Le gamin au vélo
Note moyenne
3,2
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336 critiques spectateurs

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20 critiques
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DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 avril 2018
LA CLASSIQUE BELGE. Les frères Schleck pardon Dardenne, déboulent dans le peloton. Pas d'échappée mais une arrivée dans le groupe de tête.
groil-groil
groil-groil

105 abonnés 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2011
C'est la première fois que les Dardenne filment une star. D'habitude, ils ont révélé des acteurs qui sont devenues des stars (Jérémie Rénier, Olivier Gourmet, Emilie Dequenne), mais jamais encore ils n'avaient filmé quelqu'un d'aussi connu que Cécile de France au moment où ils la filment. J'avais peur car je n'avais jamais aimé le travail de cette actrice. Peut-être tout simplement parce qu'elle n'avait jamais été filmée.

Les Dardenne ne l'appréhendent pourtant pas comme une star. Ils en font une femme simple, Samantha, coiffeuse d'une petite ville belge, elle se sape comme une pouf, se coiffe comme une pouf, mais elle a un grand cœur et des rides apparentes (ça fait un bien fou de les voir, ça contribue même à la rendre désirable). Hé bien croyez-le ou non, les frangins parviennent à en faire une actrice magnifique, juste dans chaque scène, émouvante sans jamais en faire trop.

Elle n'est pas la seule à bien jouer. Outre l'apparition des amis Olivier Gourmet et Jérémie Rénier (absolument extraordinaire, comme bien souvent, mais alors là, attention), il y a surtout ce gamin, encore une découverte incroyable du aux talents de "casteurs" des cinéastes. C'est lui qui prend littéralement le film à bras le corps, qui en dirige presque la mise en scène à grands coups d'impulsions fulgurantes stoppées par des scènes de mutismes tout aussi fortes.

C'est assurément un grand film, grand film de cinéma j'entends, au sens de mise en scène pure, sans artifice aucun. Enfin, aucun... il y a pour la première fois (si je ne m'abuse) de la musique dans un film des Dardenne. 5 secondes, par plus, qui reviennent 3 fois, d'un leitmotiv symphonique qui intervient à trois temps forts du récit. Leur utilisation est aussi intelligente que celle qu'ils font de Cécile de France. Ils savent l'utiliser et n'en font pas trop avec.

Au delà de ça, c'est aussi un très grand film de sens. On dit souvent que les Dardenne sont des gens qui font des films sociaux; mais je ne suis pas d'accord avec cela. On n'est ni chez Ken Loach ni à la Sécu. Ce qui les intéresse, ce n'est jamais le social, mais les gens. Le social n'est qu'un décorum, celui où, en cinéastes documentaires, ils ont commencé leur carrière. Depuis qu'ils font de la fiction, depuis le magnifique La Promesse auquel Le Gamin au Vélo ressemble beaucoup, et pas que pour la tenue rouge et le deux roues du jeune homme (d'ailleurs, l'adolescent de La Promesse c'était Rénier, ici père de l'enfant (qu'on a vu naitre dans L'Enfant d'ailleurs, tout se suit et s'imbrique magnifiquement dans cette filmographie d'une exemplaire cohérence)... Depuis qu'ils font de la fiction, donc, ils ne s'intéressent qu'aux gens, et font le même beau et flamboyant cinéma qu'on pouvait faire à Hollywood dans les années 50, mais avec un peu plus de vrai dedans, du mélodrame. Celui-ci est sublime, et travaille la question du père, de la filiation, de la recherche de ce père et du conflit entretenu avec icelui, avec autrement plus de finesse et de sensibilité que le film de Malick, justement, qui, à mes yeux, ne fait qu'effleurer cette question sans jamais la traiter vraiment.
Le Gamin au Vélo, malgré son titre et son affiche pas franchement ragoutants est pourtant l'un des plus beaux films vus cette année, placé sous l'ombre bienveillante de Pialat. Il a la même rage de l'enfance, la même douleur de vivre, et la même soif de s'en sortir coûte que coûte, malgré la souffrance.
BURIDAN
BURIDAN

