A la merveille
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269 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 mars 2013
Lorsqu’un film de Terrence Malick arrive sur nos écrans, il est difficile pour les spectateurs, comme pour la presse en général, de l’accueillir à bras ouverts, et à fortiori depuis la sortie de The Tree of Life en 2011, une de ces rares œuvres ayant réussi l’exploit de laisser sur la touche plus d’une personne sur deux … Oubliant le conformisme des règles de l’art cinématographique, le réalisateur offre une nouvelle perspective au Cinéma d’aujourd’hui en primant l’aspect visuel plus que tout autre chose. Et c’est dire si ce travail se ressent dans A La Merveille, dernier chef-d’œuvre d’une beauté saisissante, traitant du thème de l’Amour sous toutes ces facettes.
Jamais des films comme ceux de Terrence Malick n’auront crée autant de divergences : Certains considèrent ce dernier comme un véritable génie, tandis que d’autres s’évertuent à dire qu’il est complètement cinglé. Que l’on soit d’un bord ou de l’autre, force est de constater que la mise en scène est loin d’être familière pour un spectateur non-averti, ce qui, par ailleurs, participe à expliquer de tels propos. Tel un voyage en terre inconnue, le spectateur découvre un univers qui lui est entièrement étranger. De là, il est fixé qu’au bout d’une quinzaine de minutes, il en ressortira pleinement satisfait, ou le cas échéant, profondément déçu. Mais c’est un risque à prendre, ne serait-ce que pour contempler une photographie d’une finesse absolument remarquable !
En effet, il se trouve que le réalisateur est du genre à soigner son travail esthétiquement parlant, et est en mesure d’apporter une connotation plus ou moins philosophique aux plans qu’il utilise. Le schéma narratif peut cependant paraître quelque peu confus, et A La Merveille n’échappe pas à cette règle. Moins extravagante que The Tree of Life tout de même, la ligne de conduite du film reste nettement plus perceptible et d’autant plus accessible pour le public qu’elle ne part pas dans des propos trop abracadabrants. Seul le côté religieux peut encore s’y apparenter, et le problème est qu’il faut parfois se soumettre aux bonnes paroles prêchées par le père Quintana, interprété par Javier Bardem, pour mieux comprendre l’ampleur des propos énoncés.
La particularité du film est qu’il diffuse des idées pré-orientées vers un seul et unique courant de pensée. Le spectateur peut y adhérer d’emblée ou encore prendre du recul sur ses positions pour apprécier tout le travail d’écriture, mais c’est à double tranchant. Mué d’une réflexion pour le moins approfondie, le réalisateur expose d’une manière très synthétique les différentes étapes de la relation amoureuse, en passant de l’amour psychologique à l’amour physique, de l’amour physique à la lassitude, de la lassitude à la haine. A cette évolution progressive s’ajoute une parfaite combinaison mêlant un discours lyrique fascinant, une prestation d’acteurs éclatante, et des images d’une grâce céleste. A La Merveille est le fruit d’une conjugaison parfaite entre réalité et magnificence, tel un poème survolant le schéma récurrent de l’Amour, dans le meilleur comme dans le pire. Un véritable coup de cœur qui, personnellement, fera date !
