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Un visiteur
4,0
Publiée le 23 janvier 2012
Un très beau film à la hauteur de son réalisateur. Portait par un Leonardo Dicaprio au sommet de son Art ajouté à une très belle histoire d'amour. L'image, la photo, et la reconstitution magistral : un pur chef d'oeuvre ! ♥
À part confirmer en 2 heures l'orientation sexuelle d'edgard Hoover, on ne voit pas très bien où ce film veut nous amener. Dommage pour un grand réalisateur et un grand acteur. Plat et sans relief.
Plus un documentaire qu'un film ,on est pas pros dans l intrigue et l interprétation de dicaprio est pas fées plus réussies (la version âgée est d ailleurs assez mal rendue)
Bof. Je n'ai pas compris l'interet du film, ou alors peut etre les maquillages ? Les acteurs sont vraiment parfaits et ces 2 etoiles sont uniquement pour eux. Par contre, le scenario est vide et on ne comprend pas qui est Hoover et comment il aurait pu rester autant de temps à la tete du FBI qui est totalement inexistant tout au long du film. Mais peut etre y a-t-il une suite ? film commercial et qui va fonctionner uniquement sur la signature de Clint Eastwood?
En lisant plusieurs avis négatifs, je craignais le pire, je suis finalement rassuré par le résultat. J’ai beaucoup apprécié le film qui nous révèle la vie d’un grand personnage de l’Histoire en nous entrainant dans son esprit. On est complètement plongé dans l’ambiance dès les premières minutes et je suis resté scotché sur mon siège pendant toute la durée de la séance. Le film est très prenant. Malgré quelques scènes superflues, le scénario est bien ficelé et correctement mené par Clint Eastwood. Concernant la mise en scène, j’ai beaucoup apprécié le travail d’Eastwood. L’ambiance créée est très juste et les effets visuels, décors, costumes et maquillages sont réussis. On est immergé dans l’ambiance de l’époque. Pour le casting, c’est également un sans-faute. La prestation de Leonardo DiCaprio est réussie et j’ai également beaucoup aimé le jeu d’Armie Hammer.
Bref, une belle surprise pour moi, peut être le retour d’Eastwood après deux films décevants.
Difficile de cerner la personnalité complexe de Hoover...Eastwood essaye de le comprendre et d'expliquer son comportement (ambitieux, homo frustré étouffé par sa mère) mais rend le film mou et déçevant.
Excellent! Du geand DI CAPRIO et du grand EASTWOOD! J 'adore des biopics mais celui là est exceptionnel, sauf que par moment lent et mou, mou le scénario est en général magnifique.
J. Edgar, et non pas Hoover. Le titre du film de Clint Eastwood annonce la couleur : l'ambition est d'accorder à la vie privée du patron du FBI pendant près d'un demi-siècle autant d'importance, sinon plus, qu'à son action publique. Autant le dire d'emblée, pour une vision complète et bien plus passionnante du pouvoir de Hoover sous huit présidents différents, il vaut mieux lire le "roman" de Marc Dugain, La malédiction d'Edgar. Eastwood a dû faire des choix : il lève le voile sur les débuts du FBI (partie documentaire fort intéressante), insiste sur l'affaire de l'enlèvement du bébé Lindbergh, passe rapidement sur les années Kennedy, ignore les prétendus liens de Hoover avec la mafia, dans les années 50. L'homme garde finalement son mystère, mais comment pouvait-il en être autrement ? Bien trop complexe et pétri de contradictions pour en faire le tour en 2h15. Eastwood trouve son fil rouge dans la (probable) homosexualité refoulée de son personnage, qu'il relie assez maladroitement à son adoration pour sa mère. Pourquoi pas ? J. Edgar devient alors, surtout dans ses dernières scènes, une histoire d'amour secrète et non consommée, entre Hoover et son fidèle bras droit. La structure éclatée du film, qui brasse les époques dans le désordre, ne serait pas en soi un problème si les prothèses faciales des protagonistes dans leurs derniers jours ne paraissaient pas aussi factices. On trouvera sans doute la mise en scène académique, mais elle tient la route dans un classicisme qui est la marque de fabrique d'Eastwood. DiCaprio, sauf pour ceux qui voient toujours en lui le jeune premier de Titanic, est assez grandiose dans le rôle titre, même si l'on sent clignoter le mot Oscar au-dessus de sa tête. Armie Hammer est une révélation et Naomi Watts joue à la perfection sa secrétaire fidèle jusqu'au bout. Il est peu probable que J. Edgar figure dans les anthologies futures comme un grand film d'Eastwood. Rien de honteux non plus pour ce biopic nuancé qui refuse de s'engager sur la véritable place à accorder à Hoover dans l'Histoire des Etats-Unis. Grand homme ou personnage nuisible et névrosé ? Le cinéaste pense sans doute qu'il a été les deux à la fois. Et son film en est une démonstration à moitié convaincante.
« J.Edgar » (USA, 2011) : Eastwood cru 2012. État des lieux : les cinq derniers films du cinéaste accusaient une déclinaison dangereuse et trahissaient l’installation du cinéaste dans un confort mélodramatique ronflant. « Hereafter », dans la partie américaine du medium repenti, s’extrayait du marasme pour recouvrer une grandeur narrative, modeste à l’instar du cinéaste, mais pleine et incarnée. « J. Edgar », nouveau biopic. Le dernier du cinéaste, « Invictus », souffrait d’une ingénuité stupide, aussi illusoire que l’espoir de l’ère Obama. Pour le mieux, « J. Edgar » verse dans la complexité des personnages. Biographie d’Edgar Hoover, fondateur du F.B.I., cette œuvre d’Eastwood saisit le paradoxe psychologique de son protagoniste : sa soif de pouvoir, sa pulsion à vouloir tout classifier et à apparaître comme un héros aux yeux de l’Amérique comblent un manque affectif et une frustration sexuelle. Ne pouvant vivre pleinement son inversion, J. Edgar se saisit du pouvoir pour la combler. Les ficelles psychologiques sont grosses, comme le partage entre la vie privée et la vie publique, entre la difficile acceptation de soi et le leurre de son identité derrière un masque. Le véritable retour d’Eastwood dans un cinéma foncièrement délicat n’est pas encore pour maintenant. Faute de cela, d’aucuns se complaisent à gratifier son film de pudique. Or la pudeur est belle, non pas quand elle voile une insuffisance créative, mais quand, au contraire, elle donne une dignité singulière aux formes.