Avis : Arrietty le petit monde des chapardeurs - Page 10
Arrietty le petit monde des chapardeurs
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Un visiteur
3,0
Publiée le 16 janvier 2011
Un autre film signé Miyazaki (ici au scénario suite, me souffle t-on, à des problèmes de vues qui l'empêcheraient de dessiner?) et qui ressasse les éternels thématiques chères au vénéré nippon: un gentillet message nostalgico-écolo. On se laisse plutôt bien happer dans cet univers de lilliputiens, sans toutefois côtoyer le génie qui animait à chaque seconde Mononoké ou Chihiro, porteurs d'une vraie noirceur quant la vision de l'humanité.
Nouveau film du studio Ghibli, "Arrietty" n'entache pas la réputation du célèbre studio et nous offre une histoire magique, romantique. On est pas loin d'un Miyazaki (Princesse Mononoké, le voyage de Chihiro) et, pour preuve puisque c'est ce dernier qui s'est chargé du scénario. Rien à redire sur ce film d'animation. À l'heure du numérique, les dessins du studio Ghibli sont toujours faits à la main, et sont incroyablement réalisés. Certains plans sont de vrai tableau. Mention spéciale également à la musique celtique composée et interprétée par la Française Cecilé Corbel. C'est même l'une des plus belles compositions que j'ai entendues depuis fort longtemps. Je relèverai néanmoins que, à l'image d'un "Mon Voisin Totoro" ou encore "Le Royaume des chats", "Arrietty" est plus destiné à un jeune public qu'à un public adulte puisque certaines scènes sont très enfantines (voire la scène du corbeau par exemple). Mais nous ne boudons pas notre plaisir. Voilà un film drôle, émouvant, palpitant, à voir impérativement au risque de passé à côté d'un des plus grands films du studio Ghibli
Ce n'est pas le meilleur Ghibli, c'est vrai. Le scenario est simple, un peu en retrait : pas de grands enjeux, pas d'aventure épique. Mais il se laisse suivre agréablement. Certains personnages sont sous-exploités et manquent un peu de profondeur et de personnalité (le père, Spiller). Et pourtant le film a un charme fou. Le petit monde des chapardeurs est magnifique. Les décors fourmillent de détails, on en prend plein les yeux, c'est une incroyable invitation à la rêverie et à l'imagination. La musique est excellente, toujours très juste. Arrietty est adorable, très attachante. Le film a la bonne idée de ne pas s'étaler en longueur : 1h30, on ne s'ennuie pas. À voir.
Affligeant. Comment peut-on sortir une telle soupe aux spectateurs ?? ... En fait, c'est une question rhétorique à la base, mais à bien y réfléchir, j'ai la réponse : ce film prend les gens pour des cons... parce qu'ils le sont : si un autre studio (genre Pixar ou Dreamworks) avait sorti ça, ça aurait été un scandale, mais là nooooon, "c'est un manga, c'est magnifique !", "c'est poétique !" Les Japonais ont désormais le droit de nous vendre des nullités parce que EUX ne sont pas estampillés "impérialistes américains".
La belle poésie naïve des mayazaki (que j'aime beaucoup, au passage) tombe ici dans un gnan-gnan insondable : le vague propos écologiste est abordé pendant moins d'une minute, à la faveur d'un dialogue d'une béatitude telle qu'on croirait qu'un enfant de 5 ans l'a écrit.
Les personnages forment un poncif éhonté de la gentille cellule familiale (avec le gentil papa qui fronce les sourcils, la frêle maman qui aime tellement être au foyer qu'elle rêve d'une belle cuisine !) : encore une fois, si un studio américain faisait ça, on crierait à la propagande pro-américaine niaise (je dis pas qu'ils ne le font pas d'ailleurs).
Et le pire dans tout ça, c'est que c'est ennuyeux à en pleurer !!!! Il ne se passe strictement rien, et pratiquement aucun des enjeux dramatiques exposés n'est exploité, comme si le scénario avait été écrit au fur et à mesure pendant le tournage. Et pour cause, l'histoire pourrait tenir dans un court de 15 minutes. Adapter les Borrowers aurait pu (dû) donner lieu à beaucoup d'inventivité (les objets, les combines), ici il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent.
