A la merveille
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Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mars 2013
A la merveille, c'est un peu comme si Ladurée faisait un macaron au cassoulet. On ne pourrait pas dire que c'est de la merde, mais simplement que c'est une mauvaise idée, que ce n'est pas bon... A la merveille, c'est une technique irréprochable, un écrin somptueux, mais quelque chose de pas vraiment intéressant à l'intérieur. Ben Affleck se demande ce qu'il fait là, et nous aussi, son manque d'expression est handicapant. Après The Tree of life, chef d'oeuvre s'il en est, on ne pouvait qu'être déçu, mais A la merveille n'est clairement pas à la hauteur de son réalisateur.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2015
Un américain, une européenne, une enfant, l’amour, la vie de couple et puis le manque, la désillusion, les disputes, en bref la vie quoi. Terrence Malick est un poète du cinéma qu’il n’est pas toujours aisé d’aborder et surtout de suivre dans ses délires contemplatifs et sa narration onirique. Mais comme à chaque fois, qu’est-ce-que c’est beau. On change régulièrement de décor dans cette histoire et on ne peut être que subjugué par les magnifiques couchés de soleil et autres superbes plans sur la nature parfaitement mis en lumière par le génial Emmanuel Lubezki. La jolie Olga Kurylenko s’est bien appropriée ce personnage complexe et enjoué qui ne fait que danser et tournoyer devant la camera de Malick. Javier Bardem est un curé on ne peut plus mystérieux. On peut regretter une trop courte apparition de Rachel McAdams. Sinon, que dire, le cinéma de Malick est vraiment particulier où l’on pense davantage aux sensations qu’à la compréhension de l’histoire. Faites-vous votre propre opinion, moi j’aime même si je vous recommande de le regarder le matin bien réveillé...
Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2013
« A la merveille » prouve une nouvelle fois encore que Terrence Malick est le plus grand filmeur contemporain. On ressort de la salle avec un léger tournis, encore porté par le mouvement de ces images extraordinaires.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2013
Quand l'ennui devient une aubade aussi pathétique que symphonique pas de doute nous sommes bien sur les terres d'un cinéaste errant, hors du commun plus photographe que cinéaste capable d'embellir d'un mystère profond les moments les plus insignifiants.

Une photo instable, éphémère et léthargique enrobée d'une somptueuse rosée auditive ressources d'une interrogation ininterrompue sur les êtres, le divin et les choses sur des terres aérées détenant dans leurs démesures l'absence de toutes réponses.

Des mots d'amours ne réconfortant que l'instant ou ils sont prononcés, paradoxes d'un nomadisme sans fin locataire à vie des extases les plus profondes.

Habitacles de comportements fragiles et incertains, doutes éternels raffermissant l'emprise d'un absence de soi dans un monde soumis aux épanouissements multiples et superficiels.

Un très bel opus poétique, interrogatif et attachant (à condition d'en supporter les nombreux passages figés et décousus) sur le devoir d'établir sa propre définition existentielle universelle saine et durable enfin libéré de tout espoir de capter une réponse venant du ciel.