PetiteCerise
PetiteCerise

19 abonnés 226 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 mars 2013
Mais quelle longueur... Il ne se passe rien... Des gros plans sur des coucher de soleil sans fin... On assiste à une pub de parfum qui dure deux longues heures... Et la vision de l'amour y est déprimante!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 mars 2013
Après des images d’une beauté inouïe, The Tree of Life se terminait sur un trip mystique assez embarrassant. A la merveille est entièrement tendu entre ces deux pôles : si on oublie les segments avec Javier Bardem, on assiste au jeu universel de l’amour, déchiré comme le film entre le toc et l’illumination, sans cesse en construction, sans cesse en destruction.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2013
Si notre esprit n'est pas empreint de mysticisme d'une part et si on s'est déjà montré réticent devant The tree of life d'autre part, on n'aimera point A la merveille. Comme il a été souvent dit, Terence Malick abandonne tout idée de vrai récit, récit qui n'est plus qu'une succession de scénettes planantes proches du clip à vocation mystique. En fait, A la merveille n'est que le squelette de The tree of life en reprenant la même problématique mystico panthéiste et philosophique et la même narration mais moins l'histoire centrale passionnante du précédent film, plus ambitieux et nettement meilleur aussi. Loin du chef d'oeuvre précédent, A la merveille reste cependant un film intéressant. Malick n'a pas perdu sa maîtrise de la mise en scène. L'histoire, il n'y en a plus malheureusement de véritablement construite, est boostée par une qualité indéniable de la beauté des images ou le banal (les vagues, les nuages et les sables mouvants) est d'une grande beauté poétique. La musique, belle, est parfois trop réitérée. Ben Affleck est vraiment peu expressif, un bloc, mais il n'est qu'un concept alors que le prêtre interprété par Javier Bardem est sous estimé. L'acteur est très bon et montre bien un homme dont la foi est tourmentée, vacillante. A la fin du film, dix minutes prodigieuses où le prêtre affronte toute la misère environnante. Une autre scène vertigineuse, lors du "safari" dans les champs avec le nombre grandissant des buffles, une vision de cinéma. Ce qui intéresse Malick, en mettant en image ces deux histoires, est de confronter les doutes de l'homme, sur leur croyance en la foi (personnage du prêtre) et en l'amour d'un couple. Le film reste quand même parfois ennuyeux, le spectateur cherchant vainement une histoire intéressante à laquelle s'accrocher mais un faible Malick est bien meilleur que d'autre films majeurs de certains cinéastes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 mars 2013
Gros coup de coeur !
Attention , nous avons là un film d'une intelligence redoutable , qui une fois qu'on est bien dedans , ne nous lâche plus jusqu'à la dernière minute , la dernière seconde , la dernière miette.
De Malick , je n'avais vu que "The Tree of Life" qui , au demeurant était passable mais beaucoup trop long et on finissait par s'endormir. Ce nouveau film est aussi un peu long mais néanmoins passionant , ce qui explique sa note.
Avec "A la merveille" , Malick remonte une énorme pente dans mon estime. La comparaison avec TOL est quasiment impossible , car c'est une histoire complètement différente avec des acteurs poignant et vraiment doué. La mention revient bien sûr à Olga Kurylenko qui est bluffante et bouleversante. Javier Bardem est plutôt bon sans qu'on puisse avoir quelque chose de particulier à dire sur son jeu. Non , le personnage qui éveille vraiment ma réflexion est celui de Ben Affleck : Neil. Beaucoup crachent sur ce rôle pour cause qu'il n'ai qu'une dizaine de lignes dans son dialogue de tout le film. J'ai envie de dire : et alors ?
On est pas au théatre ! Pas besoin de toujours parler pour pouvoir avoir un rôle correct. Et ceci , Malick l'à compris : presque toutes les émotions , ce qu'on ressent , ce qui fait fonctionner notre matière grise , passent par la gestuelle et l'expression des acteurs. Nul besoin de parler pendant 3 plombes de tout et de rien , et c'est ce qui fait , en grande partie le charme de ce film.
L'histoire n'est pas des plus démentes et inoubliable , mais nous fait nous poser de nombreuses questions. Pendant la projection , mais surtout après. "L'amour , comment le percevoir" est une question qui me revient souvent en tête pour ma part.
Et puis , que peut-on dire quand on peut admirer la beauté du Mont Saint Michel avec des plans comme ceux de Malick ? Une musique sublime ( du Max Richter en géneral si je ne me trompe pas).
Enfin je n'en dis pas plus : si vous souhaitez être ébloui visuellement et psychologiquement , fonçez voir ce petit bijoux en salle dès Mercredi 06 Mars.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 mars 2013
Que dire de ce nouveau Malick? Je m'attendais à un chef d'oeuvre, au film de l'année 2013. Peut être ai-je surestimé le maitre, peut être en ai-je trop attendu? Le film reste tout de même très bon. On y retrouve sans conteste la signature de Terrence Malick. La photographie est éblouissante. Il garde la même façon de diriger ses acteurs/actrices par rapport à "The Tree of Life" et au "Nouveau Monde". Il donne toujours un coté joyeux, de légèreté pour son personnage féminin (saute, coure, sourit, lève les bras au ciel) alors que pour ces personnages masculins, on a toujours les remises en questions, l'hésitation, la contemplation, le calme, l'observation... Beaucoup de personnes jugeront le manque de dialogue, mais est-ce un réel besoin? Malick cherche à faire interagir les spectateurs avec ses personnages, qu'on se sente concerné par leur histoire.
