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Lucas Bachelier
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3,0
Publiée le 20 juillet 2025
Le Gamin au vélo explore avec sensibilité la quête d’un enfant abandonné, porté par une mise en scène sobre et des interprétations justes. Le film, malgré sa belle photographie, peut paraître un peu distant émotionnellement par moments. Une œuvre intéressante qui mêle douceur et mélancolie, sans toujours réussir à pleinement émouvoir. Un film à découvrir pour son atmosphère particulière.
Il y a dans la mise en scène des Dardenne quelque chose d’intranquille, une sorte de tension sèche entre la nécessité d’agir et l’impossibilité de comprendre. Cyril, le gamin, ne raconte pas, il ne se raconte pas : il réagit.
Dès l’ouverture, le vélo n’est pas qu'un symbole : c’est une extension de son corps, une ligne de fuite, un besoin à sa survie. Et la caméra, toujours en mouvement, toujours accrochée à lui, l'épouse sans jamais la devancer ni la juger. Cyril fuit, mais ne sait pas de quoi. Il cogne, court, s’accroche.
Le père est là, mais pas présent. Le foyer est là, mais toujours en creux. Et Samantha ? Elle est là, inexplicablement, comme une présence sans raison.
Et c’est là que le film interroge: pourquoi Samantha accepte-t-elle d’accueillir cet enfant ? Le film ne le dira pas, jamais. Et c’est précisément en refusant toute explication psychologique, tout surplomb narratif, qu’il ouvre une brèche.
Chez les Dardenne, le bien n’est pas une question de morale, mais d’élan. La bonté, ici, est un mystère sans réponse.
Ce geste, le film le prolonge dans son esthétique. Aucun pathos, aucune musique illustrative, sauf ces quelques mesures de Beethoven. Le reste, c’est du concret : des cadres serrés, des visages sans apprêt, des rues sans horizon.
Alors, quand le vélo revient, ce n’est pas le retour de l’enfance. C’est l’émergence d’un sujet. Ce vélo n’est pas l’objet perdu, mais le début d’un mouvement vers soi. Et c’est peut-être cela que le film capte, au plus juste : non pas la guérison, mais le passage d’un être de pulsion à un être de choix.
Entre scénarite, dialogues proprement incroyables (pas dans le sens positif), et musique oubliable copiée-collée tout au long du montage du film, je peut affirmer que c'est l'un des pires films que j'ai jamais regardé. Si on compte en plus les jeux d'acteurs surréalistes pour la plupart, et les clichés mille fois vus et revus, je ne peut définitivement pas en recommander le visionnage.
Super interprétation de Cécile de France, tout en simplicité. Le vélo du titre souligne deux petits miracles comme il en arrive parfois : non seulement une inconnue retient ce petit détail vite entendu, mais elle cherche l'objet. Ce sera le point de départ de la relation qui est narrée. L'absence de manichéisme et le retournement de situation final confèrent également beaucoup d'humanité à cette œuvre.
A part l'histoire du vélo vendu, puis racheté, puis volé... qui présente de fortes similitudes avec des scènes de l'excellent "Beijing Bicycle' tout le reste fait penser à un téléfilm à relent social. Le film ne tourne pas autour du vélo mais autour du garçon teigneux qui veut le récupérer pour nouer ou renouer avec son père qui manifestement ne veut pas de lui, mais il aura attendu longtemps pour se décider. Je n'ai pas saisi où était passé la mère. Je n'ai pas compris non plus ce qui pousse la coiffeuse à s'attacher à ce morpion et à accepter sans rechigner d'être sa famille d'accueil - ce qui a été décidé en un "claquement e doigts" - parce qu'à leur première rencontre elle était prédisposée à le considérer comme un boulet. Des personnages qui en deçà du moindre charisme n'ont aucune profondeur émotionnelle. Bon, le garçon insupportable, est bien rendu par le jeune acteur, connaît-il le sujet à ce point? Et pour conclure le film s'avère être une histoire sans fin.
Une musique extra diégétique dans un film des frères Dardenne, ils sont donc capables d’artifices.
La scène où le gamin de 11 ans assomme deux mecs en un coup de batte, j’y crois pas une seule seconde.
C’est le huitième de leur filmographie que je vois, et elle réserve de moins en moins de surprises. C’est une recette qui fonctionne certes, mais on fait Wahou que quand on découvre.
