Lorsqu'un réalisateur (ici, 2 !) creuse, presque film après film, un sillon sur des thèmes très voisins et toujours dans la même région, on peut toujours se poser la question : comment recevrions nous, comme jugerions nous le petit dernier si on n'avait pas vu les précédents ? C'est un peu ce qui se passe avec "le gamin au vélo". Cette histoire de gamin de 12 ans qui veut absolument revoir son père, qui veut absolument retrouver son vélo, qui, tel un oisillon, est recueillie par une jeune coiffeuse (Cécile de France) c'est un peu la suite de "l'enfant" : même père, Jerémie Rénier, même abandon d'enfant. Si on n'avait pas vu "La promesse", "Rosetta", "le fils", "l'enfant", on serait sans doute complètement conquis par ce film. Et là, on fait un peu la fine bouche, on compare, on n'est pas complètement emballé. Alors, on conclut comment ? Si vous êtres novice dans le Dardenne : allez y ! Si vous les avez tous vus, allez y quand même parce que, de toute façon, c'est quand même, au minimum, un bon film.