Summer Wars (vu en avant première) c'est ce qui est arrivé de mieux au cinéma d'animation japonais après Chihiro selon moi. Cette fois-ci avec le film de Mamoru Hosoda ce n'est pas que les fan d'animation et les gens tombés dedans avec Miyasaki qui sont séduits par le charme et la puissance des films de ce réalisateur dont Summer Wars est pour le moment son grand chef d'oeuvre. Je ne pèse pas mes mots, après la poésie de son dernier film La Traversée du Temps, il nous gratifie avec Summer Wars de toute la force d'un récit transgénérationnel, qui aborde des sujets tel que les réseaux sociaux, la famille, les liens online et offline, la tradition, la modernité, tous ça combiné dans un scénario très bien écrit qui pousse le public vers le haut et lui donne envie de faire la fête avec ses amis et sa famille autant que de verser une petite larme de joie non dénuée d'émotion et de ferveur. A conseiller au plus jeune comme aux plus vieux. Un film accessible à tous et toutes. Il faut vraiment en parler autour de vous !!!
Après La Traversée du Temps qui traitait de voyage temporel, Mamoru Hosoda s'attaque aux réseaux sociaux avec Summer Wars. Oz est une sorte de super-Facebook qui permet à des internautes en avatars de communiquer entre eux, de faire leurs courses, de remplir leur paperasse administrative. C'est une sorte de plate-forme à tout faire au cœur de toute l'activité humaine sur la planète. Mais un virus va créer quelques soucis...Il faut dire que Summer Wars est un peu plus "fou" que le précédent film du réalisateur : avec la présence supplémentaire du monde virtuel d'Oz, Hosada s'est donné la liberté d'y rajouter un brin de combats bien mouvementés, d'animations 3D surréalistes, qui donne un style plus avancé, plus "moderne" à l'œuvre. Mais ce qui m'a surtout marqué dans ce film, c'est l'ambiance de famille, ou plutôt le fait de voir une famille encore intègre et unie, ce qui est de nos jours si rare. Tout cela est merveilleusement exposé. Il faut souligner la maitrise avec laquelle le film alterne entre les scènes du monde virtuel et réel. Le contraste entre les deux mondes est saisissant mais ne gêne en aucun cas le déroulement de l'histoire. Même si on regrette le manque de complexité du scénario, et que certains passages sont trop moralisateur, ce film est un mélange sympathique de thriller informatique et de comédie lycéenne. Summer Wars remplit à merveille son contrat, d'autant plus qu'il est boosté par une réalisation remarquable.
Summer Wars n'usurpe pas son titre pour, l'action se déroulant pendant les vacances d'été, durant lesquelles plusieurs conflits vont éclater. Ce film vous fera penser dans un premier temps à Digimon le film et Superflat Monogram, Eagle Eye dut fait de la connexion qui subsiste entre le monde virtuel et le monde réel. Mais il s'agit avant tout d'un film familiale traitant de la rencontre entre un "supposé" gendre et la famille de sa fiancée puis des relations qui structurent cette famille (famille matriarchal fondée sur l'honneur du temps des samurai, avec des connexions diverses dans le milieu économique, politique, sportif, etc... ce qui ferait presque penser à des Yakusas), de la relation entre Sakae, l'arrière grand-mère de Natsuki, et Wabisuke (le fils illégitime de feu le mari de Sakae) qui ont été particulièrement réussie. Nous passons rapidement de la comédie (rencontre avec la belle-famille), au drame familiale (les discordes entre les membres de la famille et la mort de la matriarche), au film de guerre (combat entre le réel et le virtuel, rebellion des hommes envers la structure matriarchale, et les divers références des guerres antérieures) et finalement à la science-fiction (le monde d'Oz). Il est étonnant de voir que les dégats causés par l'I.A. dans le monde réel, pourrait aussi s'appliquer pour nous à l'ère du numérique où tout est gêré par ordinateur. Les traits Yoshiyuki SADAMOTO sont toujours un vrai plaisir visuel que ce soit sur papier ou en animation. Les références à la vidéo-culture nippone sont légion: l'avatar de Kazuma est un clin d'oeil à Terry Bogard de Fatal Fury, certains avatars ressemble à des Tamagotchis, l'univers d'Oz ressemblant à celui des Digimons, la transformation de l'avatar de Natsuki vous fera pensez à celle de Bunny dans Sailor Moon et les divers consoles dernière génération de Nintendo. En bref, Summer Wars est un film que je vous recommande chaudement, où petits et grands trouveront leurs comptes. Ma note: 7,5/10