2692 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
269 critiques spectateurs
5
33 critiques
4
46 critiques
3
44 critiques
2
48 critiques
1
61 critiques
0
37 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Biliana Gm
10 abonnés
52 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 14 juin 2014
Un film esthétique! A voir ne serait-ce que pour les plans extraordinaires, même un chantier paraît beau, les images sont fabuleuses, mais le scénario n'est pas a la hauteur... Sans queue ni tête, certains personnages importants n'ont qu'une phrase ! Sans doute, la volonté d'éloigner le lecteur pour qu'il prenne du recul par rapport a l'histoire, en tout cas ça n'a pas fonctionné pour moi.
Une fresque amoureuse contemplative et épurée dont l’objectif est de montrer l’invisible, l’Amour. A l’instar d’un film publicitaire pour du parfum, Terrence Mallick s’investit plus encore dans le cinéma sensoriel et la quête spirituelle. Alors que "The Tree of Life" était doté d‘un scénario a minima, "A la Merveille" est porté par sa musique lancinante, son mysticisme exacerbé, ses images léchées et ses trois beaux acteurs, suivis au plus près dans leurs moments de vie intime. On adore ou on déteste.
Encore une fois Terrence Malick maîtrise indéniablement son sujet mais la notion de partage n'est, une nouvelle fois, pas au rendez-vous. Sorti dans la foulée de « The tree of life », alors que le réalisateur faisait de sa rareté une force, « A la merveille » s'inscrit dans la droite lignée du précédent. Autant vous dire que si « The tree of life » vous a laissé de marbre, en bien ou en mal, vous allez soit jouir, soit souffrir ici. Moi je pourrais me contenter de copier-coller mon analyse du cinquième film de Malick sauf que s'il existait tout de même un petit fil conducteur dans ce dernier, cet élément est ici totalement absent. Le réalisateur se contente d'étaler sa maestria technique et d'enchaîner des images magnifiques et empreintes de poésie mais sans aucun souci de coordination et de réelle construction d'une histoire. Pendant que l'on se contente, passivement, de peigner la girafe en attendant la fin des quasi 2h, Malick exécute un numéro abstrait qui n'intéresse que lui et passera pour stérile auprès du commun des mortels, du moins de ceux ne possédant pas un doctorat en philosophie métaphysique option secouage de cacahouètes. Les points vont à la réalisation, toujours impeccable, aux musiques, toujours magnifiques, ainsi qu'à Olga Kurylenko, toujours bandante. Espérons que, pour ses prochains films, le réalisateur remette son génie au service de choses plus simples, du moins plus accessibles aux idiots que nous sommes.
Le film m'a donné envie d'aller faire la vaisselle, c'est dire ... Plus sérieusement, je comprends qu'on puisse aimer, mais la symbiose pour moi ne s'est pas faite. Certes les paysages sont beaux, la lumière aussi et c'est une balade sensorielle, mais ça n'empêche que les dialogues qui se veulent poétiques ne le sont pas à mes yeux. C'est plat, c'est creux, le charme n'opère pas et on s'ennuie profondément.
Regarder un film de Terrence Malick c’est accepter de regarder un cinéma différent de la majorité des productions, surtout des long-métrages américains. Là encore tout en racontant un drame amoureux, le réalisateur américain nous offre de nouveau toute la poésie visuelle dont il est coutumier et en peu de dialogue et n’explicitant pas vraiment les péripéties du couple il nous conte la difficulté du vivre ensemble et la lutte entre le sentiment amoureux et l’usure du quotidien. Comme souvent dans le cinéma de Malick on retrouve une dimension spirituelle qui est ici incarnée par un prêtre qui comme le couple recherche encore le bonheur et l’épanouissement personnel au point de remettre en cause sa foi. Alors, je serais assez d’accord avec les critiques, ce dernier opus du réalisateur n’est pas son meilleur, la force poétique et métaphysique de « The tree of life » était beaucoup plus bouleversante. Néanmoins avec un sujet plutôt banal, le drame amoureux d’un couple qui n’arrive pas à vivre ensemble malgré tout leur amour, le réalisateur arrive à sortir un film original qui malgré cette thématique classique reste bien meilleur que la plupart des long-métrages sur ce sujet. Vrai fan du réalisateur je ne puis que conseiller le visionnage de cette œuvre même si j’en perçois les limites et parfois les insuffisances.
