Il y a t’il plus mauvaise adaptation d’un livre en film ?! Le scénario a été raccourci grossièrement. Plusieurs moments du livre ont été oubliés. Les acteurs et surtout Emmanuelle Béart ne sont pas crédibles dans leurs rôles. Si vous voulez rester sur un bonne impression du livre, passer votre chemin.
Un joli film , très réussi, sur la rivalité entre deux soeurs, très différentes; Julie Depardieu est délicieuse en intello un peu bloquée, gaffeuse et tristounette. Sa vie est ratée , abandonnée par son mari, des enfants qu'elle ne maitrise pas. Elle tient là un de ses meileurs rôles. Béart est très bonne en arriviste, " bitchie" méchante et sans scrupule. La société contemporaine est très joliement décrite, tout cela est très vraisemblable. Des dialogues savoureux et pas de temps mort.Et la jolie et jeune Alice Isaac tient là un bon rôle de fille rebelle , et on devine la jolie carrière qu'elle fait maintenant , bien méritée.
Deux soeurs dont chacune est l'opposée de l'autre. L'une est une beauté cachée et court à la ruine mais a un vrai talent pour l'écriture. L'autre est une bourgeoise à la beauté explosive, une vie aisée avec un vrai talent de manipulatrice. Un bon scénario lorsque le livre de la première sort sous le nom de la seconde... Dommage qu'il y ait autant de banalité et de scènes inutiles pour 2h de film ! Il y a 30 minutes de trop. Et le charisme discret du film est principalement du à Patrick Bruel et Jacques Weber, les deux étant les forces tranquilles du film, lorsque les relations sororales et mère-fille se tendent.
Film plaisant sur la complexité des rapports familiaux. Un scénario assez noir voire cruel parfois. Les acteurs sont vraiment bons, Depardieu, Béart et Bruel sont impeccables.
J'avais d'abord lu le livre, que je n'ai déjà pas beaucoup aimé et ce que je lui reprochais, on le retrouve évidemment dans le film. J'ai voulu le voir malgré tout pour Julie Depardieu, que j'aime beaucoup. Malheureusement, elle ne sauve pas l'histoire, et ce serait trop lui demander, d'ailleurs. D'un côté, on a la sœur jolie et méchante, de l'autre, la moche gentille. Ce genre de "drame" manichéen me sort par les narines... Comment peut-on aussi peu nuancer ses personnages et son propos? spoiler: Et heureusement, bien sûr, c'est la gentille qui "gagne" et la méchante se retrouve seule, abandonnée et malheureuse. Youpi. Pfff... On peut, par contre, reconnaitre qu'on a une belle brochette d'acteurs qui sont plutôt convaincants dans leurs rôles, à part Bruel, qui a vraiment l'air de se demander ce qu'il fait là. En même temps, c'est aussi ce que se demande son personnage, donc ce n'est pas si mal joué finalement. Et puis, il y a Edith Scob. Sérieusement, c'est possible de plus mal jouer? Comment on en vient à engager quelqu'un comme ça? Elle était pistonnée, non? Bref, rien de bien transcendant. Evitez le livre et le film aussi.
Adaptation réussie d’un best-seller à forte teneur féminine, "Les yeux jaunes des crocodiles" s’appuie sur un script en béton et des acteurs inspirés. La réalisation, elle, est un peu moins excitante. Ce film parle de spoiler: deux sœurs que tout oppose : Joséphine, historienne spécialisée dans le XIIème siècle, confrontée aux difficultés de la vie, et Iris, outrageusement belle, menant une vie de parisienne aisée et futile. Un soir, lors d’un dîner mondain, Iris se vante d’écrire un roman. Prise dans son mensonge, elle persuade sa sœur, abandonnée par son mari et couverte de dettes, d’écrire ce roman qu’Iris signera, lui laissant l’argent. Le succès du livre va changer à jamais leur relation et transformer radicalement leur vie ... Vendu à près de deux millions d’exemplaires et traduit dans 31 langues, le roman de Katherine Pancol "Les yeux jaunes des crocodiles" entre clairement dans la catégorie des best-sellers de librairie, et ceci depuis sa sortie en 2006. Un tel engouement ne pouvait pas laisser indifférent les producteurs de cinéma, et notamment Manuel Munz qui a acheté les droits d’adaptation du bouquin et de ses deux suites. Après avoir travaillé avec la fille de Katherine Pancol sur une première version du scénario, le producteur a proposé à la réalisatrice Cécile Telerman de porter cette histoire à l’écran. La cinéaste derrière s’est donc retrouvée avec une tâche immense, elle qui n’avait jusqu’alors jamais adapté de matériel littéraire. Le défi fut notamment de rester le plus fidèle possible à l’univers du livre, tout en taillant quand même dans le vif puisque l’histoire était trop foisonnante. Après un premier quart d’heure qui demande au spectateur une petite adaptation face à la pléthore de personnages (heureusement tous incarnés par des valeurs sûres qui nous les rendent immédiatement identifiables), le long-métrage de Cécile Telerman parvient à retranscrire les hésitations des différents protagonistes, leurs envies de se rapprocher les uns des autres, mais aussi leurs caractères bien trempés qui les font s’entrechoquer à de nombreuses reprises. La réalisatrice arrive à peu près à s’affranchir du caractère bourgeois de l’intrigue en opposant justement les deux sœurs, dont l’une est superficielle et riche (excellente Emmanuelle Béart) et l’autre est brillante, mais fauchée depuis que son mari l’a largué pour aller élever des crocodiles en Afrique (toujours juste Julie Depardieu). Le film séduit tout d’abord par l’acuité des dialogues, souvent cinglants et vachards. Ces dames de bonne compagnie s’envoient des piques à chaque