Malick nous livre un très beau film sur l'amour, mais il y a ce je ne sais quoi que nous attendons tout au long du film mais qui finit par ne jamais arriver malheureusement et qui empêche le film d'être un nouveau bijou de Malick.
Vivement son prochain long métrage avec Natalie Portman. :)
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2013
Philosophie et poésie autour de l'amour, plus particulièrement du couple. Malick utilise les mêmes codes que son précédent long-métrage, voix off enivrante, plans soignés, sentiments perçus avec efficacité, mais n'arrivera néanmoins pas à la cheville du monstre sacré "The tree of life". Axé principalement sur la relation de couple, on suit l'évolution de ces amants qui vivent le parfait bonheur pour en arriver jusqu'à ce destin qui nous guette tous (ou presque) de nos jours. Olga Kurylenko est somptueuse et captive à (la) merveille le spectateur par la grâce et la douceur qu'elle dégage. Une expérience moins forte et moins spirituelle que son prédécesseur, mais toujours aussi charmante dans sa poésie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 mars 2013
Le cinéma a fait un virage à 180° lors de la sortie du dernier film de Terrence Malick, nous pouvons en être certains. Après avoir dévoilé nombre de croyances philosophiques et morales dans celui-ci, "The Tree of Life", il est donc difficile de ne pas échapper au prochain long métrage de ce cinéaste qui a merveilleusement transporté nos consciences cinéphiles. Seulement, et c'est peut-être ce côté frustrant que nous pouvons ressentir à la fin d’À la Merveille, l'ambition qui a guidé le réalisateur lors de sa précédente expérience n'est plus d'actualité. Ici, il se tourne vers ce côté intimiste du cinéma qui, par sa mise en scène fluide et incroyablement porteuse de valeurs, rend les images et les significations d'une beauté absolue. Ainsi, quelque chose va se construire. Il est difficile d'interpréter toutes ces images en soi, c'est vrai. Mais l'histoire et les personnages sont là pour nous procurer une émotion qui au plus profond de nous-même nous laisse immobiles, pensifs et totalement en connexion avec le cinéma de Malick. L'interprétation de chaque personnage réserve son lot d'intérêt et donne ce qui a manqué au précédent film du cinéaste: cette vision que nous percevons à cause de leurs faits et gestes. Plusieurs scènes du film laissent la place au spectateur pour qu'il s'intercale dans cette histoire. Ici, l'ambition est toute trouvée car l'amour est lui-aussi quelque chose qui nous rassemble. Ce cinéma-là et les spectateurs sont dans le même panier et l'indifférence ne prend jamais son pied à cause, encore une fois, d'une photographie exceptionnelle qui permet tout ce rassemblement qui rend le cinéma de Malick quasi unique en son genre. Jamais un cinéma aussi calme et silencieux tel que celui-ci que nous venons de décrire déteint sur une conscience orpheline qui, par ce matérialisme picturale et interprétatif, reste ébahis par ce qu'elle regarde. L'exemple le plus précieux est celui de Ben Affleck, qui ne parle quasiment jamais en in, mais qui se révèle être l'énigme que tout film d'auteur a besoin. Avant, nous avons eu le big-bang, les cris de joies et de malheurs. Ici, nous avons une vision intimiste s'inscrivant dans un cinéma fait pour durer, le temps d'une projection, dépourvu d'ambitions, mais incroyablement sensationnelle. La singularité du cinéma de Malick se ressent encore plus dans cette oeuvre que lors de la dernière car il transmet par sa mise en scène des choses que seul l'individu, et non pas un collectif, doit censé interpréter par ce qu'il le rend curieux et qui, tout de même, le sublime. La domination du film qu'il concrétise grâce à sa mise en scène et la connexion entre celle-ci et le spectateur est assez rare dans ces temps modernes. Et plus que jamais, nous en avons besoin, histoire d'émerveiller nos consciences.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 mars 2013
Une invitation à la contemplation avec une caméra très esthétisante et dont le mouvement perpétuel est un parti-pris à interpréter.
Terence Malik a t-il conscience de jouer avec le cliché de la relation amoureuse : j'ose l'espérer car la fille, particulièrement, agace, d'être si belle et de danser partout, dans le train, dans le magasin - bref, elle fait l'enfant danseuse, ce qui est certes mignon mais lasse - et on aurait envie au moins qu'elle finisse par gerber, être laide, bref, se salir un peu... au moins dans la deuxième partie.
