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Rotten Tomatoes
117 abonnés
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2,0
Publiée le 21 janvier 2014
Si Même la pluie aborde de manière intéressante les problématiques liées à la privatisation de l'eau, au stress hydrique et au droit universel d'accès à l'eau potable en établissant un parallèle avec l'or des Indigènes que notre cher ami Christophe Colomb cherchait à s'approprier, il reste toutefois trop superficiel. La symbolique est forte et l'ennui profond. 2/5
Nominé aux Oscars en tant que meilleur film étranger, le long-métrage de Icíar Bollaín "Même la pluie" est un drame poignant ayant pour thème la guerre de l'eau en Bolivie. Le film relate le périple mouvementé d'une équipe de cinéma espagnole en Bolivie, mené par Sebastián, un jeune réalisateur passionné, et Costa, son producteur. Ils viennent tourner un film sur Christophe Colomb et sur l'asservissement des Indiens en montrant le rôle qu'ont joué Montesinos et Bartolomé de Las Casas. Cependant, la situation en Bolivie s'envenime et perturbe le tournage car le gouvernement prive la population de son eau potable au profit d'une firme transnationale. D'autant que Daniel qui tient l'un des rôles principaux du film est le leader de cet révolte. L'intrigue, basée sur des faits réels (en 2000, à Cochabamba, une multinationale obtient le monopole de l’eau au détriment du peuple) s'avère être palpitante et nous fait découvrir de nombreuses choses, le tout teinté d'une certaine poésie. En effet, "Même la pluie" est un film documentaire très réaliste, que ce soit sur la situation en Bolivie ou sur les conquistadors. La "guerre de l'eau" est très intéressante car elle reflète la société actuelle dans laquelle nous vivons, où les hommes ne sont obsédés que par l'argent. En effet, l'avarice se reflète dans les personnages principaux, que ce soit le président qui préfère s'en mettre pleins les poches au détriment de sa population et qui s'appuie sur l'argument suivant "Le victimisme contre la modernité", ou encore par Costa, le producteur pragmatique qui dans un premier temps se contrefout de la révolte tant qu'il n'en a pas pour son argent. En outre, le long-métrage suscite également de l'intérêt dans la partie concernant les Indiens. Effectivement, il plaide la cause des indiens grâce aux personnages de Montesinons et Bartolomé de Las Casas à travers de nombreux discours anticolonialistes pimentées "Ne sont-ils pas des hommes, n'ont-ils pas une raison et une âme ?", et nous montre l'horreur d'un génocide (les mutilations gratuites, les femmes qui noient leurs bébés...) Le film s'accompagne d'une pléiade d'acteurs méconnus, tous très crédibles dans leurs rôles, que ce soit Gael Garcia Bernal, Luis Tosar ou encore Carlos Aduviri. Ainsi, "Même la pluie" est un très bon drame historique, à la fois poignant et réaliste, qui démontre que le cinéma espagnol n'est pas exclusivement réservé à Pedro Almodovar ! "La vérité a beaucoup d'ennemis, le mensonge beaucoup d'amis".
Voilà un film qui fait réfléchir. Aux contradictions que chacun d'entre nous peut porter ; aux petites ou grandes lâchetés, à l’égoïsme et à la solidarité... Quand des européens pleins de bons sentiments s'en viennent tourner un film sur Christophe COlomb et les débuts de la mondialisation dans un pays sous-développé, comme si c'était un vaste terrain de jeu. Quand eux-mêmes reproduisent ce qu'ils sont venus dénoncer... Quand tous les ramènent à leurs dichotomies. Quel camp choisiront-ils ? Car il y a des choses plus importantes que le tournage d'un film dans la vie... Surout dans un pays où une multinationale s'empare de l'eau, et même la pluie... Certains seront lâches, d'autres vont enfin prendre des risques. Pas forcément ceux que l'on croit. Un très bon film justement récompensé. Qui prend comme toile de fond un conflit déjà existant, celui de l'accès aux matières premières et primordiales. Un conflit qui va s'étendre, même en Europe. C'est le rêve du patron de chez Nestlè que de nous faire payer cher cet accès. L'eau aujourd'hui, et l'air demain.
