Avis : Arrietty le petit monde des chapardeurs - Page 6
Arrietty le petit monde des chapardeurs
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4,0
Publiée le 26 mai 2015
Encore un joli petit bijou à l'esprit un peu sympathique voire naïf et pourtant doté d'un profond pessimisme. Il est particulièrement plaisant à voir, mais on regrette un peu l'impression d'être stoppé en plein milieu de l'histoire.
Adapté du tome 1 (« Les chapardeurs ») (« The borrowers ») (1952) de la série de romans (5 tomes + 1 nouvelle) de l’Anglaise Mary NORTON (1903-1992), le film est un bijou de sensibilité, jamais mièvre et aussi un conte écologique qui décrit la rencontre estivale de deux mondes, celui d’humains en miniature (Arrietty, 14 ans, son père Pod et sa mère Homily), obligés de chaparder discrètement pour survivre et celui des humains qui sont des géants pour eux, bienveillants (l’adolescent maladif Shō) ou pas (spoiler: la gouvernante Haru de sa grande tante maternelle qui appelle des dératiseurs de Couic Clean Services ). Belle inventivité pour décrire les missions d’Arrietty et son père, pour se procurer des objets utiles tels que des mouchoirs en papier ou du sucre (un demi carré !), relevant à la fois de la spéléologie et de l’escalade. C’est un éloge à la biodiversité et de la morale, « Pour vivre heureux, vivons cachés » de la fable, « Le grillon » (1792) de Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794) et une critique des humains dont le 1er réflexe est d’éliminer une espèce différente. Bel exemple de relativisme des situations où la famille d’Arrietty doit se méfier à la fois des humains et des animaux carnivores. spoiler: La scène, où Haru joue avec Hamily avant de l’enfermer dans un bocal, rappelle le début de « La planète sauvage » (1973) de René Laloux où des enfants Draags, humanoïdes géants bleus aux yeux rouges, jouent avec des enfants Oms considérés comme animaux domestiques [d’après l’adaptation du roman « Oms en série » (1957) de Stephan Wul] . On y retrouve l’esthétisme habituel des studios Ghibli [le réalisateur y travaille depuis 1996 et a participé auparavant, à plusieurs films d’Hayao Miyazaki (6), de Gorō Miyazaki (1) et d’Isao Takahata (1)]. Outre la relation entre les 2 adolescents (Arrietty, téméraire et curieuse, et Shō spoiler: dont l’insuffisance cardiaque a gâché son enfance et qui voulait la protéger avant son opération chirurgicale ), il ne faut pas oublier la belle musique d’inspiration celtique (cordes dont harpe) de la Française Cécile CORBEL (30 ans) et de son époux Simon CABY (36 ans).
Un film qui se rapproche de l'atmosphère contemplative d'un "omoide poroporo" et qui reste assez fidèle au souvenir d'enfance des "minipousses", le rythme en moins. L'histoire est simple et manque un peu de rebondissements (les plus jeunes s'ennuieront), mais le studio Ghibli reste le seul à pouvoir faire ce genre de films et il faut préserver ce petit espace de tranquillité ! Coté technique c'est tout simplement sublime.
Ma note est non-objective, je parle avec mon cœur et mes tripes, et non avec ma tête. Je suis resté la petite larme à l’œil en arrivant au générique de fin. Tout dans ce film transpire le génie. Chez moi en tout cas, ça a fonctionné et la sauce a pris pour me transporter au fin fond de mes tripes.
Arrietty nous amène dans son insouciance sans trop non plus nous faire adherer complètement à son monde. C'est beau et c'est avec plaisir qu'on suit sa courte aventure. Sans pour autant nous transcender, le message nous touche et c'est grace à la qualité de son dessin.
Arrietty fait bien sûr immédiatement penser à cette célèbre série des années 80, les Minipouss. Ca reste un bon film pour enfant qui éveillera leur imagination, les plus grands chipoteront sur la fin brouillonne mais passeront un bon moment.
Une merveille de précision, de délicatesse et de poésie. Un univers où je serais volontiers restée encore de longs moments. Le scénario n'est pas bourré de rebondissements, juste une succession de scénettes au ton juste, plutôt mélancoliques.