L'homme n'échappe pas au cliché non plus : il séduit une deuxième demoiselle tout aussi jolie - l'abandonne, ment à la première...
Certes, ça nous rappelle quelque chose : nos rêves d'enfants abimés par la vie. L'amour, on y croit toujours et on se fait toujours aussi mal - est-ce vraiment ça le propos ?
Le film a le mérite d'essayer de parler de ce qui est indicible : une sorte de sentiment primaire, que ça soit la foi en dieu ou la foi en l'amour... avec des plans qui évoquent notre imaginaire resté immature.
Mais que fait finalement Terence de ces clichés ? Il les superpose pour les faire voir mais sans but d'en faire réellement quelque chose à l'image des apparts du film plein de promesse mais toujours vides ?
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mars 2013
Les hauts et les bas de l'histoire d'un couple traités comme un ensemble de souvenirs. Il ne faut pas regarder A la merveille comme un film narratif classique car la narration justement est réduite au minimum. Il faut se laisser bercer par de magnifiques images et par le rythme poétique que Terrence Malick donne à son oeuvre. Ainsi, c'est le type même de film qu'il vaut mieux voir au cinéma (où on peut être entièrement absorbé par le film) que devant son écran de télé (où des éléments extérieurs peuvent plus facilement interrompre l'aspect méditatif).
L'appréciation de ce magnifique film dépend donc en grande partie de l'état d'esprit dans lequel se trouve le spectateur et de son aptitude à se laisser porter par la poésie au moment de sa vision.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mars 2013
C'est un film qui ne plaira pas à tout le monde, c'est vrai, on l'aime ou on ne l'aime pas. En tout cas, c'est bien le style de Terrence Malick, un mélange de belles images et de poésie. A la fin du film, on a l'impression de sortir d'un rêve. On se dit que ce rêve était ennuyeux et bizarre, qu'on ne se souvient plus vraiment de l'histoire ou qu'on ne le comprend pas. Puis, on se dit que ce rêve était merveilleux, qu'il nous a procuré une sensation étrange, à la fois déprimante et satisfaisante. On y repense encore, on essaie de comprendre. Bref, c'est Terrence Malick, on l'aime ou on ne l'aime pas.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 mars 2013
Premier film de Terrence Malick que je voyais aujourd'hui et quelle "expérience" ! A la merveille porte magnifiquement son titre... Ce film est un vrai poème comme certains l'ont dit... un poème visuel, un poème auditif : tout y est beau, les images superbes, la musique qui les accompagne est magique... l'amour, sous différentes formes, qui se passe quasiment de paroles... les acteurs parfaits !
Je n'avais pas envie de redescendre sur terre... juste envie d'en prendre encore plein les yeux, les oreilles, de me laisser envoûter des heures durant par ce film...
Aram.
Aram.

8 abonnés 49 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 mars 2013
Il fallait s'y attendre. Les critiques n'étaient pas bonnes (Positif mis à part). Elle ne se sont pas trompées. Malick semble n'avoir eu en tête que l'esthétique lorsqu'il a tourné son film. Il se regarde filmer des travellings sur des bisons, des champs de blé, des femmes. Alors oui, certes, c'est très joli, la photo est magnifique, etc. Mais on ne fait pas un long-métrage de 2 heures sans rien d'autre. Car il n'y a rien d'autre. Pas de propos, pas de scénario, quasiment pas d'acteurs - tous horriblement sous-exploités (excepté Ben Affleck pour lequel c'est tant mieux). A la merveille, c'est un album photo sans personnalité. Une véritable escroquerie. Une parodie de film d'auteur. Si vous aimez les travellings (personnellement j'adore ça), retournez voir Shining. Et laissez tomber Malick, le pseudo-disciple de Kubrick, en tout cas sur ce film. Ou alors tout simplement lui faut-il une dizaine d'années de travail pour pondre un film digne de ce nom.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 mars 2013
C'est un film contemplatif, avec peu de dialogue, on a du mal a voir ou ça nous emmène... On s'ennuie fermement, les images ne sont même pas extraordinaire... Résultat des courses, on est partie avant la fin...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mars 2013
Terrence Malick deviendrait-il stakhanoviste ? Alors qu’il lui arrivait de prendre son temps entre deux projets, voici qu’il nous sort A La merveille à peine deux ans après son Tree Of Life majestueux pour certains et problématique pour d’autres. Sur quel pente le cinéaste américain allait-il nous amener ?
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