25 abonnés 201 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juillet 2014
Un conte avec ses codes : lieux et personnages symboliques, temps suspendu, explication inutile… Une quête évidemment…. Celle du père. Mais pas seulement… Celle de l’identité qui offre la parole au cœur du « bien » et du « mal »… Le vélo messager qui relie et qui lie, le personnage le plus important : Hermès, donneur de la chance, l'inventeur des poids et des mesures, le gardien des routes et des carrefours, des voyageurs et du commerce. Et cette souffrance d’être, ces non-dits, qui caractérisent la pudeur des frères Dardenne…
Mais ici, Cécile de France magnifique de pudeur dans le naturel et un gamin « boule de nerfs » (Thomas Doret), prodigieux de justesse, associés au temps de l’été, durant lequel « Le gamin au vélo » fut tourné, donnent au film une ambiance chaude et presque optimiste …
Le tragique, si sensible, de « Rosetta » et de l’hiver belge est délaissé au profit d’une ambiance presque romantique…
Bien sûr, la « façon » de filmer des Dardenne subsiste : plans rapprochés sur les visages, caméra à l’épaule…
Mais voici comme une caresse répétée, une bouffée de tendresse en leitmotiv : les premières mesures du 2ème mouvement du concerto l’empereur !!! Une nouvelle « manière » ?

Quoiqu’il en soit, et bien moins pontifiant que ce malhabile commentaire, UN FILM TRÈS IMPORTANT… ET NÉCESSAIRE !
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2012
La version belge d'Oliver Twist. Avec une pointe de "Rémi sans famille" ainsi qu'une larme de "Germinal" parce que sinon ce serait trop joyeux. Misérabiliste à souhait, "Le gamin au vélo" se veut tout de même positif. Rien de remarquable du côté de l'intrigue ou des dialogues, ça se laisse regarder sans plus. Thomas Doret passe la moitié du film à courir, sauter ou mordre, et pas toujours dans le même ordre. Ces multiples scènes de course-poursuite, souvent longuettes, deviennent rapidement soporifiques. On pourrait presque croire qu'il s'agit d'une pirouette des frères Dardenne pour atteindre le format d'une heure trente, enfin une heure vingt-deux pour être précis. La musique est inexistante, pourquoi pas, quelque part ce choix renforce le réalisme, bien que celui-ci soit torpillé par quelques incohérences (cf l'annonce pour le vélo et la moto par exemple). Heureusement, un doux parfum wallon plane sur le film, avec le classique "septante", le toujours charmant "à tantôt" ainsi que l’irremplaçable "houit" en leu et place du tristounet "huit".
marseyopolis
marseyopolis

