Un film d'animation japonais qui propose un scénario original et contemporain au travers d'un très beau visuel. Une réalisation divertissante et intelligente dans laquelle se confondent réel et virtuel, et qui interroge notamment sur la fragilité du tout connecté. Cependant, le film se perd en digressions inutiles, minauderies, niaiserie, prévisibilité, et tombe dans le manichéisme. Un monde sympathique mais maladroitement narré et un peu trop enfantin !
Summer Wars, cinquième film de Mamoru Hosoda et le 3ème que je visionne après Les enfants loups Ame & Yuki et la traversée du temps est pour ma part une très chouette surprise. Sorti chez nous en 2010, le film nous raconte l'histoire de Kenji, jeune adolescent doué en maths appartenant à une communauté virtuelle, "Oz" qui, se retrouve embarqué par son amie Natsuki à une grande fête de famille chez cette dernière en jouant par dessus le marché le rôle du petit ami afin de satisfaire les attentes de cette famille assez originale. Mais la fête se voit écourtée au moment ou une terrible menace commence à semer le chao dans le monde virtuel, une menace dont les conséquences pourraient bien dépasser les frontières du simple jeu vidéo. Seul les vrais geeks ont alors une chance de vaincre le mal...voilà à peu près pour le pitch globale. Ce dessin animé est assez originale dans le genre car il mélange la 2D à la 3D et nous plonge littéralement dans 2 univers différents. D'un côté on a la réalité et de l'autre le virtuel et les deux s'entremêlent bien. On est un peu pris de court au début car une fois l'univers d'Oz présenté, on adandonne tout ça au profit du cadre d'une comédie axée sur une fête de famille mais une fois le décor de l'intrigue posé on entre vite dans le vif du sujet. A première vue l'histoire nous paraît assez complexe mais cette complexité est absolument captivante ! Tous les geeks se retrouveront sans mal dans ce film qui met bien en scène la vie numérique spoiler: la présentation de l'univers au début avec ses multiples possibilités de jeu fait très docufiction et Hosoda ne se contente pas de le mettre en valeur mais dénonce d'une manière ingénieuse les dangers d'internet et la mise en garde sous les traits d'un dessin animé passe bien (je pense que c'est un bon moyen de mettre en garde les jeunes adolescents) et les quelques touches d'humour due au caractère originale de la famille de Natsuki rajoute une petite dose de fun sans pour autant (selon moi) gâcher le message véhiculé. Pour parler franchement des persos, ils ne sont pas en eux même très approfondis et servent plus de background humoristique au récit qu'autre chose mais je pense sincèrement que c'est voulu et que dans ce genre defilm ce n'est pas ça le plus important, néanmoins ils sont sympathiques et c'est suffisant. "Les" intrigues s'entremêlent bien (la fête de famille/le conflit sur le réseaux), aucun des deux ne prend le pas sur l'autre. Au niveau de l'univers d'Oz qui est quand même LE point central du film...j'ai bien aimé mais j'aurais préféré un peu plus de décors (limite comme un jeu de plate forme^^), il est très coloré (à tel point que des fois ça pique un peu les yeux !) avec plein de structures volantes, de petites bêbêtes trop kawaii <3 et des avatars stylés. En fait le monde de ce D.A me fait beaucoup penser à la série française Code Lyoko (un monde virtuel avec un programme doué de raison du nom de XANA qui veut détruire le monde réel), rajoutez Pokémon et Mortal combat dans l'addition (à la sauce Nippone) et ça donne Oz !^^ on a en prime une belle leçon sur la famille bien que moins marquante que l'autre. Bien sur on a aussi droit à un peu d'action avec des combats titanesques entres les avatars bien badasses (à coup sur le réalisateur est un fan de jeux vidéo) ! Encore une fois Hosoda m'a bien fait plaisir avec ce film et la critique qui y est menée est pertinente. Entre réel et jeux vidéo, un petit voyage très sympa 4/5.