Pour finir, du point de vue de la direction artistique (réalisation, montage, musique (pitié !!), "photo"), rien d'exceptionnel, je dirais même que ce film a 30 ans de retard, c'est assez plat. De ce point de vue (et sur bien d'autres aspects), ce film n'est guère mieux qu'un bon épisode des Minipouces, c'est un véritable attrape-cons.
Dans sa globalité, j’ai trouvé ce film pas mal du tout. Après, le public visé est je pense plutôt jeune. Un adulte, en tout cas pour ma part, aura tendance à s’ennuyer par moments. L’histoire est très belle cela-dit. C’est simple et poétique. Les membres de cette petite famille sont attachants. On voit leur quotidien et le vit comme un conte. Malheureusement, par moments il ne se passe pas grand-chose. Cela devient assez répétitif. On aura certes tous les rapports avec les dangers extérieurs qui seront mis en avant mais ce n’est pas forcément suffisant. Il y a toujours la thématique récurrente pour Hayao Miyazaki dans les films sur lequel il travaille, d’avoir un rapport avec la nature. Les relations avec les humains, et en particulier le jeune garçon qui vit dans la maison, vont donner de l’entrain. Il y aura des interactions intéressantes. Le récit s’accélère même dans la dernière partie pour devenir palpitant avec un vrai enjeu. La condition de ces petits êtres donnera une tournure émouvante à cette histoire. Cela va être sublimé par des musiques qui sont magnifiques. En plus, cocorico car c’est une Française qui les a composées pour la première fois dans l'histoire du studio Ghibli. On ne va pas oublier de parler des dessins qui eux aussi sont sublimes.
Nouveau film d'animation japonais sorti en janvier 2011, réalisé par Hiromasa Yonebayashi, Arrietty le petit monde des chapardeurs (titre assez mal foutu mais bon) est un film dans la lignée de l'oeuvre du génial Hayao Miyazaki qui l'a scénarisé. Agréable à voir, très beau et poétique. J'ai passé un très bon moment (surtout que les gamins dans la salle ne gueulaient pas trop, ça fait du bien !), même s'il y a eu mieux. Tout d'abord, la beauté des images est frappante, encore une fois. De vrais dessins animés, pas d'images de synthèse, ça fait plaisir de voir encore des films de ce genre sortir au ciné. J'ai été émerveillé pendant 1h34, il est clair que c'est destiné aux enfants mais il ravit les plus vieux sans problème. Ce n'est pas cul-cul, c'est bien foutu, c'est touchant, et le thème abordé est magnifique. Encore une fois on se retrouve dans un monde à part, peuplé de créatures fascinantes : des chapardeurs. En fait, ce sont simplement de petits humains qui ont besoin des grands pour survivre. La famille d'Arrietty vit sous un plancher et la nuit, son père part en expédition dans la maison des humains pour chaparder tout ce dont ils ont besoin (du sucre, des mouchoirs). Et puis un jour, il décide d'emmener sa fille en expédition, où elle crée un léger lien avec un enfant humain. Ces petits bonhommes vivent dans une maison miniature et ont peur des humains. Et pour cause : s'ils sont découverts, ils sont obligés de déménager face à leur cruauté. Mais quand Arrietty rencontre Sho, qui semble vouloir l'aider, elle est intriguée et a confiance en lui. Bref, je ne vais pas tout raconter mais le film est vraiment beau, avec une superbe BO (comme toujours). Pendant les 90 minutes on se rend compte qu'il ne se passe presque rien dans ce film, ce qui en fait à la fois une qualité et un défaut. Pour ceci, je n'ai pas grand chose à dire dessus à part que le thème de l'Homme face à la Nature et de l'extinction des espèces est bien abordé, et de manière assez pessimiste. La fin du film est effectivement assez triste, puisque les deux personnages très attachants se disent adieu, et ça se termine de façon négative concernant l'avenir possible entre les chapardeurs