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3,5
Publiée le 26 mai 2011
les frères Dardenne ont tapé fort. un film dur, oppressant à travers un jeu de scène qui paraît simple. le gamin est sublime de vérité qu'en à Cécile de France, le temps et l'âge l'embellissent, elle est d'un naturel extraordinaire. leur récompense aux réalisateurs et aux acteurs est bien méritée
Ça démarre comme un boulet de canon pour nous transporter directement au cœur du sujet. 1h30 pendant laquelle tension et action s'entremêlent sans temps mort. Les acteurs sont touchants, le gamin à fleur de peau, Cécile de France très touchante dans un rôle un peu obscur. Qui sont ceux qui nous veulent du bien ? Ceux qui possèdent un titre (le père) ? Ceux qui se disent être nos amis ? Ou ceux qui sont toujours présents et dont les actes en notre faveur sont indénombrables ? A voir.
Un drame social emouvant,au scénario simple et extrémement bien joué. La réalisation est trés sobre mais les émotions sont présentes.On pourra , cependant, regretter un certain manque de clarté dans le role de Cécile de France, pourquoi s'attache t'elle sans raison à cet enfant? Le final reste aussi assez expéditif meme semble inachevé. Malgré tout, on appréciera l'ensemble, qui nous rammene à une dure réalité et le jeu de l'enfant.
On ne peut rien y faire, qu'on aime ou pas le cinéma des Dardenne, force est de reconnaître qu'il y a de la graine de Palme d'or dans chacun de leur film.
Cyril à presque 12 ans. Son père l'abandonne dans un centre spécialisé. C'est un enfant très difficile jusqu'au jour où il croise le chemin de Samantha, qui le prend en affection.
A partir de cette trame épurée, les frérots belges tissent leur toile habituelle, à partir d'ingrédients bien connus.
D'abord des acteurs remarquables. Comment Cécile de France pouvait elle être si mauvaise dans le calamiteux Au-delà et si bonne ici ? Pataude et élégante à la fois, avec une pointe d'accent belge, véritable roc d'énergie positive, elle est magnifique. Le jeune Thomas Doret, en truite indisciplinée qui file entre les doigts des éducateurs spécialisés, est très convaincant lui aussi. Et quelle émotion de revoir Jérémie Rénier en père indigne, lui qui fut découvert adolescent par les réalisateurs voici 15 ans dans La promesse.
Ensuite une mise en scène irréprochable, avec une caméra très proche des acteurs, qui semble capter la moindre émotion. Et puis un élément qui m'a particulièrement marqué dans ce film, c'est l'extrême qualité du montage et le rythme très enlevé du film, ce qui n'est pas toujours le point fort des Dardenne.
Enfin un scénario qui comme d'habitude semble exacerber les tensions entre personnages, puis les décomprimer brutalement à travers une résolution inattendue, avant de les retendre avec encore plus de violence qu'avant. Remarquable, jusqu'au dénouement final, fort étonnant.
Si ce n'était une certaine impression de déjà vu et quelques points de détails (les virgules musicales qui ne collent pas vraiment à la sobriété du film, quelques scènes un peu plus faibles que les autres - comme celles impliquant le copain de Samantha), le film serait tout proche de la note maximale. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Si l'histoire est simple, voire tristement banale, ce "Gamin au vélo" est tout à fait remarquable par le traitement qui en est fait par les Dardenne. L'enfance est un âge tentant à mettre en scène, mais c'est un sujet très "casse-cou" finalement, car que de doigté, de pudeur il faut pour réussir l'exercice ! Les frères belges signent ici un petit bijou de tendresse et d'humanité - c'est ma deuxième expérience "dardennienne" seulement (et "L'Enfant" m'avait rebutée), mais cette fois je suis conquise par ce savoir-faire singulier (et le faire-savoir délicatement ourlé de ce récit d'apprentissage). Quant au jeune Thomas Doret, il est exceptionnel dans le rôle de Cyril, ce gamin rageusement cramponné à son vélo avec toute la force et la conviction de son amour filial - ce vélo autour duquel il se construit, dans le désordre et la douleur, vélo donné puis repris par son père, racheté par sa nouvelle maman, prétexte à la rencontre d'un "grand frère" dangereux et dévoyé, vélo d'enfant, alors qu'il va bientôt quitter l'enfance... Son entourage de fiction est également à louer (ainsi de Jérémie Renier qui campe, en habitué, le géniteur dénaturé, et de Cécile de France qui prête sa générosité et sa douceur à la figure maternelle qui réussira à s'imposer auprès de l'enfant perdu). Choix judicieux de la récompense au dernier Cannes : un Grand Prix mérité (une troisième Palme d'Or pour le tandem était impossible, eu égard à la concurrence du monument cinématographique qu'est "The Tree of Life").
Le style tout en sobriété des films des frères Dardenne peut en rebuter plus d'un, mais c'est aussi ce qui fait la réussite de leur cinéma, en laissant la part belle au acteurs. C'est encore le cas avec "Le gamin au vélo". L'arrière fond social est une autre caractéristique des films du duo de réalisateurs. C'est très prégnant ici aussi. Il s'agit donc de se laisser porter par l'histoire, d'une limpidité et d'une fluidité exemplaire dans la réalisation.
