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Patricemarie
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4,0
Publiée le 7 janvier 2015
On sent en permanence qu'il y a un roman solide derrière le film, car l' histoire est palpitante à regarder sans qu'il y ait vraiment d'action. Il faut dire que les acteurs et actrice sont tous excellents, à commencer par Julie D. , dont par ailleurs la maigreur peut laisser perplexe.
Ce film parfois plein d'émotions est agréable à voir. Il n'est pas s'en rappeler les réalisations de Danièle Thompson et ça c'est positif. Il y a certes des maladresses dues peut-être en partie au roman autant qu'au film lui même: le début est un peu laborieux et pourquoi s'obstiner, quand on met en scène des couples, qu'il n'y en ait aucun qui fonctionne bien: on va finir par croire que des couples" normaux "n'existent plus dans notre pauvre société! Reste une histoire qui se tient et le couple Julie Depardieu/Emmanuelle Béart: on ne s'en lasse pas!
Deux soeurs que tout sépare. L'une réservée, (trop) gentille, travailleuse et talentueuse. L'autre fantasque, égocentrique, sans grand talent et plutôt paresseuse. L'une deviendra l'auteur, se cachant derrière l'ouvrage de l'autre. C'est ce tandem électrique et plutôt sulfureux, où pourtant confiance règne, que Julie Depardieu et Emmanuelle Béart incarnent à la perfection, avec toute l'envergure souhaitée. Au-delà de cette complicité cinégique, il y a aussi toute l'équipe du film qui brille. La délicieuse Alice Isaaz est indéniablement L'ESPOIR 2014 du cinéma français. Ce drame familial, cousu sous forme de thriller où le machiavélisme semble habiller la moindre séquence est mis en scène sobrement et sans grand souffle. Mais la palpitante histoire écrite par Katherine Pancol, à la pschologie fouillée et le mystère qui perdure tout le long, en font un objet de fascination, qui scotche à son siège le spectateur, prêt à vivre des twists aussi imprévisibles que cette famille dysfonctielle. Un bijoux de mystère, avec en prime, un regard lucide sur la société d'aujourd'hui.
Stéréotypes, démagogie, mise en scène du niveau d'une sitcom. Un mélange de vaudeville du genre "Au théâtre ce soir" et de mélo gnangnan "à la française" mâtiné de success story. Côté social, on est dans l'univers du Fig Mag. Côté moral, c'est puant : la fille-chipie respecte soudain sa mère parce qu'elle a écrit un best seller. Côté vraisemblance : vous connaissez des éditeurs qui versent dix mille ou vingt mille euros à une bourge de leurs relations pour voir ce qu'elle est capable d'écrire ? Seul le casting rend visible ce navet, du moins au début, car plus ça avance, plus ça devient insupportable de niaiserie...
Adaptation réussie d’un best-seller à forte teneur féminine, "Les yeux jaunes des crocodiles" s’appuie sur un script en béton et des acteurs inspirés. La réalisation, elle, est un peu moins excitante. Ce film parle de spoiler: deux sœurs que tout oppose : Joséphine, historienne spécialisée dans le XIIème siècle, confrontée aux difficultés de la vie, et Iris, outrageusement belle, menant une vie de parisienne aisée et futile. Un soir, lors d’un dîner mondain, Iris se vante d’écrire un roman. Prise dans son mensonge, elle persuade sa sœur, abandonnée par son mari et couverte de dettes, d’écrire ce roman qu’Iris signera, lui laissant l’argent. Le succès du livre va changer à jamais leur relation et transformer radicalement leur vie ... Vendu à près de deux millions d’exemplaires et traduit dans 31 langues, le roman de Katherine Pancol "Les yeux jaunes des crocodiles" entre clairement dans la catégorie des best-sellers de librairie, et ceci depuis sa sortie en 2006. Un tel engouement ne pouvait pas laisser indifférent les producteurs de cinéma, et notamment Manuel Munz qui a acheté les droits d’adaptation du bouquin et de ses deux suites. Après avoir travaillé avec la fille de Katherine Pancol sur une première version du scénario, le producteur a proposé à la réalisatrice Cécile Telerman de porter cette histoire à l’écran. La cinéaste derrière s’est donc retrouvée avec une tâche immense, elle qui n’avait jusqu’alors jamais adapté de