Bon l'histoire c'est du cinéma ; qu'est-ce qui fait que le personnage joué par Cécile de France est si patiente, indulgente, compréhensive et maternelle envers un gamin qu'elle n'a fait que croiser et dont une seule étreinte de lui l'a littéralement envouté ? et qu'est-ce qu'il fait qu'un gamin lâché complètement par son père et qui devrait être à la recherche de quelqu'un pour le remplacer, refuse l'amour de cette femme que le hasard lui met dans les bras et pire qu'il lui préfère la première crapule venue, qui lui le happe à coup de pseudo respect, de jeu vidéo et autres petits cadeaux pour s'en servir dans un casse sans que le petit révolté ne réagisse devant autant d'asservissements ? Peu importe la réalité quand on veut illustrer une maxime du genre "d'échecs et échecs, je vole vers la victoire", une phrase d'Hervé Bazin si je ne me trompe, écrivain qui en avait à dire lui aussi sur l'enfance trahie, brisée et finalement résiliente. Et puis le film est beau, les acteurs jouent très bien alors oui on peut s'étonner devant tant de patience contrée par tant de manque de gratitude mais l'étreinte de l'enfant à l'origine de la rencontre a certainement déclencher cette inaltérable confiance de la coiffeuse à un gamin qui essaiera tout pour se prouver que son choix d'être aimé par son père puis par un substitut est le bon avant d'accepter le fait que c'est sa mère qu'il faut remplacer. Qu'a subi le père pour rejeter ainsi un enfant qui lui pardonne toutes ses trahisons et qu'a fait cette mère que l'on ne verra pas et dont il n'est jamais question et bien sûr quelle est l'histoire de cette femme qui renonce à son copain pour rester fidèle à un merdeux ingrat ? Aucune réponse ne sera apportée, c'est peut être un ange qui doit sauver l'enfant du diable...Ce film est une fable qui nous permet à la fin de ressentir un miracle : comprendre le dévouement de l'ange et finir par aimer le délinquant transformé.
Synopsis : Cyril, jeune garçon de 10 ans, se retrouve déboussolé lorsqu'il se rend compte de la disparition de son père. Poussé par l'énergie de sa colère et de sa jeunesse, il s'en va le retrouver coute que coute. Sur son chemin, il fera la connsaissance d'une adulte, Samantha, une coiffeuse. Celle-ci sera prise d'une tendre affection à l'égard du garçon.
Critique : Au-delà de la réalité, il s'agit presque d'un conte que seuls les frères Dardenne ont le panache de raconter. Une oeuvre extrêmement dynamique, parfois cruelle et tantôt émouvante mais avant tout nourrie d'un imaginaire très poétique.
La qualité d'interprétation du jeune Thomas Doret suffirait à elle seule pour vous conseiller vivement de regarder ce film; mais on peut y rajouter le naturel de Cécile de FRANCE très convaincante , et la réalisation remarquable de lisibilité , fluidité et simplicité. Les frères Dardenne parviennent à nous procurer de profondes émotions sans en faire des tonnes , et on sort bouleversé de ce film dur à la tendresse folle. A voir sans hésiter.
Un film très dur, écrit et réalisé par Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne. Leur joli scénario nous propose des scènes chargées d'une grande intensité, mettant en scène un cas social : "Le gamin au vélo", joué par le jeune et talentueux Thomas Doret. L'histoire possède une progression constante, une ambiance initiale extrêmement tendue et une situation qui gangrène sans cesse, jusqu'au final incertain. Ce drame est parfaitement mis en image et superbement interprété par Cécile de France. Elle se révèle parfaitement délicate dans un rôle difficile. Les frères Dardenne méritent amplement le Grand Prix reçu pour ce film au Festival de Cannes 2011.
Ce gamin se pose des questions, agit comme aucun gamin ne devrait le faire à son âge. Vivre une enfance normale, quoi. Profiter de ses parents. Jouer au foot avec ses copains. Aller à l'école. La vie n'est malheureusement pas aussi simple surtout quand ce sont les frères Dardenne qui nous le disent. Dire qu'il y a des couples qui ne peuvent pas avoir d'enfants ou des gens qui ne trouvent pas la bonne personne pour en faire. Là, on a un gosse rejeté par son père, accueilli par une coiffeuse à qui il va en faire baver. Alors, un préado, surtout à cet âge-là, ça se cherche. Ça a besoin de valeurs, de repères, de limites qu'elle ne peut pas lui inculquer. Je pense qu'aussi dur que ce soit ce genre d'endroit, un foyer entouré d'éducateurs donc des gens formés, compétents, seraient le mieux pour lui. Même si ce n'est pas la panacée. Parce que livré à lui-même, ce sont les mauvaises connaissances qui arrivent. Les fameux "grands frères" qui savent comment appâter plus faibles qu'eux en leur promettant ce qu'ils n'ont pas. S'ensuivent les petits larcins. Et c'est l'escalade. Cette réalité-là, combien la vivent dans nos cités ? Vouloir à tout prix faire des enfants, c'est beau quand c'est la conclusion d'une histoire d'amour entre deux personnes. Anticiper. Réfléchir. Pouvoir les assumer. S'en occuper. Les éduquer. Et ne pas les prendre pour des bibelots. Ça, on y pense moins. Car c'est l'enfant qui trinque à la fin. Pour des erreurs d'adulte. Et ça, ce n'est pas normal.
Un film qui se veut un évocation tendre de la naïveté de l'enfance et une critique du monde actuel. Ma par un manque de scénario cohérent, le film est raté. On ne comprend pas pourquoi le personnage joué par Cécile de France s'intéresse puis s'attache à ce gamin et on attend tout le film une réponse qui ne vient pas. La fin du film est d'ailleurs ratée ! Jérémie Renier, en sosie de Cloclo, n'est pas à sa place.
Un film agréable à regarder qui raconte un morceau de vie de Cyril, 12 ans, dans une relation compliquée avec son papa. Les acteurs principaux sont bluffants mais semblent bridés par un scénario plutôt attendu.