J'ai donné la note de 2,5/5 car comme toujours il émane du cinéma de Terrence Malick une telle beauté et une telle poésie que je ne puis qu'être touchée. La photographie est splendide...et le message l'est tout autant : l'amour est un trésor. Néanmoins, je demeure déçue...2h c'est très long sans fil narratif. On pourrait même résumer la chose ainsi : 2h à contempler Olga Kurylenko trottiner en pleine nature, dans la rue, dans sa maison ou sur la plage, c'est lassant.
J'ai eu pour ce film une sorte de coup-de-coeur alors qu'il a divisé la critique, pour certains resuçée lourdingue de Tree of Life et pour d'autres géniale allégorie: . Plus que dans son grand-frère trop long et schizophrénique, je me suis laissé aller, porté par le rythme méditatif" de "To the Wonder" , les images somptueuses, la caméra mobile sans nervosité, les virevoltes de l'héroïne sur fond de soleil couchant... Il y a incontestablement de la magie, moins dans le propos, finalement assez banal (pauvres dialogues... le film frôle parfois l'indigence à ce niveau-là)) et le caractère ordinaire de l'histoire que dans ce qui est évoqué, au-delà de l'image. Allégorie puissante du Vide, de l'Absence, à l'image de cet étonnant Javier Barden en prêtre désespéré de l'absence de Dieu... mais pas sans foi.L'héroïne est admirablement jouée alors que le personnage joué par Ben Affleck est desservi par le jeu de ce dernier, plus que sobre: fade, insipide et inconsistant. Malgré ces travers, le charme est omniprésent et l’œuvre laisse affleurer des thèmes qui me parlent, qui, en quelque sorte, "soulignent l'invisible". Une qualité rare. Essayez!
To the wonder ne m’attirait pas vraiment mais comme Malick est un réalisateur dit « majeur », il fallait que j’y jette un œil pour me faire ma propre opinion, surtout après le controversé Tree of Life.
Cette fois c’est bien pire, alors qu’il y avait matière à débattre sur la qualité de Tree au Life, ici il n’y a tout simplement pas de débat à faire tellement le film est vain et médiocre. Malick nous ressert exactement la même chose que dans Tree of Life, les passages métaphysiques et autres paysages lunaires/paradisiaques/désertiques et compagnie en moins. On se retrouve face à une famille, plus précisément un couple car les enfants ne semblent pas être très importants, avec un homme qui ne dira absolument rien du film à sa compagne ou aux gamins si ce n’est un « non non non » au début, une femme qui se promène dans les champs de blé au coucher du soleil lorsque ça va bien et qui se roule par terre dans les feuilles oranges de l’automne quand ça va mal. Mais wtf ?
Au milieu de tout ça on a facilement une bonne cinquantaine de plan face au soleil, une bonne dizaine de plans Affleck/Kurylenko ou Affleck/McAdams qui s’enlacent, se désirent, veulent se faire l’amour et compagnie, et un prêtre, qui pose des questions existentielles. Et tout ça pour quoi ? Ben pour un vide intersidéral. Je veux bien croire que Malick pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses, mais là, même si on est forcé de reconnaitre une certaine aisance dans le maniement de la caméra et la recherche d’un cinéma qui éveille nos sens, il s’est littéralement planté. Pourtant, les thèmes abordés que sont l’amour et Dieu sont universels et parlent à tous, le film pourrait donc se vouloir accessible. Mais non, tout est beaucoup trop symbolique et métaphorique, trop incohérent.
En gros Malick a fait quelque chose de beaucoup trop personnel. Comme s’il avait réussi à réaliser et mettre en scène ce qu’il se passe dans sa tête quand il rêve. Beaucoup de nature et de soleil, des personnages flous et mystérieux, des réflexions sur des thématiques. Sauf qu’on s’en fout pas mal, surtout que ça ne mène strictement à rien. D’où la déception. Le film sauve vraiment l’honneur pour quelques prouesses techniques et visuelles qui ont leur charme, mais sinon c’est vraiment très mauvais. C’était mieux quand il sortait un film par décennie et qu'il apportait une vraie conception de son cinéma.
Le réalisateur reste dans son registre avec de très belle image et un scénario qui malheureusement s"épuise avec en fond ce rapport avec l'amour, la vie et la religion...
Mallick cède à beaucoup de facilité et parfait parfois très complaisant vis à vis de son propre style. Malgré cela, un film qui marque de son sceau cette année 2013.
Ce film est comme un chant du cygne trés esthétique et superbement réalisé par le grand Terrence Malik. Ce style de cinéma expérimental peut séduire mais aussi totalement ennuyé. 12/20