matériel littéraire. Le défi fut notamment de rester le plus fidèle possible à l’univers du livre, tout en taillant quand même dans le vif puisque l’histoire était trop foisonnante. Après un premier quart d’heure qui demande au spectateur une petite adaptation face à la pléthore de personnages (heureusement tous incarnés par des valeurs sûres qui nous les rendent immédiatement identifiables), le long-métrage de Cécile Telerman parvient à retranscrire les hésitations des différents protagonistes, leurs envies de se rapprocher les uns des autres, mais aussi leurs caractères bien trempés qui les font s’entrechoquer à de nombreuses reprises. La réalisatrice arrive à peu près à s’affranchir du caractère bourgeois de l’intrigue en opposant justement les deux sœurs, dont l’une est superficielle et riche (excellente Emmanuelle Béart) et l’autre est brillante, mais fauchée depuis que son mari l’a largué pour aller élever des crocodiles en Afrique (toujours juste Julie Depardieu). Le film séduit tout d’abord par l’acuité des dialogues, souvent cinglants et vachards. Ces dames de bonne compagnie s’envoient des piques à chaque phrase, dans un grand élan bitchy qui nous fait rire à de nombreuses reprises. Mais peu à peu, cette histoire de contrat entre deux sœurs complices (l’une écrit un livre en secret et l’autre se fait passer pour l’auteure) finit par révéler les fêlures à l’œuvre depuis l’enfance. Elle met en exergue les ravages que peuvent notamment occasionner les parents en préférant un de leurs enfants plutôt que l’autre. Paré de toutes les vertus, le personnage d’Emmanuelle Béart est une enfant gâtée qui n’a jamais réussi à s’accomplir en-dehors du regard des autres. A l’inverse, sa sœur souffre d’un déficit de confiance lié au traitement qu’on lui a infligé depuis toute petite. Par la magie du cinéma, le rapport finira par s’inverser. "Les yeux jaunes des crocodiles" offre également un point de vue intéressant sur les relations mère-fille, visiblement marquées du sceau de la concurrence. Si Cécile Telerman est donc parvenue à retrouver l’essence même du livre, elle en a parfois oublié de livrer un objet cinématographique enthousiasmant pour les yeux. Sa réalisation appliquée n’est là que pour mettre en valeur ses comédiens, tous excellents avec une petite mention pour un Patrick Bruel digne et sobre, et s’abandonne trop souvent à une esthétique télévisuelle. Quelques scènes auraient également pu être écourtées afin de dynamiser davantage l’ensemble, un brin lassant sur deux heures de projection. Mais ces détails importeront sans doute peu aux lectrices assidues de Katherine Pancol qui seront ravies de retrouver leurs héroïnes à l’écran. Un franc succès commercial permettrait même de produire les deux suites et on ne sera pas mécontent de les découvrir
J'avais d'abord lu le livre, que je n'ai déjà pas beaucoup aimé et ce que je lui reprochais, on le retrouve évidemment dans le film. J'ai voulu le voir malgré tout pour Julie Depardieu, que j'aime beaucoup. Malheureusement, elle ne sauve pas l'histoire, et ce serait trop lui demander, d'ailleurs. D'un côté, on a la sœur jolie et méchante, de l'autre, la moche gentille. Ce genre de "drame" manichéen me sort par les narines... Comment peut-on aussi peu nuancer ses personnages et son propos? spoiler: Et heureusement, bien sûr, c'est la gentille qui "gagne" et la méchante se retrouve seule, abandonnée et malheureuse. Youpi. Pfff... On peut, par contre, reconnaitre qu'on a une belle brochette d'acteurs qui sont plutôt convaincants dans leurs rôles, à part Bruel, qui a vraiment l'air de se demander ce qu'il fait là. En même temps, c'est aussi ce que se demande son personnage, donc ce n'est pas si mal joué finalement. Et puis, il y a Edith Scob. Sérieusement, c'est possible de plus mal jouer? Comment on en vient à engager quelqu'un comme ça? Elle était pistonnée, non? Bref, rien de bien transcendant. Evitez le livre et le film aussi.
je n'avais pas lu le livre mais le film donne l'envie de le faire. C'est bien enlevé, c'est tonique, c'est assez féroce et ca se laisse regarder de façon très agréable. Beart très bonne dans un rôle de tête à claques.
