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Un visiteur
3,5
Publiée le 20 septembre 2012
Pour moi,un des modeles du film policier. Un casting impressionnant (Montant.Depardieu.Deneuve.Galabru et Lanvin reunis) une superbe mise en scene,un scenario solide. Ce retour aux armes de ce vieux repenti incarne par Yves Montand est vraiment reussi. Pour moi,ce film n'a pas vieilli. A voir.
Un bon film des années 80. De bons acteurs qui ont d'ailleurs été révélés entre autres par ce film, comme Gérard Lanvin et Richard Anconina. Une musique originale, bien mise en relation avec le polar. Un bon scénario.
Rare sont les films qui m'ont entièrement convaincu. Ce film m'a vraiment plu. Un Yves Montand (mûr, sérieux et intelligent),un Gérard Depardieu (un vrai voyou brut et costaud), et une Catherine Deneuve (tendre, douce et soucieuse) plus que convaincant. Une histoire réaliste qui se tient jusqu'à la fin. Châpeau!
À la fin du film je me suis dis "tout ça pour ça ?!". Car le scénario très noir est basé sur un quiproquo idiot entre un Depardieu, truand tueur et Montand truand rangé qui a des rêves et une vie dédié à son amour pour Catherine Deneuve et les deux vont partir sur un chemin aux représailles fatales. Mais voilà, ce quiproquo finit par rendre l'histoire bancale et absurde. La pléiade d'excellents acteurs ne suffit pas à redresser ce malaise qui prend au fil du film, de la musique lancinante, de la lenteur et du très peu de dialogues. Un film qui pêche par une non-histoire finalement. Par contre, les scènes tournées dans les cités sales de la banlieue parisienne mal famée montrent une France délaissée et sordide et ont au moins le méritent de dénoncer l'horreur et la laideur des constructions soi disant modernes des années 60.
Le choix des armes est un tonitruant polar. Un petit loubard Mickey se fait la cavale avec Serge un ancien collègue de Noël (Yves Montand) dans leur fuite ils provoque un accident et tue un policier. Se rendant à leur planque ils tombent dans un guet-apens tendu par des anciens ennemis.
ce film est un bon polar mais est aussi porté par des rencontres d'acteurs formidables (Depardieu/Montand/Deneuve et Galabru/Lanvin), même si on pourrait penser que la présence de Catherine Deneuve, si lumineuse dans de nombreux autres films, ne s'impose pas véritablement au sein du casting. C'est en tout cas une staisfaction de voir Depardieu, loubard "new look" de ces années 80, croiser Montand, ce qu'il ne fera pas sur "Jean de Florette", ou les deux comédiens, pourtant l'affiche n'ont aucune scène en commun. Les rencontres des géants du grand écran sont des grands moments de cinéma.
"Le choix de armes" est l'un des meilleurs films de Corneau avec "Série Noire". Certes le film critique les méthodes policières (à travers le personnage incarné par Lanvin), mais démontre surtout l'impact destructeur des armes et de la violence sur les rapports entre les individus. Le face à face Depardieu / Montand est d'une grande intensité, le thème musical de Philippe Sarde à la basse acoustique est parfait et le scénario met habilement en place la spirale de violence qui emporte peu à peu les personnages. Vous pouvez lire une critique plus complète de ce film ici : http://www.citizenpoulpe.com/le-choix-des-armes-alain-corneau/
Je viens de voir ce film - que j'ai si longtemps vu à l'affiche en son temps - pour la première fois. Une belle brochette d'acteurs tous au top - Montand toujours fascinant malgré une certaine passivité, Depardieu excellent dans ce rôle excessif qui lui va comme un gant, une Deneuve un peu effacée mais majestueuse comme à son habitude, les "petits jeunes" d'alors, Anconina et Lanvin très prometteurs, Galabru.....très Galabru -enfin côté acteurs, tout est bon. Par contre, comme beaucoup de policiers de l'époque, l'histoire est très embrouillée et on perd un peu le fil entre les complices, les ennemis, les méchants truands et les bons petits délinquants et puis ça traîne un peu - à peine une action se met en route qu'il y a pause psychologique et on commence à s'ennuyer assez vite. Les actions elles-mêmes ne sont pas toujours très bien ficelées - comme celle où Depardieu se prend une balle - et quand on s'attend enfin à une bonne poursuite (Montand bien décidé à en découdre qui prend son flingue et part à la poursuite de Depardieu) eh bien, pour une raison ou une autre, l'action s'arrête en plein milieu. Bref, j'ai trouvé l'ensemble un peu décevant mais j'ai eu beaucoup de plaisir à revoir de bons acteurs et un bon jeu.
Voilà un film de fracture, coincé entre un monde qui s’éteint et un autre qui arrive déjà en hurlant. Yves Montand porte l’élégance dure et fragile des vieux truands, tandis que Gérard Depardieu libère une violence brute, imprévisible, presque vécue, tant Mickey semble faire écho à sa propre jeunesse chaotique. Alain Corneau ne choisit pourtant jamais son camp : derrière leurs différences, les deux hommes parlent la même langue, celle de la violence, et cette langue finit par les condamner. On ne suit pas vraiment une enquête, on regarde une toile d’araignée se resserrer autour de personnages qui prennent toujours la mauvaise décision au pire moment. Le film est froid, automnal, noyé dans les nuits, les petits matins embrumés et la musique de Philippe Sarde (enregistrée avant le tournage et déjà présente sur le plateau), comme si elle guidait les personnages vers leur chute. Les lieux racontent autant que les visages, du confort du haras aux cités ravagées par la misère, avec une vision de la banlieue étonnamment précoce et presque documentaire. Contrairement à ce que j’ai pu lire, Alain Corneau ne copie pas Jean-Pierre Melville : il prolonge son fatalisme en l’ancrant dans une France en mutation, plus brutale, plus sale et traversée par un profond malaise social. Le film prend parfois trop son temps sur ses 2h15, mais il gagne en atmosphère ce qu’il perd en tension pure. Catherine Deneuve apporte une douceur et une lumière précieuses dans ce paysage fermé. Au bout du compte, ce polar laisse moins l’excitation d’un film d’action qu’une mélancolie poisseuse, une gueule de bois funèbre face à un passé qui refuse de mourir.