Winter's Bone
Note moyenne
3,5
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377 critiques spectateurs

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43 critiques
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gooneur
gooneur

60 abonnés 840 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2012
Un drame intense et poisseux sur l'univers des White Trash américains, thème suffisamment rare à l'écran pour mériter un visionnage attentif! Porté par une impressionnante Jennifer Lawrence et une photo crépusculaire, voilà une belle surprise du ciné indépendant U.S., à ne pas manquer.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juin 2025
Il arrive que certains films s’érigent, non pas en chefs-d’œuvre mais en falaises. Winter Sleep n’a pas besoin d'effets de style pour faire masse, pour créer ce genre de vertige.

Depuis Uzak, depuis Les Climats, depuis Il était une fois en Anatolie, Nuri Bilge Ceylan a toujours filmé les hommes en faux mouvement, retenus dans leur propre gravité. Mais Winter Sleep pousse cette logique jusqu’à l’asphyxie : le film s’installe dans le confort douillet de ceux qui pensent, dans le velours de ceux qui croient parler juste parce qu’ils parlent beaucoup.

C’est peut-être le plus "inconfortablement bourgeois" des films de Ceylan et donc son plus impitoyable. Il ne nous montre pas la misère mais le regard qu’on pose sur elle. Il ne s’attarde pas sur les douleurs sociales, mais sur la manière dont elles sont esthétisées, digérées, neutralisées par ceux qui les observent de loin.

La Cappadoce, majestueuse et close, n’est pas un simple décor : c’est une mentalité. L’espace y est creusé comme une conscience, tout en galeries, en cavités, en replis. L’hôtel troglodyte d’Aydin est plus qu'une habitation, c’est un sanctuaire mental, une forteresse qui ressemble à une tour d’ivoire minérale.

Aydin, c’est ce personnage comme le cinéma de Ceylan sait les étirer : un homme muré dans ses mots, qui croit encore incarner un idéal de raison. Ancien acteur, devenu propriétaire, éditorialiste local, il rédige. Sa domination ne passe par la phrase.

Et c’est ici que Winter Sleep trouve sa forme la plus vertigineuse : celle d’un théâtre sans scène, où la parole ne libère rien mais assèche tout. Les dialogues ou plutôt les assauts rhétoriques sont longs, brillants, labyrinthiques. Mais leur brillance est glacée. Pas un échange, seulement des parades. Aydin parle comme on érige une muraille : derrière son ironie cultivée, il y a le refus d’être touché. Les mots deviennent autant de pierres entre les êtres.

Trois longues séquences cristallisent ce théâtre en huis clos : avec la sœur, avec la jeune épouse, avec le villageois humilié. Trois scènes, trois miroirs d’un même narcissisme intellectuel, d’un même refus de perdre la face, même face à l’échec de toute relation humaine.

La tragédie est empêchée, parce que l’intellectuel moderne ne croit plus aux drames. Il croit aux compromis, à la modulation, à la gestion de sa propre image. Il croit surtout qu’en écrivant, il agit. Et ce faisant, il enterre tout.

La neige, qui recouvre les paysages, ne purifie pas. Elle ensevelit. Elle fige. Elle devient cette métaphore insistante d’un hiver moral : un gel des émotions, une torpeur des engagements. Le "sommeil d’hiver" n’est pas celui d’un repos, mais celui d’un anesthésiant.

Winter Sleep est un film sur ce qui ne change pas. Sur cette inertie de classe, d’esprit, de cœur. Aydin n’est pas un salaud. Il est pire : un homme bon, qui ne voit pas que sa bonté même est une manière de dominer. Il est cet intellectuel moderne dont la lucidité n’engendre ni action ni abandon seulement un confort triste.

C’est cela que filme Ceylan. Le confort triste. Le beau mensonge. La grande illusion de ceux qui se croient profonds parce qu’ils doutent mais qui doutent toujours trop tard, toujours après coup, toujours une fois le mal fait. Et cette neige, encore, cette neige si belle, si blanche, si complice. Elle recouvre tout, y compris les fautes, y compris les silences. Elle fait du monde une page blanche, mais une page déjà griffonnée, déjà usée.

En fin de compte, Winter Sleep est une œuvre qui éclaire, c’est une œuvre qui rend plus opaque. Plus trouble. Plus seul. Un film qui n’accuse pas. Qui regarde. Longtemps. Jusqu’à ce que nous n’ayons plus rien à dire. Rien d’autre à faire que de contempler notre propre confort, nos belles civilités.
xavierch
xavierch

54 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2013
Je n'ai pas réussi à accrocher à ce film misérabiliste, où le scénario est vraiment des plus simplistes.
Il ne se passe pas grand chose, et heureusement que les acteurs sont bons, ça relève un peu le niveau.
Bizarre toutes ces critiques dithyrambiques...
Lucille T.
Lucille T.

48 abonnés 375 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 mars 2011
Hiver, m, n : saison la plus froide de l'année. Elle dure du 21 décembre au 21 mars.