et les humains. Le film est assez imprévisible et ne tombe jamais dans la facilité ni les clichés auxquels on aurait pu s'attendre, ce qui fait plaisir et surprend. Les personnages sont vraiment attachants, je suis content que Miyazaki ait encore mis en scène deux enfants pour illustrer le scénario (adapté d'un bouquin de Mary Norton), car ça donne toujours un plus à ses films (c'est un avis personnel mais j'ai largement préféré Mon Voisin Totoro et Le Voyage de Chihiro à Princesse Mononoke, justement car ils mettent en scène des enfants, leur pureté et leur innocence). Une fin qui laisse donc avec un sentiment de tristesse, ce qui est rare dans la filmographie du scénariste. Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce film, très agréable. La beauté des images et la poésie très présente sont incroyables, cependant j'ai trouvé que le film manquait d'originalité. On a toujours des bruitages aussi géniaux, qui font une grande partie du charme de ces dessins animés japonais, mais il ne se passe presque rien malgré un sujet super bien traité, à la fois mignon et passionnant. On a toujours plein de douceur, de charme, mais pas assez de diversités dans les personnages. Ca m'a pas empêché d'être époustouflé et émerveillé par le film, ainsi que touché par Arrietty, un personnage vraiment très attachant. Et surtout, frappé par ce dénouement déchirant et délicat.
Arrietty est vraiment bien pensé. J'ai totalement accroché au scénario. D'un point de vue technique, c'est irréprochable, magnifique. Très clairement l'un des meilleurs film d'animation de ces dernières années.
Où sont passées l'audace et l'aventure propres au studio Ghibli ? Et sa poésie ? Arrietty propose une version édulcorée des grandes qualités qui ont fait la réputation du studio, à moins qu'elle ne s'adresse avec Arretty à un public bien plus restreint qu'à l'accoutumée. Et bien plus jeune aussi. Car cette production, fade, n'a rien de réellement fantaisiste malgré le thème qu'elle a choisi comme toile de fond, comme si Hiromasa Yonebayashi ne s'en était servi que comme contexte et non pas comme source d'inspiration. Le récit est mielleux et étiré et les personnages sans grande envergure (sans mauvais jeux de mots).
Une très belle oeuvre à la musique somptueuse et une histoire simple et très apaisante entre une jeune fille minuscule petit être et un jeune garçon malade,les dessins sont d'une grande beauté.Je suis sorti du film détendu et serein,un petit bijou de poésie rien à voir avec le dessin animé les minipouss ou le film les Borrowers que certains évoquent dans leurs critiques négatives
On aura beau me mettre toute la 3D qu'on veut, rien n'empêchera les anime du studio Ghibli d'être esthétiquement plus beaux que les films de Pixar ou Disney. C'est toujours un enchantement. Sur la forme, donc, toujours parfait. Sur le fond, on peut regretter que le film manque un peu de consistance par rapport à ceux de Miyazaki, c'est un peu un "Totoro" en moins bien. Et un peu trop caricatural (le personnage d'Haru notamment). Quelques scènes sortent cependant du lot : la séquence de la chaparde est exceptionnelle tant sur le plan visuel que sur le plan sonore, et justifie à elle seule la vision de ce petit film bien sympathique...
Arietty est un très beau film avec des similitudes avec le chef-d'oeuvre Your Name. Un film sous-estimé en comparaison aux Myasaki qui n'a clairement pas à rougir. Une histoire simple et chaleureuse dont son plus grand défaut est d'être trop court. Un film que je recommande pour tous !
Le cru 2011 des studios Ghibli portait le doux nom d'Arrietty, un énième film d'animation des studios fondés par le maître Hayao Miyazaki, et même si il n'est qu'ici que producteur, on sent à chaque instants, l'inspiration tiré de son univers romantico-fantastique.