A mon sens l'une des meilleure, sinon La meilleure, illustration de la société japonaise pour un long métrage d'animation. Mêlant la famille, l'histoire, et la technologie poussée à son paroxysme. Savourer ce film pleins de rebondissements peut nécessiter quelques connaissances informatiques et une bonne imagination tant le monde virtuel/abstrait est présent. Nos parents pour la plupart auraient sans doute du mal à apprécier. Mais une fois cette barrière franchie, on apprécie l'ingéniosité des scénaristes et dessinateurs, il y a un gros travail ! J'ai seulement trouvé les personnages un peu trop caricaturaux et criards (même si c'est "so Japan") ainsi que les dessins trop classiques pour en faire un chef d’œuvre (Miyazaki étant bien sûr l'étalon de comparaison). Mais à chaque film Mamoru Hosoda s'améliore j'ai l'impression, "les enfants loups" étant encore un peu plus abouti à mon goût. A ce rythme là le maître Miyazaki n'est plus très loin !
Après La Traversée du Temps qui traitait de voyage temporel, Mamoru Hosoda s'attaque aux réseaux sociaux avec Summer Wars. Oz est une sorte de super-Facebook qui permet à des internautes en avatars de communiquer entre eux, de faire leurs courses, de remplir leur paperasse administrative. C'est une sorte de plate-forme à tout faire au cœur de toute l'activité humaine sur la planète. Mais un virus va créer quelques soucis...Il faut dire que Summer Wars est un peu plus "fou" que le précédent film du réalisateur : avec la présence supplémentaire du monde virtuel d'Oz, Hosada s'est donné la liberté d'y rajouter un brin de combats bien mouvementés, d'animations 3D surréalistes, qui donne un style plus avancé, plus "moderne" à l'œuvre. Mais ce qui m'a surtout marqué dans ce film, c'est l'ambiance de famille, ou plutôt le fait de voir une famille encore intègre et unie, ce qui est de nos jours si rare. Tout cela est merveilleusement exposé. Il faut souligner la maitrise avec laquelle le film alterne entre les scènes du monde virtuel et réel. Le contraste entre les deux mondes est saisissant mais ne gêne en aucun cas le déroulement de l'histoire. Même si on regrette le manque de complexité du scénario, et que certains passages sont trop moralisateur, ce film est un mélange sympathique de thriller informatique et de comédie lycéenne. Summer Wars remplit à merveille son contrat, d'autant plus qu'il est boosté par une réalisation remarquable.
C'est le troisième film que je vois de Mamoru Hosoda, après 'les Enfants Loups', réel chef d’œuvre et 'La Traversée du Temps', et à vrai dire j'ai été déçu par Summer Wars. J'ai trouvé ce film à côté de la plaque, au niveau de l'Univers parallèle des jeux vidéos. Ce qui me gène le plus je crois, c'est l'invraisemblance générale du film. spoiler: Le fait qu'un enfant puisse "sauver" le Monde en jouant à des jeux vidéos, alors que l'Armée ne fait rien, tout ça c'est du grand n'importe quoi. Je parle pas de l'interface de l'univers du jeu, c'est n'importe quoi, mais là, on peut s'excuser en disant "oui c'est pas la même chose que le Monde actuel. . La seconde lecture du film est presque inexistante. En fait on sent que ce film est plus un film pop-corn qu'autre chose. Sinon, l'aspect visuel est parfait, les dessins et l'animation sont irréprochables.
Ce film est très bon dans l'ensemble, efficace et impressionnant jusqu'à la fin. Une production Japonaise de haut vole , servit par un scènario brillant , avec des personnages originaux et attachants et des séquences d'actions, spectaculaires et épiques. L'animation est un beau travail artistique et visuels. Impeccable. Une Odyssée passionnante qui nous fait vivre les dangers d'internets avec une incroyable efficacité. Le sujet est très bien exploiter. " Summer Wars " est un film d'animation qui vaut le coup d’œil. Un très bon divertissement familiale.
A des années lumière de "La traversée du temps" et "Ame et Yuki les enfants loups", Summer wars se veut être un film "cool" destiné aux plus jeunes avant tout, avec une idée de base (lien réalité/virtuel) très bonne mais complexe à mettre en scène. Un manque de finesse se fait clairement ressentir avec de nombreuses facilités scénaristiques et des personnages ayant peu d'intérêt. Dommage.
Encore une fois mamoru Hosoda confirme son talent . Quel film tout à fait adapté à notre époque , quelle imagination ,beaucoup de trouvaille scénaristique et graphique . Un pur moment de bonheur emplit de fantastique d'humour et de tendresse. Tout simplement géniale.
Un film un peu fou, très inventif et qui confronte à merveille virtuel et réalité, tradition et modernisme. Le scénario fourmille d'idées et tient en haleine, l'animation est superbe, l'histoire émouvante... Une belle réflexion sur la place prépondérante du numérique dans nos sociétés. Une réussite !