L'un des meilleur film français de l'année. J'avais déjà adoré les bouquin et du coup, peur d'être déçue par ce film. Le casting colle parfaitement au livre, une Jo interprété par Julie Depardieu plus vrai que nature, une Hortense et une Iris détestable. Ces acteurs, des premiers rôle au plus petit des seconds rôles ont tous leur importance dans ce film au en couleur et en personnage. Ce qui est dommage, c'est que je trouve le film un peu court car du coup, de nombreux personnage sont survolé ce qui je pense doit être déroutant quand l'on ne connait pas le livre. Certains détaille sont raconté en 1 minutes alors qu'ils en aurait mérité plus. Merci a Katherine Pancol qui par le biais de son livre, nous a pu faire vivre dans son livre et dans l'adaptation un merveilleux moment avec des personnage à la fois si ordinaire et si majestueux.
Adaptation du roman homonyme de Katherine Pancol, Les yeux jaunes du crocodile se pare déjà d’une belle distribution féminine. Outre le duo Depardieu / Béart, on est aussi sous le charme d’Alice Isaaz & Edith Scob dans un rôle certes plus caricatural. L’histoire de ces 2 sœurs est plutôt intense mais curieusement pas assez développé et plus précisément dans leurs rapports qu’elles entretenaient avec leurs parents durant leur enfance. Un aspect trop vite balayé alors que dans le même temps, on ne comprend pas trop ce que vient faire le couple Karole Rocher / Jacques Weber dans tout ça. Coté réalisation, on ne peut pas dire que Cécile Telerman fasse de vraies merveilles, c’est assez banal et le pompon reste tout de même ce baiser échangé sous une belle pluie de neige carbonique.
J'ai vraiment adoré ce film ! Un super jeu d'acteurs et un scénario vraiment intéressant; une belle caricature de notre société actuelle. Tiré d'une trilogie de romans, il se pourrait bien qu'il n'y ait jamais de suite mais le film garde son intérêt même si il reste seul. Comme quoi les films français peuvent réserver de belles surprises.
Le nouveau film de Cécile Telerman m'a parfaitement convaincu pour deux raisons. Tout d'abord, je dois confesser ne pas avoir lu le livre, ce qui m'a permis d'ôter toute tentation de comparaison. Je découvrais donc une nouvelle histoire, originale et prenante. Enfin, le casting, de premier choix, est parfaitement convaincant, notamment l'irrésistible Alice Isaaz. En somme, une adaptation assez solide qui ne casse pas la baraque mais qui promet de passer un bon moment et qui donne envie de voir la suite!
Julie Depardieu joue ENCORE une bécasse qui subit son entourage. ça commence vraiment à me lasser. ok, Julie, on a compris que tu excelles dans cette gamme. il faudrait songer à faire un peu autre chose, je sais que tu en es capable, je t'ai déjà vu en femme forte, et tu étais très convaincante. Emmanuelle Béart est bien dans le rôle d'une soeur sans scrupules, mais sa bouche, qui a encore empiré, m'a un peu déstabilisé. je ne voyais plus que ça. tss tsss
Un très bon film ! Les dialogues, les traits de caractère des personnages et les intrigues du roman ont été respectés je félicite donc les scénaristes pour cela ! Un grand bravo aux acteurs qui jouent divinement bien ce qui les rend parfaitement crédibles. Ils correspondent à l'image que l'on se fait des personnages en lisant le livre. Un très bon film où les sentiments et l'humain sont très présents ! Merci à toute l'équipe d'avoir donné vie au roman de Catherine Pancol et de nous faire passer un si bon moment au cinéma ! Mentions spéciales à Julie Depardieu (Joséphine) qui porte le film sur ses épaules avec une sensibilité bouleversante ainsi qu'à Patrick Bruel (Philippe) qui est toujours aussi exceptionnel et bouleversant dans ses rôles au cinéma.