Couronné du Grand Prix du Jury à Cannes (partagé avec Once Upon a Time in Anatolia de Nuri Bilge Ceylan), le Gamin au Vélo est un film qui s'inscrit de façon très logique dans la filmographie des frères belges. On y retrouve leur cinéma particulièrement réaliste, avec une mise en scène au plus près de ses personnages et un scénario "social" où il est question d'accepter ses responsabilités, de grandir, d'arriver à se sortir d'un monde parfois hostile etc. Bref, rien de nouveau sous le soleil du côté des Dardenne.
Je ne suis, je l'avoue, pas un grand fan de ce genre de cinéma réaliste, mais je reconnais que c'est plutôt bien fait. Si le film n'est pas transcendant, il se suit pour autant sans déplaisir (à noter en plus qu'il est assez court : moins d'1h30 !) et qu'il est, en plus, ponctué par de très jolis moments.
Après, il faut accrocher au style, aimer cette mise en scène, aimer ce genre de sujet pour complètement adorer. Le problème c'est que les partis pris des Dardenne (cinéma réaliste, mise en scène avec beaucoup de caméra à l'épaule etc.) finit par lasser parfois.
Le jeune Thomas Doret, Cyril, est bouleversant dans ce rôle de garçon en manque d’amour paternel. Sans cesse en rebellion, il entre dans la vie de Samantha, Cécile de France, et bouleverse. Le garçon est rude, violent, hyperactif, à fleur de peau. Samantha est douce et dure à la fois. Elle est très patiente avec cet enfant qu’elle ne connait pas et qui vient passer ses week end chez Elle. On ne saura jamais quelles sont les motivations de Samantha à s’occuper de cet enfant mais les sentiments sont là.Elle l’a choisi.
La quête d’amour est captivante. La vie de ce garçon est centré sur son désir de retrouver son père, retrouver l’amour paternel.
Les frères Dardenne nous offre un cinéma simple mais magnifique. On est happé par ce film tout en fluidité, par la vie que nous présentent les réalisateurs. Les lumières sont belles, les personnages sont beaux, l’histoire touchante.
Thomas Doret est formidable et Cécile de France est d’une justesse impeccable !
Superbement filmé, le film est parfait du point de vue purement cinématographique. Restent une froideur terrible, un scénario bancal et des personnages dont on ne sait rien. Je n'ai pas compris d'où ces gens venaient, ce qu'ils voulaient, où ils allaient et suis donc resté complètement hermétique à cette histoire.
Une musique extra diégétique dans un film des frères Dardenne, ils sont donc capables d’artifices.
La scène où le gamin de 11 ans assomme deux mecs en un coup de batte, j’y crois pas une seule seconde.
C’est le huitième de leur filmographie que je vois, et elle réserve de moins en moins de surprises. C’est une recette qui fonctionne certes, mais on fait Wahou que quand on découvre.
Une oeuvre admirable même si on peut fort bien estimer que "Rosetta" était un ton au-dessus... N'en demeure pas moins qu'il s'agit d'un film sensible, émouvant et parfaitement ancré dans le réel. Que certains spectateurs soient réfractaires à ce genre de film, peut se comprendre. Que certains critiques professionnels fassent la fine bouche est nettement moins compréhensible...
Les grands réalisateurs ont souvent un style reconnaissable, une patte et une esthétique que l’on retrouve au fil de leur filmographie. C’est bien le cas des frères Dardenne qui sont passés maîtres dans l’art de raconter la vie avec des moyens sobres, une psychologie sans pathos et des personnages touchants. Encore une fois ils nous livrent un petit bijou tout simple et évident avec cette rencontre entre un jeune garçon abandonné un peu rebelle et une femme lumineuse de force et de générosité. Emouvant et réconfortant, ce film est une leçon de cinéma humble et humaniste, magnifiée par une Cécile de France en parfaite adéquation avec l’univers des frères Dardenne, et un jeune acteur qui crève l’écran comme Jean-Pierre Léaud il y bien longtemps.
Petite surprise que ce «gamin au vélo», grand prix au festival de Cannes, qui présente les sentiments tourmentés d'un garçon de 12 ans, abandonné par son père, qui va trouver refuge chez la coiffeuse du coin. Les frères Dardenne réalisent là un film lumineux et assez simple de visu, d'une maîtrise redoutable, alliant avec brio des scènes dures et d'autres plus légères. Le jeu des psychologies entre les différents personnages est complexe et superbement filmé, ce qui est à mettre au crédit de très bonnes performance d'acteur (Thomas Doret se révèle et Cecile de France créer la surprise). L'actrice, certainement ici dans son meilleur rôle, rayonne de charme et de simplicité. Les réalisateurs réussissent l'exploit de rendre tous leurs personnages attachants même leur petit héros pourtant insaisissable, parfois proche de l'animal sauvage se carapatant en moins de deux. Le film fait réagir car on aimerait réellement que ce jeune garçon se rende compte des choses qui l'entourent mais sa focalisation est autre, et l'amour qu'il voue à son père est sans borne. «Le gamin au vélo» pourtant de facture assez classique, déconcerte et séduit, par son ton plein emprunt de vérité et de réalité. Dommage alors que cette fin brutale, laissant ce petit goût d'inachevé...
Du beau Cinéma que nous proposent les frères Dardenne. Un film simple et sincère. Le jeune acteur nous subjugue pas son interprétation maitrisée de bout en bout. Bravo.