Répulsion
Note moyenne
3,8
1275 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

139 critiques spectateurs

5
30 critiques
4
49 critiques
3
32 critiques
2
18 critiques
1
6 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 août 2019
Un film sur la pulsion et la peur. Le regard perdu dans le vide, l'angoisse du silence, l’hallucination, la perte de soin du corps et de l’ambiance, l'absence du sens de la vie. La représentation parfait de la maladie, depuis son début
Malevolent Reviews

1 110 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2019
Pour son deuxième long-métrage, Roman Polanski tourne pour la première fois en anglais et s'installe à Londres pour un film d'horreur de commande qu'il transforme en thriller intimiste avec une jeune Catherine Deneuve qui tourne elle aussi pour la première fois dans la langue de Shakespeare. Une histoire dans l'univers de l'étrange, proche du fantastique, de la paranoïa, genre que le réalisateur continuera d'explorer avec Rosemary's Baby et Le Locataire. Esthétiquement élégant, nanti de quelques séquences visuellement épatantes et d'une Catherine Deneuve angélique, Répulsion ressemble malheureusement plus à un exercice de style hasardeux voire un projet d'étudiant qu'à un réel long-métrage prenant et inoubliable. La faute à un rythme terriblement apathique où Polanski, déjà méticuleux derrière la caméra et amoureux des plans audacieux, filme de manière lancinante des séquences interminables que l'on croirait improvisées (celle avec le proprio en est le parfait exemple). La faute également à l'interprétation de Deneuve, jolie femme parfaitement sublimée par un noir et blanc éclatant mais ici piètre actrice, qui plus est en anglais. On sera sans souci admiratif de son jeu dans la dernière partie du film, claustrophobe et désespérée, qui n'arrive cependant pas à sauver le film d'un ennui relativement tangible. Le scénario, inventif, inédit et passionnant, est hélas alourdi par cette mise en scène peu attractive et un climax malheureusement soudain. Pas un chef-d'oeuvre en dépit de qualités indéniables et d'un visionnarisme certain, mais plutôt une curiosité à voir assurément.
Redzing

1 463 abonnés 4 981 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2019
A Londres, un esthéticienne belge s'enferme peu à peu dans la solitude, devient obsédé par les bruits et les fissures autour d'elle, et sombre dans la folie... Il est un peu difficile de rentrer dans "Repulsion", le film étant lent (surtout dans sa première partie), parfois répétitif, et sa narration principalement visuelle en déroutera certains. Néanmoins, il offre une vision intéressante d'un jeune femme oppressée par la norme sociale (les hommes courent après les jolies filles) et par la sexualité qui l'entoure. Catherine Deneuve convient très bien à ce rôle de femme-enfant perdue et anxieuse. La caméra de Polanski est maîtrisée, et le réalisateur nous livre quelques idées très originales de mises en scènes spoiler: (de petits jump scares efficaces, des meurtres sordides, les mains à travers le mur, les murs fissurant...)
. Par ailleurs, le montage sonore accompagnant la descente aux enfers de l'héroïne est soigné. "Repulsion" aurait donc sans doute pu être un classique du réalisateur, si l'intrigue avait été plus riche.
Max Rss
Max Rss

260 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 mars 2019
Incursion sur le terrain du drame psychologique pour Roman Polanski. Et l'on ne peut pas dire que ce soit une réussite. Personnellement, ce "Répulsion" m'a proprement débecté. Bien qu'audacieux car traitant d'un sujet double, la solitude et la schizophrénie, le film passe totalement à côté. En plus de ça, il se retrouve pénalisé par l'illisibilité de la majorité de ses scènes. Et pour finir d'alourdir un tableau déjà bien chargé, on peut pas dire que Catherine Deneuve soit mémorable. La tentative était louable, mais c'est tout ce que l'on pourra accorder à Polanski sur ce coup là.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 110 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 octobre 2018
Très déçu. Je m'attendais à un thriller angoissant frôlant avec le fantastique genre esprits, revenants... En fait c'est un film à effets expérimentaux qui plonge après 40 minutes d'ennui où il ne se passe rien (mais alors vraiment rien !) dans les méandres psychotiques et schizophrènes du personnage principal. Du coup y a forcement de l'inventivité dans la mise en scène même une certaine modernité (le film date quand même de 1965) mais rien de plaisir atteint juste l'envie de regarder sa montre...
Marc L.
Marc L.

