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1,0
Publiée le 15 juillet 2021
Quelle déception choquante que ce film. Un réalisateur du calibre d'Eastwood et un acteur de la réputation de DiCaprio nous donnant cette parodie sans jeu de mots de biopic de J.Edgar. C'est un film ennuyeux a mourir. Il n'y a pas un réel aperçu de l'homme ou peut-être plus important de l'époque ou vivait cet homme. Il y a des petits sketchs sans intérêt sur des événements énormes sois disant importants. Je me demande quelle était l'intention derrière cette entreprise. Le vieux maquillage était digne d'un roman photo de série B des années 50 c'est à couper le souffle. J'ai toujours eu l'impression qu'Eastwood le réalisateur laissait les acteurs à leurs propres moyens et que ces moyens donnaient à Gene Hackman ou Sean Penn une performance des plutôt médiocre. Dans cette histoire DiCaprio récite son texte avec cran mais sans conviction. J'avais hâte que le film se termine et j'ai attendu et attendu pour que cela arrive tellement c'est une histoire ennuyeuse...
J. Edgar Hoover, directeur vieillissant du FBI se souvient de son parcours au sein du Bureau, de ses premiers mois avec Palmer à ses tentatives de faire changer JFK et Martin Luther King en passant par sa traque des gangsters sous la Prohibition. "J. Edgar" est un biopic certes très académique, mais maîtrisé, qui mêle habilement l'Histoire et l'histoire. On reconnaît encore une fois le sens de la nuance d'Eastwood, qui brosse le portrait complexe d'un homme pétri de contradictions - idéaliste mais prêt à tout pour arriver à ses fins, égoïste mais capable de la plus grande fidélité à l'égard de son compagnon Clyde Tolson, explicitement apolitique mais activement réactionnaire. Un pan intéressant de l'histoire américaine.
La ténacité d'un homme, J. Edgar Hoover, se démenant pour créer une police fédérale crédible, s'appuyant sur des hommes sérieux et fiables, et un budget conséquent. Malgré la solide prestation de DiCaprio, le tout se révèle très académique et pas vraiment prenant. De nombreuses scènes tirent en longueur, c'est ultra mollasson. En outre le maquillage n'est pas des plus réussis…
Un thème cher aux américains. Revisiter une figure de leur histoire. Je trouve l histoire intéressante, le sujet bien filmé. Le hic : je n arrive pas du tout à trouver Leonardo Di Caprio crédible dans le rôle. Rien à faire ça n est pas passé ... d ou une note ; pas terrible
Un biopic foisonnant et instructif, à défaut d'être captivant, qui décrypte, malgré des longueurs, avec minutie la psychologie complexe du patron redoutable du FBI pendant 48 ans, porté par l'interprétation magistrale de Leo di Caprio.
Un grand réalisateur, un beau casting, un personnage fort, figure du FBI ne suffisent malheureusement pas à faire un film marquant. Jamais ce biopic n'arrive à passionner : trop politique, bavard, survolant certains aspects, classique sur la forme. La relation pudique entre Edgar et Claude est peut être ce qui est le mieux réussi...
Le biopic est un genre qui a donné des résultats souvent conventionnels. Clint Eastwood s'en sort admirablement, en creusant l'ambiguïté, l'ambivalence d'un homme qui aura régné 48 ans sur le renseignement américain. Avec fluidité, Eastwood joue avec les flashbacks sans perdre un instant le spectateur. Il propose un portrait intime de J. Edgar et non pas de Hoover. Intéressant de voir comment le privé influence le public, comment le fait de cacher quelque chose vous rend suspicieux envers autrui. L'histoire avec Armie Harmer quelque chose de tendre. Dommage que les maquillages ne soient pas toujours réussis et que certains parties soient survolée mais Eastwood réussit ce qui manque à la plupart des biopics, injecter de la vie, des surprises, des paradoxes
Splendide ! Ce film est un film extraordinaire. L'association Clint Eastwood - Di Caprio est incroyable, le portait de l'ancien directeur du FBI est dressé avec justesse. Ce film est tout simplement génial. On ne s'ennuie pas du tout et on y apprend toute sorte de chose.
