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Un visiteur
3,0
Publiée le 28 juin 2011
Ma fanfare triste, tragique, grotesque et amoureuse, oh oui, si amoureuse, enfle. Je t'aime, je te hais, il me tue, tu m'achève, je me hais, il me fais mal, tu m'écorche, et je m'abîme. Suis-je toujours un enfant puisque je n'ai pas eu le temps d'en être un ? Allez, viens avec moi. Allez, viens, sois ma fanfaronne, ma muse ailée, et tournons, "cyclonons" sur cette terre, sous cette terre, parmi les autres, ces gens et. Quoi ? Tu le préfères, lui ? Non, c'est moi, c'est moi, ce sera toujours moi !
Une forme de cinéma rare et envoûtante! Un film baroque à l'onirisme et au lyrisme omniprésent! Une mise en scène postmoderne qui raconte à merveille cette histoire de clowns qui se déchire de façon burlesque comme symbole de la guerre civile espagnol du temps de Franco! Une oeuvre forte tant pour son humour noir que pour l'émotion forte et implaccable qu'il laisse!
Le goût de Alex De La Iglesia pour l'humour trash, l'humour noir, voir le trash tout court n'est plus à prouver. Acide, le réalisateur sait tout aussi bien faire sourire que grimacer, trouvant parfois le juste équilibre qui amènera les amoureux de son cinéma déjanté à jubiler. Il l'a prouvé et la bande annonce de Balada Triste semblait dépasser toutes mes espérances. Visuellement, ce n'est rien de la dire. Les images sont superbes, toujours tristement belles, épaulées par une lumière sobrement éclatante. Les personnages superbement interprétés qui s'agitent sans cesse devant nos yeux amènent ce caractère décalé, hors du temps bien que le réalisateur ait choisi de clairement placer son histoire dans le triste contexte historique de Franco. Les musiques accompagnent cet ensemble visuel pour un plaisir des yeux et des oreilles qui malheureusement se perd dans une narration bien trop emmenée. L'histoire se déroule à cent à l'heure, comme une chute incontrôlée qui finit par donner l'impression que le film n'en finit plus. La cause de cette sensation, le manque de profondeur de l'ensemble. Balada Triste semble dénué d'âme, de cœur, de sentiments. Malgré le combat rageur de ces deux clowns pour leur belle acrobate, on reste finalement peu impliqué dans cette lutte, ne faisant que noter les trouvailles visuelles qui s'enchaînent, esquissant quelques sourires timides qui ne compensent pas le manque de poésie qu'on s'attendait à voir lié à cette œuvre à part. Seule la fin flirte avec le lyrisme, prenant une véritable ampleur dramatique qui aurait pu amener un ensemble bien plus maitrisé vers l'apothéose. Mais il est bien trop tard à ce moment, malgré la beauté macabre de ce dernier numéro de cirque, pour juger Balada Triste comme autre chose qu'un film moyen.
Bercé par un univers graphique assez surprenant, le film commençait bien en mettant en scène des clowns en pleine guerre espagnole. L'univers du cirque ainsi que l'ambiance général apporte un vent de fraîcheur et confirme le cinéma espagnol dans son rôle d’esthète ainsi que de son héritage du surréalisme. Le scénario ainsi que l’interprétation des acteurs vient rehausser le niveau. Malheureusement, le film, vers sa deuxième moitié, prend la tangente et se vautre dans un burlesque non maîtrisé : scènes de courses poursuites inutiles, longueurs et gros incohérences viennent gâcher le tout. Et on ressort avec ces mauvais éléments qui font oublier les bons.
Avec ce film, soit on adhère et on prend un pied d'enfer, soit on n'adhère pas et on réalise le gâchis projeté à l'écran. Malheureusement, je fais pas parti du deuxième cas. ça aurait pu être un film rageur et renversant, mais ce n'est que grand-guignol et n'importe quoi. Pourtant le début et le générique sont excellents, et promettaient beaucoup. Finalement, Alex de la Iglesia s'embourbe dans une mascarade décevante et absurde.
Un film très largement surestimé par la critique. Une réalisation haut de gamme à l'esthétique léchée, pour un film long, ennuyeux, au scénario absurde, voir grotesque. Dommage car les acteurs sont plutôt bon, mais la mayonnaise ne prend pas. Trop de surenchère,de sang, de poursuites... du grand n'importe quoi. A oublier.