72 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2018
Avant la sortie de ‘Répulsion’, Polanski était simplement un cinéaste venu du Froid, certes auréolé d’un début de reconnaissance critique avec sa première oeuvre ‘Le couteau dans l’eau’ mais qui ne figurait certainement pas parmi les réalisateurs les plus cotés d’Europe, raison pour laquelle, alors qu’il ramait pour se faire un nom à Londres, on ne lui confia qu’un micro-budget pour tourner le scénario plus ou moins horrifique qu’il avait écrit. Ce sera donc ce second long-métrage, le premier en Occident, le premier en langue anglaise et enfin, le premier de la trilogie officieuse des “appartements� (à laquelle viendront se rajouter par la suite ‘Rosemary’s baby’ et ‘Le locataire’), qui fera de lui un maître du Thriller et lui ouvrira instantanément les portes d’Hollywood. Le même changement de statut soudain attendra d’ailleurs Catherine Deneuve, jusque là tout juste considérée comme une starlette et qui deviendra séance tenante une muse réclamée par les plus Grands. L’actrice française dut cette reconnaissance soudaine au tour de force qu’elle réalise en proposant une interprétation en apparence neutre, lunaire et vide de Carole, qui s’avère être exactement ce qu’il fallait pour faire exister à l’écran cette jeune femme qui ne laisse rien filtrer de ce qu’elle pense, vit et ressent, si ce n’est qu’on perçoit d’instinct que quelque chose ne tourne vraiment pas rond chez elle. Sa “répulsion� pour le sexe et pour la nourriture ? C’est évident, mais il y a autre chose, qu’on ne parviendra jamais à saisir avec clarté, parce que Polanski veut que les causes de la personnalité troublée de Carole restent dans un flou volontaire. Il y parvient d’ailleurs totalement, révélant dès cette époque des talents hitchcockiens pour la mise en scène d’une précision totale, où le moindre élément du décor, le moindre événement, la moindre phrase ont leur importance. Pour figurer la lente désagrégation mentale de Carole, Polanski recourt à des indices rationnels, comme l’insistance maladroite de son soupirant ou le dégoût que lui inspire l’amant de sa soeur, mais aussi des effets symboliques et oniriques, comme les fissures qui lézardent peu à peu les murs de l’appartement, ou le viol imaginaire dont elle croit être victime à répétition. En refusant les effets gratuits pour leur préférer l’observation minutieuse d’une lente plongée dans la folie, ‘Répulsion’ est parvenu à conserver tout son intérêt, sans trop succomber au décalage temporel absolu qui devrait frapper tout film sorti voici plus d’un demi-siècle...même si l’observation des comportements respectifs de l’homme et de la femme semble effectivement sortir d’un autre temps ! ‘Répulsion’ est tout simplement l’acte de naissance - international - d’un grand cinéaste.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 24 septembre 2018
Comment peut il encore faire des films? il faudrait les boycotter, les seuls acteurs qui défendent Polanski sont juifs, je comprends pourquoi il est interdit d'entrée aux USA
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 juillet 2018
Sans même parler de la mise en scène, qui permet déjà d’apprécier la maîtrise de Polanski, Répulsion est une réussite dans le sens où il atteint ses objectifs: rendre sensible la folie de son personnage, déranger le spectateur, rendre visible la part obscure et morbide de l’inconscient d’une jeune femme. Mais c’est justement là que je n’accroche pas: la morbidité ne me fascine pas et la fascination pour le morbide a tendance à m’ennuyer. J’ai adoré Rosemary’s Baby, parce que Polanski y assume jusqu’au bout une part de fantastique, et surtout parce qu’au milieu de toute cette horreur, il y a un personnage auquel on peut s’attacher, incarné par une actrice qui représente une forme de naïveté, donc d’espoir. Ici, comme dans Le Locataire, tout est trop noir et désespéré de bout en bout. Les objectifs sont atteints, mais je crois que ce sont ces objectifs qui m’ont empêché d’aimer vraiment le film.
Juliano
Juliano

17 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2018
Quelque chose cloche dans l'esprit de cette femme au regard énigmatique, sa répulsion des hommes l’entraîne alors sur le fil du rasoir.
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juillet 2018
Chef d'oeuvre de Polanski! Un des premiers films sur la folie autant flippant! Le fait que le film soit en noir et blanc aide je pense à créer l'atmosphère si particulière de ce film.
Un film unique et une Catherine Deneuve à la hauteur et qui commencait à prouver qu'elle pouvait faire autre chose que de la comédie romantique!
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2017
Les hommes, tous des salauds (oui, même ton père). Deuxième long métrage de Polanski. Dans un Londres très 60's, une jeune et jolie nana vit dans le rejet des hommes sans vraiment en être consciente (et le spectateur non plus). Quand sa névrose prend le dessus, c'est là que débutent les festivités. Mais, loin de tout ça, le film commence sur un air de nouvelle vague, petit jazz sympa et caméra à l'épaule dans les rues de Londres. On peine dans un premier temps à comprendre de quoi Polanski va nous parler puis peu à peu, le comportement du personnage principal se fait étrange. Au final, réalité, fantasmes et cauchemars vont se confondre et cette nana va perdre pied autant que nous. Le début est joli bien qu'un peu longuet. Mais par la suite certaines scènes sont excellentes et il y a de véritables trouvailles pour montrer les angoisses que vit le personnage de Deneuve (excellente d'ailleurs). Les visions d'effroi nous font penser par moment à ce que proposera plus tard un Argento des grands jours. Le huis-clos est décidément un thème que polanski maîtrise bien et il n'en est là qu'à ses débuts. Ce film est donc une petite curiosité pleine de malice qui plaira aux amateurs de thrillers psychologiques.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 janvier 2017
'Une jeune manucure belge, Carole, travaille et vit à Londres avec sa soeur Hélène. Carole, introvertie, a des problèmes relationnels avec les hommes. Elle repousse Colin, qui la courtise et n'apprécie pas Michael, l'amant de sa sœur. Quand celle-ci part avec Michael, Carole sombre progressivement dans la névrose. Recluse, elle bascule dans la schizophrénie, et devient hantée par des bruits ' . Voilà le résumé du film . Rare sont les films qui traitent aussi bien de la maladie mentale . Cette œuvre n'est pas un film d'horreur et nullement un thriller , il est proche de la réalité . Le spectateur est plongé dans l'enfer d'un mental torturé . Catherine Deneuve interprète avec effroi la folie . Et sa dégradation psychique est troublante
Olivier Ferry
Olivier Ferry

