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Alex styles 77
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3,5
Publiée le 5 juin 2011
Un film indé au rythme lent mais captivant, la plongée au coeur de la cambrousse ricaine est intéressante et c'est vrai que Jennifer Lawrence livre une préstation solide dans son rôle de soeur courage. A voir.
Mêlant Amerique profonde et nature hostile ,ce film coup de poing rappelle un peu Delivrance et bénéficie surtout de l'interpretation époustouflante d'une jeune actrice aussi séduisante physiquement qu'incroyablement touchante dans le role de cette ado assumant des charges et des décisions d'adulte.Disposant d'une force de caractère peu commune ,son personnage affronte le regard et la loi du silence de véritables clans familiaux dont l'aspect animal et austère participe a rendre l'atmosphere générale suffocante tant il donne a voir une collection de gueules et de comportements plus effrayants les uns que les autres.La scène de la tronçonneuse s'averant a ce titre le point culminant d'un malaise renforcé par le fait de savoir que de tels communautés existent.Au mileu de ce chaos humain ,rayonne un bout de femme nommé Jennifer Lawrence dont on attend avec impatience les prochaines apparitions pour confirmer tout le bien qu'on pense d'elle.
c'est un bon film, qui révèle une actrice talentueuse, avec un avenir certain dans le cinéma Jennifer Lawrence. Un film qui présente que des points forts à savoir, l'ambiance, la structure du scénario, les plans, l'originalité des personnages, et la philosophie du survivant. Tout ça est réuni dans ce petit bijoux qui mérite les différentes nominations aux Oscars. Comme quoi ça ne sert à rien d'avoir un budget énorme pour faire un très bon film, bravo.
Un film très lent pouvant rebuter les moins téméraires. Toutefois, cet univers m'a plu. Les laissés pour compte des Etats-Unis m'ont toujours fasciné. On a parfois l'impression de ne pas être dans le pays le plus industrialisé du monde. Le héros de ce film est le Missouri, froid, rude, sans âme. Un film faisant ressortir le talent de John Hawkes (Eastbound and Down).
Beaucoup de simplicité dans l'histoire de cette jeune fille déterminée à retrouver son père. Evoluant dans le milieu marginal des laissés-pour-compte, le film frappe par son réalisme, sa froideur mais aussi par qqs rayons d'humanisme (rq: un passage, très symbolique peut heurter la sensibilité du spectateur).
Un espèce de "True Grit" version âpre et actuelle et une gamine très convaincante. La seule vision de ce monde glauque des forêts du Missouri est terrifiante.
Au fin fond du Missouri, une jeune fille qui doit élever seule son petit frère et sa petite soeur remue ciel et terre pour retrouver son père fuyant la justice, pour éviter que sa maison ne soit saisie. On l'aura compris, la cinéaste ne nous invite pas à une franche partie de rigolade avec ce film dérangeant, entre profonde misère et dégénérés consanguins. Bien joué, mais un peu glauque. Un peu trop.
L'étoile filante de ce début d'année 2011. Un scénario impeccable, une photo oppressante, une tension permanente, un casting de "tronches" d'enfer, et le regard extraordinaire de Jennifer Lawrence, une jeune actrice bouleversante dont on a pas fini de parler : bref, un chef-d'oeuvre. Je l'ai vu il y a deux mois et il me trotte toujours dans le crâne, c'est dire.
Ce film m’a fait penser pour certains aspects à « Frozen River » : rudesse du climat, notion de territoire, rugosité des êtres, autre vision des Etats-Unis.
Jeune fille courage, Ree découvre que son père a utilisé leur maison comme caution pour être libéré, et qu’elle va perdre cet endroit avec sa mère et ses deux jeunes frères et sœurs car il a pris la fuite. Elle va alors tout tenter pour le retrouver.
Ce film nous place au cœur de l’hiver (que le titre est beau) dans des paysages et lieux souvent très glauques, mais réussit à nous faire contempler une beauté incroyable, dans la lumière filtrant d’un rideau, à travers les arbres, dans les cheveux de la jeune actrice, et même au cœur de la violence.
Jennifer Lawrence nous laisse d’ailleurs sans voix tant elle colle au rôle. La scène au cours de laquelle elle implore – en vain – sa mère de lui venir en aide est pour moi l’un des plus beaux moments du film, l’un des plus révélateurs aussi. Certains climats forgent des êtres uniques, et c’est une belle prouesse que de parvenir à nous le montrer, et à nous émouvoir autant. Les enfants aussi sont criants de naturel. Enfin, le visage taillé à la serpe d’un John Hawkes ravagé par ces drogues dont on tait trop souvent le nom est très bien choisi.
Voilà pour moi un digne représentant de ce que le vrai et beau cinéma américain a à nous offrir. Beau et dur comme un morceau de glace translucide qu’on tient pour regarder au soleil et qui nous coupe les doigts.
D'autres critiques sur mon blog: http://clairedanslessallesobscures.blogs.allocine.fr/
Winter's Bone débute sur un mauvais buzz: sa bande annonce. Car elle est l'inverse même du film: elle est rythmé, a un montage rapide et dispose d'une bande original noir et entrainante. Aussi louable soit-il, ce long-métrage a autant de défaut que de qualité. Les acteurs sont tous bonnement exceptionnelle, le cadrage est inspiré et certaines scènes sont très forte ( le répêchage du corps de Jesup dans la rivière.). Néammoins, le spectateur est aussi perdu que Ree Dolly face aux évènements qui défilent devant lui. Et encore une fois, en voulant joué la carte de la subtilité et du non-dits, le film passe à côté de nombreux thèmes: le code entre gang, le traffic de drogue, le déni de souffrance de la mère de Ree, la force du lien fraternel et j'en passe ! Cependant, le réalisme du film quasi-documentaire justifie certainementles nominations aux oscars. Déçu quand même...
J'attendais beaucoup de ce film mais il n'a pas été à la hauteur de mes espérances. Le film a le mérite de nous montrer une face cachée des Etats-Unis, rarement portée à l'écran. Le climat froid, hivernal, permet de renforcer l'aspect parfois glauque et noir du film et ça pose l'ambiance parfaitement d'un bout à l'autre du film. Cependant, j'ai trouvé le récit très maladroit, pas très convaincant. Sur un tel thème, il y avait de quoi proposer un film plus fort. Ici, on a du mal à compatir pour les personnages car les enjeux, s'ils sont très clairs, ne se voient pas beaucoup à travers les personnages. Je crois surtout que Jennifer Lawrence est un peu trop fade à mon goût, pas très expressive sauf éventuellement sur la fin. Je ne comprends pas, d'ailleurs, l'engouement excessif apporté à cette actrice qui, pour moi, n'a rien d'une "future grande" comme j'ai pu le lire souvent. L'avenir le dira... Bref, j'ai largement préféré, par exemple, le rôle de John Hawkes. Même Garret Dillahunt et Dale Dickey, avec leurs rôles pourtant très secondaires, percent mieux l'écran que le personnage principal. Bref, en plus de ça le film est relativement mou et n'a pas réussi à m'émouvoir un seul instant (sauf sur la barque qui est l'excellente scène du film), alors que le sujet est très dur. Mis à part tout ça, le film se regarde gentiment, malgré les longueurs.