Après un "Crimes à Oxford" assez moyen, Alex de La Iglesia nous revient dans un tout autre registre pour un drame complétement barré ! Ecoutez plutôt : deux clowns monstrueux qui se battent à mort pour gagner le coeur de leur belle. Et dans le registre "loufoque", notre Alex n'y va pas avec le dos de la cuillère : il alterne des scènes complétement folles avec des scènes carrément surréalistes, à tel point qu'on en vient vraiment à se demander :"Non mais qu'est ce que c'est que ce truc ??" Ce truc, c'est un film émouvant & vraiment original, qui force est de l'admettre, souffre de quelques défauts comme des effets parfois approximatifs ainsi que les très nombreuses incohérences (voulues ou pas, là n'est pas le problème) mais reste un véritable bijou d'émotion, notamment grâce aux interprétations des comédiens, peu connus mais époustouflants de réalisme ! Pareillement, les effets gores (plus nombreux qu'on le croit) sont réussis, les maquillages sont très bien faits & la musique accompagne parfaitement le tout. Pour ce qui est de la réalisation, notre réalisateur s'en tire avec les honneurs en proposant une mise en scène millimétrée, malgré quelques erreurs de montages. Certaines scènes sont stupéfiantes & valent vraiment le coup d'oeil. La fin quant à elle, apparait comme étant idéale, forte en intensité et en symbolisme. Une réussite, pour ce qui aurait pu être une catastrophe ! Mais attention, il ne plaira pas à tout le monde ! Si vous aimez les films déjantés, loufoques, sans queue ni tête, avec du sang, du sexe, de l'émotion & un peu d'humour noir, ce film est pour vous !
Ce film mélange avec brio plusieurs genres du cinéma (guerre, drame, comédie) pour un final ambitieusement réussi. Dès le début, l'histoire nous fait découvrir le lien entre un père et son fils durant la Guerre Civile Espagnole avec d'autres personnages que l'on retrouvera par la suite. Le scénario est parfaitement construit, avec une petite dose d'humour noir et d'amour impossible. Le réalisateur - Alex de la Iglesia - revient plutôt fort après Crimes à Oxford et retourne à son pays de prédilection, l'Espagne. Bien que le thème s'ancre sous la dictature Franquiste, elle n'est que très peu abordée, seulement traitée à travers des images de dévastations, quelques affiches et des propos simples. L'évolution du personnage principal - le Clown Triste - interprété par Carlos Areces est surprenante quoiqu'un peu exagérée. Enfin, la musique du film Balada Triste con un Trompeta est très belle et colle parfaitement à l'univers triste et sombre qui règne à cette époque et dans les têtes de chacun des personnages. A noter également, le passage où un chanteur espagnol chante Lo quiero a morir (ce n'est donc pas Shakira, la première, à avoir repris la chanson de Cabrel!!).
Après un petit égarement trop porté sur les calculs et la physique à Oxford, Alex de la Iglesia nous revient très en forme dans son pays, où il nous emmeène en pleine période franquiste. A défaut d'être un oeuvre parfaite, je pense qu'il s'agit de l'oeuvre de sa vie : celle qui retranscrit le plus d'éléments de son univers, dément, jubilatoire et poétique. Il sera difficile pour De la Iglesia de pouvoir réitérer une oeuvre qui intègre autant d'éléments, mais c'est aussi la principale lacune du film. La première heure est exceptionnelle de tranchant, d'action modante portant sur l'irrationnel. De la Iglesia installe ses personnages, balance des répliques hilarantes par-ci par-là, sublime son actrice dans un monde ultre-machiste. Un vrai régal. Et puis, finalement, tout était trop simple sans doute et il décide de tout exploser et de laisser libre-court à son imagination et penchant de plus en plus sur le gore. Je reconnais que la fin fut assez éprouvante tant il est difficile de suivre Alex de la Iglesia, mais ça fait vraiment plaisir de voir des réalisateurs qui vont jusqu'au bout de leurs intentions, sans se renier. A tous ceux qui n'en ont rien à foutre d'Alex de la Iglesia et du cinéma espagnol en général : vous pouvez toujours y aller pour Carolina Bang (oui, c'est un argument purement machiste et alors ?), véritable sexbomb qui ne devrait pas rester longtemps méconnue.
Un bon film dérangeant qui nous procure une sensation de malaise grandissant au fur et à mesure que le personnage tombe lui même dans la folie. Bien réalisé et mené par l'acteur principal, ce film nous procure une autre vision de ce que peut-être le cinéma moralisateur en mettant l'histoire historique en grande partie au second plan, même si dans certaines scènes, elle vient se mêler avec force à l'histoire principale. Le cinéma espagnol a encore beaucoup de choses à offrir et possède un avenir certain
Un début de film alléchant qui se dégrade petit à petit en dévoilant une histoire simpliste et mal exploitée. Le grain de folie et la noirceur que promettais la bande-annonce sont inexistante. La réalisation, elle, est maladroite avec trop de gros plans, des coupures trop brutales entre les différentes scènes,.... Heureusement, on peut toutefois saluer le jeu des acteurs qui reste plus qu'appréciable.
La haine entre deux clowns, pour les beaux yeux d'une danseuse. La réalisation, tape à l'oeil, toujours en mouvement, est plutôt fatigante à regarder et est faussement esthétique.