4 abonnés 196 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 septembre 2016
La mise en scène est léché, excellent réalisateur et actrice de légende, pourtant je suis passé à côtés de ce film. Chez moi l'histoire n'a pas pris, alors que je trouvais l'intrigue intéressante, mais le personnage est tellement amorphe que je suis resté détaché du sujet et est trouvé cela ennuyeux. (Dommage :/ )
Acidus

881 abonnés 3 975 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2016
Deuxième long métrage de Roman Polanski, "Répulsion" nous dévoile une histoire intrigante autour d'une jeune femme en proie à la peur et au dégoût des hommes. Tout le film repose sur la psychologie tourmentée de Carol (Catherine Deneuve) et sur sa folie progressive. A l'instar d'un David Lynch quelques années plus tard, Polanski joue avec les symboles et les figures métaphoriques pour illustrer l'état psychologique de son personnage principal. Leurs interprétations ne sont pas toujours aisées ( spoiler: on comprends toutefois qu'elle fut violée par son père étant petite
) mais ces allégories sont assez bien amenées et mises en scènes pour être passionnantes. La réalisation est effectivement un des gros points forts de ce film puisque Roman Polanski faisait déjà montre de son talent et met en place l'atmosphère adéquate pour une telle histoire. Lent, hypnotisant mais jamais chiant. "Répulsion" n'est pas le film le plus populaire de Polanski mais il mérite néanmoins d'être visionner.
Ricco92
Ricco92

292 abonnés 2 346 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2016
Une plongée dans la folie : voici le programme qu’offre Roman Polanski pour son deuxième film. Dès le générique constitué d’un travelling arrière débutant sur l’œil en gros plan de Catherine Deneuve sur une musique marquée par les percussions, le cinéaste réussit à faire comprendre que le film se situera dans un univers angoissant, aspect renforcé par sa photographie en noir et blanc. Cette impression créée dès le générique permet de laisser planer un climat trouble dès le début (ainsi, le premier plan suivant le générique est un travelling arrière sur une femme immobile portant un masque de beauté possédant un aspect mortifère qui donne l’impression au spectateur de voir une momie). Dès son deuxième film, le réalisateur fait preuve d’une réelle maitrise de la caméra (filmant souvent en plans assez longs donnant au début une impression assez documentaire), du son spoiler: (chaque bruit, tel que le tic-tac d’une horloge ou des gouttes d’eau tombant d’un robinet, possède son importance et a autant de valeur que l’image surtout dans la deuxième partie où il sert à déréaliser ce à quoi on assiste et à faire comprendre que nous voyons les choses à travers le regard de Carole)
et de la musique (qui va du jazz à des musiques stridentes rappelant le Bernard Herrmann de Psychose). Polanski nous projette ainsi dans la tête de son héroïne montrée au début comme une jeune fille très timide et assez révulsée par les hommes spoiler: (elle rejette Michael, le petit ami de sa sœur, et s’enfuit puis s’essuie les lèvres quand Colin l’embrasse)
et la sexualité spoiler: (elle ne supporte pas d’entendre Hélène et Michael faire l’amour)
qui se révèle petit à petit en train de devenir folle spoiler: : elle ne se présente plus à son travail, se cloitre chez elle, a des hallucinations (elle fantasme des viols et voit les murs se fissurer ou des mains sortant des murs, gros plans filmés en très grand angle déformant l’espace…) puis devient meurtrière (cela débute à cause d’une tentative de viol)
. Il faut noter également que, si Polanski réussit aussi bien cette plongée dans la folie, il le doit également à l’interprétation de Catherine Deneuve parfaite en femme introvertie vivant dans son propre monde. Même si le traitement radical choisit par le cinéaste peut rebuter et ennuyer certains spectateurs ne trouvant plus leurs repères, Répulsion est une véritable plongée dans la folie filmée du point de vue de la personne qui en souffre, chose assez novatrice en 1965 et intéressante à voir au moins une fois.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse