Winter's Bone
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Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

93 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mars 2014
Il est vrai qu’Hunger Games ait lancé la carrière de Jennifer Lawrence aux yeux du grand public. Mais comme pour beaucoup de comédiens/comédiennes, la jeunette déjantée qu’elle est n’a pas commencé en jouant les Katniss Everdeen. Mais en étant au casting du reboot X-Men : le Commencement (First Class en VO). En attirant l’intention de Jodie Foster pour son film Le Complexe du Castor. Et puis surtout pour sa première nomination à l’Oscar de la Meilleure actrice, à seulement 17 ans, pour sa prestation dans Winter’s Bone. Film dont, justement, nous allons parler ici.

Alors attention, autant vous prévenir d’emblée : ne vous attendez pas à un film pour enfants et encore moins à un vulgaire teenage movie. Car ce n’est parce que le personnage central est une adolescente que le ton du long-métrage s’en retrouve directement adouci. Au contraire, Winter’s Bone fait preuve d’une maturité et d’une noirceur incontestables. Remarquez, le scénario (adapté du roman de Daniel Woodrell) n’est pas pour les plus jeunes, c’est le moins que l’on puisse dire : une fille de 17 ans devant veiller sur ses jeunes frère et sœur ainsi que sur sa mère, pendant que son père écope d’une peine de prison jusqu’à son retour. Mais tout va s’accélérer quand celui-ci ne va pas au tribunal et disparait dans la nature sans raison. Ree (c’est comme cela qu’elle se nomme) décide de passer par la famille et le réseau criminel de son paternel afin de le retrouver et de sauver de cette manière la maison (alors mise en vente) et donc ses proches.

Vous l’aurez compris : Winter’s Bone est le film idéal si vous voulez voir un ado vu tel un véritable adulte, qui se retrouve obligé de faire face aux difficultés et aux responsabilités qu’apportent la vie. En effet, à voir cette jeune Ree cuisiner, couper du bois, aller à droite à gauche, se soucier du confort de ses proches (au point de penser à s’engager dans l’armée pour gagner de l’argent), difficile de croire que c’est une jeune personne qui s’active sous nos yeux ! Il faut dire aussi que la prestation de Jennifer Lawrence y est pour beaucoup ! La comédienne arrivant à jouer avec une justesse hors normes, surpassant sans mal tous les jeunes comédiens de renommée qui sont passés avant elle (comme Kristen Stewart). Même, elle les écrase sans pitié ! Nominée à l’Oscar, seulement ? C’est vache de ne pas l’avoir déjà récompensée à l’époque (elle devra attendre Happiness Therapy pour se voir photographier avec la statuette dans les mains). Attention, les autres comédiens du film sont également excellents (John Hawkes, également nominé à l’Oscar), mais face à leur cadette, ils ne font littéralement pas le poids.

Surtout que Winter’s Bone n’est pas une quête embrun de maturité. C’est surtout le portrait d’une Amérique profonde comme il est fort rare de voir dépeint au cinéma. Hollywoodien en tout cas, où tout semble rose bonbon dans cet univers de stars (« ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », le happy end vomitif, l’histoire d’amour mielleuse, le héros tout beau tout gentil…). Ici, les premiers plans donnent irrémédiablement le ton : les décors s’annoncent assez poisseux (froid et humidité régnant en maîtres), l’atmosphère assez glaciale (l’ensemble reste dans les gris, que ce soient les maisons, les vêtements ou tout simplement le temps nuageux), la mise en scène faisant dans la sobriété pour mieux faire ressortir le naturel de cette histoire, manque de musique (sauf quelques passages où des figurants s’adonnent à de la country) qui renforcent ce climax lourd et ténébreux. Et tout cela donc pour nous montrer à quel point la famille n’est pas vraiment ce noyau si inviolable comme il est si fréquemment décrit. Que l’Amérique n’est pas cette puissance mondiale faisant face à la crise sans mal, avec quelques-uns de ces citoyens qui triment comme ce n’est pas permis, jusqu’à déboussoler totalement l’échelle sociale (l’amie de Ree, du même âge et pourtant déjà mariée, mère de famille et ayant sa propre maison ; réseau criminel qui sévit et qui ne fait pas de cadeau, même aux membres de la famille…).

Après, le problème que nous pouvons rencontrer avec Winter’s Bone, c’est son manque de rayons de Soleil. Son pessimisme très appuyé auquel peu de gens sont habitués. Malgré quelques détails scénaristiques (comme cet oncle qui réalise ici sa rédemption auprès de sa nièce), le film de Debra Granik donne le cafard, c’est un fait ! Mais quelque part, il lui manque cette petite puissance qui lui aurait permis de faire passer tout cela sans ennuyer le spectateur. Oui, ennuyer, mais un chouïa, hein ! Juste à cause de cette noirceur quasi opaque qui laisse perplexe et donne par moment l’impression que le récit s’étire un peu.

Peu importe, malgré ce défaut, Winter’s Bone est un film indépendant qui prouve à quel point ce genre de cinéma s’avère être bien plus intéressant à suivre qu’un blockbuster classique. Surtout s’il nous donne l’occasion d’avoir une mise en scène travaillée (donc un réalisateur ou une réalisatrice talentueux(se)) et une comédienne née ! Raisons pour lesquelles Winter’s Bone fait partie de ces films qui doivent être vus, au moins une fois dans sa vie !
septembergirl

664 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 juillet 2011
Un drame qui nous emmène dans l'Amérique profonde et sa misère. Une réalisation qui, au niveau de l'ambiance, nous rappelle "Frozen River". Cependant, l'histoire est particulièrement lente, n'offre aucun rebondissement et s'avère sans intérêt. On s'ennuie ferme pendant toute la durée du film !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 novembre 2014
Film dramatique légèrement surestimé aux Oscars (surtout les nominations pour le meilleur film et le meilleur acteur dans un second rôle) mais de très bonne qualité ! Rôle très important pour la jeune Jennifer Lawrence, on constate aujourd'hui avec notamment Happiness Therapy et American Bluff de David O. Russell que l'actrice incarnant Katniss Everdeen dans la saga Hunger Games a pris beaucoup confiance depuis 2010 mais sa prestation reste tout simplement géniale ! Par contre même s'il joue bien, la performance de John Hawkes n'est pas aussi remarquable que je l'espérais. Le scénario nous présente quand à lui une histoire touchante qui quelques fois s'avère un peu choquante ( spoiler: Ree Dolly qui s'occupe seul a à peine 17 ans de sa petite sœur, de son petit frère et de sa mère malade ; une famille absente dans les moments dures mais présente quand il ne le faut pas et qui est complètement tarée, allant même jusqu'à agresser l'adolescente ; certains personnages qui assument ouvertement le fait qu'ils se droguent ; la justice qui n'est pas forcément très juste ; les mains du cadavre du père du personnage principal coupées à l'aide d'une tronçonneuse ect...
). Globalement les trucs qui ne vont pas sont : un problème de rythme (ça met longtemps à se mettre en place), le manque de dialogues et le personnage joué par Jennifer Lawrence qui aurait pu être encore plus approfondi pour émouvoir d'avantage le spectateur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 décembre 2011
À l'époque des blockbusters vides et inintelligents (même s'ils ne le sont tout de même pas tous, n'exagérons pas), voici Winter's Bone, film indépendant, genre qui nous réserve souvent de belles surprises. J'ai entendu parler du film pour la première fois lors de la cérémonie des Oscars et plus particulièrement lors de la remise de l'Oscar de la meilleure actrice. Même si j'étais de ceux qui souhaitaient voir Natalie Portman gagner, l’extrait de la performance de l'actrice qui est montré après le petit speech du remettant ne m’avait pas laissé de marbre. La scène en question montrait une jeune fille, qui selon toute vraisemblance venait de se faire cogner dessus par une bande de gens pas très sympathiques le tout dans un endroit pas très sympathique non plus. Après l'extrait l'actrice en question rit de sa propre performance, mais d'un rire vraiment sincère. C'est ce qui m'a intrigué tout de suite et qui m'a fait dire que j'irais bien voir ce film car, comme je l'ai dit plus haut le cinéma indépendant nous réserve souvent de belles surprises. Viens la sortie du film, les très bonnes critiques presses et évidemment, le film qui ne passe pas dans mon cinéma habituel (un UGC alors que le groupe se targue d'avoir découvert le film et qu'en plus il s'est fait une renommée, un comble). Je le vois finalement deux bons mois plus tard, alors que je l'avais presque oublié, dans un cinéma de quartier. C'est donc avec un enthousiasme certain que je m'y rends. Si le film me plait j'en sors un peu déçu, sans vraiment savoir pourquoi. Je me dis "pas mal, bon moment de cinéma, mais qui ne devrait pas me marquer plus que cela". Deux nouveaux mois s'écoulent, je le revois et ce n'est que lors de cette deuxième vision que toutes les qualités du film me sautent aux yeux. La première et sûrement la principale : Jennifer Lawrence, cette actrice qui riait à l'annonce de son nom aux Oscars. Cette fille-là deviendra à coup sûr incontournable dans les années à venir. Forte et touchante, elle livre une performance éblouissante de maîtrise et donne une véritable leçon de jeu à bien plus d'un acteur dit confirmé. Mais un film ne peut reposer entièrement sur la performance de sa protagoniste principale, il faut pour l'accompagner une histoire forte. Là encore la réussite est totale. Winter's Bone est un drame viscérale, une histoire de survie contre la lâcheté, contre le sort, contre la solitude et l'abandon et surtout contre les autres. Au niveau formel, la réussite est implacable. Une réalisation maîtrisée, une photographie à base de tons froids sublimes et une ambiance de danger permanent qui donne froid dans le dos, tout cela renforcé par le côté inquiétant de la forêt. Je ne révélerai pas l'intrigue mais le dénouement de celle-ci n'aurait pas pu être plus difficile à affronter pour Ree, 17 ans. Bien sûr, il est évident que ce film ne peut plaire à tous mais en ce qui me concerne je trouve que ce film montre une réalité que l'on ne veut pas forcément affronter de peur de se confronter à quelque chose qui pourrait nous dépasser en l’occurrence l’Amérique des oubliés, ceux qui doivent se battent pour survivre dans une adversité féroce et qui ne peuvent compter que sur eux-mêmes. À mon sens, ce film est un chef-d’œuvre, une réussite magistrale portée par une actrice de premier plan, qui depuis a largement confirmé (X-Men, Hunger Games, The Beaver) et sur laquelle il faudra, à l'avenir, grandement compté.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 mars 2011
Connaissez-vous le festival de Sundance ? C'est un festival américain très sélectif puisqu'il ne récompense que les films qui parlent de froid, de faim, de drogue, de mort, d'abandon de désespoir et de misère. Autant dire que c'est un sacré exercice de style auquel s'est livré ce "Winter's Bone" puisque c'est lui qui a remporté le dernier trophée, et avec la manière madame, puisqu'il arrive presque à faire passer le lauréat précédent pour un feel good movie. Plaisanteries mises à part, vous l'aurez compris, "Winter’s bone" n'est vraiment pas ma tasse de thé. J’ai d’ailleurs du mal à comprendre qu’on puisse prétendre prendre du plaisir à regarder un film qui se complait si ostensiblement dans le misérabilisme le plus outrancier. Parce qu'en effet, à par montrer une pauvre jeune fille qui déguste pendant une heure et demie, le film n'a rien à proposer. S'en est presque malsain. Alors autant le dire tout de suite, si vous n’êtes pas un petit bourgeois qui a besoin d’explorer de temps en temps cet univers fantastique qu'est celui de la misère, vous n'aurez pas grand-chose à vous mettre sous la dent si ce n'est quelques jolis plans, une belle photographie et une galerie de gueules cassées qui valent le détour. Pour le reste, il faut passer son chemin. C'est navrant.
BlueSkull
BlueSkull

91 abonnés 523 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 février 2014
Présenté comme l'une des perles du cinéma indé de l'année 2010, qu'en est il vraiment de ce Winter's Bone ? Et bien, franchement décevant. À part l'interprétation impeccable de Jennifer Lawrence, il n'y a pas grand chose de marquant à garder de ce long métrage. En plus de disposer d'une photographie extrêmement froide, le rythme est d'une lenteur ahurissante. Le film est simplement d'un ennui sidéral. Et ce ne sont pas les personnages, tous aussi détestables les uns que les autres, formant une une espèce de mafia campagnarde, qui vont apporter du relief au récit. Bien que le scénario ne soit pas mauvais, il n'est pas original pour un sou et n'est en aucun cas sublimé par la mise en scène. Winter's Bone ne dégage pas d'émotion, pas de tension et ne suscite pas le moindre intérêt. Il s'agit d'un objet glacial. L'ambiance qui y règne est au moins en raccord avec le titre. Encore un film d'auteur vendu comme un chef d'oeuvre qui, au final, se révèle n'être qu'une histoire banale, creuse et bien fade. Pas de quoi s'extasier.
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 887 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2013
Dans le sillon d'un Frozen River, Winter's Bone s'attaque au thème similaire de l'Amérique profonde ravagée par des problèmes tels que la pauvreté ou la drogue.
La sincérité de la démarche est louable mais le scénario manque clairement de matière ce qui se traduit par une intrigue étirée en longueur et en fin de compte plutôt ennuyante malgré un film qui dure à peine plus d'1h30. Cette sensation de lenteur et de lourdeur est accentuée par des scènes molles et plates qui s'enchainent dans une totale linéarité.
Les dialogues sont très poussifs et les enjeux, pourtant forts sur le papier, ne touchent que très peu, la faute entre autres à des personnages très froids à l'image du climat du Missouri.
Les acteurs quant à eux sont corrects dans l'ensemble mais la performance de Jennifer Lawrence n'est en aucun cas à la hauteur des critiques dithyrambiques dont elle a fait l'objet.
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2014
Très touché par cette histoire avec en toile de fond la misère qui règne chez une certaine classe aux Etats-Unis suite à la crise des subprimes. Des personnages profonds et authentiques, une photo très soignée et je salue (comme tout le monde) la prestation remarquable de Jennifer Lawrence qui commence avec ce film une carrière pleine de promesses.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 avril 2012
Saisissant, un film qui prends au tripes, à la fois beau et terrible, on est malaisé à voir Ree aller de malheur en malheur s'enfonçant toujours plus profondément dans ce décalage tranchant de réalisme, dans un paysage qui pourrait presque être taxé de post apocalyptique, mais qui pourtant est bien ancré dans notre présent, un monde qui nous est étranger, fait de non dits et de sous entendus. Jennifer Lawrence est éblouissante, elle transmet avec brio la détresse croissante de Ree qui se bat pour tenter de faire survivre une famille éclatée et acculée par le manque d'argent et la précarité. Un film vraiment exceptionnel
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2013
Une face de l'Amérique qu'on ne voit jamais, une très belle histoire toute simple mais superbement poignante sans être larmoyante. Des décors hivernaux somptueux, une interprétation solide (Jennifer Lawrence est incroyable de maturité dans sa composition et John Hawkes, impeccable, est l'un de mes acteurs préférés.) Un rafraichissant cinéma sans ambages ni prétentions. Gros coup de coeur !
regimbald
regimbald

51 abonnés 87 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2011
ce film m'a foutu des frissons, "en été, a 30 degré a l'ombre". foncez.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2011
Ree Dolly vit avec sa mère folle, son petit frère et sa petite soeur au sud du Missouri. Elle s'occupe de tout, mais les temps sont durs et l'argent manque. Le cheval est cédé aux voisins, il faut manger des écureuils. Son père, fabricant de drogue, vient d'être libéré de prison moyennant une grosse somme. Il a intégré sa maison dans la caution et s'il ne se présente pas à une certaine date, la maison sera saisie.

Pour Ree, une seule solution : trouver son père.

Commence alors un parcours difficile pour la jeune fille dans son propre village, pour comprendre ce qu'a fait son père et ce qu'il est devenu, pour tenter d'approcher la vérité. Elle va rencontrer la peur, la violence, la pauvreté, l'indifférence, la compassion, l'horreur.

Winter's bone porte en son sein une sorte de perfection apaisée. Tout y est parfaitement mesuré, idéalement décidé, magnifiquement réalisé.

