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Un visiteur
4,5
Publiée le 30 septembre 2010
On a eu de bons films français cette année, certes. Mais la plupart n'apportait rien de nouveau. "Simon Werner" non plus, dans un sens, puisqu'il peut rappeler des films aussi différents que "Le péril jeune", "Elephant" ou même "Memento" (et d'autres). Et pourtant, on peut difficilement citer un film qui soit vraiment similaire à celui-là. Soyons chauvins, il est français... et cela ne m'étonnerait pas qu'il connaisse plus de succès à l'étranger qu'en France (les critiques spectateur ont d'ailleurs l'air étonnamment mauvaises, ici...) Bref. Passons sur l'excellente musique de Sonic Youth (et l'utilisation de "Love like blood" de Killing Joke) et concentrons-nous sur les acteurs : des quasi-débutants, dont un ancien de la Nouvelle Star qui se révèle plus intéressant devant la caméra que derrière un micro et un jeune acteur français rappelant furieusement Paul Dano. Le réalisateur parvient à créér une atmosphère dont il est assez dur de se dégager... jusqu'à la fin, qui en laissera perplexe plus d'un (moi-même dans la salle). Avec un peu de recul, notre déception finale vient surtout du fait qu'on nous a mené en bateau pendant 1h25. Et en fin de compte, ce n'est pas une déception, et on s'aperçoit que la fin est logique et qu'on vient d'assister à un des films les plus réjouissants de l'année.
Fabrice Gobert, le réalisateur de Simon Werner a disparu ..., est un malin. Se mettre dans la poche une grande partie de la critique avec un film passablement moyen est déjà une performance. Certains s'emballent et citent quelques modèles américains ? Euh, faudrait se calmer, ce cantine movie (oui, on y fantasme beaucoup à la cafét') n'innove en rien et copie beaucoup. Malin, le cinéaste, parce qu'il nous allèche avec un tempo moderato de thriller, dont la clé, dans les dernières images, est d'une grande banalité. Voulue, évidemment, car Gobert s'en fiche un peu de l'aspect polar de son film, ce qui l'intéresse davantage ce sont les us et coutumes de cette "tribu" de jeunes. Rien de très nouveau sous le soleil, de ce côté là, les thèmes un peu "osés" (drogue, homosexualité, voyeurisme, pédophilie ...) étant escamotés. Très sage, en fin de compte, le film, et diffusable sur TF1 à une heure décente. Quant à sa construction, en 4 récits successifs qui permettent de voir les mêmes scènes sous différents angles, c'est un procédé astucieux, certes, mais qui devient monnaie courante depuis quelques années. Un certain Kurosawa, avec Rashomon (1950) a été le premier à l'utiliser. Un dernier mot sur l'interprétation. Elle est inégale, très limite à certains moments. La meilleure note ira à Ana Girardot, la fille d'Hyppolite, très bonne en petite bombe anatomique de lycée. On peut lui prédire un bel avenir. Pour les autres, faut voir. Même remarque pour Fabrice Gobert à qui il reste à prouver qu'il n'est pas que roublard et doué pour nous faire prendre des vessies pour des néons qui éclairent la nuit d'un halo mystérieux.
Simon Werner A Disparu est une surprise aussi agréable que bien ficelée. Multipliant les fausses pistes en intégrant intelligemment le déroulement de l'enquête à travers les yeux d'adolescents puérils, le réalisateur a réussit le pari presque utopique de faire un bon thriller dans le milieu étudiant.
Le 1er film dont nous, spectateurs, créons le scénario et remplissons les blancs au fur et à mesure par l’absence d'informations. Comme les jeunes protagonistes, avec une vue parcellaire, "invente" ou se disent "convaincus" que cela s'est passé comme cela. Sans en dévoiler le contenu et encore moins l'intrigue, on reste surpris de ce que l'on peut fabriquer quand des éléments importants nous manquent et ce dont on est capable au point de créer des situations gênantes, voir dévastatrices. 4/5 pour l'originalité de la mise en scène et des interprétations convaincantes !!!
