avaient pas pu être diffusée chez nous. C'est dire la réputation (méritée) qu'avait alors Preston Sturges. Premier scénariste hollywoodien qui viendra à la réalisation ( cet itinéraire exceptionnel sera imité ensuite par Billy Wlder ) mettra en scène plusieurs chefs-d'œuvre dont " un cœur pris au piège " que tout amateur de cinéma du patrimoine et de la comédie ne doit pas manquer. Ajoutons que c'est une des meilleures prestations d'Henry Fonda et aussi de la formidable Barbara Stanwyck pour souligner l'importance et la qualité de ce film. Cité dans la liste d'une dizaine de titres des "comédies du remariage " du philosophe Stanley Calvell , " un coeur pris au piège " nous présente l'histoire d'un jeune homme ( H Fonda) richissime héritier d'un fabricant de bière, qui monte à bord d'un bateau de croisière après une expédition en Amérique du sud. A bord il fait la connaissance d'une arnaqueuse, ( barbara Stanwyck) membre d'une fine équipe de tricheurs aux cartes, qui fait profession de plumer les gens fortunés lors de croisière. Elle tombe amoureuse du pigeon. Qui finalement est le " cœur pris au piège ?". C'est un film tout simplement formidable, distrayant et amusant. Parfaitement mis en scène, il ne présente aucune rupture de rythme. C'est un exemple de la quintessence de ce que le cinéma peut produire dans le registre de la comédie. Tout amateur de la filmographie de Lubitsch ne doit pas manquer ce film. Pour mémoire, le principal héritier de Preston Sturges ( qu'on ne doit pas confondre avec le célèbre auteur de western John Sturges) s'appellera Blake Edwards.
Charlotte28
Charlotte28

202 abonnés 2 819 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2022
Malgré une mise en scène peu inspirée, la romance fonctionne grâce à une éblouissante Barbara Stanwyck qui assume une forte sensualité ainsi qu'à de goûteux dialogues; de même, alors que Henry Fonda se montre peu à l'aise dans l'exercice et que divers comiques de gestes lassent, le truculent Eugène Pallette fait systématiquement mouche, à l'instar d'une palette de singuliers personnages secondaires. Ainsi malgré ses facilités narratives cette comédie se laisse plaisamment suivre. Enlevé!
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2010
Une délicieuse comédie de Preston Sturges où l’amour vient heureusement se mettre en travers de sombres dessins… La première partie du film est d’une virtuosité inouïe au niveau de l’écriture et de la construction. Vers le milieu, le rythme ralentit un peu, comme si l’auteur cherchait un second souffle mais la fin est étourdissante avec cette fausse histoire de sœurs qui vient donner un grain de folie à l’édifice. La mise en scène est racée, le scénario subtil et puis, et surtout, il y a la divine Barbara Stanwyck au sommet de sa beauté et de son charme. Jamais peut-être une actrice hollywoodienne contemporaine du code Hays n’a eu autant de sensualité à l’écran. Ses caresses torrides sur les oreilles et les cheveux du « pauvre » Henry Fonda sont d’une audace phénoménale. Quant à la scène finale où les deux amoureux (époux qui s’ignorent à moitié) se retrouvent et se précipitent dans les escaliers vers leur chambre à coucher en se couvrant de baisers passionnés, c’est tout simplement la plus érotique qu’il m’ait été donné de voir au cinéma. Une comédie magistrale et captivante où Preston Sturges se montre quasiment l’égal de Lubitsch, maître incontesté en la matière.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 14 février 2010
Des bons moments, en revanche j'ai eu du mal pour le coup de Barbara Stanwyck qui n'est pas reconnu par henry fonda même si c'est un détail dans une comédie ce n'est pas d'une grande finesse dans un film qui se tenait plutôt bien jusque là.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2019
The Lady Eve (Preston Sturges 1941, Un cœur pris au piège) est une des meilleures comédies d'Hollywood. Un scénario éblouissant fondé sur la domination d'une femme-escroc qui se fait prendre à son propre jeu (magnifiquement interprétée par Barbara Stanwick) sur un héritier apparemment sans grand caractère (Henry Fonda incarne parfaitement les homme sans grand caractère). Une critique acerbe de la bourgeoisie. Le thème du double filé avec insolence. Une mise en scène, comme toujours chez Sturges, éblouissante. Des dialogues éclatants (essayons de les suivre en anglais). Des seconds rôle parfaits. Un générique qui est en soi un chef d'oeuvre d'humour. Voici un DVD Universal indispensable rien que pour la sublime Barbara, incroyablement sexy et un peu méchante, qu'on identifie trop souvent à la femme fatale du film noir.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2009
Bon film que ce Lady Eve. L'ensemble est enlevé, drôle, parfois touchant. L'interprétation est de qualité, à commencer évidemment par Henry Fonda et Barbara Stanwyck. Les seconds rôles sont également bien travaillés et jouissifs, à l'instar du pseudo "Colonel" ou du père de Henry Fonda. Côté défauts, quelques passages sont un peu trop bavards, et une incohérence flagrante apparaît lorsque Barbara Stanwyck n'est pas reconnue par Fonda, même quand elle se moque de lui en finissant la phrase qu'il avait commencée, tandis qu'au même moment un cheval s'obstine à les distraire (scène assez drôle d'ailleurs !). Un film plutôt réussi donc, assez pessimiste, avec des personnages plutôt sombres et cyniques, mais pas fataliste pour autant.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 341 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2025
Bel exemple de comédie loufoque (screwball comedy des anglophones), légère, pétillante, ne se prenant pas au sérieux, version « gentille » de « Baby face » (1933) d’Alfred Green. C’est une autre exploration du sentiment amoureux [comme dans « Boule de feu » (1941) d’Howard Hawks]. Il est amusant de voir Henry Fonda (36 ans) jouer un herpétologue (revenant d’Amazonie au bout d’un an), fils d’un brasseur riche, personnage naïf, connaissant plus les reptiles (clin d’œil au serpent tentateur de la Genèse) que les femmes aventurières, à la recherche d’un mari riche (Barbara Stanwyck, 34 ans) sur un paquebot. Un rôle comique après ceux dramatiques dans « J’ai le droit de vivre » (1937) de Fritz Lang ou « Les raisins de la colère » (1940) de John Ford. A noter une saillie spoiler: (le film est sorti en février 1941 soit 10 mois avant l’entrée en guerre des Etats-Unis) vis-à-vis d’Adolf Hitler, imité par le garde du corps d’Henry Fonda, vociférant en ayant un balai brosse sous le nez !
A voir aussi pour les costumes d’Edith Head (44 ans à l’époque, grande costumière de la Paramount de 1938 à 1967 et qui remporta 8 Oscars entre 1950 et 1974).
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2018
Cette screwball comedy n’est ni meilleure ni plus mauvaise que de nombreux autres films appartenant à ce genre cinématographique. Un cœur pris au piège s’avère classique tant dans son contenu que dans sa forme.
Sur le contenu et comme attendu, les gags se suivent à un rythme dicté par le genre quitte à ce que certains d’entre eux soient mis en scène plusieurs fois pour faire bonne mesure. Sur la forme, Preston Sturges procède par une succession de plans fixes. Les rares mouvements de caméra observés sont simples et courts.
L’intérêt principal du film réside dans le personnage de Charles Pike interprété par un Henry Fonda encore trentenaire. Il œuvre ici dans un genre cinématographique qui ne sera pas celui qui fera sa renommée.
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