Le film nous embarque dans un nouveau voyage mystique dans les sous sols d'une maison typique Japonnais, où vivent les chapardeurs, petits êtres humains de la taille d'un doigt, qui survivent en cachette de la race humaine, en espérant ne pas se faire remarquer lors de leurs rares sorties aux yeux de tous pour ramener dans son foyer le nécessaire pour survivre. Arrietty et ses parents pensent être les derniers de leur espèce, ils vivent leurs vies en toute tranquillité dans une maison proche isolé de la banlieue de Tokyo depuis près d'un siècle jusqu'au jour ou arrive un jeune homme qui va surprendre la petite Arrietty par mégarde.
De là vas naître une curiosité et une complicité interdite entre les deux peuple. Sous ces aires de réadaptation des aventures de tom pouce se cache une histoire humaine aussi touchante que dramatique. Une nouvelle fois le studio choisi le fantastique pour aborder les thèmes de la tolérance envers son prochain malgré les différences. Une très belle histoire de vie comme sait nous le conter le studio Japonnais, bien dé-servie par une direction artistique de toute beauté et une bande son envoûtante.
Et malgré les quelques longueurs, on se laisse a nouveau emporter au pays du soleil levant.
Les Chapardeurs sont des petits hommes d'une quinzaine de centimètres vivant de légers larcins dans le monde des humains et habitant sous les planchers en tâchant de ne jamais être vus par ces derniers. Arrietty en fait parti, mais sa vie va changer lorsqu'un jeune enfant souffrant va venir se reposer dans la demeure où elle loge.
Ecrit par le maître Hayao Miyazaki, on retrouve dans Arrietty la patte du réalisateur du Voyage de Chihiro avec cette sensibilité, délicatesse et poésie. C'est un plaisir que de suivre cette petite Arrietty qui va découvrir le monde des humains via d'abord son premier chapardage puis sa rencontre avec un jeune garçon dont elle aura, sous l'influence de sa famille, d'abord peur. C'est la rencontre entre deux êtres différents que Yonebayashi met en scène, deux êtres qui ne cherchent qu'à découvrir l'autre malgré les contraintes extérieures.
Malgré toutes les bonnes choses que l'on peut y déceler, Arrietty laisse tout de même quelques (légers) regrêts, et, bien qu'écrit par Miyazaki, je n'y ai pas retrouvé toute la magie des oeuvres de ce dernier. Excepté lors de quelques moments, l'oeuvre manque d'émotion ainsi que de grands moments lyriques et d'éblouissements comme Miyazaki était capable d'en créer. De plus, si les deux protagonistes sont plutôt bien écrits, les seconds rôles manquent de consistances tandis que le scénario se révèle parfois maladroit, à l'image des réactions de certains personnages, notamment dans la dernière partie.
Enfin, ça reste tout de même des reproches mineurs tant on trouve énormément de charme et de sensibilité qui se dégagent de cette oeuvre, les deux protagonistes sont plutôt attachants et l'ensemble est vraiment plaisant à suivre. Il y a une réelle immersion au coeur de ce monde, ainsi qu'une sensation d'aventure qui est vraiment plaisante. Les dessins sont de qualités, tout comme le bel univers mis en place, sachant mettre en avant d'infimes détails parfois savoureux et regorgeant d'idées. La musique, bien que parfois un peu trop présente, fait corps avec les images et l'atmosphère générale du film.
Sans être une production majeure du studio Ghibli, Arrietty n'en reste pas moins agréable à suivre, charmant et sensible où Yonebayashi met en place un univers fort sympathique et même immersif avec des personnages attachants.
Il y a tant de délicatesse et de bonnes choses dans un tel dessin animé. Le rythme est particulièrement appréciable pour produire une forme de poésie. Il est plus question de sentiments que d'actions pourtant il y a bien de l'action spoiler: c'est presque dérangeant d'avoir un personnage assez grossier que Haru, les idées un peu morbides de Sho et la fuite alors que l'on peut croire qu'ils pourraient rester dans la maison qui était fabriquée pour eux. Il y a un déséquilibre mais qui n'enlève que peu de choses à la qualité poétique de l'ensemble car ce sont aussi des formes de réalisme. Ainsi le titre japonais est : Arrietty l'emprunteuse, Borrower en anglais. Le soucis est un peu là au final c'est un monde imaginaire traité d'une façon qui induit une confusion entre réalité, rêve et imagination.