1992 dans un lycée de la banlieue parisienne, un élève de terminale a mystérieusement disparu sans laisser de trace. On a même retrouvé du sang lui appartenant dans la classe de bio de l’énigmatique prof de biologie. Et puis surtout, d’autres disparitions d’élèves de la même classe s’enchainent. Il n’en faut pas plus pour alimenter tous les fantasmes des ados de cette classe. Fabrice Gobert signe là un premier film bourré de talent et d’ingéniosité autour du thriller et de la comédie sentimentale ado. La construction même de son film est intelligente, même si déjà vu. Comme un architecte, il construit une batisse à 4 niveaux jusqu’au dénouement final ; chacun des 4 niveaux étant le parcours d’un des ados concerné dans les 10 jours précédent ce que l’on pressent être un drame. Simon Werner nous apparait donc petit à petit bien avant que l’on ne le découvre vraiment à l’écran… pour ses derniers jours à lui. Les jeunes acteurs sont épatants et donne une dimension réelle à cette histoire. Tous centrés autour de la vie du lycée, par eux, on ressent la tension montée et le drame prend forme… mais voilà le destin est parfois imprévisible et la fatalité plus fréquente que les histoires romanesques. Ce film m’a replongé avec plaisir dans mes années lycée. En terminale en 1989, les lycéens sont ici en terminale en 1992. De petites touches très discrètes (tenue vestimentaires, coiffures, musiques,…) reconstituent une époque et un lieu qui me sont contemporains. Je l’ai ressenti tout au long du film, mais c’est simplement à la découverte du synopsis, le lendemain de ma vision du film, que j’ai su que l’action se déroulait bien en 1992. Bon premier film… Si vous êtes nés entre 1968 et 1976, choc temporel assuré
Film très peu plébiscité par l'opinion publique, et pourtant grand film! Une impressionnante prise de risque dans la diversité des plans, qui s'emploie à reconstituer le puzzle délicat d'un meurtre. Une seule journée, filmée sous toutes les coutures, et selon le point de vue de chacun des personnages principaux: très belle trouvaille!
Un film basé sur le principe de l'entuilage des vies des personnages permet de cacher les faiblesses de l'histoire.Ici c'est le cas.A travers Jéremie, alice et ravier vous découvrez un récit basé sur la disparition de simon.On vous montre sur toutes les coutures la même histoire qui tourne en rond vraiment en rond.Mais au delà de ces faiblesses le film fait ressortir une réalisation d'un amateurisme criant et qui à travers le principe de l'entuilage cache le manque d'idées du scénariste.Le film aurait pu s'intituler "la vie tumultueuse au lycée.La résolution du crime qui est quand même le fil conducteur est expédiée en 05 minutes chrono à la fin du film.Décevant.
Le genre de petit film indépendant qui provoque une attente dès le début , et qui en remplit a aucun moment les attentes . Dans une volonté honnête et courageuse de mélange des genres , le scénario réussit a développer un intérêt pour ses trois personnages qui joue les trois points de vues , mais ce mélange se transforme en hésitation qui devient une longue agonie vers une conclusion décevante et qui laisse un gout amère . Une palette de jeunes acteurs entre justesse et manqué , comme par exemple la frigide mais intrigante Ana Girardot , qui maitrise avec finesse son air mystérieuse et l'utilise pour créer de l'intérêt envers son personnage alors qu'a l'inverse , l'attitude provocatrice et agressive de Julien Pellisier donne envie de ne plus voir son personnage du film . Pour un premier film , Fabrice Gobert s'inspire de la lenteur et du style contemplatif de Gus Van Sant mais sans trouver la profondeur , le vrai regard et le ton juste qui rendrait son film vraiment bon et qui lui donnerait un vrai rythme . Une petite déception pour un film qui semblait intéressant .
Un film touchant et très différent de ce que l'on voit d'ordinaire. Sa simplicité apparente en fait une véritable leçon de vie qui touchera n'importe quel spectateur capable de se poser les bonnes questions!
Mise en scène originale mais qui pour moi a provoqué rapidement une lassitude. Revoir les mêmes scènes cinq fois mais selon un angle différent m'a plus que dérangé. Je m'attendais à une autre fin, comme je pense la majorité des spéctateurs. Pour ma part, ce n'est pas un échec, mais je trouve la réalisation un peu trop répétitive! Dommage!
La référence à "Elephant" de Gus Van Sant est affirmée. Tant dans le montage que les cadrages ou encore la photographie. Le scénario est simple, mais assez élaboré dans sa construction. Et la mise en scène distille peu à peu les informations. On se prend au jeu de l'enquête sur la fameuse disparition. Sans être mauvais, le jeu des acteurs laisse un peu à désirer. Par contre, l'histoire est passionnante. On passe par des interrogations, des fausses pistes, notre curiosité est en éveil. Le film mélange les genres de façon assez habile. Une bonne surprise, dans l'ensemble.
l'intrigue est bien menée, il y a une sorte de suspense tout au long du film. l'ambiance est presque angoissante. l'originalité vient du découpage du film en 4 points de vues. c'est intéressant à voir.
Film très intéressant, un montage très bien fait. On regarde l'histoire de différent point de vue, se qui nous fait évoluer est répond au fur et à mesure . Les jeunes acteurs seront peut être les futurs vedette du cinéma de demain. Le seul bémols qui ne fait pas de film d'un bon film. C'est la fin, terminer comme cela laisse sur notre fin. On ne comprend forcement si il y a un message. Pour moi si on rate le fin, on gâche le film.
De jeunes acteurs inconnus mais juste et sobre , un scenario bien ficele et surtout un montage tres efficace et original.Seul bemol pour la fin pas a la hauteur du suspens.