Sorte de complexe d'Electre où la fille ne court pas après le penis de son père mais après ses mains.
-Vinz-
-Vinz-

44 abonnés 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juillet 2011
L'ennui m'a fait passé à côté de ce que nous raconte ce film...
Je suis déçu. Comparée par la critique au réalisme des frères Dardenne, la mise en scène est plutôt molle, distante et blafarde, selon mon ressenti... Malgré cela, j'ai vu une belle interprétation de Jennifer Lawrence.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 février 2015
C'est un film d'une telle noirceur qu'on ne se croit même plus au cinéma, mais dans un documentaire, dans lequel la survie est la seule raison de vivre. C'est tellement oppressant que l'on peut se demander si cette Amérique existe vraiment : l'humanité et l'intégrité d'une jeune fille face à la loi de la jungle... Mais le gentil minois de la jeune héroïne tranche un peu trop avec les visages abominables des autres personnages, et le film ne donne pas d'épaisseur à tous ces seconds rôles pourtant soigneusement choisis. De même qu'on est pas vraiment captivé par le parcours de cette jeune fille à la recherche de son père, la faute à une narration qui manque de punch.
ericAparis
ericAparis

24 abonnés 210 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 juin 2012
Le film nous est vendu comme un thriller pour ne pas vous effrayer, mais c'est en fait un drame psychologique dans le 1/4 monde américain . Pourquoi pas, mais on comprend bien dès les 1ères minutes que la recherche du père est un prétexte à nous montrer la déchéance de cette famille sans le sou et expulsable de sa maison dans une semaine.Ce film c'est un peu comme si la méchante famille de "la colline a des yeux" devenait "gentille", je parle bien sûr de cette bande de dégénérés qui sont les voisins de l'héroine. C'est glauque, triste, laid et même pas émouvant. Ce film est une arnaque. Son seul point fort est l'interpétation des comédiens et le plaisir de retrouver Sheryl Lee, ex Laura Palmer dans un mini rôle.
gbagrami
gbagrami

23 abonnés 640 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2014
Un petit film indépendant situé dans l'Amérique profonde, qui décrit un drame que vit une jeune fille qui essaie de retrouver son père disparu de façon étrange, afin de pouvoir garder sa famille ensemble. Jennifer Lawrence tient tout le film sur ses épaules, et elle est exceptionnelle de bout en bout. Baignant dans un climat froid, glauque, malsain, le film suit une rythme et une mise en scène volontairement lentes, mais captivantes, et qui font "vrai".
liamsi
liamsi

26 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2020
Si vous aimez les films dramatiques avec un scénario simple et un rythme posé, ce long métrage vous ravira. Pour les autres vous risquez de pas mal vous ennuyer malgré une Jennifer Lawrance qui tient plus que bien son rôle.
Fbienne D
Fbienne D

16 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2011
Un très beau film poignant où la ténacité, le courage et la grâce d'une gamine désespérée finit par vaincre la sauvagerie et la violence. On est plus près des frères Dardenne que du cinéma d'action américain : un réalisme sobre donne une vraie intensité aussi bien aux scènes de tendresse qu'aux épisodes de brutalité. La beauté sauvage du cadre du film accompagne et souligne le côté frustre et un peu animal des comportements.
JARS
JARS

