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Un visiteur
4,0
Publiée le 7 mars 2014
Cheval de guerre est un film de Steven Spielberg, sorti en 2011. C’est une adaptation du roman de Michael Morpurgo.
Michael Morpurgo est un grand auteur de littérature jeunesse. Steven Spielberg est un grand réalisateur. Ces deux hommes en étant à l’origine, Cheval de guerre ne pouvait être qu’un bon film. Pourtant, le thème, original, pourrait bien ne pas fédérer tous les spectateurs, mais les petites filles fans de chevaux ne sont pas le seul public ciblé, Dieu merci. L’histoire suit les aventures d’un cheval pendant la 1ère guerre mondiale, et de ses différents propriétaires, ou des différentes personnes qu’il croise. Si le film est assez long, on peut le diviser en plusieurs sous-histoires, comme un road-movie.
Cinématographiquement parlant, le film est très bon: acteurs, décors, musique, scénario, réalisation, Spielberg signe une œuvre comparable à celles de son catalogue de films « sérieux ».
Sans être un chef d’œuvre, Cheval de guerre est un très bon film.
Un plaisant mélo romanesque sur fond de première guerre mondiale qui constitue une belle histoire d'amitié entre un jeune homme et son cheval. Le récit est mené de manière plutôt original. En effet, le héros étant le cheval, on suit son parcours tout au long du film et cela multiplie les protagonistes humains ( car le cheval change plusieurs fois de propriétaires). A ce titre, le fait d'avoir le point de vue des deux camps est très pertinent. Le casting humain est en conséquence assez riche avec plusieurs acteurs peu connus jusqu'à présent qui peuvent occuper le devant de la caméra successivement. Le spectateur français devrait se faire un plaisir de retrouver l'excellent Niels Arestrup. Le jeune Jérémy Irvine, principal protagoniste humain du film, ne démérite pas. Une petite déception toutefois pour Dominic Cumberbatch qui n'a vraiment qu'un petit rôle. Quoi qu'il en soit, le périple de Joey ( le cheval ) tient plutôt en haleine malgré quelques longueurs et phases un peu pesante. La musique est d'ailleurs un peu trop pesante dans sa manière de surligner les émotions, un peu plus de subtilité aurait sans doute été plus efficace. Les spectateurs allergiques aux mélos « grand public » feraient d'ailleurs bien d'éviter le visionnage. Pour ma part, j'ai trouvé l'ensemble un peu inégal mais globalement de bonne facture. Techniquement, le film est très maîtrisé. On en attendait pas moins avec Steven Spielberg à la mise en scène. Celui-ci explore pour la 1ère fois les combats de la 1ère guerre mondiale et orchestre quelques séquences de batailles avec maestra. On retiendra aussi une scène entre 2 soldats ( un anglais et un allemand) qui sonne particulièrement juste par sa simplicité et sa sobriété. La photographie est également très réussie et imprègne au film une atmosphère qui n'est pas sans rappeler John Ford, l'un des idoles de Spielberg. Certains plans sont ainsi très beaux. On regrette toutefois qu'il n'aille pas un peu plus loin. On ne retrouve pas le souffle des meilleurs films de Spielberg. Le film est en effet un peu « contracté » par son propos ( le script est un peu trop lisse). Il faut donc prendre le film comme il est et si l'on accepte ses défauts, on passe indéniablement un bon moment de cinéma. Il n'en demeure pas moins que ce film ne fera pas partie du top 10 des meilleurs réalisations Spielberg. Mais l'avantage avec lui, c'est qu'un Spielberg « moyen », ça reste de la bonne ouvrage et souvent un bon film.
Un film bien conçu grâce à un bon scénario, de belle photo et entouré d'une excellente BO. D'une grande intensité par moment, Cheval de guerre rempli amplement son rôle, sans accroche.
Quelques mois seulement après la sortie de son adaptation des planches d'Hergé, Steven Spielberg nous offrait celle d'un roman contant l'amitié indéfectible entre un garçon de ferme et son cheval emmené à la guerre par un officier anglais. Comme à chaque œuvre familiale qu'il met en scène, certains s'agaceront du sentimentalisme excessif dont fait preuve le papa de "E.T." -particulièrement sur la première demi-heure- mais il ne faut pas oublier, malgré l'évocation de la Première Guerre Mondiale, que ce film s'adresse à un large public et à l'enfant qui sommeil en chacun de nous. Que ce soit sous la casquette de producteur ou celle de metteur en scène, Spielberg a prouvé sa curiosité concernant les grands conflits de l'histoire. Critiquée sans jamais diaboliser un camp ou l'autre, cette Première Guerre Mondiale ne sert que de toile de fond et de ressort dramatique à cette fabuleuse histoire d'amitié. Du point de vue de l'interprétation, seule la performance du cheval Joey est à saluée, les acteurs se faisant complètement voler la vedette par leur partenaire équidé. Et cela passe par un fabuleux travail de dressage et une bande-originale signée John Williams, encore lui, traduisant toutes sortes d'émotions. Un tour de force que Steven Spielberg avait déjà pratiqué sur "Duel", son premier long-métrage. Cette humanisation trouvant son paroxysme dans une scène épique où Joey traversera un no man's land de barbelés. "Cheval de guerre" n'est pas la meilleure ni la plus aboutie des œuvres de la filmographie de Spielberg, cependant elle démontre, s'il y a encore besoin, le talent indiscutable du metteur en scène et sa maîtrise de ce genre de récit. Envoutant mais pas transcendant.
Durant la Première guerre mondiale le parcours épique d’un cheval exceptionnel confronté aux combats des tranchées, côté anglais comme Allemands. Une fresque spectaculaire aux images souvent sublimes mais beaucoup trop guimauve.
Certains films de Spielberg ont des allures d'épopées épiques (celle-ci est surtout hippique). Avec "Cheval de guerre", on a droit au destin hors du commun d'un canasson extraordinaire qui change positivement la vie de tout ceux qui croisent sa route et à une fantastique histoire d'amitié entre cet équidé et son premier maître qui l'a dressé. Les morceaux de bravoure sont tournés avec une dextérité propre à Spielberg. Malheureusement, le film est aussi rempli de séquences peu digestes. Ce réalisateur a du mal à doser l'émotion et sort pour cette histoire, les violons jusqu'à l'écoeurement. Son film en pâtit et se résume finalement en un spectacle lourd et pompeux.
LE CRI DU HIBOU. Le syndrome de Peter Pan de Steven Spielberg. Un cheval reserviste, sortez les violons, une romance naive et lourde. Un duel de perdu et un tiercé dans le desordre. Terminal chez Spanghero...
Cheval de guerre m'a époustouflée ! Des images fabuleuses pour un récit tout en simplicité. Certes, l'histoire est incroyable, miraculeuse, naïve. Mais à aucun moment elle n'est mièvre! En restant concentré sur le coeur du sujet, la relation entre le cheval et son maître, on se retrouve doucement transporté dans les horreurs de la guerre, sans pour autant nous affliger d'images immondes de réalisme. Steven Spielberg rappelle les bases de la réalisation d'un magnifique film.