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mr. edward
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3,0
Publiée le 12 décembre 2012
Roland Emmerich change de registre avec "Anonymous", drame historique, dont l'intrigue est la suivante : et si Shakespeare n'avait écrite aucune de ses œuvres ? Les décors sont soignés, ainsi que l’atmosphère du film. La reconstitution historique est assez remarquable et les acteurs excellents. Malheureusement, Roland Emmerich s’engouffre dans des intrigues qui ne sont guère intéressantes et multiplie les flashbacks des flashbacks qui rend l'ensemble assez illisible et peu fluide. C'est confus et par moment on s’ennuie. Pourtant le début toute comme la fin offre des scènes assez prenantes. Le film aurait gagné à être plus "simples" et à être meilleur.
[...] Mais qu'importe, ma Juliette, mon Roméo, qu'importe que L’Orient soit de toi ou de moi, que tes œuvres fussent créées justifient déjà leur existence et leur beauté subsiste bien au-delà des Hommes et de leurs vaines querelles. N'est-ce pas ici ton craintif regard qui frôle la perte que j'ai de toi ? [...]
Je reste perplexe sur la théorie du film tant elle est plausible, c'est limite flippant et on se pose pas mal de questions, c'est d'ailleurs ce qui nous tiens en haleine jusqu'au bout cette intrigue. Maintenant sur la forme, c'est un bon film, beau, bien joué et très bien réalisé. Ce qui me pose problème, c'est ce flot de sujets en 2h, on est submergé de noms et d'intrigues alambiquées à tel point que je me suis souvent perdu dans le film. Au final, on comprend la trame principale mais, pour ma part, il me faudra plusieurs visionnages pour tout remettre dans l'ordre.
Il est rare de trouver des scénarios aussi sophistiqués qui réussissent à retomber ainsi sur leurs pieds ! Le seul problème est qu'il est un peu difficile de comprendre qui est qui pendant la première demi-heure tellement les personnages et les aller et retour dans le passé sont nombreux. Mais, dès qu'on est entré dans le film, celui-ci devient passionnant. De plus, il est servi par des comédiens et une mise en scène impeccables. Cette oeuvre très originale, dont je me garderais de commenter le sérieux historique, peut toutefois dérouter certains spectateurs par sa complexité.
Was Shakespeare a fraud? Emmerich donne la réponse tout de suite puis ensuite, assez bizarrement, s'éloigne de son sujet. Je me suis vite demandé de quoi il nous parlait : des complots contre la reine Elisabeth, de ses amours, de l'ascension de la famille Cecil à la Cour d'Angleterre, du caractère politique du théâtre, de dégénérescence...Beaucoup de sujets abordés et au final rien de bien palpitant sur les enjeux de cette escroquerie. Rhys Yfans est excellent comme d'habitude mais ses apparitions sont peu nombreuses et fugaces. En fin de compte je pense qu'Emmerich s'est fortement documenté sur cette période et a voulu faire un condensé de tout ce qu'il avait emmagasiné. Il a essayé de mettre de la grandeur dans cette mascarade et il y arrive souvent. Mais pour cela il multiplie les intrigues afin de rendre le secret probable et dilue une tension qu'on aimerait plus palpable. C'est malgré tout intéressant et bien ficelé mais j'ai eu l'impression de ne pas y avoir trouvé ce que j'étais venu chercher. A voir.
Un trés bon sujet, et un film pas trop mal .... Même si certains passages trainent un peu ... Les flasback sont durs à suivre au début mais au finale c'est bien fait ! Un film qui se laisse regarder !
Il est très curieux de constater que ce petit bijou de reconstitution historique, extrêmement bien écrit, merveilleusement interprété (Rhys Ifans, le p'tit rigolo de "Human Nature", m'a troué le c... par sa justesse et son charisme) et d'une élégance folle, ait été aussi mal acceuilli chez nous : est-ce parce qu'il commet le sacrilège de peindre Shakespeare en imposteur alcoolique, érotomane, illettré et cupide ou parce que (et c'est là la vraie raison, bien sûr) les bobos à oeillères de la critique officielle refuse à Roland "je vais tout péter" Emmerich le droit de réaliser un film fin et subtil, doté d'une vraie portée réflexive et intellectuelle ?
Avec Anonymous Roland Emmerich s'est attaqué à un thème ô combien difficile : Une fiction-réalité essayant d'expliquer le mystère qui entoure les œuvres de William Shakespeare. On adhère ou pas au désir de créer une réalité, filmique soit-elle, sur un personnage aussi important de l'histoire littéraire. Il y a dans un premier temps l'introduction d'une représentation théâtrale de nos jours, qui explique à un public le spectacle qui va suivre. Bien entendu cette explication s'applique aussi et surtout aux spectateurs du film. J'étais d'ailleurs quelque peu gêné de cette intro, j'aurais préféré que le film s'assume jusqu'au bout et il n'y avait selon moi pas une grande nécessité à cette " préparation " mentale.
Quoiqu'il en soit l'histoire commencée nous oublions rapidement ce petit détail pour plonger dans l'univers anglais de l'époque. Le film se divise en de nombreuses séquences, plus ou moins reliées entre elles, et propose une multitude de situations. Le montage sera vif, les retours en arrière/présent alternés pas toujours disctintement. La première partie pourra donc paraître difficile à suivre. Il est clair qu'avec la présentation rapide et assez maladroite des personnages on puisse perdre le fil narratif et donc un certain intérêt. Malgré tout, une fois tous les éléments mis en place, l'intrigue qui se compose sous nos yeux devient sans cesse plus intéressante.