Il est plus que temps de venir au monde .
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2013
Après "the tree of life", Terrence Malick récidive dans une certaine mise en scène, qui est presque un copier coller......
Le film ressemble plus à une symphonie en voix off, à un poème visuel, qu'à ce qu'on est habitué à voir au cinéma.....
Ce n'est surement pas le scénario qu'il faut chercher ici, ni la voix de Ben Affleck (on ne l'entend pas une fois), mais une sorte de contemplation sprituelle et hédoniste, jouir de l'image et du texte qui l'accompagne....
Evidemment, il faut pouvoir le faire, ce qui n'est pas toujours évident au cinéma.....Car après tout nous ne sommes pas au bord d'un ruisseau, ou d'une montagne pleine d'arbres ou de neige....
C'est la gageure actuelle du cinéma de Malick, en plus d'un fort message métaphysique sur la probabilité de Dieu.... A force d'y croire il viendra peut être....
Quand à l'amour qui est le sujet du film, il est tantot plein de sérénité, pour ensuite tomber dans une détresse univoque et chercher la vérité du côté de Dieu, car semble dire Malick, ce que vous ne trouvez pas chez la femme, vous le trouvez chez Dieu,
et réciproquement, ce que vous ne trouvez pas chez Dieu, vous le trouvez chez la femme.....
On ne peut contester l'originalité du film, son déterminisme panthéiste, mais je crois qu'il faut se placer soi même, en mode contemplatif pour l'apprécier, et avoir deux heures durant, une âme de poète.....
A vous de voir donc.....
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 août 2013
To the wonder n'a rien d'une merveille, hell no. Il consiste, grosso modo, à une heure cinquante minute de vide, de quoi regarder, l'oeil indifférent, Olga Kurylenko sautant bras en l'air dans des étendues herbeuses françaises puis américaines (je sais bien que priver ces images de leur portée c'est les rendre ridicules de façon bien trop facile, mais leur portée elle-même est si ridicule que j'ai plutôt l'impression de rendre service au film ce faisant). On voit aussi un Ben Affleck mono-expressif traverser le film comme un fantôme et (un peu, trop peu) Javier Bardem douter non seulement de Dieu mais visiblement aussi de la pertinence de sa présence dans ce véritable salmigondis. A la base, Malick voulait semble t-il un film sur l'isolement, qui dérive petit à petit vers un nouvel évangile biblique sur le thème de l'amour divin comme source d'inspiration et de force. Le message est ridicule, et si par le passé Malick saisissait à merveille les instants fugaces de la vie, ici sa caméra, toute en ondulations, ne fait qu'effleurer ce qu'il filme. Voilà qui nous amène à un sentiment de vide et de superficialité inquiétant. J'ai donc fini par me laisser couler moi aussi, observant la dernière demi-heure d'un oeil distrait, oubliant de sans cesse tenter de trouver des réponses à chaque plan - merde, et si c'était comme ça qu'il fallait aborder le cinéma de Terrence Malick, avec le coeur et non avec la tête ? Et bien non, pas du tout, l'ennui ne s'est pas effacé au profit de d'une lumineuse évidence, preuve que même en abordant ses images sans orientation préalable, Malick ne se révèle toujours pas capable de miracles, ni même seulement de vraiment retranscrire cette vie qu'il cherche à saisir seconde après seconde. Je suis quand même curieux de savoir ce que tout ça donnerait avec plus de simplicité, de punch et d'épaisseur scénaristique. Enfin bref, bien loin de la beauté du Mont Saint Michel (c'est quand même plaisant de voir une caméra digne de ce nom s'attarder sur les paysages de France), c'est plutôt To the boredom que Terrence Malick nous conduit. A éviter, clairement.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 avril 2013
Terrence Malick... On ne le changera pas. Tant mieux, mais aussi et surtout tant pis. Encore une fois, sur les cinq premières minutes, la magie du cinéaste plasticien a totalement opéré sur moi. Oui, je le concède : ce début est bien à mes yeux une leçon de narration. Comment réussir à tout dire en cinq minutes sans passer par du bla-bla, mais par de l'image, du son, de l’émotion : c'est là toute l'essence de l’introduction de cette "A la merveille". Seulement voilà... Passé ces cinq minutes justement, le problème récurrent des films de Malick se pose : la dispersion. Certes, c'est chouette d'avoir à faire à un cinéaste qui est toujours à l'affût de la belle image, du bel instant à capturer... Mais une fois de plus, cette exigence plastique nuit à la rigueur de la narration. Très vite on tourne en rond et on s’égare. Cela ne m’avait pas trop posé de problème dans "la Ligne rouge" et "le nouveau monde" car, en fin de compte, ce mal ne touchait que la fin du film et n’empêchait pas l’intrigue et le propos de se développer. Seulement ici, dans ce "A la merveille", le syndrome "Tree of Life" est ici décuplé pour occuper quasiment l’essentiel du film. De quoi est-il vraiment question ? Quel est le propos de l’auteur ? Qu'est-ce qui justifie qu'on y passe deux heures alors que dix minutes sont largement suffisantes ? Peut-être un novice ne jugera pas ces interrogations pertinentes face à ce vrai film d'esthète. Mais bon voilà, quand tu as déjà vu du Malick, voir cette "A la merveille" apparaît un peu comme une répétition, voire une perdition. Retrouver une pelletée de plans identiques à ceux de "Tree of life" ; entendre encore et encore les mêmes interrogations judéo-chrétiennes à deux balles en voix off, moi ça me gonfle... Le néophyte pourra peut-être s'y retrouver, je ne dis pas. Mais pour moi, l'habitué, j'ai eu ma dose. A vous de voir...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 mars 2013
Perdu depuis "Tree of Life" dans les méandres du mysticisme cosmique, cela fait plaisir de retrouver un Terrence Malick un peu plus terre à terre. "À la merveille" est plus structuré et plus linéaire, même s'il garde un côté contemplatif qui pourra en rebuter certains (les poèmes en voix-off de Kurylenko peuvent vite agacer).
La force du film repose dans spoiler: suite sur Plog Magazine, les Critiques des Ours (lien ci-dessous)
Cinemartrem18
Cinemartrem18