L’histoire principale du film - La lutte contre la privatisation de l’eau - s’inspire d’un réel fait divers qui a secoué la Bolivie puis on découvre un scénario qui prend d’autres directions. Il n’y pas un mais trois véritables héros dans Même la pluie avec Gael Garcia Bernal, Carlos Aduviri & Luis Tosar qui s’impose dans la dernière partie. La réalisatrice Iciar Bollain propose une construction intéressante de son film que ce soit en scindant son scénario ou bien encore en proposant des parallèles entre faits historiques et faits actuels. Il n’y a que les 20 premières minutes qui ont un peu de mal à passer après ça, on ne décroche pas de l’écran.
Un début laborieux avec des discours assez plat mais très intéressant du point de vue historique. Néanmoins de belles scènes extérieures. La deuxième partie est passionnante avec un intense jeu d'acteur et une justesse dans les émotions des acteurs. On ressent vraiment la tension d'un pays au bord de la révolution.
Un film touchant, original, plein d'émotions, empreint d'une volonté politique. On finit par se perdre dans l'histoire mais c'est le but. Il embrasse plusieurs genres du film dramatique espagnole mais aussi sud-américain. L'acteur principal Carlos Aduviri est magnifique, autant que Luis Tozar comme à son habitude.
Un film vraiment très bien réalisé! Il vous prend au cœur et vous fait pleurer plus encore que "Titanic" (en tout cas ça à était mon cas). Je le conseil fortement aux amateurs d'histoire et aux personnes voulant voir un vrai bon film!
Un film remarquable de vérité. L'idée de faire un film autour d'un film rend l'histoire encore plus réaliste, on entre parfaitement dans cet univers, avec de fabuleux acteurs. Le rythme reste tout de même un peu lent.
Une très très bonne surprise que ce "Même la pluie", où l'on peut voir la vanité et le dédain que peuvent exprimer les puissants, c'est à dire les conquistadors dans le film sur le XVème siècle, et les multinationales aujourd'hui, qui n'hésitent pas à piller les pauvres pour soutenir leurs niveaux de vie, et le parallèle est vraiment saisissant entre la fiction et la réalité (dans le film). Les acteurs sont tous excellents et on a vraiment envie d'aider ces pauvres gens. A voir absolument, pour nous montrer la chance que l'on a de vivre dans l'opulence.
En allant tourner un film mettant en scène l'arrivée de C.Colomb aux Amériques, un jeune cinéaste se trouve confronté a un peuple qui se bat pour conserver son eau afin de survivre. de nombreuses questions sont posées tout au long su film. Quel est ce droit de l'homme blanc au XVe siècle? et aujourd'hui, qu'en est-il? devons-nous agir à l'encontre de nos croyances pour survivre, car on est payé? un beau film, sur un peuple Fort et évoquant des questions majeures. A voir
Un film intéressant et engagé qui fait le parallèle entre l'exploitation des tribus d'Amérique du sud au temps de Christophe Colomb et celle actuelle d'une multinationale qui privatise l'eau au détriment d'une localité bolivienne. Icíar Bollaín met en scène le film par une mise en abîme malicieuse. On suit à la fois l'intrigue d'un film et l'intrigue d'une équipe qui tourne ce film. Deux thèmes qui s'entrecroisent pour deux faits historiques spécifiques. Les acteurs sont crédibles. J'avais découvert Luis Tosar dans Malveillance, ici il change complètement de registre et c'est pas mal du tout.
Même la pluie est un film intéressant qui nous emmène en Bolivie. Un réalisateur et son producteur y film un long-métrage sur la conquête de l'Amérique par les Espagnols. Des acteurs locaux sont choisis par l'équipe du film, mais un conflit sur l'accès à l'eau va compliquer la donne. Une intrigue vraiment originale qui est desservie par un bon scénario. La réalisation est propre et le film vaut le détour pour une fois n'est pas coutume la prestation de Gael Garcia Bernal toujours aussi charismatique.