7 abonnés 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mars 2011
J'avais parcouru rapidement quelques critiques positives de ce film, sans y prêter trop attention, et hier soir, pris d'une envie d'aller au cinéma, j'ai vu qu'il passait à côté de chez moi. Je me suis dit alors "pourquoi pas?". Quand je suis entré dans la salle, je ne savais pas du tout ce que j'aillais voir… Eh ben…Quelle claque! C'est dur, c’est âpre, c'est violent et c'est magnifique. La description réaliste de cette Amérique rurale profonde et pauvre, comme oubliée du temps; le parcours de cette jeune fille pour sauver sa famille; la violence de cette "mafia du pauvre" qui survit en trafiquant une improbable drogue dont on soupçonne les ravages qu'elle produit ("mafia" qui fait penser aux méchants de "Délivrance", de Boorman)…Tout ça, et plus, rendu à l'écran par la réalisatrice Debra Granik avec une honnêteté et un amour vrais. Et le jeu de la jeune actrice Jennifer Lawrence, qui est de tous les plans, est tout simplement époustouflant. Ce n'est pas tous les jours qu'on découvre une vraie cinéaste et une grande actrice!
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2016
On lui a un peu reproché de faire du « Dardenne sauce américaine » à ce « Winter's Bone », de se complaire dans cette grisaille si caractéristique du cinéma d'aujourd'hui, ce que je n'avais pas ressenti la première fois, et qui m'a paru beaucoup plus palpable la seconde. S'il se dégage du film une personnalité évidente, que ce soit pour exploiter à merveille le sinistre décor ou filmer un festival de gueules particulièrement réussi évoquant certains titres des frères Coen, on remarque nettement plus la dimension assez statique et inévitablement répétitive du récit, les enjeux étant posés dès le départ sans jamais pouvoir évoluer par la suite, si bien qu'on a légèrement tendance à s'ennuyer par moments. Heureusement, l'atmosphère qui règne autour de ce bled paumé du Missouri est excellemment rendu par la réalisatrice, cette volonté de mélanger social et polar étant plutôt bien transcrit à l'écran. Dense, intense, cette recherche du père prend d'ailleurs une dimension souvent inquiétante mais n'en rajoute jamais dans le misérabilisme (quoique, on n'est parfois pas loin), portée par l'impeccable prestation de Jennifer Lawrence, qui confirmera (du moins pour le moment!) les grands espoirs que le cinéma américain porte en elle... (Nettement) moins concluant qu'à ma première vision, donc, mais en tout cas un film ne laissant clairement pas indifférent.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2011
Encensé à Sundance,Deauville,et porté par une quadruple nomination aux Oscars,"Winter's Bone" se révèle en fin de compte un peu décevant.Non pas que la quête perdue d'avançe de cette ado de 17 ans ne soit pas intéressante.C'est plutôt le fait que Debra Granik,tente de remplir la ténuité de son scénario,par une ambiance fantastico-poético-effrayante qui ne prend pas tellement.Et au niveau de l'émotion qu'un tel sujet pourrait engendrer,on reste largement sur sa faim,car la mise en scène est trop plate.Ceci étant fixé,il faut quand même saluer la remarquable prestation de Jennifer Lawrence.Avec son air boudeur,sa tristesse dans le regard et sa ténacité butée,elle parvient à se faire respecter au milieu d'un univers désespérant et consanguin.John Hawkes en oncle toxicomane est également marquant.Les forêts épaisses de l'Ozarks et les gueules burinées de ses habitants témoignent des ravages frappant l'Amérique profonde.Comme si la civilisation était en voix d'extinction,et tout espoir banni.Selon le côté d'où l'on se place,la sobriété de l'ensemble peut transporter ou endormir.Ca reste une expérience à vivre.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2011
Le Missouri profond, ses habitants vraiment sympas, vous allez voir ! Ree Dolly, 17 ans, a une mère malade et un père qui trafique dans les drogues plus ou moins dures. Ce père, pour sortir de prison, n'a pas trouvé mieux que de se servir de la maison familiale comme caution et de disparaitre. Est-il toujours vivant, est-il mort ? En tout cas, Ree Dolly, qui, malgré son jeune âge, est non seulement responsable d'elle-même mais aussi de son jeune frère et de sa jeune soeur, veut absolument retrouver ce père, mort ou vif, afin de "sauver" la maison, leur seul bien et croyez moi, ce n'est pas de la tarte. Dans un environnement globalement glauque, elle a quand même une voisine sympa et une amie sûre. Pour ce qui est son second long métrage, Debra Granik a obtenu 4 nominations aux oscars 2011 (meilleur film, meilleure actrice, meilleur second rôle masculin, meilleur scénario tiré d'une oeuvre littéraire) et un certain nombre de prix dans divers festivals. La jeune Jennifer Lawrence est très bonne dans le rôle principal. En plus, on entend pas mal de bluegrass tout au long du film : jamais désagréable.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2011
Une oeuvre perturbante dans son ensemble. Sous son histoire de base ; qui nous fait plus ou moins penser à certaines trames de téléfilms US (réussit malgrès tout). L'ensemble est très bien mené, de bout en bout. Avec des acteurs impeccable, tant au niveau du jeu de rôle ; qu'au niveau des émotions envers le spectateur. L'ambiance est sombre, pesante (plus l'on avance dans cette mystèrieuse)... et malgrès un tout assez lent. On est dans le "truc" dés le début. PAr la photographie, la véracité d'un possible fait... Nous laissant le temps de voir le tout s'enfoncer dans une violence certaine, mais qui se mélange à des peronnages que l'on pourraient qualifier plutot d'animaux, que d'humains... C'est sombre, intriguant, inquiétant.... Et le final se veut assez surprenant et nous offre ainsi un bon twist pour ce film passé un peu inaperçu malgrès les bonnes critiques vu en haut de l'affiche. LE titre peut être pas assez évocateur? MAis dans tout les cas, on est subjugué par le global de la chose ; vraiment troublante de vérité et tellement mystèrieuse ; que les lenteurs (ajouté au rythme assez lent qui s'estompe vu que l'ensemble nous permet de pénétrer dans l'atmosphère dés les 1ères minutes) passent tout bonnement comme un petit moment de répit. Là ou la tension retombe un peu avant , de reprendre cette histoire à la fois teinté de suspens, d'une atmosphère à toute épreuve et d'acteurs ; qui nus prouve chacun ; un vrai talent pour le cinéma. Et notamment ce genre, qui ne se veut pas de l'horreur ; mais pas tout à fait dans le thriller. Un moment quelques peu intenses qui m'a laissé pensé qu'une suite serait de mise... Espérons que cela n'engendra pas un deuxième opus purement commercial..^^ Nous verrons donc! Mais pour le reste, ce film ; reste unique et brillant!
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