Rarement une mise en scène m'a paru aussi fluide, aussi élégante, aussi sereinement sûre d'elle. La caméra oscille, tangue légèrement, s'approche des visages ou des mains, les caresse, puis s'éloigne dans un plan large brillamment composé. Le montage est exigeant, parfait.

Le décors et les tronches des habitants évoquent irrésistiblement le contexte de Délivrance, le film de Boorman, banjo compris : il est vraiment rare de voir cette Amérique profonde au cinéma. Le film tire un profit maximal d'un décors étonnant. Une nature à la fois sauvage, superficiellement apprivoisée, et en même temps, quelconque dans sa tristesse hivernale. De ce décors expressif, troussé de caravanes à junkie, de fermes en friche et de décharges domestiques, sourd une atmosphère particulièrement anxiogène.

Tout cela ferait un excellent documentaire, si l'intrigue n'était pas elle-même subtile et déroutante, se dévoilant provisoirement dans sa limpidité et son horreur, approfondissant les relations entre les êtres en même temps qu'elle explore les personnalités.

Enfin, que dire de la prestation époustouflante de la jeune actrice Jennifer Lawrence, littéralement bluffante et présente à l'écran de façon quasi continue du premier au dernier plan, sorte d'îlot de volonté pure (qui ne craquera que deux fois), à la fois solide et tendre.

Le film égrène sa musique sensuelle, triste, intelligente, bouleversante, assez proche de celle distillée par les héroïnes fragiles et puissantes à la fois qu'Andrea Arnold (Red road, Fish tank) nous montre dans d'autres milieux, urbains ceux-ci, mais tout aussi pauvres et violents. Au cours de ce voyage quasi-immobile se succèdent des scènes d'anthologie qui chacune mériterait une analyse détaillée : un concert improvisé, un rêve en noir et blanc, un recrutement de l'armée américaine, une visite à la ville, une poursuite dans un hangar à bestiaux. Et LA scène, bien sûr....

Quel est le meilleur film de ce début d'année ?

Difficile de comparer la perfection subtile de Winter's bone au tourbillon plein de maestria de Black swan, mais des deux je crois que ma préférence va tout de même au premier. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Magicvinz
Magicvinz

59 abonnés 65 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2013
Voilà encore une excellente surprise venue du cinéma indépendant américain. Le second film de la réalisatrice Debra Granik est saisissant, froid, austère, d'une certaine lenteur qui renforce un peu plus le sentiment de malaise permanent. Le combat d'une jeune fille pour "sauver" sa maison et sa famille est passionnant à suivre. Jennifer Lawrence, véritable révélation de cette année 2011 est prodigieuse, on suit son combat pour préserver le bonheur des siens au sein d'une communauté complètement renfermée sur elle-même avec grand intérêt. Accompagnée par des seconds rôles impeccables (John Hawkes, Dale Dickey, entre autre) elle fait passer une grande palette d'émotions, tantôt forte, puis fragile, le film lui doit beaucoup mais le plus gros mérite et c'est bien normal, revient à la réalisatrice qui nous offre l'un des meilleurs film de cette année 2011. magistral.
romano31

321 abonnés 1 543 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2011
Un film sombre et glacial qui nous raconte la lutte d'une jeune fille (interprétée par l'excellente Jennifer Lawrence) pour sauver sa maison et ainsi préserver sa famille. Jennifer Lawrence porte, à elle seule, ce film dramatique qui joue habilement la carte du suspens sans en faire des tonnes. Winter's Bone nous plonge dans une Amérique profonde et délaissée de tous. Une petite perle du cinema indépendant qui mérite d'être découverte.
Julien D
Julien D

73 abonnés 696 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2011
Un drame rural, noir et craspouille comme on les aime, magnifié par une photographie adéquate aux couleurs désaturées du plus bel effet et une mise en scène remarquable. Le scénario, brillamment écrit, évite habilement les excès de pathos et les effets larmoyants et l'interprétation est tout simplement parfaite (on peut y trouver quelques vraies gueules de cinéma...). Un film juste magnifique, un pur bijou noir, une véritable perle du cinéma indépendant américain ou tout simplement un chef-d'oeuvre, les termes pour qualifier ce film ne manquent pas...
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