19 abonnés 259 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 juillet 2011
Cecile de France est formidable, une fois de plus, dans un film minable, chiant, mais surtout invraisemblable. Quel foutage de gueule… A oublier.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 25 mai 2011
Désolé, j'ai beau relire mes magazines ciné préférés qui donnent de superbes notes à ce film pour tenter de comprendre ce que moi, simple spectateur je ne pouvais comprendre à cause de mon manque de subtilité flagrant, et bien non je ne retrouve rien... Je n'ai pas plus accroché que cela... Et ma première réflexion a été de me dire : "ah bon ? Ce "truc" à Cannes ça obtient un prix ?!?". Bref pas terrible l'œuvre méga aboutie des frères Dardenne... Plat, creux... Jeu moyen du gamin...
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 27 juin 2011
Les frères Dardeenne réalisent toujours le même film de ce fait,ce film est chiant et sans surprises,on prend un enfant dans une situation sociale difficile-son père ne veut pas l'élever- et on le suit pendant un (trop) long métrage;le cinéma des Dardenne est complaisant,toujours ancré dans la même problématique-je pense qu'ils sont prisonniers de leur propre style-mi docu mi fiction-cadrage tremblant et proches des gens,même problématiques,réflexion sur la misère,tendresse envers son personnage principal et surtout ne transmet aucune émotion.à fuir
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 mai 2011
c'est bien mais sans plus , en tous cas pas au point de mériter une quelconque palme à Cannes . Un final un peu trop moraliste et qui laisse sur sa fin .
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2018
Les frères filment la vitalité et la rage mais ils évoquent aussi la douceur par la voix délicate de Cécile. C’est beau et triste mais c’est comme la vie: injuste et amer.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 février 2013
Quelle déception, je ne vois pas ce que les critiques ont pu lui trouver! Est ce le fait que le film exploite l'histoire d'un gamin sans véritable parent qui s'accroche à une coiffeuse (Cécile de France) pour le "sauver" de sa vie misérable? Même pas, car le film semble tellement long que l'on arrive même plus à discerner l'histoire de ce vagabond. De plus, le jeune acteur est INSUPPORTABLE, constamment à la recherche de son père, on a envie de le secouer et de lui dire une bonne fois pour toute que son père se fout de lui. Ou de lui donner une bonne claque. Ce personnage n'a vraiment pas été recherché ; le petit garçon qui s'obstine à trouver son père, et cela ne nous inspire même pas un minimum de compassion, seulement de l'énervement.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2011
Lorsqu'un réalisateur (ici, 2 !) creuse, presque film après film, un sillon sur des thèmes très voisins et toujours dans la même région, on peut toujours se poser la question : comment recevrions nous, comme jugerions nous le petit dernier si on n'avait pas vu les précédents ? C'est un peu ce qui se passe avec "le gamin au vélo". Cette histoire de gamin de 12 ans qui veut absolument revoir son père, qui veut absolument retrouver son vélo, qui, tel un oisillon, est recueillie par une jeune coiffeuse (Cécile de France) c'est un peu la suite de "l'enfant" : même père, Jerémie Rénier, même abandon d'enfant. Si on n'avait pas vu "La promesse", "Rosetta", "le fils", "l'enfant", on serait sans doute complètement conquis par ce film. Et là, on fait un peu la fine bouche, on compare, on n'est pas complètement emballé. Alors, on conclut comment ? Si vous êtres novice dans le Dardenne : allez y ! Si vous les avez tous vus, allez y quand même parce que, de toute façon, c'est quand même, au minimum, un bon film.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 février 2016
Les frères Dardenne ne dévie pas de leur trajectoire artistique et réalisent ce qu'ils savent faire de mieux; à savoir un drame social et familial. Il est indéniable que les Dardenne possèdent leur propre style tant dans la réalisation que dans le choix des thématiques. D'ailleurs, leur cinéma me rebute généralement par la sobriété extrême de leur mise en scène et des sujets peu intéressants. "Le gamin à vélo" n'est donc pas une grosse surprise puisqu'on y retrouve ces éléments. Il comporte des passages touchants mais ceux-ci sont ternis par de nombreux clichés et invraisemblances. Ce "conte urbain" me laisse indifférent mais je salue la performance du jeune comédien Thomas Doret qui s'en sort vraiment bien.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2011
Les Dardenne ont décidé de filmer une succession de scènes difficiles. Heureusement, ils ont fait appel à des acteurs épatants, notamment Thomas Doret. Le Gamin au vélo est poignant, juste et dur. L'histoire a beau être convenue, son traitement ne l'est pas. Mise à part trois insertions de musique hollywoodienne malvenues, aucune faute dans cet opus quasi-parfait.
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2018
Ce gamin se pose des questions, agit comme aucun gamin ne devrait le faire à son âge. Vivre une enfance normale, quoi. Profiter de ses parents. Jouer au foot avec ses copains. Aller à l'école. La vie n'est malheureusement pas aussi simple surtout quand ce sont les frères Dardenne qui nous le disent. Dire qu'il y a des couples qui ne peuvent pas avoir d'enfants ou des gens qui ne trouvent pas la bonne personne pour en faire. Là, on a un gosse rejeté par son père, accueilli par une coiffeuse à qui il va en faire baver. Alors, un préado, surtout à cet âge-là, ça se cherche. Ça a besoin de valeurs, de repères, de limites qu'elle ne peut pas lui inculquer. Je pense qu'aussi dur que ce soit ce genre d'endroit, un foyer entouré d'éducateurs donc des gens formés, compétents, seraient le mieux pour lui. Même si ce n'est pas la panacée. Parce que livré à lui-même, ce sont les mauvaises connaissances qui arrivent. Les fameux "grands frères" qui savent comment appâter plus faibles qu'eux en leur promettant ce qu'ils n'ont pas. S'ensuivent les petits larcins. Et c'est l'escalade. Cette réalité-là, combien la vivent dans nos cités ? Vouloir à tout prix faire des enfants, c'est beau quand c'est la conclusion d'une histoire d'amour entre deux personnes. Anticiper. Réfléchir. Pouvoir les assumer. S'en occuper. Les éduquer. Et ne pas les prendre pour des bibelots. Ça, on y pense moins. Car c'est l'enfant qui trinque à la fin. Pour des erreurs d'adulte. Et ça, ce n'est pas normal.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juin 2011
Par une réalisation soignée mais moins ambitieuse, plus accessible et conventionnelle qu’à l’accoutumée, les frères Dardenne se faufilent dans un exercice moins intéressant que lors de leurs derniers métrages. L’interprétation est la dynamique constante du film qui l’empêche dans ces derniers retranchements de tomber dans les affres du téléfilm. Loin d’être honteux, le film est touchant à défaut d’être magnifique et viscéral comme on l’a déjà ressenti chez eux. On considérera que c’est simplement dû à un léger déraillement.
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