C’est une excellente réalisation, en revanche elle ne me suscite pas plus d’exaltation que ça. C’est un film biographique modeste, sans prétention et sans artifice. La soundtrack est très peu présente, il n’y a pas vraiment d’effet de caméra mais plutôt des plans assez classiques. À part quelques back-lightings très esthétiques, la seule marque artistique est en effet la teinte froide du film, plutôt déprimante et dégageant une atmosphère très sérieuse et morose, sans aucune fantaisie comme l’était le personnage d’Edgar. Mais pourtant le film reste dynamique grâce aux flash-backs qui le régissent, il est très intéressant et permet une reconstitution historique sur une grande période avec tous les événements marquants des années 20 jusqu’aux années 70. En effet l’alternance du présent et du passé permet de ne pas en dévoiler trop vite, et de faire un parallèle avec son « lui » passé et son « lui » futur, nous montrant que son acharnement et ses convictions maladives restent les mêmes jusqu’à la fin. Clint Eastwood est là pour conter avec objectivité l’histoire du célèbre J. Edgar Hoover et rien d’autre, en mettant en avant tous les mystères de cet homme controversé. Pour ma part Edgar reste le défenseur de la justice le plus hypocrite et pathétique de tous, un homme autoritaire, sévère et rigide. Si ses intentions ont un jour étaient bonne, il s’est pour sûr perdu dans sa lutte en agissant contre la loi, en utilisant des techniques mesquines de chantage et d’espionnage pour arriver à ses fins « -Le président a signé une ordonnance secrète m’accordant plein pouvoir pour surveiller, surveillance secrète bien sûr, les communistes et les radicaux sans jamais avoir à me justifier -C’est légal? -Il faut parfois faire une petite entorse à la règle pour assurer la sécurité de son pays non?». Malgré son mépris pour les criminels, il ne valait pas mieux qu’eux, ce n’était qu’un frimeur à la recherche d’estime et d’admiration, et non l’honnête justicier qu’il prétendait être. Néanmoins il a consacré sa vie aux États-Unies et ça on ne peut pas lui enlever, je suis obligée d’admettre que cet homme a changé le cour de l’histoire des États-Unies, jouant un rôle indispensable contre la révolution rouge, la résolution de la tragique affaire du bébé Lindbergh entre autre ou l’élaboration de nouvelles lois, et ce sans avoir peur de se mettre les politiciens à dos, et c’est la seule chose que je trouve admirable chez lui. Clint Eastwood nous dévoile dans son film les faiblesses du « puissant » J. Edgar Hoover comme son bégaiement et son manque de confiance en lui, on découvre également son attirance pour les hommes et son amour pour Clyde, et c’est ce qui lui redonne un peu d’humanité. Cependant, même si la fin m’adoucit à son sujet notamment avec ses paroles pleines de sagesse « L’essence même de notre démocratie est enraciné dans la conviction de la valeur de chaque individu, et que la vie a un sens qui transcende tout système établi par l’homme, que l’amour est la plus grande force sur terre, infiniment plus durable que la haine ou les divisons contre nature de l’humanité », je n’arrive pas à apprécier cet homme. Et même si la magnifique et émouvante soundtrack composé par Clint Eastwood lui même est mise en avant lors de la scène de sa mort, je n’ai pas tellement réussi à être ému. Ça reste cependant une réalisation de qualité et très intéressante avec une excellente performance de Leonardo DiCaprio et un impressionnant travail de maquillage.
J. Edgar est un biopic très réussi de la part de Clint Eastwood autour d'un personnage ambigu de l'histoire, pour ne pas dire controversé. Quand on connait les opinions politiques du réalisateur, on est agréablement surpris de voir que ce dernier n'est pas tendre, à juste titre, à son sujet, loin de là. Il n'en fait pas une description angélique et met bien en avant ses travers, ses obsessions et ses mensonges. Le récit marche bien et les allers-retours dans les différentes périodes de sa vie sont pertinentes. J'en ai personnellement beaucoup appris sur ce personnage qui a marqué l'histoire des États-Unis durant une période charnière de leur histoire (la Guerre Froide et la lutte contre le communisme). La performance de Leonardo DiCaprio (à la quête de son premier Oscar à ce moment-là de sa carrière) est impeccable et s'efface complètement derrière son personnage. La suite du casting est très bien, il n'y a pas vraiment de fausses notes (Naomi Watts, Armie Hammer et Judi Dench). Rien à reprocher à ce film, impeccable.
Se regarde quasiment comme un documentaire. Pas passionnant mais intéressant car on assiste à une véritable dissection d'un bonhomme rempli de contradictions, psychorigide, péremptoire, paranoïaque, tyrannique mais qui a honte de sa sexualité. DiCaprio est fabuleux, la belle Noamie Watts n'a, hélas, pas assez d'espace pour s'exprimer, quant à Judy Dench, toujours aussi rébarbative on s'en serait volontiers passé. Je n'ai pas trouvé les maquillages de vieillesse très convaincants. C'est très moyen, tout ça !
Film à voir seulement pour ce qui connaissent l’histoire des USA à cette époque là , et ce qui si intéresse, sinon je crains que vous vous ennuyez, malgré tout bonne performance de Leonardo y caprio
Il est est vrai que pour raconter et mettre en scène la genèse et l'avènement du FBI il aurait fallu un peu plus de dynamisme dans la narration par exemple, mais je peux difficilement blâmer un réalisateur qui choisit la sobriété, la cohérence et la crédibilité. Puis il y'a l'immense DiCaprio qui parvient toujours à capter l'attention avec son charisme.
Même si ce film est satisfaisant au niveau de la réalisation, je n'ai jamais vraiment réussi à être conquis entièrement par ce que Clint nous propose, il a l'habitude de nous offrir un petit quelque chose en plus qui fait que l'oeuvre est originale et encore plus enrichissante. Je pense qu'il était impossible de raconter le vie de Hoover en 2h15, nous sommes un peu balancé entre les flashbacks et l'ensemble était un peu trop neutre à mon goût. Il est certain que c'est très bien interprété, le calibre des acteurs proposés est parfait, les costumes ainsi que les décors sont splendides, malheureusement ça manque de peps, je me suis parfois ennuyé ce qui ne m'arrive pas souvent devant les films d'un de mes réalisateurs préférés. Le côté extrême de Hoover n'a pas non plus été assez mis en avant, car on comprend sans trop de difficulté qu'il n'est ni blanc ni noir sur l'ensemble de sa vie et voilà, ça manque de parti pris. Ça reste évidemment un film plus que correct qui nous permet d'en apprendre un peu plus sur le premier directeur du FBI, nous plonge dans cette époque qui reste assez floue, mais comme je l'ai dit, j'en sors déçu car beaucoup trop difficile à traiter en si peu de temps.