J'ai vu un film... d'animation particulièrement réussi qui nous emmène dans les méandres des réseaux sociaux à la fois dans une environnement futuriste avec le rappel de la tradition japonaise... Ce film est porteur à la fois d'une imagination forte mais aussi, et c'est un peu angoissant, tellement "crédible". Il y a beaucoup d'originalité et d'imagination. On est conquis par la recherche menée autour de l'importance du virtuel dans le réel... et vice-versa. A voir
Un jeune garçon surdoué en mathématiques initialement employé pour l'été comme administrateur d'Oz, le plus grand réseau communautaire du monde, se retrouve à jouer les petit-ami pour l'anniversaire de la grand-mère d'une de ses amies. Il se voit ainsi embarqué dans la grande famille Jinnouchi. Une puissante famille fière de son histoire au sein du Japon mais une famille comme beaucoup d'autres, avec ses non-dits, ses erreurs, ses secrets et ses liens. C'est au milieu de cette immense demeure qu'il recevra un email contenant un code. Sans le savoir, il déclenchera en y répondant un véritable cataclysme au sein des deux mondes virtuel et réel. Mamoru Hosoda réalise ici un film d'animation réussi, avec une famille attachante et un monde virtuel originalement mis en image. On navigue entre les deux univers avec plaisir et on se laisse emporter par cette histoire de technologie incontrolable et le combat de cette famille unie aux idées divergentes. Avec le monde connecté actuel et la domination de Facebook, Summer Wars interroge aussi sur la fragilité du tout connecté. Un film divertissant et intelligent qui peut se vanter d'une certaine démesure tout en gardant un pied dans le réel. Sans vous faire sauter au plafond, voilà un bon moment d'animation nipponne sorti des reconnus studios MadHouse.
Mamoru Hosoda nous enchante encore une fois, avec ce magnifique film d'animation. Magnifique dans tous les domaines: dans l'histoire, dans la réalisation, dans l'animation, dans le graphisme. Hosoda soulève un problème d'actualité, et propose une réflexion subtile et pertinente sur les réseaux plus ou moins sociaux et plus ou moins ludiques sur internet, en faisant passer un message sur les vraies valeurs tout en finesse. On en prend plein les yeux, et on sort conquis.
J'hallucine quand je vois les critiques de la presse ! Summer Wars est un NAVET ABSOLU, 1h30 de niaiseries et de clichés, avec notamment un scénario et des dialogues pour enfant de 10 ans, véritable amas de fantasmes nippons (réseau mondial tout-puissant, valeurs traditionnelles, dévouement à la famille et à la société etc...). C'est donc 1h30 de souffrance pour n'importe quel spectateur, dommage le dessin était magnifique :/
Comme je l'avais pressenti, on ne peut rien attendre du réalisateur de Digimon et la Traversée du Temps... Le mec a beau avoir les meilleurs dessinateurs, infographistes, scénaristes sous la main, il pond un blockbuster consensuel, qui fait ce à quoi s'attende tous ses fans : des situations déjà vues, des personnages archétypés au possible, et une mise en scène qui se prend le mur en pleine tête à 130km/h. Nippon Banzaï ! Oubliez l'universalité des films de Miyazaki, celui-ci est fait par les Japonais pour les Japonais. Donc de l'intelligence artificielle, du monde virtuel, des geeks sauveurs de la planète, un bon coup de latte avec les valeurs familiales et le respect des traditions au passage, les membres de la famille excentriques mais dévoués à leur travail (ambulancier, policier, pompier, etc.), et une pseudo-histoire d'amour entre sempai-bishojo-himesama et geek-timide-matheux-de-la-mort-qui-tue. La mise en scène à destination des collégiens achèvera les curieux animéphiles, le réalisateur en faisant des tonnes avec la fin du monde réel quand un virus menace le système d'internet planétaire (plagiat de War Games). Pour les plus endurants, il y a du Street Fighter-like (faut que ça bouge, sinon, les 9-12 ans se feront chier), des avatars kawaii à gerber (façon Sims) et du Hanafuda (sorte de mélange entre du Domino, poker et cartes à jouer). Koi Koi à tous! Et n'oubliez pas de vous faire hara-kiri en sortant de la salle !
Le scenario est tres original mais malheureusement certains situations clichees et une certaine previsibilite font que c'est assez agacant parfois je n'ai aussi accroche a aucun perso