phrase, dans un grand élan bitchy qui nous fait rire à de nombreuses reprises. Mais peu à peu, cette histoire de contrat entre deux sœurs complices (l’une écrit un livre en secret et l’autre se fait passer pour l’auteure) finit par révéler les fêlures à l’œuvre depuis l’enfance. Elle met en exergue les ravages que peuvent notamment occasionner les parents en préférant un de leurs enfants plutôt que l’autre. Paré de toutes les vertus, le personnage d’Emmanuelle Béart est une enfant gâtée qui n’a jamais réussi à s’accomplir en-dehors du regard des autres. A l’inverse, sa sœur souffre d’un déficit de confiance lié au traitement qu’on lui a infligé depuis toute petite. Par la magie du cinéma, le rapport finira par s’inverser. "Les yeux jaunes des crocodiles" offre également un point de vue intéressant sur les relations mère-fille, visiblement marquées du sceau de la concurrence. Si Cécile Telerman est donc parvenue à retrouver l’essence même du livre, elle en a parfois oublié de livrer un objet cinématographique enthousiasmant pour les yeux. Sa réalisation appliquée n’est là que pour mettre en valeur ses comédiens, tous excellents avec une petite mention pour un Patrick Bruel digne et sobre, et s’abandonne trop souvent à une esthétique télévisuelle. Quelques scènes auraient également pu être écourtées afin de dynamiser davantage l’ensemble, un brin lassant sur deux heures de projection. Mais ces détails importeront sans doute peu aux lectrices assidues de Katherine Pancol qui seront ravies de retrouver leurs héroïnes à l’écran. Un franc succès commercial permettrait même de produire les deux suites et on ne sera pas mécontent de les découvrir
Décidément je n'aime vraiment pas les films français en général.Ils sont mous et doivent donc être impeccables au niveau dialogues pour compenser leur mollesse.Celui-ci passe tout juste(hormis les dialogues stupides sortant de la bouche de la fille de Jo).
Alice Isaaz mange l'écran. On est, comme face à Julie Depardieu, pris au cœur à chacune de leur apparition, mais on s'ennuie de tout un récit anecdotique qui tourne autour d'incompréhension et de non dits.
"Les yeux jaunes des crocodiles" (2014) TF1 le 02.04.2017
La réussite d'un roman ne génère pas forcément un bon film ! Loin s'en faut ! Et pour sa troisième expérience, la réalisatrice belge l'aura constaté à ses dépens . D'ailleurs ce film aura été un bide sur le critère rentabilité... Grosse déception donc malgré un casting prometteur, encore que, curieusement Emmanuelle Béart n'a pas le naturel qu'on lui connaît : elle a perdu de sa fraîcheur de jeu, surjoue même son personnage et frise la caricature ! A contrario, Julie Depardieu nous fait un grand numéro d'actrice, et avec beaucoup d'authenticité, dans son rôle de "nègre" (celle qui écrit le roman d'une autre) Même satisfecit pour Alice Isaaz, aussi belle que prometteuse, et qui se sort à merveille d'un rôle pourtant difficile. Ce qui n'empêche pas qu'on finit par s'ennuyer devant cette histoire bancale qui s'éternise et dont la fin ne restera pas gravée dans ma mémoire. La mosaïque de l'affiche retrace bien l'ambiance du film : ça part dans tous les sens. Quant à la sensibilité qui aurait pu être la dominante du synopsis,, elle n'est juste qu'effleurée... Pathétique finalement ! willycopresto
Un petit film sympathique porté par un casting, il faut le dire, au top de sa forme. Que ce soit Julie Depardieu, Emanuelle Béart, Patrick Bruel ou encore Alice Isaaz, ils ont le mérite d'injecter toute l'âme dont l'adaptation cinématographique avait besoin. Car le scénario, il faut bien le dire, est extrêmement intéressant. Même si je regrette un dernier acte quelque peu raté comparé au build up du second acte, il faut avouer que l'intrigue est prenante et les personnages intéressants, notamment celui d'Emmanuelle Béart que j'aurai aimé voir encore plus développé ainsi que celui de Patrick Bruel.
Cela dit, je ne comprend absolument pas ce que vient apporter au film la relation entre Jacques Weber et Karole Rocher qui coupe plus le rythme du film qu'autre chose. Si encore leur relation était originale, mais au contraire c'est du niveau des *Feux de l'amour*, autrement dit vu et revu. Le film aurait donc gagné à faire le ménage scénaristique et à se focaliser sur la relation entre les deux sœurs plutôt que de se la jouer Coppola en multipliant les intrigues de famille.
Néanmoins, j'ai suivi le film avec pas mal d'intérêt, donc je pense qu'il est réussi. La mise en scène, comme cela a été souligné à de nombreuses reprises, n'est effectivement pas extraordinaire, mais elle a le mérite d'être sobre et de proposer une très bonne photographie.
Pas mal mais assez inégal... Dommage car l'adaptation du succès de Katherine Pancol méritait mieux. Le livre est ce qu'il est et n'aurait pas mérité, à mon humble avis, le succès qu'il a eu, mais l'interet de l'adaptation de ce livre est justement ailleurs. Grace au thème (sujet certes déjà vu mais il y a tellement de moyen de l'aborder) et aux situations secondaires du film qui prétaient à être poussés beaucoup plus dans le détail. Car, là, trop souvent, c'est trop rapide et pas assez détaillé. Une adaptation moins stéréotypée, plus légère aurait été plus adéquate. Heureusement, la principale qualité du film sont les acteurs avec une Julie Depardieu toujours aussi parfaite, un Bruel sobre (et c'est comme ça qu'il est bon), une Béart idéale pour un rôle surmesure et des second rôles plus que réussis.