Derniers Avis : Dieu seul me voit (Versailles-chantiers) - Page 2
Dieu seul me voit (Versailles-chantiers)
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cinéman
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2,5
Publiée le 4 octobre 2018
Dans ce film français assez lent mais à l'humour plutot raffiné, on nous offre un antihéros alias Denys Podalydès incapable de choisir une femme et tergiversant entre plusieurs, tout en étant très inquiet de sa calvitie naissante. Rien de transcendant, rien de nul, ça se laisse voir une fois, tout en sachant que le titre a peu à voir avec le film.
Après le réjouissant et facétieux Versailles Rive Gauche, une approche plus inquiète de la vie dans ce film de Bruno Podalydes. L'arrivée des 30 ans, les choix plus important et le sentiment de chercher encore, tout cela donne un film assez inconfortable, sentiment que le cinéaste semble rechercher. C'est donc moins immédiatement plaisant mais le film réserve quelques bon moments (running gags sur les cheveux) et il y a un verbe propre au cinéma de Bruno Podalydes.
Premier long-métrage de Bruno Podalydès, "Dieu seul me voit" s'inscrit dans une trilogie où le cinéaste met en scène son frère Denis dans le rôle d'Albert. Le personnage se veut une synthèse des stressés de la vie, ces hésitants auxquels prendre une décision est devenu un défi insurmontable. Certes, plusieurs situations prêtent à sourire, toutes portés par un talentueux Denis Podalydès. Mais il faut bien se rendre à l'évidence : "Dieu seul me voit" est et demeure un film de bobos, centré sur des problèmes de bobos. À l'inverse d'un Woody Allen, le propos de Pdalydès se veut anti universel et s'inscrit dans un cercle exclusivement parisien, proposant une névrose assez hermétique. En somme, il ne reste pas grand-chose hormis Albert en train de reluquer en permanence son nombril. Dieu seul le voit et il doit bien s'ennuyer !
J'aurais parié que c'était la version Podalydès de l'homme invisible, avec des effets spéciaux super gonflés avec du fil de pêche et des cascades de ouf sur le toit du RER B, mais en fait, pas du tout. Je suis bête des fois.
Une comédie désopilante, parfaitement interprété par Denis Podalydès dans le role d'un timide maladif que les interactions vont bousculer au-dela de sa zone de sécurité. Tres bon (petit) film français !
Des bobos, des problèmes de bobos, des musiques de bobos… Et à part ça ? Bah rien de nouveau… Chaque année le cinéma français produit ce genre de film par centaine (et je ne pense pas surévaluer le nombre). Alors qu’il y a Benoit Podalydes dedans ou pas, je ne vois pas ce que ça change pour moi…
Comédie romantique ou drame psychologique profond bourré de détails; on prend - bien curieusement - plaisir à regarder cette histoire de couple qui échoue...
Ce film est un régal absolu, une vraie gourmandise. Les situations comiques s'enchaînent pendant 2h sans faiblir. La mise en scène est extremement précise (nécessaire dans tout cinéma burlesque), les acteurs parfaits et c'est bien plus drôle que le diner de cons. Vivement recommandé !
La recherche et la difficulté de s'engager, de trouver sa place, d'être soi même à travers le portrait d'un versaillais au gré de ses conquêtes féminines. Tout ça dans un ton décalé et assez humoristique.
Un régal. Les Cahiers du cinéma nous font encore découvrir des merveilles (2 films de Bruno Podalydès). Du pur cinéma. Pas de "messages". Un style invisible (on sent bien que c'est nouveau, mais on est incapable, en tout cas moi, de dire pourquoi). De l'humour créé parfois seulement par des plans, des façons de voir les choses. Je me suis empressé d'acheter le Mystère de la chambre jaune et le Parfum de la dame en noir.
C'est très drôle, très tendre, et très juste, jamais méchant. Ces "petits bourgeois versaillais" connaissent bien leurs défauts, s'en amusent et les tournent en gentille dérision pour donner lieu à des situations comiques absolument irrésistibles. Denis Podalydès incarne Albert, un attachant gaffeur (attention, gros jeu de mot, Albert est preneur de son... bon laissez tomber) lunaire et indécis. Jeanne Balibar en jeune intello ambitieuse et un peu pretentieuse est sublime (belle et drôle, le rêve, pour moi en tout cas). En fait tous les acteurs sont très bons (encore une grande prestation sanguine de Michel Vuillermoz) et le résultat est cette comédie qui dépasse de très loin son étriquette (y a pas de faute, c'est voulu) d'humour intello parisien pour atteindre les plus grands chefs d'oeuvre du cinéma comique français, et même mondial (carrément). Pour conclure, n'hésitez pas à vous laisser tenter par ce grand bonheur, drôle de bout en bout : si vous l'aimez, vous l'adorerez.
C'est le genre de film qui passe inaperçu face aux superproductions hollywoodiennes ou non et pourtant c'est un petit bijou d'humour et de tendresse (n'ayons pas peur des mots). Notez la scène du restaurant, énorme clin d'oeil à un célèbre album de Tintin, je vous laisse deviner lequel. A voir pour un petit régal tranquille.
Drôle, Triste , Humaine tout comme Denis Podalydès, cette comédie vous pénetre lentement puis implose. L'emotion qu'elle suscite est extraordinaire. C'est splendide.