L'histoire en elle-même a un côté très poétique, on est au cœur d'un thriller aux facettes multiples, qui fait converger divers intérêts et donc divers personnages. Chacun de ses personnages garde une personnalité très travaillée, et nous n'avons finalement pas besoin de nous attarder en long et en large sur chaque individu pour comprendre leurs ressentis et leurs motivations.
Il est très intéressant d'analyser la place accordé au " spectacle " dans le film. Le rapport à effectuer entre les représentations en elles-mêmes, de ce qu'elle découle ou de ce qu'elle engendre, est particulièrement attrayant. Il y a bien évidemment une dimension politique : C'est là-dessus que le film base sa " théorie ". Le théâtre étant présenté comme un outil de manipulation des masses, les mots devenant des armes au service de ceux qui savent les manier. Outre les histoires politico-familiales qui règnent au sein de bon nombres de personnages la politique s'intègre à plus grande échelle dans un rapport entre classes sociales.
Agrémenté d'une dimension intimiste touchante, nous allons pouvoir constater des duos de personnages, liés les uns aux autres indirectement et dont les désirs ne pourront jamais véritablement être comblés. Que ce soit l'auteur, qui finalement aura fait tout cela pour " rien " et qui n'aura aucune reconnaissance, si ce n'est celle de son seul fervent admirateur. Ce dernier aura lui cette frustration grandissante tout au long du film, qui le poussera à agir contre ses propres principes et qui révélera à la fois sa faiblesse et la force encore une fois des mots : C'est une confession, un message, qui déclenche et qui scelle le sort de tous ces personnages.
D'autres personnages sont importants et pourraient jouir d'études psychologiques intéressantes mais il serait trop long de s'attarder sur chacun d'entre eux. La reine m'a particulièrement touché, que ce soit dans le présent avec son désir de renouer avec son passé oublié, celui où elle était belle, amoureuse, souriante. Ou dans ce passé, avec sa romance tumultueuse, défendue, et joliment mise en scène, qui aura un côté très tragique compte tenu de la fin du film, dont je ne révélerai rien.
L'ambiance mise en place est en accord avec la noirceur de la plupart des personnages, avec la pénombre qui dissimule les secrets. La lumière du jour sera toujours terne, le soleil absent, tout comme les couleurs vives. On garde par ailleurs cet aspect très intimiste, ou du moins proche des personnages, puisque peu de plans d'ensemble nous sont proposés. Le rapport à l'environnement est vraiment centré sur les protagonistes et ce sont eux qui dirigent notre regard.
Je n'ai pas spécialement été marqué par la musique ou l'esthétique même du film, mais globalement une certaine uniformité se dégage. Certains diront que le film est pataud et nage autour de plusieurs thèmes sans plonger au cœur des facteurs principaux. Pour ma part j'ai considéré le tout à la fois instructif concernant les manigances qui tiennent les reines du pouvoir, les secrets qui les composent et les conséquences de l'objet " Art ". J'ai aussi beaucoup apprécié le fait que le personnage de Shakespeare soit en retrait, et la relation à faire entre son importance publique et son importance " réelle " est tout à fait intrigante.
La réalisation n'est pas toujours inspirée mais la motivation se fait ressentir, il en est de même pour la direction des acteurs, et en fin de compte, s'il n'est pas vraiment phare ou incontournable, Anonymous se dévoile sous des formes plaisantes et propose une évolution scénaristique passionnante.
Agréablement surprit par l’habitué des blockbuster américain, Roland Emmerich (indépendance day, le jour d’après, , 2012) dans "Anonymous" il revisite la création de l’œuvre de William Shakespeare avec toutes ses rumeurs et spéculation.... des décors et costume très soignes.... On regrettera quelque longueur...
Rolland Emmerich, maître des Blockbusters et des effets spéciaux, effectue un virage à 180° en s'essayant au film d'époque en costumes. Pari gagné : il signe une tragédie captivante avec son lot de mensonges, de trahisons, et de passions interdites, digne de l'auteur de Hammlet. A ne pas manquer !
Une intrigue intéressante sur une hypothèse que je ne connaissais pas: Mais qui a réellement écrit Romeo et Juliette et autres... Mélant de tres bonne manière complot, drame familial, politique et art. Anonymous fait passer un bon moment en la compagnie d`acteurs de qualités.
nul, archinul, c'est confus, compliqué, au bout de trente minutes on a qu'une envie aller voir ailleurs, décidément emmerich est plus à l'aise dans les films à grand spectacle ou films catastrophes
Une petite claque, Anonymous nous propose une réponse à l'énigme entourant le grand William Shakespeare et il le fait plutôt bien. Ainsi on a devant nous un film impeccable au niveau du scénario et de l'écriture, on pourrait se croire devant une série tant il se passe de choses ! La réalisation est très bonne, les lumières costumes décors et plans sont maîtrisés ; les acteurs remplissent eux aussi leur rôle. Cependant le film sans pour autant être difficile à suivre demande de l'attention, au risque de rater une conversation importante. Vous voulez savoir ce qui a pu se passer autour des écrits de Shakespeare ? Emmerich vous propose une histoire de complot, de manipulation et de sang. A voir !
Roland Emmerich change complètement de style avec ce "Anonymous". Partant d'une intrigue historique qui voudrait que William Shakespeare n'aurait écrit aucune des œuvres qu'on lui connait, cette histoire avait tout pour m'emballer, seulement, une légère déception s'est emparée de moi après le visionnage du film. Certes, les décors sont beaux, les effets numériques aussi, les acteurs sont bons, notamment Vanessa Redgrave et Rhys Ifans, mais la réalisation est parfois brouillon, bien que soignée. On si perd un peu et au final, je m'attendais à une narration plus linéaire et donc plus compréhensible pour ce qui concerne un tel sujet. Pour conclure, un film intéressant et intriguant mais qui déçoit de part sa complexité narrative.