Ce film des studios Ghibli, réalisé par Hiromasa Yonebayashi, écrit par Hayao Miyazaki et sorti en 2010, est très bon ! Le film raconte l'histoire d'une famille de petites personnes vivant en dessous d'une maison pour les humains, ils doivent s'y aventurer la nuit sans se faire repérer. Mais une des petites personnes va pourtant nouer une amitié avec un humain. Bien que le film s'inspire d'un livre pour enfants, "Les Chapardeurs" de Mary Norton , (que je n'ai d'ailleurs pas lu et que je ne pourrais donc pas comparer au film), nous sommes, comme dans beaucoup de films des studios d'ailleurs, dans une œuvre pouvant regrouper des publics d'âges bien différents. En effet, c'est d'ailleurs toujours ce qui fait le charme de ce genre de film, c'est que, même adulte, le film arrivera toujours à nous émerveiller. Enfin, j'ai été personnellement très attentif et réceptif aux décors, que je trouve tout simplement magnifiques, surtout en ce qui concerne la maison des petites personnes et la maison de poupée. L'animation est de plus, comme toujours, très bonne. Nous avons, en dehors de ça, un très beau discours sur l'amitié et bien entendu, toutes ces métaphores, propres au studio, en ce qui concerne les humais et les conséquences de leurs actions sur la nature (notamment lorsque Shô parle des espèces en voie de disparition). "Arrietty, le petit monde des chapardeurs" est donc une très belle découverte !
L'histoire est archi simple, mais ce film a tellement de charme et de poésie qu'on se laisse emporter. Le dessin est absolument magnifique et la BO envoutante. Un nouveau bijou des studios Ghibli et une invitation au rêve. Dommage qu'il se termine sur un sentiment d'inachevé...
Le premier long-métrage de Hiromasa Yonebayashi se montre terriblement efficace dans son côté intimiste. Malgré quelques maladresses (notamment un dialogue où le discours écologique devient pompeux), le célèbre studio d'animation nippon séduit encore.
Légère déception pour cette pépite " made in Ghibli "... Certes l'histoire se laisse suivre avec intérêts - bien qu'elle soit fort peu originale car adaptée d'un autre film, à savoir Le Petit monde des Borrowers - mais l'animation reste assez plate, loin des splendeurs miyazakiennes du passé, peut-être trop sage pour remporter ma totale estime. Ainsi je trouve que le contraste entre l'infiniment grand et l'infiniment petit n'est pas assez exploité par Yonebayashi, ce dernier préférant s'attarder sur la relation entre Arriety et l'adolescent... Par conséquent le métrage perd en impact visuel ce qu'il gagne en banalité scénaristique. Dans le même genre de contexte spatial, L'Homme qui Rétrécit de Jack Arnold était beaucoup plus réussi ( ce dernier chef d'oeuvre de la série B développait davantage la réflexion philosophique inhérente au sujet ). Ici le divertissement reste louable, principalement réservé aux plus petits sans pour autant exclure les adultes, mais définitivement sommaire. Bon film, malgré la limitation de son propos.
Attention chef d'oeuvre ! Il faut trouver les bons mots dans cette critique pour décrire un tel enchantement ! Je n'ai jamais (ou rarement) vu un dessin animé si charmant et si envoutant ! C'est pas dur... tout est parfait ! L'histoire, les personnages, le ton des dialogues (aucun humour à l'horizon est ça change tout), le graphisme... & honnêtement j'ai passé ma soirée à sourire et à dire à mon amoureux que je prenais trop de fun (et évidemment c'était idem pour lui) Le genre de film qu'on aimerait voir à l'infini tant c'est un délice ! Bravo & merci Arrietty ! Et maintenant avec mon Molly, on guette les chapardeurs un peu partout... mais toujours pas de traces !!!
Si « Arrietty, le petit monde des chapardeurs » n'est pas un Miyazaki pur jus côté réalisation, on retrouvera tout de même la patte du studio Ghibli, avec un visuel sublime et une musique entraînante. Le scénario est encore une fois lié au fantastique avec ces petits êtres vivants façon la série "Les Minipouss" dans les murs d’une maison. S’il n’y a pas de méchant à proprement parler, la gouvernante et le chat feront plus sourire qu’ils n’effraieront, car comme pour "Mon voisin Totoro", ce film d'animation japonais est avant tout réservé aux plus jeunes, même si les adultes peuvent l'apprécier. En revanche, la mère hystérique qui tombe dans les pommes toutes les deux secondes est plus qu’agaçante ! Cette rencontre simple entre un jeune garçon malade et ces petits humains sera donc touchante pour qui aime les belles histoires d’amitié entre des êtres que tout oppose.
Arriety dernier né des studios Ghibli n'est pas sans rappeler l'oeuvre de Miyazaki (producteur et scénariste), cependant malgré le recours aux mêmes thématiques (la maladie, l'amour, le respect et l'écologie, cette dernière traitée un peu par dessus la jambe, d'ailleurs...), il manque la folie et l'originalité du vrai Miyazaki, les personnages sont proprets et l'humour peu présent. Malgré tout Arriety est un enchantement visuel, à l'ère de la 3D, cet animée traditionnel est un régal pour les yeux, une certaine poésie d'installe aussi par intermittences (les scènes avec la maison de poupées sont sublimes) et la musique est magnifique. Arriety est un film d'animation plaisant et beau comme savent l'être les films des studios Ghibli, on aurait aimé un peu plus d'audace et de dérision. Miyazaki écrit mieux pour lui-même que pour les autres mais l'ensemble reste très agréable à défaut d'être révolutionnaire.