27 abonnés 131 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2013
Sixième film du réalisateur américain Terrence Malick, révélé par Badlands, apprécié pour Days of Heaven ou Le Nouveau Monde, célébré par La Ligne Rouge et enfin récompensé par The Tree Of Life, A la merveille dévoile une nouvelle facette de ce génie contesté. Brillant sur la forme, A la merveille interroge sur le fond. La caméra, en mouvement du début jusqu'à la fin, nous emporte, du Mont Saint-Michel à Paris, de Paris aux States, de la campagne à la ville, sans qu'un seul sentiment d'ennui ne puisse nous envahir du fait de notre plongeon dans cet univers sans cesse balancé et secoué. Malick accorde de l'importance à la photographie, comme à son habitude au coeur de son oeuvre. On apprécie. Il s'agit d'art, et le réalisateur peaufine ainsi la forme, irréprochable. La gestuelle est parfaite, chaque mouvement de caméra ou d'acteur est pensé et réfléchi pour former une véritable chorégraphie, une danse, un ballet.
Le fond maintenant. On le sait, le réalisateur donne à l'amour une place très importante dans ses films : Badlands, ancêtre de Bonnie and Clyde met ainsi en scène un jeune couple fugueur, rattaché par un sentiment très particulier. Days of Heaven nous propose quant à lui le fameux trio amoureux, c'est du classique. Enfin, The Tree of Life reposait autant sur les liens filiaux-parentaux que sur la relation entre les personnages campés par Jessica Chastain et Brad Pitt.
Ici, c'est une forme d'amour très particulière qui nous est présentée, sous toutes ses facettes. L'amour face au temps. Le prêtre, sans doute habité dans sa jeunesse, d'où sa vocation, a perdu la foi avec la dureté de ses visions. Quant aux amoureux, c'est également l'âge qui a usé leur relation. Leur coeur s'est endurci, de façon à ce que leur sentiment premier disparaisse.
On retrouve dans ce long-métrage les deux thèmes chers à Terrence Malick : l'amour, et la nature, l'un allant de paire avec l'autre. Si je ne peux me targuer d'avoir compris chaque parole du poète, je pense pouvoir affirmer que les films du réalisateur ne sont pas anodins. Il s'agit de fables, poèmes, essais, philosophies et véritables leçons de vie. On ressort des salles obscurs avec un amour de la vie, un amour de la nature et un amour de l'amour que l'on ne se connaissait pas. Et je remercie Terrence Malick de m'avoir offert ce véritable voyage, ce conte poétique élégiaque, car il s'agit bien d'un véritable poème ; et c'est dans ces moments là que l'on comprend pourquoi le cinéma est surnommé le septième art.
ER  9395
ER 9395

112 abonnés 1 337 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mars 2013
Les succession de scène sans vraiment liens deviennent vite lassantes et malgré l'interprétation de qualité plutôt émouvante , l'ennui nous gagne et l'on a hâte que le film se termine .
Myene
Myene

20 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2013
J'ai préféré" the tree of life" On a pu dire que les acteurs y étaient fantomatiques c'est plus le cas ici à l'exception de Javier et Olga qui passent leur humanité dans " leurs apparitions" Les images restent magnifiques et "transcendantales" la voix off m'a moins touché Le propos impossible entre être et se sentir aimé et/ ou aimant parait plus clair dans les incertitudes du prêtre que dans les relations amoureuses bien énigmatiques et "hors sol" dans une plaine infinie quasi dématérialisée sans le souffle des" moissons du ciel." Je reste sur ma faim mais fan quand même.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 avril 2013
Une pub de 1h40 pour Chanel nº5... voilà ce qu'est à peu près le dernier Terrence Malick. Malgré une photo magnifique, Malick tente de nous faire croire que filmer des acteurs mutiques en gros plan, sous la lumière toujours rasante d'un soleil couchant, dans la nature magnifiée par une caméra qui ne tient pas un plan plus de deux secondes, qu'un film plombé par des sentences creuses en voix off qui rappellent le pire du cinéma d'auteur, celui qui n'a rien à dire et, comble du comble, le dit mal, c'est du cinéma sensible et profond, hé bien désolé de le dire, mais c'est du foutage de gueule. J'aurais aimé un film inspiré. Hélas... là, il n'y a que du vide.

Au vu des réactions et critiques enthousiastes, je me dis que l'onanisme a de beaux jours devant lui.
Aram.
Aram.

8 abonnés 49 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 mars 2013
Il fallait s'y attendre. Les critiques n'étaient pas bonnes (Positif mis à part). Elle ne se sont pas trompées. Malick semble n'avoir eu en tête que l'esthétique lorsqu'il a tourné son film. Il se regarde filmer des travellings sur des bisons, des champs de blé, des femmes. Alors oui, certes, c'est très joli, la photo est magnifique, etc. Mais on ne fait pas un long-métrage de 2 heures sans rien d'autre. Car il n'y a rien d'autre. Pas de propos, pas de scénario, quasiment pas d'acteurs - tous horriblement sous-exploités (excepté Ben Affleck pour lequel c'est tant mieux). A la merveille, c'est un album photo sans personnalité. Une véritable escroquerie. Une parodie de film d'auteur. Si vous aimez les travellings (personnellement j'adore ça), retournez voir Shining. Et laissez tomber Malick, le pseudo-disciple de Kubrick, en tout cas sur ce film. Ou alors tout simplement lui faut-il une dizaine d'années de travail pour pondre un film digne de ce nom.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mars 2013
Un film bouleversant et tout à fait atypique. Un genre de cinéma qui est un vrai poil à gratter pour les critiques professionnels. Mais mon dieu que cela fait du bien !
elindalo
elindalo

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 août 2013
j'ai tenu 2 heures, pour voir un rebondissement quelque chose qui changerait ce rythme ennuyeux, ce spleen tout au long de ce film, mais que dalle... Acteurs superbes mais pfff que c'est long!!
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